<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6178103069268069040</id><updated>2012-01-25T21:00:55.066+01:00</updated><title type='text'>comprendre l'actualité économique</title><subtitle type='html'>Ce qu'il faut savoir pour comprendre les informations économiques quand on n'y connaît absolument rien ou presque.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://economibasic.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://economibasic.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>serenis cornelius</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17688595031165838655</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_CDumFSfhs80/SWZi8I6zkBI/AAAAAAAAAAg/5eJU8IDLhEs/S220/Anna.JPG'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>102</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6178103069268069040.post-8323437371032487797</id><published>2012-01-06T11:54:00.029+01:00</published><updated>2012-01-09T09:51:21.584+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;L’homme qui avait épousé sa servante, ou la femme qui épousa son jardinier&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Si vous êtes amené à vous concentrer totalement sur un objet autre que celui qui vous mobilise, une certaine transcendance se trouve impliquée dans cette concentration.&lt;br /&gt;Glenn Gould - Entretiens - 1977.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;On se rappelle que nos sociétés sont accrochées à un objectif quasi obsessionnel : la &lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2008/11/croissance-stagnation-rcession.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;croissance économique&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. On se rappelle aussi que la croissance économique d’un pays est mesurée, mois après mois, trimestres après trimestres, années après années, par l’augmentation de son &lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2008/12/le-pib-toute-notre-vie-nous-souhaitons.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;PIB&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;Que la recherche quasi obsessionnelle de la croissance soit contestable, pourquoi pas ? Encore faut-il avoir bien compris que le contraire de la croissance, qu’on ne peut qu’appeler « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2009/09/la-decroissance-jai-recu-monsieur-votre.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;décroissance&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;», suppose une refonte totale de notre organisation sociale et politique. La « &lt;em&gt;décroissance&lt;/em&gt; » ne peut être qu’une simple abstinence généralisée, une moindre consommation « matérielle » de toutes et tous fondée sur de forcément bonnes raisons écologiques, morales, religieuses ou spirituelles. Qui en effet peut nier qu’il pourrait sans peine consommer moins, chaque jour, que ce qu’il fait ? Et qui ne s’est jamais dit, entrant dans une grande surface quelconque et ainsi confronté à l’immense « &lt;em&gt;accumulation de marchandises&lt;/em&gt; » qui s’ouvre à lui, qu’il y avait là, quand même, quelque chose de superflu, d’inutile, d’indécent, voire de scandaleux ? Là-dessus on est tous d’accord, ou presque. Maintenant, imaginons, ne serait-ce qu’un instant, que nous décidions, tous, ensemble et d’un seul coup, de mettre fin à ce « gâchis », et que nous ne consommions plus, effectivement, chacun, que ce qui nous paraît le strict nécessaire. La consommation baisse. La production suit et baisse également, et alors, il faut revoir, au minimum, aussi : la répartition des revenus, la répartition de l’emploi, le temps de travail, tout un ensemble de choses dont une qui n’est pas des moindres à tous points de vue : l’organisation du temps, de notre temps, du temps de chacun, dans la journée, la semaine, le mois et l’année. Bref, rien moins qu’une « révolution » touchant tous les aspects de la vie sociale.&lt;br /&gt;Tout cela pour dire qu’il est bien sûr possible de penser et revendiquer un monde sans croissance économique, mais que ce n’est pas simple, loin de là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche, s’attaquer au PIB, mettre en cause la pertinence de cet indicateur « universel », c’est beaucoup plus facile. Et les économistes, les sociologues et autres philosophes ne s’en sont pas privés, et depuis assez longtemps. Ils n’ont pas attendu, en effet, pour cela, qu’un Président fraîchement élu (en 2007, en France) convoque, sur la question, une Commission composée, entre autres, de deux prestigieux prix Nobel d’Economie ! La &lt;strong&gt;critique du PIB&lt;/strong&gt; remonte, au minimum, chez les économistes, aux années 1970.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;- Mais alors, ce PIB, au juste, que lui reproche-t-on ?&lt;br /&gt;- Bien des choses. Et d’abord de ne pas en dire assez sur ce que l’on pourrait appeler &lt;strong&gt;le « bien être»&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;- Le bonheur ?&lt;br /&gt;- Mais non. Pas le bonheur. Le « bien-être » ! Rien que le « bien-être ». Juste le « bien-être ». C’est plus simple.&lt;br /&gt;- Je comprends.&lt;br /&gt;- Le PIB mesure la richesse économique créée, les revenus distribués, au cours d’une année. Un PIB élevé signifie donc une forte création de richesses. Et un PIB qui augmente est le gage de l’enrichissement d’une Nation. Mais si la quantité de biens disponibles, le montant des revenus, contribuent massivement au « bien-être » (le « bien-être collectif » comme les « bien-être » individuels) ils ne suffisent pas pour autant à le définir totalement. Car le « bien-être » ne se réduit pas à la richesse « matérielle » et ce…&lt;br /&gt;- Je sais, je vous vois venir…&lt;br /&gt;- Tiens donc ?&lt;br /&gt;- Si.&lt;br /&gt;- Je vous écoute.&lt;br /&gt;- La dialectique de l’être et du lavoir…&lt;br /&gt;- Vous voulez dire « de l’être et de l’avoir » sans doute ?&lt;br /&gt;- Heu…&lt;br /&gt;- La futilité de l’avoir… l’être comme Principe ?&lt;br /&gt;- Oui. C’est cela. C’est exactement cela !&lt;br /&gt;- La pesanteur et la Grâce.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;-Oui.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Ola ! Je vois que vous avez lu les philosophes vous ! Et vous ne le disiez pas…&lt;br /&gt;- Si peu…&lt;br /&gt;- Et alors ! Si peu, c’est toujours plus que rien !&lt;br /&gt;- Juste quelques phrases de Kant…&lt;br /&gt;- Bravo !&lt;br /&gt;- En lisant Kador…&lt;br /&gt;- Kador ?&lt;br /&gt;- Mais oui, Kador, le chien des Bidochon…&lt;br /&gt;- Bidochon ? What else ?&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, tout le monde est d’accord (pas Kador !) pour dire que &lt;strong&gt;le PIB et son évolution sont sans contestation possible des indicateurs insuffisants du « &lt;em&gt;bien-être&lt;/em&gt; »&lt;/strong&gt; d’une société et des individus qui la composent. Cela pour de multiples raisons dont une nous intéressera particulièrement ici : &lt;strong&gt;le PIB ne rend compte, par définition, que de ce qui est mesuré « officiellement »&lt;/strong&gt;. Ce qui veut dire d'abord que le PIB ne considère que des données officiellement déclarées. Ce qui veut dire ensuite que le PIB ne tient pas compte de tout un ensemble de choses : ces services, pour l'essentiel, que l’on se rend, les uns les autres, de façon bénévole, sans jamais qu’il n’y ait d’échange monétaire en contrepartie, et sans lesquelles la société n’existerait tout simplement pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le côté officiel du PIB, et donc sur l’existence d’échanges monétaires parallèles, « &lt;em&gt;sous-terrain&lt;/em&gt; », non officiels, non déclarés, il y a peu à dire. On pense en particulier à ce qu’il est coutume d’appeler le « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;travail au noir&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Du « travail au noir » ? Quelle drôle d’expression.&lt;br /&gt;- Elle désigne des « Activités -salariées ou non- exercées de manières occultes en violation de la loi. Travailler sans être fiscalement déclaré. Cette expression n’a rien à voir avec l’esclavage, du moins pas du peuple noir !!! « Travailler au noir » trouve son origine au Moyen-âge. A cette époque, le travail était réglementé de telle manière qu’il ne soit effectué qu’à la lumière du jour. Or, certains maîtres faisaient travailler leurs employés le soir à la lueur des chandelles ceci dans un souci de rendement optimum et sans grande considération pour le bien-être des ouvriers. Cette pratique étant interdite par la loi, ce labeur illicite s’appela « travailler au noir » en raison du contexte. »&lt;br /&gt;- Ah ?&lt;br /&gt;- Oui. Vérifiez, c’est &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.mon-expression.info/travailler-au-noir"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;ici&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Merci.&lt;br /&gt;- De rien&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or il se trouve que le « tr&lt;em&gt;avail au noir&lt;/em&gt; » contribue bien à une authentique création de richesse, au sens économique du terme, pour l’acheteur comme pour le vendeur. (Exemple : Vous faites réparer votre douche par un plombier. Vous le payez en liquide, de la main à la main.) Et cette création de richesse participe ainsi, d’une certaine façon, à l’amélioration du « &lt;em&gt;bien-être&lt;/em&gt; » (le vôtre comme celui de « votre » plombier). Mais attendu que la transaction associée à cette création de richesse n’est pas déclarée, elle ne sera pas prise en compte dans le PIB de l’année.&lt;br /&gt;Ainsi donc, comparer le « &lt;em&gt;bien-être&lt;/em&gt; » de deux pays sur la base de leur PIB officiel (ou de leur taux de chômage officiel si l’on veut relier le propos à la question de l’emploi), n’est pas totalement pertinent. &lt;strong&gt;Il est possible que finalement l’on vive « mieux », que le « &lt;em&gt;bien-être&lt;/em&gt; » soit meilleur, dans un pays avec un moindre PIB par habitant&lt;/strong&gt; si dans ce pays une partie importante de la création de richesse se fait de façon libre, volontaire, décente mais non déclarée. On a bien dit « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;de façon libre, volontaire, décente&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; ». Pourquoi cette précaution ? Pour bien démarquer le « &lt;em&gt;travail au noir&lt;/em&gt; » dont il est question ici d’autres types d’activités économiques non déclarées et a priori moins « sympathiques » que sont : le travail clandestin, la fraude et l’évasion fiscales, les activités criminelles (drogue, prostitution, jeux). Le montant de la production réalisée par du « &lt;em&gt;travail au noir&lt;/em&gt; » serait en France de l’ordre de 4 à 5% du PIB.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Note à l’attention de nos Ministres (les actuels comme les futurs) adeptes du « calcul mental » en général et de la « &lt;em&gt;Règle de Trois&lt;/em&gt; » en particulier.&lt;br /&gt;Quand on dit que le « &lt;em&gt;travail au noir&lt;/em&gt; », dans un pays, c’est environ 5% du PIB, cela ne veut pas dire que 5% du PIB est le fait d’activités non déclarées ! Il faut les ajouter, ces 5%, au montant du PIB, pour obtenir une évaluation de la richesse réellement créée au cours de l’année. Pour un PIB d’environ 2 000 milliards d’euros (c’est en gros le montant du PIB français en 2011), il faut donc ajouter quelque chose comme 100 milliards d’euros.&lt;br /&gt;Fin de la note à l’attention de nos Ministres (les actuels comme les futurs) adeptes du « calcul mental » en général et de la « &lt;em&gt;Règle de Trois&lt;/em&gt; » en particulier. )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais si l’on veut critiquer le PIB comme indicateur de « &lt;em&gt;bien-être&lt;/em&gt; », il y a beaucoup mieux. Il y a surtout, en effet, &lt;strong&gt;tout ce qui est produit et échangé, chaque jour, légalement cette fois, mais sans qu’il n’y ait jamais, en contrepartie, un quelconque paiement monétaire&lt;/strong&gt;. Aucune prise en compte dans les chiffres officiels donc. Et bien sûr, à l’arrivée, aucune « création de richesse », officiellement toujours. Et pourtant…&lt;br /&gt;Car pensez à toutes ces &lt;strong&gt;activités domestiques&lt;/strong&gt; (tout ce que l’on fait chez soi, comme ça, entre soi : vaisselle, cuisine, lessive, repassage, éducation des enfants, toilettage des animaux de compagnie, etc.). Pensez aussi à toutes ces &lt;strong&gt;activités bénévoles&lt;/strong&gt;, comme je ne sais pas moi… l’écriture d’un blog par exemple (quand je pense à ce que gagnent certains qui s’expriment dans nos medias pour dire ce qu’ils disent ! ça m’énerve gravement ! et me donne envie d’avaler un sushi en regardant Marine Le Pen danser le Lac des Cygnes !)… non, plus sérieusement, pensez à tous ces services que l’on peut se rendre, entre voisins, collègues, amis, entre inconnus mêmes, parfois, ou encore tout ce travail effectué, chaque jour, par les bénévoles dans le cadre d’associations.&lt;br /&gt;Imaginez que subitement ces activités, toutes ces activités, disparaissent ! C’est alors rien moins que la société qui s’effondre ! Pire encore ! Imaginez qu’elles deviennent toutes des activités marchandes, comme ça, d’un coup ! et qu’il faille toujours, en échange, en payer le prix ! Brrr ! Quelle horreur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bon, voyons cela de plus près avec un exemple, un classique des classiques en la matière, que l’on trouve dans tous les manuels d’Economie ou presque, au chapitre &lt;strong&gt;« &lt;em&gt;Les limites du PIB &lt;/em&gt;»&lt;/strong&gt;, et voyons aussi, en passant, comment, souvent, pour ne pas dire toujours, il est insuffisamment argumenté. Cet exemple ? C’est &lt;strong&gt;l’histoire d’un homme qui épouse sa servante&lt;/strong&gt;, mais elle pourrait tout aussi bien être celle d’une femme qui épouse son jardinier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il était une fois un homme. Cet homme vivait seul. Surmené par un travail très prenant, il avait embauché une servante, femme à tout faire, pour s’occuper de toutes les tâches domestiques qu’il ne pouvait faire lui-même, faute de temps. Le tout dans la plus parfaite des conformités légales bien sûr : il lui versait, et déclarait, officiellement, chaque mois, un salaire brut de 1 000 euros. Si bien que si l'on cherchait, dans le PIB du pays, à la loupe (une loupe puissante cela dit, bien plus proche, en termes de puissance, du microscope électronique que du quotient intellectuel de Jacques Séguéla), on y verrait figurer, chaque année, un montant de 12 x 1 000 euros au titre du travail effectué par la servante, soit 12 000 euros.&lt;br /&gt;On raconte alors qu’au fil des années, la relation strictement marchande qui unissait l’homme à sa servante se transforma en une relation sentimentale, puis en relation amoureuse, et qu’ils décidèrent finalement de se marier. Bien sûr à compter de ce jour, la femme continua de s’occuper des tâches domestiques du foyer (Hi Hi). Et bien sûr encore, son désormais époux cessa de la payer (où l’on voit qu’il est des mariages qui s’avèrent économiquement rationnels dans leur conséquence quand bien même cette rationalité économique ne figurait pas dans leur intention, ce qui est vrai, d’ailleurs, pour de nombreuses décisions autres que le mariage…).&lt;br /&gt;Jusque là rien à dire. Et si nous suivions la plupart des manuels d’Economie, voici quelle serait la conclusion de l’histoire : si le mariage n’a rien changé à la « réalité » des choses (le ménage, les courses, la cuisine, le lavage du linge et des vitres, le repassage, le lustrage des chaussures, la vaisselle, la toilette du chien, etc., continuent d’être faits tout comme avant, peut-être mieux même, l’Amour aidant…), le PIB, lui, a chuté de 12 000 euros ! Et de conclure qu’il serait faux de voir dans cette « chute » du PIB la mesure d’une perte nationale de « &lt;em&gt;bien-être&lt;/em&gt; ». D’où la critique du PIB comme seul indicateur de « &lt;em&gt;bien-être&lt;/em&gt; ». CQFD.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En vérité, si cet exemple illustre bien un principe, ce principe que l’on souhaitait démontrer, savoir que le PIB est un indicateur imparfait du « &lt;em&gt;bien-être&lt;/em&gt; » d’une Nation, il reste que sa conclusion est discutable. Dire en effet que le PIB a chuté de 12 000 euros suppose de faire l’hypothèse qu’une fois marié, l’homme ne dépense plus les 12 000 euros de salaires qu’il versait auparavant à son ex-servante-désormais-son-épouse. Or cela n’a rien d’évident. Et a priori, on ne sait pas.&lt;br /&gt;Pour se faire une idée claire des conséquences économiques de ce mariage, il faudra chercher à en savoir un peu plus, pas beaucoup plus certes, mais un peu plus quand même, sur la volonté du mari d’abord : souhaite-t-il dépenser tout ou partie de ces 12 000 euros désormais disponibles ?; mais aussi sur la situation économique du pays, ensuite : si le mari souhaite dépenser l’intégralité des 12 000 euros, les entreprises seront-elles en mesure de produire ce qu’il désirera acheter ?; si en revanche le mari souhaite n’en dépenser qu’une partie seulement, et épargner l’autre, y aura-t-il « quelqu’un », dans l’économie, qui empruntera cette épargne et la dépensera à sa place ? Seule une réponse à ces questions permettra d’aboutir à une conclusion définitive, permettant de dire si oui ou non ce mariage a contribué à réduire le PIB du pays (C’est aussi comme cela, d'ailleurs, qu’il faudrait discuter la question des répercussions de ce mariage sur l’emploi national et ne pas déduire benoitement - aucun rapport avec l'actuel Pape - que ce mariage a fait baisser l'emploi d'une unité dans le pays considéré).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retenir donc, d’abord, que &lt;strong&gt;la critique du PIB n’est pas la même chose que la critique de la croissance économique&lt;/strong&gt;. Critiquer le PIB ne veut pas dire remettre en cause la croissance car on peut être «&lt;em&gt; Pour la croissance !&lt;/em&gt; » et «&lt;em&gt; Contre le PIB !&lt;/em&gt; » comme indicateur exclusif de la situation économique, sociale voire politique d’un pays.&lt;br /&gt;Et retenir aussi, surtout, en passant, la petite «&lt;em&gt; &lt;strong&gt;Leçon d’Economie&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » de la fin, sur laquelle on ne cesse de revenir et sur laquelle on reviendra encore, forcément, qui rappelle qu’il importe de toujours &lt;strong&gt;dépasser la logique des seules apparences immédiates&lt;/strong&gt; dès lors que le propos concerne l’Economie (nationale ou internationale) considérée dans son ensemble. Voyez ainsi, c'est un autre exemple - en gros le cas inverse de notre histoire de l’homme qui épousa sa servante - ces conclusions auxquelles on aboutit toujours trop vite quand on traite des conséquences économiques de certaines destructions, ou de certaines catastrophes, conclusions du type : « &lt;em&gt;C’est bien triste tout ça, mais ça aura au moins le mérite de faire repartir l’économie nationale&lt;/em&gt; », conclusions qui trop souvent font, sans même le savoir, l’hypothèse que les sommes dépensées pour réparer les dégâts, pour reconstruire ce qui a été détruit, ne l’auraient pas été sinon. De la pertinence ou non de cette hypothèse, entre autres choses mais notamment, dépendra la validité de la conclusion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ce, une petite &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=KC7LJfysBJc"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;pause mystique&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, histoire de bien commencer cette année qui s'annonce, étrangement, présidentielle et olympique à la fois.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6178103069268069040-8323437371032487797?l=economibasic.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://economibasic.blogspot.com/feeds/8323437371032487797/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6178103069268069040&amp;postID=8323437371032487797' title='19 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/8323437371032487797'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/8323437371032487797'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://economibasic.blogspot.com/2012/01/lhomme-qui-avait-epouse-sa-servante-ou_06.html' title=''/><author><name>serenis cornelius</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17688595031165838655</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_CDumFSfhs80/SWZi8I6zkBI/AAAAAAAAAAg/5eJU8IDLhEs/S220/Anna.JPG'/></author><thr:total>19</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6178103069268069040.post-2704344431060668609</id><published>2011-12-15T11:29:00.007+01:00</published><updated>2011-12-15T12:06:42.219+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;La raison et la cause, la cause et les raisons&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Ils pensent que la Loi c’est pour les pauvres gens, pas pour eux. Ca suffit !&lt;br /&gt;Un Russe, interrogé sur les manifestations anti-Poutine - 11/12/2011 - à la radio.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On le dit souvent, et c’est vrai, les &lt;strong&gt;métaphores médicales&lt;/strong&gt; sont nombreuses en Economie : purge, injection, toxicité, prolifération, déficit, contamination, patient, saignée, malade, antidotes, etc., autant de mots, de termes, d’images, omniprésents dans nos médias dès lors qu’il s’agit d’évoquer la situation économique en général et la crise en particulier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et cette tendance ne date pas d’aujourd’hui. La preuve : un des premiers « vrais économistes », &lt;strong&gt;François Quesnay&lt;/strong&gt;, était docteur, « &lt;em&gt;doctoralement docteur&lt;/em&gt; », docteur en Médecine bien sûr, pas en Philosophie Morale ou en Théologie, quelle idée. Conseiller de Louis XV, médecin de Madame de Pompadour, auteur, en 1758, d’un des tout premiers ouvrages d’Economie moderne (le « &lt;em&gt;Tableau économique&lt;/em&gt; ») et fondateur de ce qui est souvent présenté comme la première Ecole théorique en Economie, la « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Physiocratie&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; », le docteur Quesnay a eu une intuition géniale : transposer certains grands résultats de la « science médicale » à l’Economie, en considérant l’économie du pays comme un gigantesque corps humain, et la circulation des richesses entre les différentes classes sociales constituant ce « corps social » comme la circulation du sang dans le corps humain. Quesnay formalisait ainsi, un siècle après la découverte de la circulation sanguine par Harvey, un « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;circuit économique&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; », et, ce faisant, devenait l’ancêtre de la « &lt;em&gt;macro-économie&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste que ce type d'analogie facile est souvent trompeuse (à la différence d’un corps, une économie ne nait pas en état de fonctionner toute seule, dotée, d’emblée, de tout un ensemble de mécanismes d’autorégulation), et, politiquement parlant, extrêmement dangereuse (c’est qu’on dérive vite sur le totalitarisme à trop assimiler la société à un corps…). Cela dit, l’analogie peut-être pratique, dans un premier temps au moins, en ce qu’elle permet d’entrevoir très vite des choses dont l’appréhension, sinon, prendraient beaucoup plus de temps. Alors allons-y, filons la métaphore, comme on dit, et considérons, par exemple et au hasard, une question simple, banale et cruciale à la fois, sujet médical par excellence, la question de la Mort, le problème étant, fondamentalement, de savoir : « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi meurt-on ?&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’un point de vue strictement médical, la question des &lt;strong&gt;Causes de la Mort&lt;/strong&gt; est une question physique, physiologique, chimique, que sais-je encore, toujours une banale question technique, finalement. Et à cette question, plusieurs réponses sont a priori possibles, dont une seule sera la bonne, selon le cas considéré : rupture d’un vaisseau, lésion diverse, éclatement d’un organe, arrêt du cœur, hémorragie interne, etc. Mais rien n'oblige à s’arrêter là, et l’on peut vouloir approfondir la question, ce qui reviendra à chercher, cette fois, pourquoi tel vaisseau a-t-il rompu, tel organe éclaté, ce qui a entraîné une lésion, pourquoi le cœur s’est-t-il arrêté, ou le sang propagé. Il ne s’agit plus alors de s’interroger sur la Cause de la Mort mais sur &lt;strong&gt;sa Raison&lt;/strong&gt;. Et à cette question, les réponses seront également variées, en théorie, mais aussi en pratique : maladie, usure, chute, choc psychologique, meurtre, suicide, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ou l’on voit que la Cause n’est pas la Raison et que la Raison n’est jamais la Cause, que toute Cause à sa Raison parmi les Raisons possibles, et qu’il n’est pas de Raison sans Cause.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;« - &lt;em&gt;Bon. Et l’Economie dans tout ça ? Il est où le rapport ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Le rapport ? Mais c’est évident. Il est dans l’analogie.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prenez par exemple &lt;strong&gt;le « &lt;em&gt;défaut&lt;/em&gt; » d’un Etat&lt;/strong&gt;. Notez au passage que l’on devrait toujours dire « &lt;em&gt;défaut&lt;/em&gt; », et non « &lt;em&gt;faillite&lt;/em&gt; », à propos d’un Etat qui cesse de rembourser tout ou partie de ses dettes. Seuls un individu ou une entreprise peuvent littéralement faire « &lt;em&gt;faillite&lt;/em&gt; ». Une entreprise qui n’est plus capable de rembourser ses dettes, ses dettes envers sa banque, ou ses dettes envers ses fournisseurs, est mise en « &lt;em&gt;faillite&lt;/em&gt; ». Ce qui, très concrètement, aboutit à sa disparition. L’entreprise alors n’existe purement et simplement plus. Pour un particulier c’est un peu différent vu qu’il est clair qu’on ne peut à proprement parler le faire disparaître. Au pire le mettra-t-on en prison, ce qui, cela dit, revient quand même à une forme de « disparition »… En revanche, un Etat, quand bien même il ne serait plus du tout capable de rembourser sa « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Dette publique&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; », cessera de payer ses créanciers, certes, mais ne disparaîtra pour autant, sauf à imaginer le pire, lequel serait politiquement épouvantable, on s’en doute.&lt;br /&gt;Quelle est donc la &lt;strong&gt;Cause du « &lt;em&gt;défaut&lt;/em&gt; » d’un Etat&lt;/strong&gt; (on ne dit pas « &lt;em&gt;faillite&lt;/em&gt; » pour un Etat, on dit « &lt;em&gt;défaut&lt;/em&gt; » !!!!) ? La réponse est unique, et fort simple : &lt;em&gt;une « dette publique&lt;/em&gt; » devenue insoutenable. Mais quelles en sont &lt;strong&gt;les Raisons&lt;/strong&gt; ? Pourquoi la « &lt;em&gt;dette publique&lt;/em&gt; » devient-elle, d’un coup, insoutenable ? A cette question, contrairement à la question précédente, celle de la Cause, il y a plusieurs réponses possibles, qu’il est somme toute assez facile de lister.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sachant en effet que la « &lt;em&gt;Dette publique&lt;/em&gt; » d’un Etat a pour origine son ou ses déficits budgétaires (quand les déficits se cumulent années après années) ;&lt;br /&gt;Sachant également que le déficit budgétaire d’un Etat c’est un excès de ses dépenses (les « &lt;em&gt;dépenses publiques&lt;/em&gt; ») sur ses recettes (les recettes fiscales de toutes sortes) ;&lt;br /&gt;Sachant par ailleurs que ce qui importe en la matière ce n’est pas tant le montant de la « &lt;em&gt;Dette publique&lt;/em&gt; » en soi mais le «&lt;em&gt;&lt;strong&gt; &lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2009/04/arlette-chabaud-et-jean-michel-aphatie.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;taux d’endettement&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2009/04/arlette-chabaud-et-jean-michel-aphatie.html"&gt; &lt;/a&gt;» de l’Etat, soit le rapport entre la « &lt;em&gt;Dette publique&lt;/em&gt; » et le Revenu National (&lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2008/12/le-pib-toute-notre-vie-nous-souhaitons.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;le PIB&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;) ;&lt;br /&gt;Sachant enfin que la « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;soutenabilité&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » de la dette d’un Etat, c’est-à-dire sa capacité à rembourser sa « dette publique », sa capacité donc à ne pas se trouver en situation de « défaut » (on ne dit pas « &lt;em&gt;faillite&lt;/em&gt; » pour un Etat, on dit « &lt;em&gt;défaut&lt;/em&gt; » !!!!), dépend aussi du taux de l’intérêt payable sur la dette ainsi que du taux de croissance de son économie ;&lt;br /&gt;On déduit que &lt;strong&gt;les raisons possibles du « défaut »&lt;/strong&gt; (on ne dit pas « &lt;em&gt;faillite&lt;/em&gt; » pour un Etat, on dit « &lt;em&gt;défaut&lt;/em&gt; » !!!!!!!!!!) d’un Etat sont à rechercher, immédiatement, dans :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- le montant des dépenses publiques (son augmentation),&lt;br /&gt;- le montant des recettes fiscales (sa diminution),&lt;br /&gt;- la valeur du taux de l’intérêt,&lt;br /&gt;- la valeur du taux de croissance de l’économie du pays,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec en plus, ici, ce fait, essentiel, que &lt;strong&gt;ces Raisons sont liées&lt;/strong&gt; les unes aux autres, de sorte que, par exemple :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- une chute de la croissance économique entraînera mécaniquement une chute des recettes fiscales vu que la baisse de la croissance n’est autre que la baisse globale des revenus dans le pays considéré, moins de revenus versés dans l’économie impliquant mécaniquement moins de recettes fiscales pour l’Etat ;&lt;br /&gt;- un taux de l’intérêt plus élevé que le taux de croissance de l’économie alourdit mécaniquement le « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;taux d’endettement&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » de l’Etat en raison d’une « &lt;em&gt;charge&lt;/em&gt; » d’intérêts qui devient insupportable relativement à la capacité de l’économie à générer des revenus (l’Economie du pays ne respecte plus une certaine « &lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2011/10/la-regle-dor-la-vraie-les-gens-qui-sont.html"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;Règle d’or&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;/a&gt;», pas celle dont on parle dans les medias et qui vise à limiter constitutionnellement les déficits publics !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ou l’on voit que la Cause n’est pas la Raison et que la Raison n’est jamais la Cause, que toute Cause à sa ou ses Raisons parmi les Raisons possibles, et qu’il n’est pas de Raison sans Cause.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;« - &lt;em&gt;Bon. Et l’actualité dans tout ça ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Quoi ? Il faut aussi parler de l’actualité ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Ben oui. Sinon ça sert à quoi tout ça ? Pardi !&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Mouais…»&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;L’&lt;strong&gt;actualité&lt;/strong&gt; ? C’est bien sûr &lt;strong&gt;la crise des « &lt;em&gt;dettes publiques&lt;/em&gt; »&lt;/strong&gt;, dans le Monde, et plus particulièrement en Europe.&lt;br /&gt;La situation est grave, car on est effectivement très proche du « &lt;em&gt;défaut&lt;/em&gt; » (on ne dit pas « &lt;em&gt;faillite&lt;/em&gt; » pour un Etat, on dit « &lt;em&gt;défaut&lt;/em&gt; » !!!!!!!!!!) de certains Etats européens, dont je tairai le nom, par devoir de réserve d’abord, car tout le monde les connaît, ensuite, et enfin parce que hurler avec les loups, c’est trop facile, et en plus ça n’est pas bien. Un indice quand même, vu que c’est bientôt Noël : ces pays Européens dont on craint le « &lt;em&gt;défaut&lt;/em&gt; » (on ne dit pas « &lt;em&gt;faillite&lt;/em&gt; » pour un Etat, on dit « &lt;em&gt;défaut&lt;/em&gt; » !!!!!!!!!!) ont plutôt tendance à se situer en dessous du 45ème parallèle (Tiens, voilà une bonne raison de se faire offrir un Globe pour Noël, un joli Globe, un Globe qui serait mieux encore s’il faisait lampe, s'il pouvait s'éclairer, et pourquoi pas distributeur de sushis aussi, tant qu’à faire. Rien de tel en effet qu’un bon vieux sushi le matin, à jeun, pour savoir, dans la soirée, pourquoi on a été si mal tout au long de la journée, pourquoi on a passé une journée épouvantable… vous savez… ce sentiment permanent d’être en bateau sur une mer déchaînée… cette nausée lancinante… cette fébrilité incontrôlable… ces vertiges… cette quasi envie de mourir tellement on est mal... En général, quand il survient, on ne sait pas d’où provient ce mal-être, quelle en est sa Cause et quelles en sont les Raisons. Avalez un sushi à jeun le matin, vous saurez !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais nous disions… Que disions non au fait ?... C’est décidément terrible un sushi ! Que dis-je terrible... redoutable! Rien que d’en évoquer l’idée... Ah oui… Il était question de la possibilité du &lt;strong&gt;« &lt;em&gt;défaut&lt;/em&gt; »&lt;/strong&gt; (on ne dit pas « &lt;em&gt;faillite&lt;/em&gt; » pour un Etat, on dit « &lt;em&gt;défaut&lt;/em&gt; » !!!!!!!!!!) &lt;strong&gt;d’un Etat européen&lt;/strong&gt;. Si cela arrivait, quelle donc en serait &lt;strong&gt;la Cause&lt;/strong&gt; ? La réponse est simple et unique à la fois : l’insoutenabilité de sa « &lt;em&gt;Dette publique&lt;/em&gt; ». Mais &lt;strong&gt;sa Raison&lt;/strong&gt;, la Raison du « &lt;em&gt;défaut&lt;/em&gt; » de tel ou tel Etat européen (on ne dit pas « faillite » pour un Etat, on dit « défaut » !!!!!!!!!!), quelle serait-elle ? Pour la grande majorité de ces pays, la Raison principale d’un éventuel « &lt;em&gt;défaut&lt;/em&gt; » (on ne dit pas « &lt;em&gt;faillite&lt;/em&gt; » pour un Etat, on dit « &lt;em&gt;défaut&lt;/em&gt; » !!!!!!!!!!) est connue, c’est &lt;strong&gt;la crise&lt;/strong&gt;. Tous ces pays en effet avaient une « &lt;em&gt;Dette publique&lt;/em&gt; » parfaitement supportable avant que la crise n’éclate à l’automne 2008. C’est la crise qui a provoqué la montée de leur « &lt;em&gt;taux d’endettement&lt;/em&gt; » (le rapport Dette publique / PIB) à des niveaux jugés aujourd’hui insoutenables.&lt;br /&gt;La crise, en effet, à partout entraîné un ralentissement de la croissance économique, pour certains pays une véritable récession, ce qui a mécaniquement conduit à une chute des recettes fiscales, d’où le creusement des déficits publics. Souvent aussi, en raison de la crise, les Etats ont pris à leur compte une partie des dettes privées contractées en privé durant les années qui la précédèrent, histoire notamment de sauver les banques qui risquaient de « couler » sous le montant des créances ainsi accumulées en leur sein (le « &lt;em&gt;sein&lt;/em&gt; » d’une banque en réalité on appelle ça son « bilan »).&lt;br /&gt;D’un côté donc plus de déficits et de dettes publics, de l’autre moins de croissance, et au total, fatalement, le « &lt;em&gt;taux d’endettement&lt;/em&gt; », le ratio Dette publique / PIB, qui partout décolle. Ajoutez à cela la chute de confiance qui a fait s’envoler les taux d’intérêt exigés par les prêteurs (les « &lt;em&gt;Marchés&lt;/em&gt; », comme on dit à la télé), et vous avez un panorama immédiat de la mécanique actuelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Moralité 1&lt;/strong&gt;, concernant l’actualité : Contrairement à ce qui se dit tous les jours ou presque dans les medias, la crise des « &lt;em&gt;dettes publiques&lt;/em&gt; » en Europe liée au risque de « &lt;em&gt;défaut&lt;/em&gt; » de certains Etats (on ne dit pas « &lt;em&gt;faillite&lt;/em&gt; » pour un Etat, on dit « &lt;em&gt;défaut&lt;/em&gt; » !!!!!!!!!!), et donc, forcément, avec elle, la « &lt;strong&gt;crise de l’Euro&lt;/strong&gt; », n’ont pas pour Raison des « &lt;em&gt;dettes publiques&lt;/em&gt; » devenues insoutenables. Ca, c’en est la Cause. Leur Raison, c’est la crise générale qui sévit en Europe et dans le Monde depuis 2008. &lt;strong&gt;C’est la crise qui est à l’origine du problème de la « &lt;em&gt;Dette publique&lt;/em&gt; » de nombreux pays et non pas le contraire !&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Moralité 2&lt;/strong&gt;, de caractère général : sur la Cause d’un phénomène économique quel qu’il soit il n’y a en général aucun doute possible, c’est comme pour la Mort (Brrrrr !!!). En revanche, pour ce qui est des Raisons, leur pluralité débouche sur un réel danger, car à &lt;strong&gt;se tromper de Raison&lt;/strong&gt;, il se pourrait que le remède, plutôt que de l’améliorer, &lt;strong&gt;aggrave lourdement l’état du malade&lt;/strong&gt;. Médecine quand tu nous tiens…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Moralité 3&lt;/strong&gt;, plus générale encore que la Moralité 2 : Une &lt;strong&gt;Cause n’est jamais une Raison et confondre la Cause et la Raison, cela rend sourd&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Moralité 4&lt;/strong&gt; : L’enseignement de l’Economie devrait être obligatoire en Faculté de Médecine, tout comme la dissection de sushis d’ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Moralité 5&lt;/strong&gt; : Dieu est sans Cause mais pas sans Raison. Dieu est la Cause du Diable. Le Diable est la Raison de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, sur ce, au-delà de la Médecine, de L’Economie et de la Théologie, il y a eu et il y aura toujours l’Astrologie. Et qui dit Astrologie, dit forcément &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=GMEmZWy84iY"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;ceci&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6178103069268069040-2704344431060668609?l=economibasic.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://economibasic.blogspot.com/feeds/2704344431060668609/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6178103069268069040&amp;postID=2704344431060668609' title='26 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/2704344431060668609'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/2704344431060668609'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://economibasic.blogspot.com/2011/12/la-raison-et-la-cause-la-cause-et-les.html' title=''/><author><name>serenis cornelius</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17688595031165838655</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_CDumFSfhs80/SWZi8I6zkBI/AAAAAAAAAAg/5eJU8IDLhEs/S220/Anna.JPG'/></author><thr:total>26</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6178103069268069040.post-8210025672595473598</id><published>2011-11-22T14:10:00.014+01:00</published><updated>2011-11-22T15:00:53.727+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;36, quai des Orfèvres&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Moi tout ça je m’en fous, mon lave-vaisselle il est triple A.&lt;br /&gt;Anonyme - Octobre 2011.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les économistes dans leur ensemble sont plutôt favorables à la &lt;strong&gt;concurrence&lt;/strong&gt; pourvu qu’elle ressemble à l’idéal théorique qu’ils s’en font, à savoir un monde où personne (seul ou à plusieurs) n’a le pouvoir d’imposer sa « loi » au marché (qu’il s’agisse d’imposer un produit ou d’en imposer le prix), un monde où l’information est transparente et également &lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2010/02/une-semaine-presque-ordinaire-celui-qui.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;partagée&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; entre acheteurs et vendeurs, un monde où les règles sont les mêmes pour tous, où il n’y a pas de tricheurs lesquels s’il y en a sont punis, etc., etc. etc. C’est pourquoi d’ailleurs les économistes dans leur ensemble considèrent que nombre des problèmes que rencontrent nos économies s’expliquent par un défaut de concurrence. Et tout cela, parce que dans l’esprit de l’ensemble des économistes, la concurrence n’est pas du tout synonyme de « &lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2009/02/la-concurrence-nest-pas-le-laissez.html"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;laissez-faire&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;/a&gt;».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela dit, ces mêmes économistes savent aussi que quand bien même elle serait conforme à leur idéal théorique, il est parfois possible de faire « mieux que la concurrence », et ce, notamment, en substituant à la &lt;strong&gt;logique individualiste, égoïste, compétitive voire conflictuelle&lt;/strong&gt; qui au fond en est le ressort, ce qu’il est coutume d’appeler une logique de &lt;strong&gt;coopération&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exemple avec cette petite histoire, &lt;strong&gt;un conte policier&lt;/strong&gt; si l’on veut, qui certes n’a pas valeur de preuve ultime et définitive, puisque par définition on ne démontre rien avec un exemple, mais qui, quand même, donne à penser, ce qui n’est déjà pas mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est l’histoire d’un casse ordinaire. Oh ! Pas le casse du siècle, non. Juste une petite bijouterie située place Vendôme, à Paris, cette bijouterie dont le nom fait immanquablement penser à &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x8qqmp_ennio-morricone-le-bon-la-brute-et_music"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;l’un&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; des acteurs fétiches du grand Sergio Leone. Deux braqueurs donc, qui au terme d’une attaque très mal préparée, s’enfuient en tirant sur tout ce qui bouge, emportant avec eux un butin approximativement estimé à 2 millions d’euros : des bagues, des colliers, quelques montres, et une boucle d’oreille.&lt;br /&gt;Alertés, les enquêteurs de la « &lt;em&gt;Crim’ &lt;/em&gt;» débarquent sur les lieux, et le &lt;strong&gt;Commissaire Lupin&lt;/strong&gt;, leur chef, met en place le dispositif habituel. Un dispositif particulièrement efficace d’ailleurs puisqu’à peine trois heures plus tard deux hommes sont arrêtés dans un appartement poisseux de la rue d’Amsterdam. Le butin est introuvable mais les deux suspects sont pris en possession illégale, chacun, d’une arme à feu. Immédiatement arrêtés, ils sont emmenés fissa au 36 du quai des Orfèvres, siège de la « &lt;em&gt;Crim’&lt;/em&gt; », près de &lt;em&gt;Notre-Dame,&lt;/em&gt; à Paris (je dis ça pour les ploucs de Province qui sauraient pas où c’est. C’est plutôt gentil, non ?).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au terme d’un premier interrogatoire mené au pas de course le commissaire Lupin fut rapidement convaincu de la culpabilité des deux suspects. Il s’en entretint avec ses collaborateurs, lesquels partagèrent très rapidement son opinion. Leur problème cependant : ils ne disposaient pas du moindre commencement de preuve permettant d’accélérer et clore la procédure. Des aveux auraient évidemment été les bien venus. Mais voilà, comment faire avouer les suspects ? Comment n’en faire avouer ne serait-ce qu’un des deux ? Telle était la question, question lancinante, question obsédante qui ne cessa de turlupiner Lupin jusque tard dans la soirée, jusqu’à ce qu’un jeune stagiaire tout juste sorti de l’Université brava sa timidité et suggéra de tenter une expérience dont il avait entendu parler un jour dans un cours d’Economie. Quel cours exactement ? Ca il ne s’en souvenait plus. Mais peu importe. L’essentiel est que l’idée séduisit Lupin. Que Lupin s’en empara. Et que Lupin décida de la mettre immédiatement en application.&lt;br /&gt;C’est ainsi que le Commissaire Lupin fit venir dans son bureau, l’un après l’autre, séparément, les deux suspects, et leur proposa, à chacun, le même « &lt;em&gt;contrat&lt;/em&gt; », la même transaction, le même arrangement, le même « &lt;em&gt;deal&lt;/em&gt; », leur tenant le langage suivant :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Rêve pas l’artiste ! Je sais que le casse de la Place Vendôme, c’est vous. Alors vous avez tout intérêt à vous mettre à table rapidement parce qu’on n’a pas que ça à faire. Les procédures longues et inutiles, c’est pénible pour tout le monde, et en plus ça coûte cher. Alors voilà ce que je te propose :&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si tu avoues&lt;/strong&gt;, dénonçant ainsi ton complice, &lt;strong&gt;et s’il se tait&lt;/strong&gt;, lui, toi &lt;strong&gt;tu es libre&lt;/strong&gt;, et &lt;strong&gt;ton pote en prend pour 10 piges&lt;/strong&gt;. C’est tout bénéfice pour toi. Et tant pis pour l’autre, il n’avait qu’à collaborer. Note que cela veut dire, à l’inverse, que si c’est toi qui nies et que ton pote avoue, c’est toi qui prendras 10 ans de taule et c’est ton pote qui sera libre.&lt;br /&gt;Si tu parles et que ton collègue parle aussi, en bref &lt;strong&gt;si vous avouez tous les deux&lt;/strong&gt;, on vous sera reconnaissant de cette collaboration qui nous fera gagner et du temps, de l’énergie, et des galons, et on s’arrangera pour que vous ne preniez que &lt;strong&gt;5 ans chacun&lt;/strong&gt;. C’est un minimum. Braquer une bijouterie en canardant partout ce n’est pas rien quand même !&lt;br /&gt;Enfin, si vous jouez les cabochards, et que &lt;strong&gt;vous niez tous les deux&lt;/strong&gt;, vous en prendrez quand même pour &lt;strong&gt;un an chacun&lt;/strong&gt;, rapport aux deux pétards qu’on vous a confisqués.&lt;br /&gt;A toi de voir, l’artiste ! Tiens, je t’ai noté tout ça sur ce bout de papier. Je t’ai même fait un dessin. On va te ramener dans ta cellule. Tu as une heure pour réfléchir et me donner ta réponse&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut alors imaginer chaque suspect, seul dans sa cellule, plongé dans une &lt;strong&gt;incertitude&lt;/strong&gt; totale quant à ce que décidera l’autre car dans l’&lt;strong&gt;impossibilité absolue de communiquer&lt;/strong&gt; avec lui, lisant et relisant la proposition du commissaire Lupin, et se débattant dans ce qui peut sembler un horrible dilemme. Car en effet, mettez vous quelques instants à la place de l’un d’eux, n’importe lequel c’est pareil vu qu’ils sont dans une situation absolument identique, et voyez comment vous raisonneriez si votre objectif était purement individualiste, si votre seul souci était de minimiser votre peine à vous et vous seul, et voyez à quelle conclusion et décision l’usage de &lt;strong&gt;votre raison alliée à un égoïsme exacerbé&lt;/strong&gt; par le souci de sauver votre peau vous mèneront immanquablement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Votre raisonnement&lt;/strong&gt; : « &lt;em&gt;De deux choses l’une. Soit l’autre avoue, soit il nie. S’il avoue, et que j’avoue moi aussi, je prends 5 ans, mais si je nie, j’en prends 10. Ergo : s’il avoue, c’est en avouant que je minimise ma peine. Donc s’il avoue j’ai intérêt à avouer moi aussi ! Maintenant, s’il n’avoue pas, et nie, soit j’avoue et là, banco !, je suis libre, soit je nie aussi et je prends 1 an rapport à cette putain d’arme que j’ai oublié de balancer dans le caniveau. S’il nie, il faut donc que j’avoue ! &lt;/em&gt;».&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Votre&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;conclusion&lt;/strong&gt; : « &lt;em&gt;Au final ce n’est si pas compliqué. Quelle que soit la décision de l’autre, peu importe, j’ai toujours intérêt à avouer ! Il est con ce flic ! &lt;/em&gt;».&lt;br /&gt;Et &lt;strong&gt;votre&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;décision&lt;/strong&gt; : « &lt;em&gt;Je vais avouer. Tant pis pour l’autre. Ya des fois où faut penser qu’à sa pomme. Suis pas l’abbé Pierre après tout. Encore moins Bernadette Soubirou &lt;/em&gt;».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, &lt;strong&gt;l’autre a fait, de son côté, exactement le même raisonnement&lt;/strong&gt;. Il a donc abouti exactement au même résultat. Ce qui l’amena à prendre exactement la &lt;strong&gt;même décision&lt;/strong&gt; : « &lt;em&gt;Je vais avouer. Tant pis pour l’autre. Ya des fois où faut penser qu’à sa pomme. Suis pas l’abbé Pierre après tout, et encore moins Bernadette Soubirou &lt;/em&gt;».&lt;br /&gt;Si bien qu’à l’arrivée, &lt;strong&gt;les deux suspects ont, tous les deux, et chacun de leur côté, avoué&lt;/strong&gt; au commissaire Lupin (pas si con ce flic finalement…) leur participation au casse de la Place Vendôme. Fin de l’enquête. Place à la justice. Et les deux suspects, désormais coupables, furent condamnés à une peine de &lt;strong&gt;5 ans de prison chacun&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dommage ! Dommage pour eux ! &lt;strong&gt;Dommage&lt;/strong&gt; car l’issue eut pu être tout autre, et bien meilleure pour nos deux Rapetou. Car le « &lt;em&gt;deal&lt;/em&gt; » que leur proposa Lupin autorisait &lt;strong&gt;une situation telle qu’ils n’auraient pris qu’un an de prison chacun&lt;/strong&gt;. Il eut suffi pour cela que tous deux niassent ensemble plutôt que d’avouer. Mais pour cela, encore eut-il fallu qu’ils se rencontrassent, discutassent, acceptassent de &lt;strong&gt;coopérer&lt;/strong&gt;, se mitassent d’accord sur une stratégie commune et donc décidassent, d’un commun accord, de raisonner collectivement, outrepassant ainsi leurs seuls intérêts personnels et cette logique individualiste, égoïste, compétitive voire conflictuelle, qui finalement les conduisit, chacun, en prison pour 5 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ce que cette histoire donne à penser ?&lt;/strong&gt; Plusieurs choses, qui toutes tournent autour d’une même idée : &lt;strong&gt;il arrive&lt;/strong&gt; que la recherche par chacun de son seul intérêt personnel ne débouche pas sur la meilleure situation collective possible, et qu’une &lt;strong&gt;coopération aboutisse à un bien meilleur résultat que la concurrence&lt;/strong&gt;. Encore faut-il s’assurer que la coopération entre acteurs se mettant d’accord sur une stratégie commune ne se fasse pas sur le dos du reste de la société (pensez par exemple aux ententes entre certaines entreprises qui, plutôt que de se faire concurrence, se mettraient d’accord sur le prix de vente d’un produit, stratégie toute à leur avantage certes, mais dont les consommateurs seraient les victimes toutes désignées).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais on voit aussi que, paradoxalement, il est des fois où la recherche par chacun de son seul intérêt personnel aboutit aussi, en plus d’une moindre « satisfaction collective », à une moindre satisfaction personnelle. Et tout se passe alors, finalement, &lt;strong&gt;comme si les individus avaient agi contre leur propre intérêt&lt;/strong&gt;, puisqu’à l’arrivée le résultat qu’ils obtiennent, chacun, est moins satisfaisant que ce qu’ils auraient obtenu en coopérant. Un tel paradoxe apparaît quand les décisions individuelles sont prises dans le cadre d’un système d’&lt;strong&gt;incitations&lt;/strong&gt; qui les détournent de l'envie de coopérer. Les individus, pour leur part, n'ont fait qu’agir de façon parfaitement rationnelle. Si bien que si l’on voulait évoquer ici une certaine irrationalité, ce serait l’absurdité du système dans lequel les individus évoluent et les règles qui le gouvernent qu’il faudrait mettre en cause.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela dit, ce que ce « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;dilemme du prisonnier&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » (c’est le « nom académique » de cette histoire policière) donne aussi à penser, c’est que souvent, au-delà de la stricte logique économique qui anime et régit les rapports humains (la recherche rationnelle du profit personnel) force est de prendre en compte, pour les mieux comprendre, &lt;strong&gt;tout de ce qui fait la substance de ce qu’on appelle les relations sociales&lt;/strong&gt;. Reprenez l’exemple de nos deux suspects et ajoutez des choses comme : le degré de confiance réciproque entre les deux suspects ; ou bien qu’il y en a un des deux qui sait que s’il avoue et dénonce l’autre il se prendra une balle dans la tête dès qu’il sera libre ; ou encore l’existence entre les deux complices d'une authentique relation de fidélité telle qu’il est impensable qu’il y en ait un qui dénonce l’autre ; voire cette situation telle que c’est la deuxième fois que les deux compères se font arrêtés ensemble et lors de la première fois le commissaire Lupin leur avait déjà proposé ce même « &lt;em&gt;deal&lt;/em&gt; ». Etc. Etc. Etc. Et voyez comment cela change la donne.&lt;br /&gt;Et voyez au passage, aussi, comment un petit « modèle » très simple peut donner à penser énormément de choses qui se produisent tous les jours dans la « &lt;em&gt;vraie vie&lt;/em&gt; ». Tenez, par exemple, pensez-y quand on vous parlera de la gestion de la &lt;strong&gt;crise de l’Euro&lt;/strong&gt;, et particulièrement des rapports entre la France et l’Allemagne, et des politiques de rigueur, de ces stratégies compétitives que l’on met en place des deux côtés du Rhin. Vous avez là l’exemple typique de &lt;strong&gt;politiques « &lt;em&gt;non coopératives&lt;/em&gt; »&lt;/strong&gt;. Dommage… Nicolas et Angela (ils peuvent aussi inviter leurs collègues européens…) devraient regarder ensemble ce très beau film de Ron Howard, « &lt;em&gt;A Beautiful Mind&lt;/em&gt; » (« &lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=zJyugVPEsUE"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;Un homme d’exception&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; », dans la traduction française), qui relate la vie de John Nash, ce mathématicien qui est à l’origine de ce que l’on appelle la « &lt;em&gt;Théorie des Jeux&lt;/em&gt; » et dont le « &lt;em&gt;dilemme du prisonnier&lt;/em&gt; » est une application, et méditer ensemble sur ce passage du film où l’on voit Nash observer un groupe d’oiseaux volant dans le ciel (je sais, on a du mal à voler ailleurs que dans le ciel !) et déclarer soudain (je cite de mémoire) : « &lt;em&gt;J’ai compris l’erreur d’Adam Smith&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, pour parler du &lt;strong&gt;36 quai des Orfèvres&lt;/strong&gt;, le vrai, celui de &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=WtPFYjnp6Ek"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;&lt;strong&gt;Simenon&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, celui de &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=lGQzY62SlqA"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;Jouvet&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et d’&lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=nlTAUiRHP9U"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;Olivier Marchal&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, qui de mieux que l’un de ses enquêteurs, quand en plus, fort de son expérience et d’une passion pour l’écriture il écrit des romans ! Avis donc aux amateurs de polars ! De vrais et bons polars ! Les romans d’&lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.plume-libre.com/index.php?option=com_content&amp;amp;view=article&amp;amp;id=1468:herve-jourdain&amp;amp;catid=129:auteurs"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;Hervé Jourdain&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; sont exceptionnels ! Ca change de ces délires pénibles et insipides écrits par des Anglaises en manque de thé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6178103069268069040-8210025672595473598?l=economibasic.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://economibasic.blogspot.com/feeds/8210025672595473598/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6178103069268069040&amp;postID=8210025672595473598' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/8210025672595473598'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/8210025672595473598'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://economibasic.blogspot.com/2011/11/36-quai-des-orfevres-moi-tout-ca-je-men.html' title=''/><author><name>serenis cornelius</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17688595031165838655</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_CDumFSfhs80/SWZi8I6zkBI/AAAAAAAAAAg/5eJU8IDLhEs/S220/Anna.JPG'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6178103069268069040.post-3083053578211915991</id><published>2011-10-25T17:27:00.010+02:00</published><updated>2011-10-27T16:21:40.238+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;La règle d’or, la vraie…&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les gens qui sont possédés par une seule idée m’ont toujours intrigué, car plus un esprit se limite, plus il touche par ailleurs à l’infini.&lt;br /&gt;Le joueur d’échecs - Stefan Zweig - 1943.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Imaginez que vous soyez immortel&lt;/strong&gt;. L’immortalité n’ayant jamais empêché personne de travailler et percevoir des revenus, vous avez, comme tant d’autres, une activité économique qui fait que d’un côté vous travaillez ,produisez des choses, et que de l’autre vous percevez chaque mois, chaque trimestre et chaque année, un revenu, et cela… éternellement… puisque qu’immortel vous êtes…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Admettons pour commencer un revenu annuel de 1000 euros (je sais, c’est peu, c’est juste histoire de ne pas se compliquer la tâche avec des calculs abracadabrantesques, mais rien ne vous empêche de mettre à la place 16 632,74 euros par exemple ou 2012, 75 milliards).&lt;br /&gt;L’immortalité n’interdisant pas non plus la parcimonie (la simonie en revanche est absolument et définitivement incompatible avec l’immortalité et en interdit ne serait-ce que le début du commencement d’un espoir : « &lt;em&gt;Il est défendu de vendre les reliques; aussi les Ordinaires de lieux, les vicaires forains, les curés et tous ceux qui ont charge d’âmes doivent veiller de près à ce que les saintes reliques, surtout celles de la très sainte Croix, à l’occasion des héritages ou des ventes de masses de biens, ne soient vendues ou ne tombent aux mains de non-catholiques.&lt;/em&gt; » - Code du Droit Canonique - Canon 1289, Paragraphe 1), vous veillez, au moins chaque année, à ne pas dépenser plus que ce que vous gagnez, à ne pas dépenser plus, donc, pour vos dépenses courantes, vos dépenses ordinaires, que vos 1000 euros.&lt;br /&gt;Mais il se trouve qu’une certaine année, contrairement à votre habitude, vous avez décidé de dépenser 1100 euros (très difficile de savoir quel temps employer dans la rédaction quand le récit se situe dans l’éternité, désolé), et donc empruntez les 100 euros qui manquent, vous basant, au départ, sur un revenu annuel de 1000 euros (la suite montrera que peu importe a priori que votre créancier soit ou non immortel lui-même, mais qu’il se pourrait bien que ce soit mieux qu’il fût mortel, pour vous, comme pour lui…).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous voilà donc avec une dette initiale de 100 euros. Est-ce grave ? On n’en sait rien. Il est impossible en effet de répondre a priori à cette question, tant &lt;strong&gt;le montant en soi d’une dette ne veut rien dire&lt;/strong&gt;, tout dépendant de la capacité à rembourser de la personne endettée, laquelle dépend en tout premier lieu de ses revenus ! C’est pourquoi, plutôt que de se référer au seul montant de votre dette, et pour apprécier votre capacité à rembourser, d’aucuns compareront le montant de votre dette au montant de votre revenu annuel, calculant ainsi ce que l’on appellera votre « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;taux d’endettement&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; », soit, dans l’exemple, et pour l’instant : 100 / 1000 = 10%.&lt;br /&gt;L’importance de ce taux est cruciale pour cette raison notamment qu’étant immortel, il vous est donc possible en théorie d’être perpétuellement endetté, à condition, quand même, d’être toujours capable de trouver des prêteurs qui acceptent de vous prêter (« &lt;em&gt;Un prêteur pouvant prêter doit pouvoir prêter sans son prêt &lt;/em&gt;», dicton aztèque). Or à quelle condition trouverez-vous des prêteurs ? D’abord à cette condition que vous soyez, à leurs yeux, crédibles, dignes de &lt;strong&gt;confiance&lt;/strong&gt;, bref que vous leur donniez l’impression, plus que cela même, que vous les rembourserez, du montant convenu, à la date convenue. Mais qu’est-ce qui peut donner à vos prêteurs la conviction qu’ils seront remboursés ? Plusieurs choses dont notamment celle-ci : que votre « &lt;em&gt;taux d’endettement&lt;/em&gt; » soit stable, et ce année après années, pendant des siècles et des siècles, puisque vous êtes immortel !&lt;br /&gt;L’essentiel n’est donc pas que le montant de votre dette augmente ou baisse. Ce n’est pas cela qui modifiera la confiance que vous inspirerez aux prêteurs. Le « monde financier » vous jugera bon ou mauvais emprunteur selon que votre &lt;strong&gt;dette&lt;/strong&gt; sera jugée ou non « soutenable » et, par définition, la « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;soutenabilité&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » de votre dette sera estimée à l’aune d’une condition : la stabilité dans le temps de votre « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;taux d’endettement&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; ». Peu importera que le montant de votre dette augmente ou diminue chaque année, l’essentiel sera que le rapport entre votre dette et le montant de votre revenu annuel soit constant. Il vaudra mieux par exemple que votre dette augmente pourvu que votre revenu augmente aussi, plutôt que d’avoir une dette dont le montant diminue si vos revenus diminuent davantage encore. Et si l’on pense (« on » c’est le monde financier, vos prêteurs potentiel, on ne devrait jamais faire des phrases avec des « &lt;em&gt;on&lt;/em&gt; » en Economie, ou alors seulement dans un premier temps !), pour des raisons qui, ici, ne nous regardent pas, que vous êtes solvables, que votre dette est toujours soutenable pourvu que votre « &lt;em&gt;taux d’endettement&lt;/em&gt; » soit toujours de 10% (c’est très peu en réalité 10%. Pour les &lt;strong&gt;Etats membres de l’Euro on considère leur dette publique soutenable dès lors que leur « &lt;em&gt;taux d’endettement&lt;/em&gt; » ne dépasse pas 60%&lt;/strong&gt;), alors, si effectivement c’est le cas, vous pourrez avoir une dette perpétuelle, être perpétuellement endetté, puisque vous êtes immortel ! &lt;strong&gt;Attention&lt;/strong&gt; cependant : l’inverse n’est pas vrai ! &lt;strong&gt;L’endettement permanent n’est pas une voie d’accès à l’immortalité !&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La question devient alors :&lt;strong&gt; qu’est-ce qui pourrait faire varier votre « &lt;em&gt;taux d’endettement&lt;/em&gt; »&lt;/strong&gt;, à la hausse comme à la baisse, le point intéressant ici étant bien évidemment la hausse, car c’est là que vous risqueriez d’avoir des problèmes, vu que votre dette ne serait plus jugée « &lt;em&gt;soutenable&lt;/em&gt; » ? On pense bien sûr, et immédiatement, à l’évolution respective de vos revenus et de vos dépenses, le solde des deux faisant apparaître tantôt un excédent (vous avez moins dépensé que ce que vous avez gagné) tantôt un déficit (vous avez dépensé plus que ce que vous avez gagné) ce qui veut dire, dans ce dernier cas, que vous avez dû contracter une dette supplémentaire. Mais il est essentiel de considérer, également, le coût de la dette, en clair &lt;strong&gt;le taux de l’intérêt&lt;/strong&gt; ainsi que sa variation dans le temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors voyez ce qui peut se passer, et comprenez l’idée de cette « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Règle d’or&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; », une vraie celle-là, pas comme celle dont on nous rabâche les oreilles de gauche à droite depuis quelques temps, et que toute économie nationale se devrait de respecter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous &lt;strong&gt;partons d’une dette de 100 euros pour un revenu annuel de 1000 euros soit un taux d’endettement de 10%&lt;/strong&gt;. Mais il faut désormais prendre en compte &lt;strong&gt;l’intérêt, 5%&lt;/strong&gt; par exemple, que vous devrez verser à vos créanciers, disons en fin d’année. Ce que vous devrez payer en fin d’année c’est donc le montant de la dette en tant que telle, le « &lt;em&gt;principal&lt;/em&gt; », soit 100 euros, plus l’intérêt de 5% x 100 = 5 euros, soit 105 euros au total. Si bien que la stabilité de votre « &lt;em&gt;taux d’endettement&lt;/em&gt; » va dépendre de façon cruciale de la manière avec laquelle vos revenus vont évoluer au cours de l’année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Premier cas : Votre revenu augmente de 5% dans l’année soit « comme » le taux de l’intérêt&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Votre dette totale : 105 euros.&lt;br /&gt;Votre revenu annuel : 1000 + 1000 x 5% = 1000 + 50 = 1050 euros.&lt;br /&gt;Votre « taux d’endettement » = 105 / 1050 = 10%.&lt;br /&gt;Où l’on voit que le montant de votre « «dette totale », le total de ce que vous devez payer à vos créanciers, a certes augmenté, mais que &lt;strong&gt;votre taux d’endettement reste stable&lt;/strong&gt; malgré tout et cela parce que votre revenu a augmenté exactement « comme » le taux de l’intérêt, ni plus ni moins, ou, dit autrement, parce que le « taux de croissance de votre revenu » est, sur l’année, égal au taux de l’intérêt que vous devez payer sur votre dette de 100 euros.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Conséquence&lt;/strong&gt; : Bien qu’ayant augmenté, votre dette totale est toujours jugée « &lt;em&gt;soutenable&lt;/em&gt; » par le « monde financier » et vous pourriez sans problème emprunter de nouveau à Paul, par exemple, 100 euros au début de l’année suivante et ce… rien que pour rembourser les 100 que vous avait prêtés Jacques, par exemple toujours !!! Le principal est que vous puissiez payer les intérêts, ce que vous permet de faire sans problème la croissance de votre revenu. Et comme vous êtes immortel, vous pourriez réitérer l’opération chaque année, éternellement, empruntant chaque année de quoi rembourser la dette contractée l’année précédente, ce qui reviendrait, finalement, à ne jamais réellement rembourser le « &lt;em&gt;principal&lt;/em&gt; » de la dette !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Deuxième cas : Votre revenu augmente de 2 % dans l’année soit « moins que » le taux de l’intérêt&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Votre dette totale : 105 euros.&lt;br /&gt;Votre revenu annuel : 1000 + 1000 x 2% = 1000 + 20 = 1020 euros.&lt;br /&gt;Votre « taux d’endettement » : 105 / 1020 = 10, 29%.&lt;br /&gt;Où l’on voit que, cette fois, &lt;strong&gt;votre « &lt;em&gt;taux d’endettement&lt;/em&gt; » a augmenté&lt;/strong&gt; et ce quand bien même, pour toutes vos dépenses autres que celle liée au paiement de l’intérêt annuel sur votre dette, vous n’avez pas dépensé plus que votre revenu ! La hausse de votre «&lt;em&gt; taux d’endettement&lt;/em&gt; » n’est pas due, ici, à une quelconque dérive de vos dépenses, mais uniquement à l’accroissement des charges financières relativement à votre revenu.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Conséquence&lt;/strong&gt; : Puisque votre « &lt;em&gt;taux d’endettement&lt;/em&gt; » a augmenté, votre crédibilité financière diminue, voire s’effondre. Vous ne passez plus pour quelqu’un de financièrement fiable. Si bien qu’il vous sera très difficile de vous ré-endetter par la suite, sauf à vous débrouiller pour malgré tout présenter un taux d’endettement stable, de nouveau égal à 10%. Que faire pour cela ? Réponse : dépenser moins pour vos dépenses ordinaires, et utiliser cet « excédent » de vos dépenses courantes sur votre revenu pour payer les intérêts et réduire votre dette de sorte à l’aligner sur votre revenu qui a baissé.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Moralité&lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Quand le taux de croissance de votre revenu est inférieur au taux de l’intérêt, maintenir un ratio d’endettement stable implique de dépenser moins que son revenu.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Troisième cas : Votre revenu augmente de 8% dans l’année soit « plus que » le taux de l’intérêt&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Votre dette totale : 105 euros&lt;br /&gt;Votre revenu annuel : 1000 + 1000 x 8% = 1000 + 80 = 1080 euros&lt;br /&gt;Votre « taux d’endettement » = 105 / 1080 = 9,7%.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Votre « &lt;em&gt;taux d’endettement&lt;/em&gt; » a baissé&lt;/strong&gt;. Le « monde financier » s’en félicite et vous attirez tous les prêteurs de bonne volonté. Si bien, voyez cela, que vous pourriez sans problème accroître votre dette initiale et emprunter au-delà des 100 euros correspondant à votre dette initiale, c’est-à-dire, cette année, dépenser plus, une fois encore, pour vos dépenses courantes, que votre seul revenu ! Vous aurez donc un « déficit » de vos dépenses courantes relativement à votre revenu, d’où un surcroît de dette, mais personne ne vous en voudra, car comme par ailleurs votre revenu a augmenté, votre « &lt;em&gt;taux d’endettement&lt;/em&gt; » sera toujours stable à 10%, si bien que le « monde financier » continuera de considérer votre dette comme « &lt;em&gt;soutenable&lt;/em&gt; ». Quant à vous, votre surcroit de revenu vous permettra facilement de payer des intérêts plus élevés sans pour autant vous « &lt;em&gt;serrer la ceinture&lt;/em&gt; » par ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Moralité : Quand le taux de croissance de son revenu est supérieur au taux de l’intérêt, on peut dépenser plus que son revenu et malgré tout maintenir constant son « &lt;em&gt;taux d’endettement&lt;/em&gt; »&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ainsi que si l’on tient absolument à évoquer quelques règles que se devrait de respecter toute économie qui voudrait ne pas fonctionner « &lt;em&gt;sur la tête&lt;/em&gt; », et appeler ces règles des « &lt;em&gt;règles d’or&lt;/em&gt; », la première d’entre, « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;La règle d’or&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » serait la suivante : &lt;strong&gt;le taux de croissance de l’économie doit être supérieur ou égal au taux de l’intérêt&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui a été dit à propos d’un particulier s’applique ici, une fois n’est pas&lt;strong&gt; &lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2011/06/un-nepalais-des-grains-de-poussiere.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;coutume&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, à l’ensemble de l’économie. Mettez, dans les développements précédents, le taux de croissance de l’économie à la place du taux de croissance de votre revenu, car le taux de croissance de l’économie c’est ni plus ni moins que le taux de croissance du Revenu National (du &lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2008/12/le-pib-toute-notre-vie-nous-souhaitons.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;PIB&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;), c’est-à-dire de l’ensemble des revenus distribués, au cours de l’année, dans l’économie considérée. Et si, contrairement à ce qu’imposerait la logique, à savoir qu’il faudrait, « en face », prendre en compte la Dette totale de tous les Français (Ménages, Entreprises, et Etat ) et calculer un « &lt;em&gt;taux d’endettement national&lt;/em&gt; », vous ne considérez que la Dette de l'Etat, la « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Dette publique&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; », vous justifiant en disant, par exemple, que l’Etat peut, à volonté, par l’impôt, puiser dans le Revenu National pour payer ses intérêts et éventuellement rembourser une partie de sa dette , ou bien, ce qui est mieux, en rappelant que finalement les revenus de l’Etat (les recettes fiscales) évoluent, à la hausse comme à la baisse, proportionnellement au Revenu National, alors, les trois cas de figure présentés plus haut permettent de comprendre une grande partie des problèmes budgétaires et financiers dans lesquels sont empêtrés nombre d’Etats aujourd’hui, à commencer par les Etats européens appartenant à la « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;zone Euro&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; ». Et vous retrouverez les deux résultats suivants :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Résultat 1 : &lt;strong&gt;Quand le taux de croissance d’une économie est inférieur au taux de l’intérêt, maintenir un ratio d’endettement stable et assurer la soutenabilité de sa dette implique pour l’Etat de dépenser moins&lt;/strong&gt; (pour la justice, l’éducation, la culture, les anciens combattants, les tailleurs risibles de Nadine Morano, etc…) que ses recettes.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Application&lt;/strong&gt; : soit un pays, une île en vérité, située dans la Méditerranée, dont l’Etat est endetté, auquel « le monde financier » prête à un taux d’intérêt de l’ordre de 10% et dont la croissance économique est de – 5% (vous avez bien lu : « &lt;em&gt;moins 5% !&lt;/em&gt; »). On fait quoi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Résultat 2 : &lt;strong&gt;Quand le taux de croissance d’une économie est supérieur au taux de l’intérêt, l’Etat peut dépenser plus que ses recettes et malgré tout maintenir constant son « taux d’endettement » et assurer la soutenabilité de sa dette&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et l’on comprend, en passant, comment, dans un ou plusieurs pays, peuvent se mettre en place une« &lt;em&gt;&lt;strong&gt;spirale infernale&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » (la théologie aussi inspire grandement le jargon médiatico-politico-économique, avec le sport et la guerre…), un « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;effet boule de neige de la dette&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » (un peu plus bisounours comme dramaturgie, sauf si l’on anticipe l’avalanche), voire une « &lt;strong&gt;pyramide&lt;/strong&gt; » (c’est les Egyptiens qui doivent être contents…), tels que chaque année la &lt;strong&gt;«&lt;em&gt; dette publique&lt;/em&gt; » s’élève par le seul fait de la hausse du taux de l’intérêt&lt;/strong&gt;, car si le taux de l’intérêt dépasse le taux de croissance alors chaque année le « &lt;em&gt;taux d’endettement&lt;/em&gt; » augmente, incitant les prêteurs dont la confiance décline à demander un taux d’intérêt toujours plus élevé pour compenser un risque accru, d’où l’alourdissement de la « dette totale » et donc une nouvelle dégradation du « &lt;em&gt;taux d’endettement&lt;/em&gt; » (sachant, qui est plus, qu'un taux d’intérêt élevé a de grandes chances de faire baisser la croissance !), nouveau déclin de la confiance, hausse du taux de l’intérêt, alourdissement de la dette, etc., etc. etc., et cela… tant que l’Etat trouve encore des prêteurs ! Brrr !!! Mais largement la situation actuelle, surtout dans les pays chauds…&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Re-application&lt;/strong&gt; : soit un pays, une île en vérité, située dans la Méditerranée, dont l’Etat est endetté, auquel « le monde financier » prête à un taux d’intérêt de l’ordre de 10% et dont la croissance économique est de – 5% (vous avez bien lu : « &lt;em&gt;moins 5% !&lt;/em&gt; »). On fait quoi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, c’est bien beau tout cela, et c’est très important. Mais s’il fallait n’en &lt;strong&gt;retenir&lt;/strong&gt; qu’une chose, c’est que l’on tient probablement là, enfin ! &lt;strong&gt;la raison pour laquelle Dieu a fait les hommes mortels&lt;/strong&gt;. Et ça, franchement, ce n’est pas rien !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=L-2Of9aznxg&amp;amp;noredirect=1"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;Pause&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6178103069268069040-3083053578211915991?l=economibasic.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://economibasic.blogspot.com/feeds/3083053578211915991/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6178103069268069040&amp;postID=3083053578211915991' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/3083053578211915991'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/3083053578211915991'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://economibasic.blogspot.com/2011/10/la-regle-dor-la-vraie-les-gens-qui-sont.html' title=''/><author><name>serenis cornelius</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17688595031165838655</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_CDumFSfhs80/SWZi8I6zkBI/AAAAAAAAAAg/5eJU8IDLhEs/S220/Anna.JPG'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6178103069268069040.post-6434276215260173569</id><published>2011-09-25T09:52:00.017+02:00</published><updated>2011-11-28T13:54:06.325+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;La rigueur, ou de l’absurde…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Vous vous coucherez en arrivant. Une chambre où vous serez seule, autant que possible. Faites fermer les volets et les rideaux pour que la lumière ne vous gêne pas. Défendez qu’on vous parle. Aucune alimentation solide pendant une semaine. Un verre d’eau de Vichy toutes les deux heures, et, à la rigueur, une moitié de biscuit, matin et soir, trempée dans un doigt de lait. Mais j’aimerais autant que vous vous passiez de biscuit. Vous ne direz pas que je vous ordonne des remèdes couteux ! A la fin de la semaine, nous verrons comment vous vous sentez. Si vous êtes gaillarde, si vos forces et votre gaieté sont revenues, c’est que le mal est moins sérieux qu’on ne pouvait croire, et je serai le premier à vous rassurer. Si, au contraire, vous éprouvez une faiblesse générale, des lourdeurs de tête, et une certaine paresse à vous lever, l’hésitation ne sera plus permise, et nous commencerons le traitement.&lt;br /&gt;Jules Romains - Knock ou le triomphe de la médecine - 1923.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’action se passe au Vatican. Tous les chefs d’Etat européens sont présents à ce que les medias n’ont cessé de nommer le « &lt;em&gt;sommet de la dernière chance&lt;/em&gt; ». Il y a aussi les Ministres de l’Economie ainsi que leurs épouses (Monsieur Jean-François Baroin a préféré s’accompagner de Madame Valérie Pécresse car, a-t-il dit, « &lt;em&gt;Débiter des conneries, c’est mieux à deux&lt;/em&gt; » (sic). )Monsieur Jean-Claude Trichet, le « patron » de la Banque Centrale Européenne, est présent également, bien sûr. Et pour cause, c’est rien moins que la survie de l’Euro qui est en jeu. Quelques représentants de la Commission de Bruxelles et du Parlement Européen complètent le tableau.&lt;br /&gt;On a garé les voitures officielles devant la Basilique Saint-Pierre. De belles et imposantes limousines, aux couleurs sombres et aux vitres teintées. Parmi elles, un âne, relié à un lampadaire par une vieille corde élimée, semble tout à fait à son aise. Un garde suisse lui fait gentiment déguster une carotte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Lésautres&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - Cher Président Zorba, nous vous avons fait venir aujourd’hui car la situation atteint un paroxysme qui nous force à réagir. Votre pays est proche de l'effondrement. Vous êtes en train de payer très cher, extrêmement cher, vos erreurs passées. La preuve, votre dette vous coute de plus en plus cher sur les marchés : plus de 10% d’intérêt annuel, c’est pour ainsi dire du jamais vu depuis que l’euro existe. Et ça continue de monter…&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Zorba&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - Oui mais…&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Lésautres&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - … à tel point que vous devez continuer de vous endetter rien que pour payer les intérêts dus sur la dette antérieur ! Si bien que votre dette s’alimente elle-même, sans cesse, en un effet boule de neige qui, si on ne fait rien, pardon… si VOUS ne faites rien, risque de déclencher une épouvantable avalanche !&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Zorba&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - Oui mais…&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Lésautres&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - Comment ? Vous ne comprenez donc pas que votre pays est au bord du gouffre ? Que la &lt;strong&gt;faillite&lt;/strong&gt; est quasiment inévitable ! Et que si on ne fait rien, pardon… si VOUS ne faites rien…&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Zorba&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - Oui mais…&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Lésautres&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : … et le pire, Zorba ... le pire…c’est que votre chute risque fort d’entraîner, avec elle, d’autres pays européens ! lesquels ne sont pas dans une situation bien meilleure que la vôtre d’ailleurs. Et alors tout est possible, et c’est l’Euro même qui pourrait disparaître, et avec lui tout ce formidable édifice que fut la construction européenne !&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Zorba&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - Oui mais…&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lésautres&lt;/strong&gt; : Car désormais, avec l’Euro, nous partageons la même monnaie. Et cela change tout, voyez-vous ! Avec une même monnaie, &lt;strong&gt;avec l’Euro, nous sommes de fait tous solidaires&lt;/strong&gt; ! Fini le temps où un pays pouvait, seul dans son coin, financer sa dette publique directement, en faisant tourner la « planche à billets nationaux », par une simple création monétaire de sa Banque Centrale à lui. Avec l’Euro, c’est la Banque Centrale Européenne et elle seule qui gère la création de monnaie en Europe. Or la Banque Centrale Européenne c’est l’Europe !...&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Zorba&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - Oui mais…&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Lésautres&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - … ce n’est ni la Grèce, ni l’Italie, ni Malte, ni la France ou l’Allemagne, ni la Belgique ! C’est l’Europe ! Aucun pays, aucune Banque Centrale nationale ne peuvent donc, dés lors qu’on a adopté l’euro, créer des euros pour financer la dette d'un Etat. C’est pour cela que nous sommes forcément solidaires : la monnaie européenne est gérée à l’échelle européenne par des décisions collectives prises par l’ensemble des pays européens ! Vous savez cela aussi bien que moi non, Président Zorba ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Zorba&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - Oui mais…&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Lésautres&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - Et c’est aussi, forcément, la raison pour laquelle nous ne pouvons pas vous abandonner. Le risque est trop grand que nous coulions tous avec vous.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Zorba&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - Ouf !!! On pourrait renégocier notre dette, non ? Se mettre d’accord sur un défaut partiel, je ne sais pas moi… annuler par exemple 30% de notre dette publique…&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Lésautres&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - Ola ! Vous n’y pensez pas Cher Zorba ! Annuler une partie de votre dette ! Pour laisser entendre à tous les prêteurs, tous les créanciers du monde, que bientôt ce pourrait être l’Espagne, puis le Portugal, puis l’Italie, voire même, pourquoi pas, la France, qui pourrait bien, un jour, sans prévenir, ne pas rembourser leurs dettes ! Et comment alors trouver, demain, de nouveaux prêteurs, pour financer, si besoin, nos dettes publiques ? Qui demain aura confiance dans des emprunteurs dont la crédibilité aura disparu ? Accepter aujourd’hui un défaut pour vous, Zorba, restructurer votre dette en en annulant une partie, quelle folie ! Ce serait économiquement suicidaire. Sans parler de la dimension morale de la chose ! Quelle horreur ! Mais nous allons vous venir en aide, une nouvelle fois, Zorba, c’est obligé, et vous prêter, le temps que vous sortiez la tête de l’eau, mais…&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Zorba&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - Mais ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Lésautres&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - … mais en échange nous exigeons de vous une &lt;strong&gt;Rigueur&lt;/strong&gt; totale. Nous exigeons de vous que vous fassiez des efforts, de grands efforts, des efforts considérables, à la hauteur de l’ampleur du problème, de sorte que la situation ne se reproduise plus et que l’on ait définitivement éliminé ce mal qui vous ronge et qui, par contagion, risque de nous frapper tous ! La purge doit être exemplaire Zorba !&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Zorba&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - Bien sûr. Je comprends… Dites nous ce qu’il faut faire.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Lésautres&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - C’est très simple. Voici&lt;strong&gt; l’ordonnance&lt;/strong&gt; : Hausse immédiate et forte des impôts, tous les impôts, les taxes aussi. Baisse exemplaire des dépenses publiques, toutes les dépenses publiques. Baisse des salaires et des pensions de toutes sortes, bien entendu, vous trouverez ça dans n’importe quelle pharmacie. Et si vous avez quelques biens publics, des biens nationaux, des ports, des musées, des chanteurs populaires, vendez, vendez tout ce que vous pourrez, aux Chinois, aux Emirats, au Pape, que sais-je, mais vendez !&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Zorba&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - Notre patrimoine national ? Vendre Socrate, Pythagore, Le Pirée ou l’Acropole, Nana Mouskouri et Demis Roussos, à des Chinois, vous n’y songez pas ?!?!&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Lésautres&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - Mais si cher Zorba. Mais si. Vous n’avez d’ailleurs pas le choix. Et puis vous savez, vous devriez oublier cette notion de Nation à laquelle vous semblez encore bizarrement attaché… c’est aujourd’hui une notion dépassée, qui n’a plus d’avenir, croyez nous…&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Zorba&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - Mais si nous …&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Lésautres&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - Oui ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Zorba&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - Mais si nous appliquons votre traitement, si nous mettons en place cette politique de rigueur que vous exigez de nous en contrepartie de votre aide financière, comment pourrons-nous éviter la récession ? La consommation va baisser…&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Lésautres&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - Oui.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Zorba&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - … l’investissement aussi…&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Lésautres&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - Probablement.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Zorba&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - Et la croissance va alors s’effondrer, entraînant une hausse du chômage, et le pire !...&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Lésautres&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - Le pire ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Zorba&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - ... le pire c’est qu’avec la chute de la croissance, les recettes fiscales vont baisser, et dans ces conditions, jamais nous ne pourrons rembourser notre dette, l’ancienne, comme la nouvelle !&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Lésautres&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - Pas du tout. Car tous ces efforts, que vous devez immédiatement mettre en œuvre, vont, directement et indirectement, entraîner une baisse générale des prix et des salaires dans votre pays, vous rendant ainsi plus compétitifs vis-à-vis des autres. Vous pourrez alors exporter davantage, et la baisse de la demande et de la dépense intérieures, la moindre consommation et la baisse des investissements exprimées par vos ressortissants seront compensées, voire davantage, par la demande exprimée par les étrangers pour vos produits, si bien qu’à l’arrivée...&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Zorba&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - Mais si les autres gouvernements font comme nous ? S’ils appliquent la même politique ? On dit déjà que c’est le cas en Italie, en Espagne, en France… On fait quoi s’ils font tous de la Rigueur, eux aussi ? On compense comment, comme vous dites, la baisse de notre consommation et de notre investissement nationaux si les consommations et investissements de tous les pays baissent aussi, partout ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Lésautres&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - Allons Zorba. Il est vrai que les résultats de votre politique ne seront pas immédiats. Il faudra du temps. Et donc de la patience. Mais à long terme Zorba, à long terme, le traitement est infaillible, et tous serons sauvés. C’est une évidence.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Zorba&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - A long terme ? Mais quand ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Lésautres&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - Ah, Zorba… Que vous êtes drôle parfois…. Qui peut dire ce qu’est le long terme ? Disons 10 ans, ou 15. Peut-être 20.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Zorba&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - Quoi ? 10, 15 ou 20 ans ? Mais vous croyez vraiment que notre peuple va supporter tant d’années de sacrifices ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Lésautres&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - Mais oui. Regardez les Chinois, ou encore les Allemands. Ils produisent des tas de choses dont ils ne profitent pas eux-mêmes, les vendant aux autres, et tout se passe très bien. Ce sont des pays exemplaires… Et puis cessez de vous plaindre à la fin ! Vous avez du poisson à foison vous, des olives et de la feta, le soleil et la mer ! Ca suffit, non ? On survit largement avec ça. Sans parler du tourisme… Savez-vous que nous négocions, actuellement, un accord avec la Chine, pour que les salariés chinois soient obligés de passer, chaque année, au minimum le tiers de leur vacances dans les pays du « &lt;em&gt;club med’ européen&lt;/em&gt; ». Et le « &lt;em&gt;club med’ européen&lt;/em&gt; », c’est d’abord vous, Cher Zorba, vous et votre pays. Alors quoi ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, et pour &lt;strong&gt;comprendre l'absurde des politiques de rigueur&lt;/strong&gt; telles qu’elles sont de mise aujourd’hui en Europe (aux Etats-Unis aussi, ce qui ne fait qu’aggraver les choses pour tout le monde), tout est dit dans le passage de &lt;strong&gt;Knock&lt;/strong&gt; cité au début du billet, pièce dont on ne dit pas assez qu’elle n’est pas qu’une pièce comique ! loin de là. Quant au dialogue entre Zorba et Lésautres tel qu’il vient d’être relaté (je sais, « &lt;em&gt;L’enfer c’est Lésautres &lt;/em&gt;», mais comme on est tous les autres des autres…), et où à la place de Zorba c’aurait tout aussi bien pu être Paco, Vittorio, Ricardo, Marcel ou même Heinrich !, il n’est autre, ce dialogue, qu’une version économique des préceptes du célèbre Docteur, version dont on aurait pu penser - on peut toujours rêver- que les années 1930 nous en avaient à jamais vaccinés. Récapitulons quand même, un peu, en y mettant &lt;strong&gt;un ton plus théorique&lt;/strong&gt;, histoire de bien voir d’où vient le tragique de la situation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On demande à un pays européens dont &lt;strong&gt;l’Etat est très endetté&lt;/strong&gt; (c’est vrai, inutile de le nier) de mettre en place, urgemment, et brutalement, un &lt;strong&gt;plan de Rigueur&lt;/strong&gt; d’une ampleur énorme, car c’est la condition que l’on pose pour lui prêter de quoi financer sa dette. Or qu’est la logique d’une politique de rigueur ? C’est très simple, mais on ne le dit jamais assez, comme ça, dans les medias : c’est &lt;strong&gt;réduire la dépense interne&lt;/strong&gt; à un pays, y réduire&lt;strong&gt; la Demande&lt;/strong&gt;, celle qui émane des « habitants » du pays, ses ménages, ses entreprises, mais aussi son Gouvernement (l’Etat). Dans le cas présent, l’idée est de dégager, au plus vite, les moyens de rembourser la dette publique, de la réduire, voire, à terme, de faire en sorte qu’elle ait disparu. Que du &lt;strong&gt;bon sens&lt;/strong&gt;, dira-t-on. Un bon sens dont l’argumentation courante, toujours la même, fait un très grand usage. Voyez nos hommes et femmes politiques par exemple, qu’il s’agisse de Nadine Morano, François Hollande, Ségolène Royal, François Fillon, ou encore François Bayrou (s’il existe encore, à vérifier), voyez-les marteler à longueur de journée ce qui à force de matraquage en vient à passer pour un théorème économique : « &lt;em&gt;Comme un particulier ou comme une entreprise, l’Etat ne doit pas vivre au dessus de ses moyens !&lt;/em&gt; », ou « &lt;em&gt;On ne peut dépenser que ce qu’on a gagné ! », voire « Un euro dépensé doit être un euro gagné !&lt;/em&gt; », avec une conclusion du genre : « &lt;em&gt;Pour l’avoir oublié pendant si longtemps, on se doit d’une Rigueur générale&lt;/em&gt; », ou «&lt;em&gt; Il va falloir augmenter les impôts et les taxes, et moins dépenser, si l’on veut réduire l’endettement de l’Etat&lt;/em&gt; ». Que du bon sens, n’est-il pas ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, mais le Gouvernement, il les tire d’où les euros qu’il « gagne », les euros avec lesquels il pourra, entre autres choses, rembourser sa dette, et ce d’autant plus facilement que par ailleurs il aura diminué le montant de ses dépenses ? Réponse : de ses recettes fiscales bien sûr, des impôts qu’il prélève sur l’activité économique nationale, directement (impôts sur le revenu des particuliers, impôts sur les bénéfices des entreprises) ou indirectement (taxes sur la consommation), autrement dit, du Revenu National (lequel est simplement défini comme la somme de tous les revenus (salaires, profits, pensions, allocations, dividendes, etc.) perçus dans le pays au cours de l’année). Et &lt;strong&gt;c’est là que se loge la nuance, une poutre en vérité, que dis-je une poutre ! une charpente ! un édifice !&lt;/strong&gt; Car dès lors que l’on raisonne &lt;strong&gt;au niveau macro-économique&lt;/strong&gt;, à l’échelle du pays considéré dans sa globalité, et non plus du point de vue de tel ou tel particulier (vous ou moi) ou de telle ou telle entreprise, on découvre que contrairement aux entreprises et aux ménages, au niveau du pays, &lt;strong&gt;c’est la dépense de tous qui forme le « revenus de tous »&lt;/strong&gt; autrement dit le &lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2008/12/le-pib-toute-notre-vie-nous-souhaitons.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;Revenu National&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. S’il est clair en effet que pour un salarié par exemple, ce qu’il aura gagné à la fin du mois, son salaire, ne dépend pas directement de ce qu’il a dépensé au cours du mois, ce serait trop beau ! il est tout aussi clair qu’&lt;strong&gt;à l’échelle du pays, si plus personne ne dépense rien plus personne ne gagnera rien&lt;/strong&gt; !!! Si donc les ménages, les entreprises et l’Etat dépensent moins, en consommation et surtout en investissement, alors fatalement le Revenu global baissera, c’est-à-dire que le pays connaîtra une croissance ralentie, voire une croissance négative, une &lt;strong&gt;récession&lt;/strong&gt;, laquelle pourrait bien, une fois amorcée, s’auto-entretenir en une &lt;strong&gt;spirale &lt;/strong&gt;connue : baisse de la production et des revenus donc hausse du chômage, donc rebaisse des revenus, d’où rebaisse de la production et rehausse du chômage, d’où une re-rebaisse des revenus donc de la production, etc. etc., etc., jusqu’à un « on ne sait où a priori » mais dont on sait qu’il peut être le Pire ! Mais surtout, si le Revenu National baisse, alors mécaniquement &lt;strong&gt;les recettes fiscales de l’Etat baisseront&lt;/strong&gt; aussi, car des individus et des entreprises qui perçoivent moins de revenus paient mécaniquement moins d’impôts et de taxes. Si bien que l’Etat, cet Etat à qui l’on avait prêté à cette seule condition qu’il applique une politique de Rigueur, il se retrouve, cet Etat, à cause même de cette politique, confronté à une baisse de ses recettes, le rendant ainsi encore moins apte à rembourser sa dette. Et là, on fait quoi ? On continue à exiger de lui plus de Rigueur encore ? Cherchez l’erreur…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;… Et vous verrez qu’elle réside, &lt;strong&gt;l’erreur&lt;/strong&gt;, entre autres choses, et une fois encore, dans ce réflexe qui consiste à « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;penser l’économie d’une Nation&lt;/em&gt; » comme si elle fonctionnait selon la même logique que « &lt;em&gt;l’économie&lt;/em&gt; » d’un individu ou d’une entreprise&lt;/strong&gt;. Or si pour un particulier dont le revenu disponible baisse l’idée d’équilibrer son Budget en baissant ses dépenses de sorte à les aligner sur son revenu a un sens, cette idée est totalement absurde dès lors qu’on la généralise à l’ensemble du pays car à cette échelle, &lt;strong&gt;au niveau macro-économique&lt;/strong&gt;, ce qui est globalement gagné et qu’on se partage tous, le Revenu National, dépend de ce qui est globalement dépensé par les uns et les autres ! Contrairement à un ménage ou une entreprise, &lt;strong&gt;le Revenu global d’une Nation est pour l’essentiel formé par la dépense de cette même Nation&lt;/strong&gt;, le reste venant de l’étranger. Une Nation qui réduit sa dépense est donc, c’est inexorable, condamné à voir son Revenu baisser !&lt;br /&gt;Quant à l’idée de compenser la baisse de la dépense « nationale » par &lt;strong&gt;la demande extérieure&lt;/strong&gt;, une dépense émanant des étrangers, de sorte que finalement on continue de gagner autant tout en dépensant moins soi-même, et ce notamment parce que la rigueur que l’on s’applique, faisant baisser les prix et les salaires « nationaux » rendrait nos produits moins chers, plus compétitifs donc, stimulant ainsi nos exportations, on comprend immédiatement que cette idée, outre son caractère « agressif », suppose que les autres, l’Extérieur, les étrangers, le Reste du Monde, appelez ça comme vous voudrez, ne font pas, eux-aussi, et au même moment, une politique de rigueur. Car sinon, la dépense diminuant partout, c’est la &lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2008/11/croissance-stagnation-rcession.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;récession&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et la &lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2008/12/la-dflation-la-bont-est-de-toutes-les.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;déflation&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; généralisées, le chômage de masse, jusqu’à un « on ne sait où a priori » mais dont on sait qu’il peut être le &lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2008/11/dpression-conomique-et-totalitarismes.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;Pire&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (je sais, on l’a déjà dit, mais bon, là il y a un lien en plus…) et, ironie de l’histoire, une situation telle que &lt;strong&gt;plus personne ne rembourse ses dettes à commencer par les Etats&lt;/strong&gt; qui justement avaient mis en place ces politiques de Rigueur pour ne pas avoir à en arriver là !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où l’on voit que quand le ridicule confine à l’absurde, le tragique n’est jamais très loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour finir, retour au &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=5v2zf4a-EEs"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;Maître&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ! Lui au moins, il savait...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6178103069268069040-6434276215260173569?l=economibasic.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://economibasic.blogspot.com/feeds/6434276215260173569/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6178103069268069040&amp;postID=6434276215260173569' title='16 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/6434276215260173569'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/6434276215260173569'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://economibasic.blogspot.com/2011/09/la-rigueur-ou-de-labsurde-vous-vous.html' title=''/><author><name>serenis cornelius</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17688595031165838655</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_CDumFSfhs80/SWZi8I6zkBI/AAAAAAAAAAg/5eJU8IDLhEs/S220/Anna.JPG'/></author><thr:total>16</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6178103069268069040.post-3735116147583668067</id><published>2011-09-16T10:36:00.011+02:00</published><updated>2011-11-28T13:52:18.148+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;L’Euro en cinq dates&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tous les biens de ce monde ont pour moi peu d'appas,&lt;br /&gt;De leur éclat trompeur je ne m'éblouis pas ;&lt;br /&gt;Et si je me résous à recevoir du père&lt;br /&gt;Cette donation qu'il a voulu me faire,&lt;br /&gt;Ce n'est, à dire vrai, que parce que je crains&lt;br /&gt;Que tout ce bien ne tombe en de méchantes mains,&lt;br /&gt;Qu'il ne trouve des gens qui, l'ayant en partage,&lt;br /&gt;En fassent dans le monde un criminel usage,&lt;br /&gt;Et ne s'en servent pas, ainsi que j'ai dessein,&lt;br /&gt;Pour la gloire du Ciel et le bien du prochain.&lt;br /&gt;Tartuffe ou l’Imposteur - Molière - 1664.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Sans remonter à Dieu, Charlemagne, Sully, Ségolène Royal, DSK, ou encore NKM (non ce n’est pas un groupe de rap !), nombreuses dans l’Histoire furent les volontés d’instaurer, de force ou de gré, sous une forme ou sous une autre, &lt;strong&gt;une « unification » de l’Europe&lt;/strong&gt;. Le point commun de toutes ces tentatives se trouve dans l’objectif fondamentalement politique de ces projets : faire l’Europe a toujours été, d’abord, &lt;strong&gt;une entreprise politique&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Disons alors que l’histoire de l’Europe telle qu’elle se trouve aujourd’hui, et donc, aussi, forcément, l’histoire de la monnaie unique européenne - l’Euro - commencent au lendemain de la seconde guerre mondiale, en gros les années 1950. C’est l’époque en effet où les dirigeants des principaux pays européens s’interrogèrent sur les moyens à mettre en œuvre pour, définitivement cette fois, ancrer la paix en Europe (les pays d’obédience communistes sont bien sûr exclus de cette histoire, ce qui fit dire un jour, dans un célèbre discours, à Nicolas Sarkozy, parodiant Guaino en un sanglot, je cite :&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Le drame de l’homme soviétique,&lt;br /&gt;Qu’il soit russe ou qu’il soit slave,&lt;br /&gt;C’est qu’il n’est pas sorti de l’état préhistorique,&lt;br /&gt;Se condamnant ainsi au seul statut d’esclave.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;Mais non… c’est à propos de l’Afrique qu’il a dit ça, ou presque, notre futur-ex-Président, l’amoureux à Carla, mais si ! il Poto-à-Sylvio ! Ca alors !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De façon assez logique, quoique à y bien réfléchir ça n’a rien d’évident, on considéra alors que pour éviter la guerre, il fallait s’unir. Sur quoi la question devint : « &lt;em&gt;Comment ?&lt;/em&gt; ». Comment mettre en place &lt;strong&gt;un processus d’unification&lt;/strong&gt; entre les pays européens, ces pays qui sortaient tout juste d’une guerre déplorable ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Considéré de façon « théorique », deux voies s’offrent à tout ensemble de pays (ou de régions, d’ailleurs) souhaitant mettre en œuvre un processus d’unification. Une voie politique ou une voie économique.&lt;br /&gt;La &lt;strong&gt;voie politique&lt;/strong&gt; consiste, en gros, à bâtir des institutions politiques communes. Pour s’en faire rapidement une idée, on peut raisonner à l’extrême. Poussé à sa limite en effet, l’unification politique de plusieurs pays déboucherait, entre autres choses, sur : un seul système de Lois pour tous les pays, un seul Parlement, un seul Gouvernement (donc, entre autres, une seule armée) et, finalement, un seul Président (« &lt;em&gt;Et pourquoi pas un Roi ? - Hola ! Un Ayatollah tant que vous y êtes ! Un Pape ! Vous êtes fou vous !&lt;/em&gt; »). On en est loin, certes, mais bon…&lt;br /&gt;La&lt;strong&gt; voie économique&lt;/strong&gt;, pour sa part, c’est œuvrer de sorte à harmoniser les relations économiques entre les Nations concernées afin d’accélérer leur développement, qu’ils s’agissent des échanges commerciaux ou des relations monétaires. Poussée à l’extrême (c’est décidément bien pratique l’extrême, car débarrassé du brouillard des nuances, on y voit bien clair ! C’est donc toujours fort utile, l’extrême, dans un premier temps…), la voie de l’unification économique débouche sur un gigantesque marché unique pour les marchandises, les capitaux et les hommes, une monnaie unique, et, c’est essentiel, une politique économique unique ! Où l’on voit que poussée à l’extrême, l’unification économique n’est pas très éloignée d’une forme d’unification politique ! Chose qu’à très bien comprise d’ailleurs Nadine Morano, dont on dit qu’elle serait candidate en 2020 (« &lt;em&gt;Ben quoi ? C’est pas une Année Olympique, 2020 ? Et ya pas du saut à la perche aux JO ? Bon !&lt;/em&gt; »).&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Qu’allait-on choisir alors, en Europe, au terme de la seconde guerre mondiale ? La voie politique, comme ça, d’emblée ? La voie économique ? Un mélange des deux ? Mais dans quel ordre ? Et par quoi commencer ?&lt;br /&gt;On imagine sans peine que le choix d’une unification politique, quand bien même il aurait été envisagé, posait de sérieux problèmes, ne serait-ce qu’en raison des souvenirs de la guerre qui étaient encore omniprésents dans les esprits de tous : soldats, militaires, députés, anciens bébés, contribuables, malades, femmes au foyer, paysans, commerçants, électeurs, bacheliers, certifiés, comptables, ouvriers, employés, fonctionnaires, douaniers, avocats, prolétaires, banquiers, chanteurs, ramoneurs, facteurs, acteurs, même certains ministres dit-on en avaient encore « gros sur la patate » (c'est très joli... je sais).&lt;br /&gt;D’où, très rapidement, l’idée de « contourner l’obstacle » (formule très étonnante quand on sait qu’à l’époque Roselyne Bachelot « n’existait pas ») et de commencer par la voie économique. Mais, et cela est essentiel, absolument essentiel, surtout vu d’aujourd’hui ! les « fondateurs » de l’Europe, ses concepteurs, on pense bien sûr à Jean Monnet et Maurice Schumann, furent on ne peut plus explicites : si l’on commençait, pragmatisme oblige, par l’unification économique, c’est avec pour objectif l’union politique. Autrement dit, &lt;strong&gt;l’unification économique a été pensée, dès le départ, en Europe, comme le préalable à une unification politique future&lt;/strong&gt;. Mieux encore : pour les « pères fondateurs » de l’Europe, c’était pour eux une évidence, l’union économique ne pourrait réellement bien fonctionner, ne serait un succès qu’à une condition : c’est qu’elle aboutisse, à terme, à une union politique. &lt;strong&gt;Sans union politique, l’unification économique serait condamnée à l’échec&lt;/strong&gt;. Pour les fondateurs de l’Europe, le message était donc clair : l’Europe sera politique ou ne sera pas ! Et tout ça, il faut le rappeler sans cesse, parce que l’on considérait que c’était LE moyen d’éviter l’éclatement de nouveaux conflits entre pays européens, le &lt;strong&gt;moyen d’assurer une paix durable&lt;/strong&gt;, et idéalement définitive, en Europe.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Il faut donc considérer &lt;strong&gt;la création de l’Euro&lt;/strong&gt; comme l’un des moyens de cette ambition, et au-delà des seules considérations économiques, voir la création de l’Euro comme &lt;strong&gt;une construction fondamentalement politique&lt;/strong&gt;. Les soubresauts que connaissent aujourd’hui les pays membres de l’UEM (&lt;strong&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_euro"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;Union Economique et Monétaire&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, nom officiel désignant l'ensemble des pays dont la monnaie est l’euro) sont à interpréter aussi, au-delà de leur seule dimension technique (la « crise » des dettes publiques notamment) à l’aune de ces considérations politiques.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Pour bien le comprendre, il faut savoir qu’à l’époque une idée dominait les esprits selon laquelle &lt;strong&gt;les guerres avaient des causes fondamentalement économiques&lt;/strong&gt;, dont deux plus particulièrement : « la guerre commerciale », &lt;strong&gt;le « protectionnisme »&lt;/strong&gt;, d’une part, et &lt;strong&gt;l’instabilité monétaire&lt;/strong&gt; d’autre part. Idées fort peu évidentes au demeurant, mais l’essentiel est qu’on y croyait. Il est vrai cependant que l’entre-deux guerres mondiales a connu une forte poussée de protectionnisme (Ah les métaphores médicales en Economie, c’est quelque chose… on ne le dira jamais assez !) et qu’il y eut effectivement des crises monétaires violentes, nationales comme internationales. D’où la volonté affichée très tôt par les Gouvernants du Monde (pas les Illuminati, les vrais…) d’engager le Monde capitaliste dans la double voie du « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Libre-échange&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » et de la &lt;strong&gt;stabilité monétaire internationale&lt;/strong&gt; (ainsi par exemple créa-t-on le Fonds Monétaire International, le FMI, en 1944, en lui confiant cette mission de veiller à la stabilité de l’ordre monétaire mondial).&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Ces considérations générales posées, &lt;strong&gt;l’unification économique&lt;/strong&gt; amorcée &lt;strong&gt;en Europe&lt;/strong&gt; à partir du début des années 1950 a suivi un certain nombre d’&lt;strong&gt;étapes&lt;/strong&gt;. On en retiendra quatre. C’est le minimum vital à connaître pour comprendre un peu mieux l’histoire de l’Euro et ses déboires actuels. &lt;strong&gt;Quatre dates-clés&lt;/strong&gt;, si l’on veut, qui au moins a posteriori, donnent une certaine cohérence à l’ensemble du processus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux de ces dates correspondent, disons, à l’&lt;strong&gt;unification commerciale&lt;/strong&gt; de l’Europe. Les deux autres renvoient plus précisément à son &lt;strong&gt;unification monétaire&lt;/strong&gt;. Et l’on peut voir, dans ces deux avancées, l’une sur le front commercial (Ah les métaphores militaire en économie !!! ...), l’autre sur le plan monétaire, un certain parallélisme, une forme de symétrie, si l’on préfère, qui ne sont pas sans intérêt (« &lt;em&gt;Et si la symétrie était non pas l’œuvre de Dieu mais l’œuvre du Diable ?&lt;/em&gt; », David Nikolovski, &lt;em&gt;Fondements d’une Géométrie Quantique&lt;/em&gt;, CPP-Grenoble, Avril 2012).&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;strong&gt;Deux dates pour l’unification « commerciale » de l’Europe&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Il faut prendre ici le mot « commerce » en son sens large et y voir tout ce qui dans une économie n’est pas la monnaie et ses dérivés : les biens donc, avec tout ce qui relève de leur production, de leur répartition et des échanges. Appliquant alors l’adage bien connu (mais discutable, bien sûr) selon lequel « Mieux vaut le commerce que la guerre » (c’est ce qu’on appelle aussi la &lt;strong&gt;thèse du « &lt;em&gt;Doux commerce&lt;/em&gt; »&lt;/strong&gt;), il a donc été d’emblée question de tout faire pour, au plus vite, constituer l’Europe en zone de « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Libre-échange&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première de ces dates est sans la plus connue : &lt;strong&gt;1957&lt;/strong&gt; (soit l’An 11 après Roselyne, selon les umpistes-mystiques), avec la signature du &lt;strong&gt;Traité de Rome&lt;/strong&gt; (« &lt;em&gt;Quoi?!?!&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Tu m’as traité de Rom ?!?!&lt;/em&gt; », Claude Guéant, &lt;em&gt;Mon Umpisme est un Humanisme&lt;/em&gt;, Seuil, septembre 2011), et la création, par six pays (La France, L’Allemagne, L’Espagne, l’Italie, La Belgique, La Hollande et le Luxembourg) de la CEE (Communauté Economique Européenne), du &lt;strong&gt;Marché Commun&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« - &lt;em&gt;Commun ? Commun ? Vous avez dit « commun » ? Comme c’est…&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Commun oui. J’ai dit « commun ». Un marché commun ».&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Et c’est quoi, un marché commun ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Au fond c’est assez simple, il suffit de lire et entendre les mots. La création d’un « marché commun », par plusieurs pays, c’est d'abord une « mise en commun »&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Certes...&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;On met en « commun » les marchés de tous les pays signataires du Traité, en éliminant, entre ces pays, tous les obstacles qui s’opposent à une libre et totale circulation des marchandises, tout ce qui, de fait, visait jusque là à empêcher ou pénaliser, dans chaque pays, les importations de produits fabriqués à l’étranger.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Et ces obstacles ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;C’est d’abord l’interdiction pure et simple d’importer, ce qui, quand même, est rarissime. C’est surtout deux types de mesures qu’un pays peut prendre à l’encontre des produits étrangers : les quotas et les droits de douanes.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Les quotas ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Oui. Le pays restreint directement la quantité importée de tel ou tel produit en fixant la part de marché que ces produits ne pourront pas dépasser. Exemple : Sur les conseils avisés de Madame Roselyne Bachelot, le gouvernement souhaite limiter les importations de sushis à 10% de la consommation nationale de sushis (c’est proprement infect les sushis, nous sommes bien d’accord, mais apparemment cela ne semble pas suffire…). Il le fait, via, disons une Loi, qui limite à 10% des sushis consommés en France la quantité de Sushis importés du Japon. Et le tour est joué : on est assuré que 90% des sushis consommés en France seront produits en France.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Et les droits de douanes ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Cette fois le gouvernement ne limite pas en soi le volume des biens importés, il essaie de freiner les importations en appliquant une taxe sur les produits étrangers, les rendant ainsi plus chers, moins compétitifs donc que les produits nationaux. Dès lors, les consommateurs étant, en moyenne, supposés rationnels (« Mais une entité qui achète des sushis et qui n’est pas Roselyne Bachelot est-elle rationnelle ? Bonne question. Difficile question. Mais question passionnante !), on pense qu’ils achèteront plutôt (c’est l’ami de Mickey, je sais !!!) des sushis « made in France ».&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Quelle idée…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà en gros la philosophie générale qui inspira les signataires du Traité de Rome, en 1957 : faire de l’Europe une zone de « &lt;em&gt;Libre-échange&lt;/em&gt; », en éliminant au plus vite tout ce qui de près ou de loin ressemblait à des mesures protectionnistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« - &lt;em&gt;Heu… L’a ty ton fé…ou bien l’a ty ton pas fé ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Les résultats furent rapides et spectaculaires.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Nan ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;On estime que dès la fin des années 1960 le protectionnisme a disparu entre les pays signataires du Traité de Rome…&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Pardi !&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;… et qu’ainsi le Marché Commun était devenu une réalité&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;(Cours d’Economie Politique de Monsieur le Professeur Dominique Strauss Kahn- Institut d’Etudes Politiques de Paris - 2005 - Extrait).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La deuxième date c’est &lt;strong&gt;1986&lt;/strong&gt; (soit l’An 33 après Ségolène, si l’on se réfère, cette fois, au calendrier socialo-mystique).&lt;br /&gt;En 1986, en France, c’était François Mitterrand qui était Président et Jacques Chirac Premier Ministre. Et oui. Mitterrand avait été élu Président en 1981, mais la Droite ayant remporté les élections législatives de 1986 et le Président refusant de démissionner, il nomma Jacques Chirac à Matignon (« &lt;em&gt;Qui ? Moi ? Non. Vous êtes sûr ?&lt;/em&gt; » Jacques Chirac, &lt;em&gt;Mémoires&lt;/em&gt;, tome III, décembre 2011). Et c’est ensemble qu’ils signèrent, au nom de la France, un Traité essentiel : l’&lt;strong&gt;Acte Unique Européen&lt;/strong&gt; dont un des objectifs était la création, en Europe bien sûr, d’un &lt;strong&gt;Marché Unique&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Unique ? Unique ? Vous avez dit unique ? Comme c’est…&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Oui. Un Marché unique.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Quelle différence entre un Marché unique et un Marché commun ? Disons qu’un Marché unique c’est en quelque sorte, pour quiconque souhaite unifier des pays sur un plan économique, l’aboutissement logique d’un Marché commun. Là où le Marché commun mettait « en commun » les différents marchés des pays signataires, permettant ainsi la libre circulation des marchandises entre pays, mais sans pour autant supprimer les frontières, et en limitant, pour l’essentiel, l’union aux marchandises, avec un Marché unique il faut visualiser &lt;strong&gt;un seul marché à l’échelle de l'ensemble des pays&lt;/strong&gt;, la disparition des frontières économiques et, au lieu de voir autant de marchés qu’il y a de pays, ne plus voir qu’un seul et Unique marché.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Telle fut l’ambition de l’Acte Unique Européen signé en 1986 : faire de l’Europe une zone économique où n’importe qui en Europe pourra acheter des marchandises venant de n’importe où en Europe, mais ça c’était déjà ce qu’ambitionnait et qu’avait réalisé le Traité de Rome, où n’importe qui pourrait ouvrir un compte en banque et placer son épargne n’importe où, et où n’importe qui pourrait travailler n’importe où en Europe. Autrement dit, si le Marché commun instaurait la libre circulation et donc la parfaite mobilité des marchandises en Europe, le Marché unique ajoute un double objectif de libre circulation des capitaux et des hommes soit, à l'arrivée : &lt;strong&gt;un marché unique pour les biens, un marché unique des capitaux, et un marché unique du travail&lt;/strong&gt; ! Ce qui n’est pas rien et surpasse ce que pouvait être un « simple » Marché commun comme moyen de parvenir à l’unification économique de l’Europe.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;strong&gt;Deux dates pour une unification monétaire&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Première date : &lt;strong&gt;1979&lt;/strong&gt; - Création du &lt;strong&gt;Système Monétaire Européen&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La première moitié des années 1970 fut marquée par une crise monétaire internationale de très grande ampleur générant une instabilité économique générale dont nous subissons encore les effets. Les taux de changes des monnaies, relativement stables jusque là, se mirent à connaître des mouvements à la fois amples et imprévisibles. Pas simple dans ces conditions, pour les Etats européens, de continuer de mener à bien le projet d’unification dont on se rappelle qu’il reposait, justement, sur la nécessité de stabiliser les monnaies (leur taux de change) de sorte à réduire l’incertitude économique. On pouvait même craindre que cette très grande instabilité monétaire compromette l’unification commerciale pourtant déjà achevée. C’est alors que l’on décida la création du Système Monétaire Européen, c’est-à-dire que l’on décida de créer, en Europe, un « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Système de Changes Fixes&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« - &lt;em&gt;Hardi ! C’est y koué un système eud’changes fixes ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Un système de changes fixes est un système qui instaure entre toutes les monnaies des pays qui y participent des taux de change officiels et a priori définitifs.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Ah ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Ce sont les Etats qui décident ainsi du taux de change des monnaies, et qui s’engagent à ce que les taux officiels ainsi décidés soient maintenus dans le futur. Ce système est censé garantir la stabilité des monnaies nationales dans le temps les unes par rapport aux autres.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Nan !&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Attendu que les taux de changes sont fixes ils ne peuvent plus bouger.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Pardi !&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Cette stabilité des taux de changes est censée réduire l’incertitude économique.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;C’est y pas vré ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Attendu que si par exemple le taux de change du franc en dollar est fixe, on sait ce qu’il est mais aussi et surtout ce qu’il sera.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Nan !&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Et si l’on sait ce qu’il sera, il n’y a donc plus d’incertitude quant à sa valeur future.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Ben tié !&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Ainsi donc c’est toute l’économie qui est plus stable.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Pardi !&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Et une économie plus stable car moins incertaine est une économie confiante, sure d’elle-même, ou l’on investit, travaille, produit et consomme, bref une économie qui connaît la croissance et le plein emploi des ressources.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Des eurschources ? C’est koué ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Des ressources en hommes notamment.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Et mi bestiaux ? Y zen font koué ?&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;(Cours d’Economie Politique de Monsieur le Professeur Dominique Strauss Kahn- Institut d’Etudes Politiques de Paris – 2005 – Extrait.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est pour ces raisons que dès 1944 les dirigeants des principaux pays du monde capitaliste s’étaient mis d’accord et avaient signé un Traité instituant entre leurs monnaies, un tel « &lt;em&gt;Système de Changes Fixes&lt;/em&gt; ». Les pays européens en étaient, si bien que quand on ratifia le Traité de Rome en 1957, on n’avait pas à se soucier, dans le cadre de la création du Marché commun, de cette question de la stabilité des taux de change vu que la question en question était déjà réglée ! Mais c’est précisément ce système mis en place en 1944 qui « explosa » dans les années 1970, créant cette instabilité monétaire tant redoutée. C’est pourquoi les chefs d’Etat européens décidèrent, en créant, en 1979, le Système Monétaire Européen (SME), de faire, entre eux seuls et pour eux seuls, leur propre « Système de Changes Fixes », de &lt;strong&gt;« mettre en commun » leurs monnaies&lt;/strong&gt;, si l’on peut dire, histoire de faire un parallèle avec la création, 20 ans plus tôt, du Marché commun dont on a dit qu’il visait à « mettre en commun » les économies européennes sur le strict plan commercial. Avec le SME, les monnaies nationales ne disparaissent pas. Elles sont simplement reliées ensemble par les taux de change officiels qui furent décidés au moment de l’instauration du SME en 1979.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Le SME fonctionna (non sans heurts) jusqu’en 1999, où il disparut logiquement pour laisser la place à une Monnaie Unique, l’Euro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La création d’une &lt;strong&gt;Monnaie unique&lt;/strong&gt; en Europe fut le résultat de décisions officialisées en &lt;strong&gt;1992&lt;/strong&gt; par le &lt;strong&gt;Traité de Maastricht&lt;/strong&gt; (Lequel, on ne rit pas ! commence par « &lt;em&gt;Sa majesté le Roi des Belges&lt;/em&gt;», &lt;a href="http://eur-lex.europa.eu/fr/treaties/dat/11992M/htm/11992M.html#0001000001"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;si si&lt;/span&gt; &lt;/a&gt;!). L’année 1992 (c’est facile à retenir, c’est exactement cinq siècles après 1492) est ainsi la quatrième date à retenir pour avoir une idée d’ensemble du processus de la construction européenne. Elle correspond finalement à l’aboutissement du mouvement amorcé après la seconde guerre mondiale. C’est d’ailleurs souvent ainsi que l’on a présenté et que l’on continue de présenter les choses, en expliquant que : « &lt;em&gt;Quand on est en Europe en 1990, on a un Marché Unique quasiment achevé, alors pourquoi continuer à s’embêter avec autant de monnaies qu’il y a de pays ? Imaginez la France avec autant de monnaies qu’il y a de régions ? Vous voyez ça ? Le bordel que ce serait ?&lt;/em&gt; » Economiquement parlant, ce raisonnement n’est pas idiot, même s’il mérite d’être précisé. Cela dit, il importe de ne pas oublier que l’objectif &lt;strong&gt;ultime de la création de l’Euro n’était pas économique mais politique&lt;/strong&gt;. En instaurant une monnaie unique en Europe, le Traité de Maastricht (… ville où fut tué d’Artagnan en 1673 ! on ne le rappelle pas assez !) est une nouvelle manifestation de cette volonté de &lt;strong&gt;maintenir et préserver une paix durable en Europe&lt;/strong&gt; qui était déjà à la base du Traité de Rome.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon. Récapitulons : 1957, 1986, 1979, 1992, ça fait quatre dates ! Et la cinquième date, alors ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hé bien, &lt;strong&gt;la cinquième date&lt;/strong&gt;, on ne la connait pas encore, pour cette simple et bonne raison qu’elle n’a pas encore eu lieu. Ce qu’on peut dire, c’est que quand elle aura lieu, la cinquième date marquera ce moment où l’unification politique de l’Europe aura été aussi loin que son unification économique et où, donc, l’Europe ne subira plus les crises économiques ET politiques à répétition liées à ce décalage entre une unification économique quasiment achevée et une unification politique encore balbutiante, et dont la crise actuelle est une nouvelle confirmation, la « pire » que l’on ait pu connaitre depuis que l’Euro existe. Non pas que ce retard de l’unification politique soit LA cause de ces crises. Mais il est, ce retard, UNE des causes principales qui expliquent l’impossibilité d’apporter aux crises telles que celles que connaissent aujourd’hui certains pays de la zone Euro des solutions rapides et efficaces à la fois. Qu’on se rappelle &lt;strong&gt;le message des fondateurs de l’Europe : l’unification économique ne fonctionnera qu’à condition que se mette en place, aussi, une unification politique&lt;/strong&gt;. L’actualité de la crise en Europe le confirme tous les jours.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Personne ne sait quand la cinquième date « aura lieu ». En revanche il est certain qu’elle aura lieu, et que si elle n’est pas cette année future qui verra &lt;strong&gt;l’unification politique&lt;/strong&gt; avancer d’un grand pas de sorte qu’elle se mette en phase avec l’unification économique, elle sera alors, simplement, la date de&lt;strong&gt; la disparition de l’Euro&lt;/strong&gt;, dans certains pays seulement, ou dans tous les pays membres de l’UEM, compromettant ainsi l’ensemble du processus amorcé en 1957.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ce, pause sportive, car le sport c’est bien, c’est bon et c’est beau ! &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=eTm0X93l8vk"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;La preuve&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6178103069268069040-3735116147583668067?l=economibasic.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://economibasic.blogspot.com/feeds/3735116147583668067/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6178103069268069040&amp;postID=3735116147583668067' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/3735116147583668067'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/3735116147583668067'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://economibasic.blogspot.com/2011/09/leuro-en-cinq-dates-tous-les-biens-de_16.html' title=''/><author><name>serenis cornelius</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17688595031165838655</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_CDumFSfhs80/SWZi8I6zkBI/AAAAAAAAAAg/5eJU8IDLhEs/S220/Anna.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6178103069268069040.post-2762867595882191716</id><published>2011-08-18T15:25:00.008+02:00</published><updated>2011-08-18T16:17:20.366+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Du taux de change et des conséquences certaines de la présence de son absence&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;La croyance est donc à l’esprit ce que l’assimilation est au corps.&lt;br /&gt;Henri Bergson - Psychologie de la croyance - 1902.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existe dans nos économies, installé au cœur de l’économie mondiale, un marché essentiel : le « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Marché des changes&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; ». Ce marché appartient à la catégorie désormais célèbre tant elle ne cesse de faire « &lt;em&gt;la Une des journaux&lt;/em&gt; » de ce que l’on appelle les « &lt;em&gt;Marchés de capitaux&lt;/em&gt; », où il côtoie les marchés monétaires (là où se joue les opérations de crédits et la détermination du &lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2011/01/le-taux-de-linteret-celui-des-medias-il.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;taux de l’intérêt&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;) et les marchés financiers (là on l’on achète et vend des &lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2009/07/la-valeur-des-actions-quand-il-fait.html"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;actions&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;et des &lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2009/05/les-obligations-il-y-des-pays-ou-les.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;obligations&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, donc, entre autres, la Bourse). Plus que jamais aujourd’hui, ces trois marchés sont en interaction permanente, de sorte que, mondialisation oblige, « globalisation financière » oblige, devrait-on dire pour être plus précis, ce qui se passe sur l’un a nécessairement des répercussions sur les deux autres. On va en reparler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le « &lt;em&gt;Marché des changes&lt;/em&gt; »,&lt;strong&gt; à quoi sert-il ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;D’abord et avant tout, bien sûr, puisqu’il s’agit d’un marché, à permettre les &lt;strong&gt;échanges de monnaies nationales&lt;/strong&gt;, autrement appelées « &lt;em&gt;devises&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Exemple&lt;/strong&gt; : une entreprise française a besoin de dollars pour acheter des composants que lui vend une entreprise américaine. Pour les obtenir, elle s’adresse à « sa » banque, laquelle, si elle ne dispose pas de dollars en quantité suffisante, devra se les procurer en les achetant sur le « &lt;em&gt;Marché des changes&lt;/em&gt; », contre des euros, bien sûr.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Autre exemple&lt;/strong&gt; : un ménage allemand, Hans et Birgit Bernardini (probablement une ascendance corse quelque part), une maison, deux voitures, deux enfants et un chien tibétain végétarien de quatre ans, Bavarois (c’est important), désire placer son épargne, toute son épargne ! en Grèce, car Hans, médecin, se sent une dette envers Hippocrate, parce que Birgit garde un souvenir ému et nostalgique de son voyage de noces à Corfou, et, surtout, parce qu’Européens avant d’être Allemands et Allemands avant d’être Bavarois, donc Européens avant d’être Bavarois (beauté de la Logique décidément, c’en est presque effrayant…), ils souhaitent, tous deux, ensemble, participer activement à cette entreprise historique de solidarité européenne qu’est le « &lt;em&gt;sauvetage de la Grèce&lt;/em&gt; », pays dont les medias nous rappellent tous les jours qu’il est « &lt;em&gt;au bord du naufrage&lt;/em&gt; » (Pourquoi la Grèce d’ailleurs ? Sans doute parce que grand pays d’armateurs, la Grèce est, par définition, plus que d'autres pays, très sensible au naufrage, et qu’il arrive que les naufrages arrivent. Notez que nous, en France, on n’a pas Onassis, ni autant de bateaux, mais on a Ségolène Royal, Nadine Morano, Frédéric Lefèvre et Arnaud Montebourg, ce qui, à y regarder de près, n’est pas mal non plus). Mais Hans et Birgit sont Allemands. Ils possèdent donc des Marks. Il va donc falloir, pour qu’ils puissent placer leur épargne en « &lt;em&gt;Emprunt grec&lt;/em&gt; », prêter leur épargne à l’Etat grec, que d’une façon ou d’une autre, l’on échange ces Marks contre des…&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Mais contre des quoi ? au juste ?...&lt;br /&gt;- Et c’est quoi la monnaie grecque ? au fait ?&lt;br /&gt;- ... Et ces Marks dont vous parlez ?... Ca n’existe plus les Marks !!!!&lt;br /&gt;- De même qu’il n’y a plus de monnaie grecque !!!&lt;br /&gt;- Vous n’êtes pas bien vous !!! Il y a l’Euro désormais ! Non ? Alors !&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;Justement, on va en reparler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retenons donc, au-delà de ces exemples édifiants, que dès lors que quelque part dans le monde, quelqu’un a besoin d’acheter une monnaie qui n’est pas sa monnaie nationale, la transaction mettra en jeu, forcément le « &lt;em&gt;Marché des changes&lt;/em&gt; ». &lt;strong&gt;Trois raisons&lt;/strong&gt; principales expliquent ainsi pourquoi il existe, à tout moment, sur le « &lt;em&gt;Marché des changes&lt;/em&gt; », &lt;strong&gt;des transactions sur les devises&lt;/strong&gt;. Des raisons commerciales d’abord (tout ce qui relève des achats et des ventes de biens et de services) : pour l’essentiel il s’agit, dans chaque pays, de financer les exportations et les importations. Des raisons que l’on pourrait appeler « industrielles » ensuite : quand une entreprise française par exemple souhaite installer ou acquérir une unité de production au Brésil. Des raisons financières enfin : dès lors que des placements financiers (achat d’actions ou d’obligations notamment) mettent en jeu des personnes de pays ayant des monnaies différentes, on observera, parallèlement à la transaction financière en tant que telle, une transaction équivalente sur le « &lt;em&gt;Marché des changes&lt;/em&gt; » (si vous placez une partie de votre épargne en achetant des actions américaines à la Bourse de New York, force sera de convertir, préalablement, vos Euros en Dollars).&lt;br /&gt;Ajoutons à ces trois raisons « traditionnelles », que le « &lt;em&gt;Marché des changes&lt;/em&gt; » est aussi le théâtre d’&lt;strong&gt;opérations « purement » spéculatives&lt;/strong&gt;. On en peut effet y acheter ou y vendre des devises non pas dans le cadre d’opérations commerciales, industrielles ou financières, mais en soi. Exemple de base : vous pensez que le Dollar va s’apprécier par rapport à l’Euro dans les mois qui viennent. Vous achetez aujourd’hui des Dollars moyennant des Euros, espérant que votre anticipation se réalisera et que le jour viendra où vous revendrez ces Dollars plus chers que vous ne les avez achetés, empochant au passage, mais c’était le but, une plus-value plus ou moins substantielle. Votre achat de Dollars n’avait finalement qu’un but : l’achat de Dollar ! Quant à leur vente future elle n’aura qu’un but elle aussi : la vente de Dollar !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ainsi que chaque jour, des milliers de milliards de Dollars (le Dollar est encore la « monnaie mondiale », d’où cette habitude qui persiste de compter en Dollars dès lors que l’on fait des comptes à l’échelle mondiale) sont échangés sur le « &lt;em&gt;Marché des changes&lt;/em&gt; », ces échanges concernant toutes les monnaies du monde ou presque, et ces échanges étant d’autant plus facilités que le « &lt;em&gt;Marché des changes&lt;/em&gt; » est désormais rien moins qu’un gigantesque réseau informatique (ne cherchez pas, à Paris, New York, Londres, Francfort, Tokyo, Buenos Aires, Sao Paulo ou Pékin, à « visiter » le « Marché des changes » sous prétexte que vous venez de visiter la Bourse de Paris, par exemple, vous passeriez, au mieux, plus un plaisantin, à l’instar de ce touriste autrichien visitant récemment la très belle ville d’Avignon, et qui s’étonnait de pas pouvoir y rendre visite au Pape), &lt;strong&gt;un réseau totalement informatisé&lt;/strong&gt; donc, un réseau planétaire, où les achats et les ventes se font en « quasi temps réel », et, surtout, où règne &lt;strong&gt;une liberté dans les échanges quasi absolue&lt;/strong&gt; en raison de l’abandon, décidé par tous les pays ou presque, depuis les années 1980 et surtout 1990, du « &lt;em&gt;contrôle des changes&lt;/em&gt; », c’est-à-dire de Lois limitant, pour les individus par exemple, le montant de monnaie nationale qu’il peuvent « sortir » du pays, voire le nombre de fois où, au cours d’une année, il est possible de changer de la monnaie contre des devises étrangères (il y a des exceptions bien sûr, aujourd’hui encore, des exemples de pays qui continuent de contrôler activement le change de leur devise ; c’est le cas notamment de la Chine, mais bon la Chine, c’est si peu de choses, hormis Confucius, la Grande Muraille, l’acuponcture, le Taï Chi Chuan et les sushis, quoique les sushis…).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque jour donc, chaque minute, voire chaque seconde, et pour toutes les raisons évoquées plus haut, chaque monnaie est l’objet, sur le « &lt;em&gt;Marché des changes&lt;/em&gt; », d’une Offre et d’une Demande, si bien, que chaque jour, chaque minute voire chaque seconde, de la confrontation de l’Offre et de la Demande relative à chacune d’elle, résulte, pour chaque monnaie, son « prix », lequel est exprimé, bien sûr, relativement à celui des autres devises échangées sur le « &lt;em&gt;Marché des changes&lt;/em&gt; », et ce prix, c’est ni plus ni moins que ce que l’on appelle tous les jours, dans les journaux, à la radio et à la télévision, le « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;taux de change&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; » d’une monnaie.&lt;br /&gt;C’est ainsi que si (très joli… on dirait du Victor Hugo, enfin presque…), quelles qu’en soient les raisons, à un moment donné, sur le « &lt;em&gt;Marché des changes&lt;/em&gt; », on observe une hausse de la demande d’Euros telle la demande d’Euros vient à dépasser l’offre d’Euros (il y a plus d’intentions d’acheter des Euros qu’il n’y a d’intentions d’en vendre), alors, si rien ne l’entrave, la &lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2009/03/la-loi-de-loffre-et-de-la-demande-il.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;Loi de l’Offre et de la Demande&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; fera son œuvre et, mécaniquement, on assistera à un renchérissement de l’Euro, vis-à-vis du Dollar par exemple, autrement dit on assistera à une hausse du taux de change de l’Euro.&lt;br /&gt;Inversement, imaginons que l’on nomme Nadine Morano Ministre de l’Economie du futur Gouvernement Européen, la confiance dans l’Euro s’effondrerait immédiatement, et la « &lt;em&gt;fuite devant l’Euro&lt;/em&gt; » qui résulterait de cette nomination hilarante entraînerait une baisse, forte et brutale à la fois, de la Demande d’Euros. De son côté l’Offre s’envolerait car tous les détenteurs d’Euros souhaiteraient se débarrasser au plus vite de cette monnaie désormais ridicule. Au total, cet « &lt;em&gt;effet ciseaux&lt;/em&gt; » (baisse de la demande et hausse de l’offre simultanées) provoquera, mécaniquement, la chute « &lt;em&gt;vertigineuse, irrépressible et définitive &lt;/em&gt;» (Le Figaro, 29 février 2013) du taux de change de la monnaie européenne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Marché des changes&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; » a donc aussi, et c’est essentiel, ce rôle de « déterminer »&lt;strong&gt; le prix des monnaies les unes par rapport aux autres&lt;/strong&gt;. En bref, si le Marché des changes est fait pour permettre les échanges de devises, c’est également « lui » qui établit, en même temps, les taux de change des monnaies. Remarque qui n’est pas anodine, car en la prolongeant, on découvre que dans son fonctionnement même, le « &lt;em&gt;Marché des changes&lt;/em&gt; » est censé (on a bien écrit « censé » !) jouer un rôle majeur, un rôle de régulateur, de régulateur de l’économie mondiale, tout simplement, ce qui, on en conviendra aisément, n’est pas rien !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la base les choses sont très simples. Les variations du taux de change des monnaies, induites par leurs offres et leurs demandes respectives, rétroagissent sur les causes qui en sont à l’origine, allant parfois jusqu’à en inverser le cours (On ne rit pas !). C’est en ce sens que &lt;strong&gt;le taux de change&lt;/strong&gt; joue aussi le rôle de régulateur sur le « &lt;em&gt;Marché des changes&lt;/em&gt; » en tant que tel certes, mais aussi et surtout, puisque le « Mar&lt;em&gt;ché des changes&lt;/em&gt; » intervient nécessairement dans toute transaction économique internationale, de &lt;strong&gt;régulateur de l’économie mondiale&lt;/strong&gt; tout entière (à condition, rappelons-le, que rien ne l’en empêche).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Exemple 1&lt;/strong&gt; : Prenez &lt;strong&gt;deux pays&lt;/strong&gt;, le pays A et le pays B. Dans le premier pays, le pays A, les &lt;strong&gt;salaires&lt;/strong&gt; augmentent plus que la &lt;strong&gt;productivité du travail&lt;/strong&gt; alors que dans le second, le pays B, c’est l’inverse, les salaires y augmentent moins que la productivité du travail. En utilisant la fonction « &lt;em&gt;Recherche &lt;/em&gt;» de ce blog (tapez simplement « inflation » dans l’espace proposé par cette fonction), le lecteur qui ne le saurait pas déjà découvrira, sur ce blog mais aussi sur d’autres, qu’il y a de fortes chances que le pays A connaissent une &lt;strong&gt;inflation&lt;/strong&gt;, une hausse générale des prix des produits qu’il fabrique, contrairement au pays B, où les prix auront plutôt tendance à baisser. En effet, des salaires qui augmentent plus vite que la productivité du travail, cela signifie que le « coût du travail » augmente véritablement dans le pays concerné. Si donc le prix des produits fabriqués dans le pays A augmente quand il baisse dans le pays B, il y a de fortes chances de voir les consommateurs du pays A acheter davantage de produits fabriqués dans le pays B (puisqu’ils deviennent réellement moins cher) et les consommateurs du pays B acheter moins de produits faits dans le pays A. Autrement dit, le pays A connaîtra une baisse de ses &lt;strong&gt;exportations&lt;/strong&gt; et une hausse de ses &lt;strong&gt;importations&lt;/strong&gt;, permettant, c’est au moins cela, aux grands medias du pays de titrer avec emphase et effroi sur « &lt;em&gt;La dégradation de la balance commerciale&lt;/em&gt; » du pays A. En revanche, on louera « &lt;em&gt;Les performances commerciales&lt;/em&gt; » du pays B dont la balance commerciale se rétablit, voire dont l’excédent commercial s’accroit et « &lt;em&gt;dépasse tous les records&lt;/em&gt; », car en effet, en raison de la baisse relative de ses coûts de production, ses exportations augmentent quand ses importations, elles, diminuent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Bon, mais le taux de change dans tout ça, il est où ?&lt;br /&gt;- Justement. Il arrive.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car il se trouve que si, comme on l’a dit, chaque opération commerciale internationale « cache » (en toute légalité bien sûr, quoique parfois…) une transaction en devises, voici ce qui va se passer, dans notre échange, sur le « &lt;em&gt;Marché des changes&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;Puisque la Demande de produits fabriqués dans le pays A baisse (là on est sur le « &lt;em&gt;Marché des biens&lt;/em&gt; »), forcément, sur le « &lt;em&gt;Marché des changes&lt;/em&gt; », la demande pour la monnaie du pays A baissera aussi. Inversement, puisque la Demande de produits fabriqués dans le pays B augmente sur le « &lt;em&gt;Marché des biens&lt;/em&gt; », forcément, la Demande pour la monnaie du pays B augmentera. D’un côté donc on assistera à une baisse de la Demande de monnaie du pays A et d’un autre, à une hausse de la Demande de monnaie du pays B (qui n’est autre, on peut le remarquer, au passage, sur le « &lt;em&gt;Marché des changes&lt;/em&gt; », que l’Offre de monnaie relative à la monnaie du pays A vu que pour obtenir de la monnaie du pays B il faut, en échange, fournir de la monnaie du pays A). L’essentiel à retenir alors de ce nouvel « &lt;em&gt;effet ciseaux&lt;/em&gt; » est que si rien ni personne ne l’empêche, on assistera mécaniquement à une baisse du taux de change de la monnaie du pays A (et les medias ne manqueront pas de commenter, si cette baisse persiste durablement, « &lt;em&gt;L’irrésistible déclin du pays A !&lt;/em&gt; »).&lt;br /&gt;Où l’on voit donc que&lt;strong&gt; c’est en partie en raison de phénomènes propres à l’économie réelle&lt;/strong&gt; des pays (en l’occurrence l’évolution comparée de la productivité du travail et du montant versé aux salariés comme rémunération de leur travail) &lt;strong&gt;que les taux de change des monnaies sont amenés à évoluer&lt;/strong&gt;, tantôt à la hausse, tantôt à la baisse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Très bien. &lt;strong&gt;Mais le rôle régulateur du taux de change dans tout ça&lt;/strong&gt;, il est où ?&lt;br /&gt;- Nulle part encore. Et pour cause, il arrive maintenant&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, la baisse du taux de change de la monnaie du pays A relativement à celle du pays B, consécutive ici à la hausse des prix plus élevée en A qu’en B, va permettre, en partie au moins, d’inverser la tendance des échanges commerciaux entre les deux pays. Car avec un taux de change de la monnaie A qui baisse, les produits fabriqués dans le pays A vont retrouver une certaine compétitivité, se trouvant moins chers que ce qu’ils étaient relativement à ceux du pays B.&lt;br /&gt;Pour ceux qui trouveraient cela trop « abstrait », voyez comment les industriels français pestent quand le taux de change de l’Euro augmente, non sans raison a priori, vu de leur seul point de vue, puisqu’avec un taux de change de l’Euro à la hausse, il devient plus difficile d’exporter nos produits (hors de la zone Euro bien sûr…). Ou alors, voyez comment, en tant que « touriste international », il vous arrive de considérer l’évolution du taux de change de l’Euro pour déterminer le lieu de vos prochaines vacances, et comment la faiblesse du taux de change de telle ou telle monnaie par rapport à l’Euro peut motiver votre choix (pour un pays, ses activités touristiques sont autant d’exportations !). Ainsi donc, la baisse du taux de change de la monnaie A va permettre de stimuler les exportations du pays A et conduira, aussi, à en freiner les importations. Même chose, mais à l’envers bien sûr dans le pays B. Si bien qu’à l’arrivée, le déficit commercial du pays A se réduira, de même que l’excédent du pays B. Le taux de change aura bien joué son rôle de régulateur des échanges commerciaux internationaux. Ici, &lt;strong&gt;la variation du taux de change a permis d’absorber des écarts de compétitivité&lt;/strong&gt; entre entreprises opérant dans des pays différents dotés, chacun, de leur monnaie nationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Question : Comment obtenir le même résultat, comment rééquilibrer les échanges commerciaux, comment « absorber » les différences entre pays, différences de productivité et de mode de rémunération ici, si cette variation du taux de change n’est pas possible ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne question. Mais continuons, car une fois connue cette « mécanique de base », on peut l’appliquer à bien d’autres choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Exemple 2&lt;/strong&gt; : Prenez &lt;strong&gt;deux pays&lt;/strong&gt;, X et Y cette fois, histoire de donner à ce billet une variété et une touche esthétique toujours appréciables.&lt;br /&gt;Dans le premier, X, le taux d’intérêt en vigueur est de 5% alors qu’il est de 10% dans Y, et cela, tout le monde le sait, partout dans le monde. Il est clair alors qu’une telle différence &lt;strong&gt;entre les taux d’intérêt&lt;/strong&gt; respectifs de ces deux pays va avoir des conséquences sur les comportements financiers cette fois. En effet, il apparait qu’il est deux fois plus rentable de placer de l’argent en Y qu’en X. (en vérité il faudrait aussi tenir compte de l’inflation dans chacun des pays, mais bon). Résultat, le pays Y, financièrement plus attractif que X, va connaître un afflux de capitaux quand le pays X, pour sa part, risque bien de voir les capitaux sortir. Mais comme on l’a vu, ces mouvements vont également entraîner des opérations sur le « &lt;em&gt;Marché des changes&lt;/em&gt; ». Ici, il y aura une forte demande pour la monnaie Y quand la monnaie X sera délaissée. Résultat du résultat : le taux de change de la monnaie Y va s’élever (s’apprécier) relativement à la monnaie X, ce qui va la rendre plus chère pour tous ceux qui souhaiteraient en acquérir afin d’opérer des placements dans le pays Y, si bien que finalement, la rentabilité et l’attractivité financière de Y sera progressivement réduite. &lt;strong&gt;Le taux de change a de nouveau joué un rôle de régulateur&lt;/strong&gt; en ce sens que &lt;strong&gt;sa variation a permis d’atténuer les différences&lt;/strong&gt;, différences &lt;strong&gt;de nature monétaire et financière&lt;/strong&gt; ici, entre les pays X et Y.&lt;br /&gt;On a pris l’exemple d’une différence entre des taux de l’intérêt, notez que si à la place de « &lt;em&gt;taux de l’intérêt&lt;/em&gt; » vous mettez « &lt;em&gt;taux de rentabilité des entreprises&lt;/em&gt; », ou « &lt;em&gt;taux de rentabilité&lt;/em&gt; » de n’importe quel placement financier (des actions par exemple), vous avez une variante intéressante de ce deuxième exemple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(&lt;strong&gt;Supplément facultatif&lt;/strong&gt; : Vous pouvez ajouter ici la leçon de l’exemple 1 et considérer que l’afflux de capitaux en dans le pays Y augmentant la valeur du taux de change de la monnaie Y, il en résulte théoriquement une baisse de la compétitivité des produits fabriqués en Y et donc une baisse de ses exportations et une hausse de ses importations. Où l’on voit qu’une entrée massive de capitaux dans un pays se traduit logiquement et normalement, à terme au moins, et pourvu que le taux de change puisse jouer son rôle, par un déficit commercial du pays ! Si bien que celui qui, un homme politique par exemple dont ce serait le slogan, désirerait faire entrer les capitaux étrangers chez lui, ferait tout pour rendre son pays « &lt;em&gt;financièrement attractif aux yeux du monde entier !&lt;/em&gt; », pour en faire « &lt;em&gt;une place financière de toute première importance !&lt;/em&gt; », il ne peut pas vouloir, en même temps, que sa balance commerciale soit excédentaire, que le pays «&lt;em&gt; gagne la bataille économique mondiale, si ce n’est la guerre !&lt;/em&gt; », sauf à manipuler son taux de change…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Question : Comment obtenir le même résultat, comment rééquilibrer les choses, comment « absorber » les différences entre pays, de monétaires et financières ici, quand elles existent, si cette variation du taux de change n’est pas possible ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Bonne question encore. Mais continuons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Exemple 3 &lt;/strong&gt;: Soit &lt;strong&gt;deux pays&lt;/strong&gt;, G et H (variété oblige, toujours…). Le pays G est confronté à &lt;strong&gt;une crise économique et/ou politique&lt;/strong&gt; : une baisse de sa croissance économique, une hausse du chômage, une dette publique jugée non remboursable en partie au moins, l’apparition de ministres communistes au gouvernement, ou encore la nomination de Nadine Morano comme dame-pipi au Ministère de l’Economie (Une dame-pipi ? Qu’est-ce donc ? Mais si, vous savez … c’est la gentille dame qui distribue les jetons à l’entrée de toilettes que pour une raison obscure on nomme « publiques »), bref, dans tous les cas, le pays connaît ce qu’on appelle &lt;strong&gt;une crise de confiance !&lt;/strong&gt; Et de nouveau, si le taux de change de la monnaie du pays G peut baisser, alors il baissera, ne serait-ce que parce ce que fuyant le pays en crise, le pays G, les capitaux iront se placer dans le pays H, qui lui, « &lt;em&gt;Bien que n’étant pas une entreprise, ne connaît pas la crise&lt;/em&gt; » (Alain Souchon, Sous le ciel de Paris, 1834), d’où une demande en hausse pour la monnaie du pays H, laquelle va s’apprécier en même temps, forcément, que celle du pays G se déprécie. On se retrouve alors, entre autres, dans la situation décrite dans l’exemple 1, à savoir, amélioration de la compétitivité des produits du pays G, hausse de ses exportations, etc., etc., etc. &lt;strong&gt;Le taux de change a permis&lt;/strong&gt; une fois encore, &lt;strong&gt;par sa variation, de gérer en partie la crise&lt;/strong&gt;, d’en atténuer les effets sur le Pays G, en bref, la flexibilité du taux de change a permis de gérer les écarts de conjoncture économique entre les pays G et H.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Question : Comment obtenir le même résultat, comment « absorber » les différences entre les pays G et H, si la variation du taux de change n’est pas possible ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne question, ai-je dit, deux fois. Faut-il donc que je trisse ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ce qu’il faut retenir&lt;/strong&gt; de tout cela ? &lt;strong&gt;Une seule chose&lt;/strong&gt; : que&lt;strong&gt; le taux de change&lt;/strong&gt; d’une monnaie, quand il existe, peut servir, par ses variations à&lt;strong&gt; réguler les&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;conséquences des différences économiques&lt;/strong&gt; qui existent, forcément, entre les pays, d’où quelles viennent et quelles qu’en soient les manifestations (différences réelles comme des écarts de coûts du travail, de productivité, ou de fiscalité ; différences monétaires quand on note des écarts entre les taux d’intérêt ; ou encore différences financières liées aux rentabilités financières de toutes sortes). Certes la variation du taux de change ne suffira jamais, en pratique, à résorber définitivement ces différences, surtout dans la durée, ni même à en gommer totalement les conséquences, mais quand même, le taux de change, quand il existe, constitue, par ses variations, l’une de ces « &lt;em&gt;soupapes&lt;/em&gt; » qui permettent d’atténuer, d’alléger, et de résoudre certaines difficultés que peut connaître, à tous moments, n'import quel pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors quand &lt;strong&gt;des pays décident de supprimer leur taux de change&lt;/strong&gt;, comme l’ont fait certains pays européens en adoptant &lt;strong&gt;l’Euro&lt;/strong&gt;, et quand ils sont loin de se ressembler encore suffisamment,&lt;strong&gt; loin d’être suffisamment homogènes sur le plan du fonctionnement et des résultats de leurs économies&lt;/strong&gt;, ces pays se privent, volontairement, sciemment, et a priori en toute connaissance de cause, d’un instrument important de régulation de leurs différences. En soi ce n’est pas forcément un problème. En revanche, quand on se donne pas, alors, de &lt;strong&gt;moyens alternatifs&lt;/strong&gt; permettant de pallier l’absence du taux de change, quand on se ne donne pas d’autres moyens permettant de gérer les écarts nationaux, comme c’est le cas aujourd’hui avec, d’abord, la « &lt;em&gt;Crise Grecque&lt;/em&gt; », il ne faut pas s’étonner de la situation actuelle, qui n’est pas la première d’ailleurs, mais qui atteint un paroxysme tel que d’aucuns en viennent à craindre, voire à souhaiter, la disparition pure et simple de l’Euro. C’est cela surtout qu’il convient de retenir.&lt;br /&gt;Et ce qui &lt;strong&gt;ce passe en ce moment dans la zone Euro, c’est fondamentalement cela&lt;/strong&gt; : la recherche de consensus sur des moyens de gérer, à l’échelle de l’Europe, forcément à l’échelle de l’Europe, des situations où les différents Etats dont la monnaie est l’Euro ne sont pas touchés de la même manière par la crise. Car l’instauration de l’Euro est bien loin d’avoir aboli les différences économiques qui caractérisent les pays qui le partagent (différences légales, fiscales, démographiques, de croissance, d’emploi, de productivité, etc.) et qu’il faut bien, si l’on veut être cohérent, et donc crédible !, se doter des moyens de gérer les conséquences de ces différences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=zliZNSsbfHs"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;Pause parisienne&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, histoire de faire plaisir aux Creusois de toutes obédiences (C'est très beau La Creuse, vraiment)..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6178103069268069040-2762867595882191716?l=economibasic.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://economibasic.blogspot.com/feeds/2762867595882191716/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6178103069268069040&amp;postID=2762867595882191716' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/2762867595882191716'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/2762867595882191716'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://economibasic.blogspot.com/2011/08/du-taux-de-change-et-des-consequences.html' title=''/><author><name>serenis cornelius</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17688595031165838655</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_CDumFSfhs80/SWZi8I6zkBI/AAAAAAAAAAg/5eJU8IDLhEs/S220/Anna.JPG'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6178103069268069040.post-3037540637564167672</id><published>2011-07-15T13:24:00.005+02:00</published><updated>2011-07-15T21:13:52.397+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;Les deux causes de la désindustrialisation&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;C’est à ce moment là qu’il opta pour la philosophie, la politique et l’économie qui étaient des matières plus faciles à étudier en étant allongé.&lt;br /&gt;Gillian Tett - L’or des fous - 2011.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Rien ne va plus !&lt;/em&gt; ». « &lt;em&gt;Tout fout le camp !&lt;/em&gt; ». « C’était bien mieux avant ! ». C’est tous les jours ou presque que dans la presse, à la radio ou à la télévision, lors de « repas de famille », entre amis, au Vatican, ou encore dans le métro de Paris, on lit et entend ces phrases toutes faites, formulées bien souvent par « des » qui oublient que la France d’aujourd’hui, hé bien, c’est eux qui l’ont faite, et où le thème du déclin tient systématiquement lieu de point d’exclamation.&lt;br /&gt;Les raisons de ce pessimisme ambiant sont nombreuses. L’une d’elle, et non des moindres, est ce qu’il est convenu d’appeler la « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;désindustrialisation&lt;/strong&gt; &lt;/em&gt;» du pays, savoir ce fait, incontestable en soi, quand bien même il conviendrait d’en préciser la mesure, que la part de l’industrie dans notre économie n’est plus ce qu’elle était, et pour cause, nous vivons dans une économie où les « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;services&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » ont pris, dans la production nationale comme dans nos emplois, une place archi-dominante (Le secteur « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;tertiaire&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » c’est, aujourd’hui, près de &lt;strong&gt;80% des emplois&lt;/strong&gt; en France, contre à peine 40% en 1950, 20% en 1900, et 15% aux alentours de 1800).&lt;br /&gt;La question est alors de savoir les causes de cette « &lt;em&gt;désindustrialisation&lt;/em&gt; ». Et à cette question, la réponse est, le plus souvent : les &lt;strong&gt;délocalisations&lt;/strong&gt;, et elle seules, réponse qui a, certes, le mérite de la simplicité, mais qui s’avère, tout simplement, fausse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non pas que les délocalisations n’existent pas (elles existent, d’ailleurs, aussi, dans l’autre sens, quand des entreprises étrangères viennent s’installer en France, voire quand des entreprises françaises qui avaient délocalisé, « désertant » ainsi notre beau pays, décident finalement d’y revenir). Et nul ne saurait nier les disparitions d’emplois qu’elles impliquent, ainsi que la misère économique et les souffrances humaines qu’elles provoquent. Non. Il s’agit seulement de comprendre que les raisons profondes de la « &lt;em&gt;désindustrialisation&lt;/em&gt; » de notre pays ne sont pas là, et qu’en conséquence, quand bien même on n’aurait vu, dans notre pays, depuis une trentaine années, aucune délocalisation, il y aurait eu « &lt;em&gt;désindustrialisation&lt;/em&gt; » quand même. Car d’autres causes profondes, lentes, structurelles, sont ici à l’œuvre, dont deux sont essentielles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La &lt;strong&gt;première raison&lt;/strong&gt; fondamentale de la « &lt;em&gt;désindustrialisation&lt;/em&gt; », c’est &lt;strong&gt;le progrès technique&lt;/strong&gt;, autrement dit l’intelligence des hommes incarnée dans leurs modes de production.&lt;br /&gt;C’est le progrès technique en effet qui, depuis deux siècles environ, a fait que dans l’agriculture, d’abord, on a pu produire de plus en plus avec toujours moins de travail. Et c’est le progrès technique toujours, qui a permis, le XXème siècle venant, que dans l’industrie cette fois, on a pu, également, produire de plus en plus avec toujours moins de travail. Le résultat de ce processus (« &lt;em&gt;&lt;strong&gt;travailler moins pour gagner plus&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; », en quelque sorte) a été, en tout premier lieu, le formidable enrichissement de nos sociétés. Il a été, aussi, entre autres choses, l’expansion progressive d’un secteur « tertiaire », le secteur des « services », lequel a compensé, au fil du temps, par des créations d’emplois massives, la diminution relative des emplois agricoles et industriels. Ici, le tournant est pris, pour l’ensemble des pays comme le nôtre, dès la fin des années 1960.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pour que le secteur des « services » connaisse une expansion, encore fallait-il, dans nos sociétés, « l’accord » des individus (citoyens, électeurs et contribuables), encore fallait-il qu’il y ait, dans l’économie, des consommateurs exprimant une demande toujours croissante pour des « services ». Or il se trouve que depuis deux siècles, notre pays n’a cessé, globalement, de s’enrichir. Et c’est précisément cet &lt;strong&gt;enrichissement global&lt;/strong&gt; qui constitue la &lt;strong&gt;deuxième raison&lt;/strong&gt; fondamentale de la « &lt;em&gt;désindustrialisation&lt;/em&gt; » qu’il a connue et qu’il connaît encore.&lt;br /&gt;Il s’avère en effet que l’enrichissement d’une société s’accompagne - et de fait il en est la cause - d’une&lt;strong&gt; modification considérable des besoins individuels&lt;/strong&gt;, tels que certains besoins ont « progressé » beaucoup plus vite que les autres, beaucoup plus vite que les besoins « de base » liés à l’alimentation, au logement ou encore à l’habillement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a d’abord tous les besoins liés aux loisirs sous toutes leurs formes, mais aussi le besoin de culture et d’éducation. Il y a encore, autre caractéristique d’une société qui s’enrichit, un besoin croissant de &lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2010/05/pas-de-croissance-sans-finance-en.html"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;finance&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;(placer une épargne croissante) et d’assurance (par les temps qui courent, on s’assure pour tout ou presque), d’où la montée en puissance, en réponse, des activités financières de tous types. Et il y aussi, enfin, tous ces besoins liés à un certain « &lt;em&gt;souci de soi&lt;/em&gt; » : la santé bien sûr (la santé physique, mais la santé psychique, également), ainsi que, de plus en plus, la simple apparence (Etre beau ! Rester jeune ! Se sentir mieux dans sa peau comme dans son âme ! pour aller vite). Or satisfaire ce type de besoins nécessite, c’est une évidence, de produire, pour l’essentiel, par les entreprises ou par l’Etat, c’est selon, non pas des biens « industriels », mais des « services », toujours plus de « services ». Ajoutez à cela que de plus en plus, la valeur même des biens industriels que nous produisons, le prix que nous en payons, sont la contrepartie d’activités de « services » (conception, commercialisation, assurance, information), et vous comprenez l’extension croissante de la part des services dans ce que nous faisons et consommons tous les jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au total donc, &lt;strong&gt;les deux causes fondamentales de la « &lt;em&gt;désindustrialisation&lt;/em&gt; » de notre pays sont le progrès technique et l’évolution de nos besoins&lt;/strong&gt;, nos besoins à nous, qui sommes, aujourd’hui, matériellement, collectivement et en moyenne, infiniment plus riches qu’on ne l’a jamais été sur cette planète. Deux causes qui sont liées. Deux causes dont l’action est lente et durable à la fois. Deux causes qui sont profondes et qui cependant « &lt;em&gt;sautent aux yeux&lt;/em&gt; ». Si bien qu’il n’est pas très risqué de parier que le mouvement de « &lt;em&gt;désindustrialisation&lt;/em&gt; » à l’œuvre dans notre pays, pour ne parler que de lui, est encore loin, bien loin d’avoir atteint son terme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais alors, et &lt;strong&gt;la mondialisation&lt;/strong&gt; dans tout cela ? Et &lt;strong&gt;la logique financière&lt;/strong&gt;, qui depuis trente ans s’est progressivement imposée au sein de nos entreprises industrielles ? Elles n’y seraient pour rien ?&lt;br /&gt;Non pas, bien sûr. Mais si la mondialisation de l’économie et la globalisation financière (qui de fait est une dimension de la mondialisation) jouent bien un rôle dans le processus de désindustrialisation auquel nous assistons, ce n’est qu’indirectement, via, principalement, par la possibilité de son &lt;strong&gt;accélération&lt;/strong&gt;. Otez la mondialisation et la globalisation financière, la désindustrialisation aurait quand même eu lieu, plus lentement certes, mais tout aussi sûrement, sauf qu’elle aurait été sans doute beaucoup plus acceptable, tant socialement que sur un plan strictement politique. Là est le coeur du problème causé par la « désindustrialisation ». car &lt;strong&gt;problème&lt;/strong&gt; il y a, quand même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour ceux qui voudraient avoir un avant goût de la fin de cette histoire, de la Fin de l’Histoire, en somme, hé bien, &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=hPpW-_ixWEk"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;voilà&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6178103069268069040-3037540637564167672?l=economibasic.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://economibasic.blogspot.com/feeds/3037540637564167672/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6178103069268069040&amp;postID=3037540637564167672' title='24 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/3037540637564167672'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/3037540637564167672'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://economibasic.blogspot.com/2011/07/les-deux-causes-de-la_15.html' title=''/><author><name>serenis cornelius</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17688595031165838655</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_CDumFSfhs80/SWZi8I6zkBI/AAAAAAAAAAg/5eJU8IDLhEs/S220/Anna.JPG'/></author><thr:total>24</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6178103069268069040.post-1314406230786956793</id><published>2011-06-19T10:23:00.008+02:00</published><updated>2011-06-19T11:09:12.686+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Un népalais… &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Des grains de poussière…&lt;br /&gt;Mamhoud Ahmadinejad - Téhéran - juin 2009 - Evoquant les millions de manifestants qui s’opposaient à la tyrannie, la violence, l’absurdité tragique et la terreur que cet usurpateur fait régner dans son ( ?) pays. Pour plus longtemps maintenant, heureusement…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Ah le Népal ! Le Népal !!! Le Népal !!! Ses &lt;a href="http://www.plage-des-bikinis.com/"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;plages&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;de sable fin ! Ses bars ! Ses restaurants ! Moules frites et vin chaud à volonté ! Ses églises romanes ! La messe en Hébreu ! Ses autoroutes éclairées, la nuit comme le jour ! Sa gendarmerie nationale ! Ses douaniers ! Arsène Lupin ! Un peuple admirable ! D’une beauté exquise (normal ils sont Népalais) ! Ses lamas ! Ses scribes ! Ses Rolex ! Ah le Népal ! Le Népal !!! Il n’y manque que quelques montagnes, un peu de neige, deux ou trois monastères, et Roselyne Bachelot customisée version safran (Om Om Om) pour en faire comme qui dirait un Paradis sur Terre.&lt;br /&gt;Alors, si vous ne savez pas où aller en vacances cet été, surtout, n’hésitez pas ! Allez au Népal ! C’est pas loin (quelques heures à vélo, tout juste trois jours à pieds, 20 minutes en 205 GTI !). C’est pas haut (donc pas froid). Pas cher non plus (la location d’un chameau revient à à peine 2 dollars la semaine). Et puis il y a La Creuse, juste à côté du Népal (Si si). Et Jacques Séguéla, il ne sait même pas où c’est, le Népal ! Alors quoi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le seul inconvénient, au Népal, c’est qu’il n’y a pas d’élection présidentielle en vue pour 2012. C’est dommage. Mais bon. Il y a plus grave (demandez aux Belges). Cela dit, si vous en reviendrez certainement bronzé (la plage), du Népal, repus (trop de moules frites), du Népal, et un brin mystique (la cathédrale Saint-Dalama est, dit-on, un authentique mystère énergétique), reste que vous devrez, dès votre retour en France, réapprendre le climat, l’air et l’ambiance d’une campagne électorale, qui plus est une Présidentielle, car chez Nous, ya campagne en 2012 (c’est qu’on n’est pas sauvages, nous !) ! La preuve, elle a déjà commencé. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça commence fort.&lt;br /&gt;Tenez par exemple, Jacques Chirac (vous vous souvenez peut-être... l’ami des pommes), qui vient de sortir le deuxième tome de ses Mémoires et qui allume Sarko, comme ça, pour rire (je cite, de Mémoire…) : «&lt;em&gt; Nous n’avons pas la même vision de l’économie. Il est plus libéral que moi&lt;/em&gt; ». MDR !!! Sacré Chirac ! Il n’a peur de rien lui, au moins. Il écrit ses Mémoires, comme ça, en bon amnésique !!! Car quoi ? Il a oublié qui il avait nommé au Ministère de l’Economie, Chirac, en 1995, suite à une campagne plus à gauche que la gauche. Mais si, souvenez-vous : « &lt;em&gt;La feuille de paie n’est pas l’ennemi de l’emploi !&lt;/em&gt; ». C’est qui ? Chirac ! « &lt;em&gt;La fracture sociale&lt;/em&gt; ». C’est qui ? Re-Chirac. Et qui a dit à propos de la politique économique menée en France à l’époque par Edouard Balladur, son « ami de trente ans » que c’était « &lt;em&gt;un Munich social&lt;/em&gt; » ? Non, ça, c’est pas Chirac, c’était Philippe Séguin, en 1993, mais bon, à l’époque, Chirac et Séguin c’était pareil. Et il met qui alors, à l’Economie, après tout ça, le Chiracounet ? Un gaulliste social ? Une socialiste gaulliste ? Un ancien du Conseil National de la Résistance ? Un syndicaliste ? Que nenni ! Il y met Alain Madelin !!! A l’Economie. Et oui. Madelin !!!! Vous ne rêvez pas. Alain Madelin à côté duquel Sarko, c’est rien moins qu’un dangereux altermondialiste de gauche !!!! Alors le « &lt;em&gt;Il est plus libéral que moi&lt;/em&gt; »… Ah Ah. Sans parler de 1986, belle époque où le Jacquot ne croquait pas encore des pommes mais buvait sans doute du thé et ne voyait alors, c’était son modèle, que par Margaret Thatcher, celle qu’outre-manche on avait surnommé TINA, because kelle disait toujours, quand on lui posait des questions relativement à la violence et la dureté de son programme économique : «&lt;em&gt; There Is No Alternative&lt;/em&gt; » (en Français : « &lt;em&gt;Il n’y a pas d’alternative&lt;/em&gt; », soit INYAPADA. C’est joli aussi, non ? INYAPADA, comme petit nom. Moins classique que TINA, certainement, mais joli. Même qu’on dirait du Népalais. Ah Ah).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bon, si l’amnésie est sans aucun doute l’une des qualités premières pour « entrer en politique » (pour « entrer dans les Ordres » aussi, à en croire un Cardinal berbère dont le nom ne me revient pas et qui lui-même semblait avoir oublié l’existence de Dieu), elle est loin d’être la seule. Il en est une autre en effet, absolument indispensable : « Etre bon en Economie ». Car &lt;strong&gt;si l’économie ne gouverne pas totalement le monde, reste qu’elle y contribue largement&lt;/strong&gt;. Voyez-vous-même tout ce qui dans votre manière d’être, de faire et de penser, est largement conditionné par votre « situation économique » personnelle. Vous voyez ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Voyez vous-même&lt;/em&gt; »… Certes. Mais &lt;strong&gt;suffit-il de s’appuyer sur sa propre expérience personnelle et elle seule pour parler d’Economie ?&lt;/strong&gt; Des fois oui. Des fois non. Il arrive en effet que cela parfois suffise, et que, projetant à l’échelle de la France et du Monde sa manière à soi de penser et se comporter l’on tire des conclusions valables quant à la situation de la France ou du Monde. Mais il arrive plus souvent encore que cela ne marche pas ! Et cela, il semble que nombre d’hommes politiques l’aient oublié. C’est ainsi que pour nous parler du pays, donc de Nous, et nous convaincre du bien fondé de leur propos et de leur programme, les politiques (les medias aussi) ont trop souvent recours à ces formules simples, tirées de l’expérience personnelle, généralisant ainsi à l’échelle de la collectivité ce qui semble évident au plan individuel, si bien que leurs discours se trouvent de fait truffés d’arguments dont on ne peut objectivement dire qu’une chose, c’est qu’ils sont faux. Car s’il est une chose que l’on apprend par l’étude de l’Economie, c’est une certaine méfiance quant à cette tentation que nous avons tous, a priori, qui consiste à généraliser son propre comportement et à parler de « l’ensemble », « nous tous », « la France », « Le Monde », comme s’ils fonctionnaient exactement comme nous tout seul, comme s’ils n’étaient finalement autre que nous-mêmes. Or il arrive, c’est même pour ainsi dire la règle, que ce faisant on en vienne à dire n’importe quoi. Et la plupart du temps, la faille provient du fait que &lt;strong&gt;« Je » a tendance à supposer&lt;/strong&gt;, quand « il » parle de ce qu’« il » va faire ou de ce qu’« il » devrait faire,&lt;strong&gt; que « les autres » ne feront pas comme « lui »&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Om ! Om ! Om !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Considérons par exemple &lt;strong&gt;un individu&lt;/strong&gt;. Et disons, tant qu'à faire, que cet individu, c’est « nous ».&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;« Je » a des actions&lt;/strong&gt;. « Je » décide de les vendre. A priori pas de problème. Mais si « tout le monde », au même moment ou presque, veut aussi vendre ses &lt;strong&gt;actions&lt;/strong&gt;, « Je » est « ruiné », car alors le &lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2009/07/la-valeur-des-actions-quand-il-fait.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;prix des actions&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, leurs cours, s’effondre, les vendeurs ne trouvant pas pas d’acheteurs vu qu'il n'y en a pas vu que tout le monde veut vendre.&lt;br /&gt;Quand « Je » vend des actions sur en &lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2009/01/la-bourse-en-quelques-jours-la.html"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;Bourse&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;(ou n’importe quoi d’autre d’ailleurs sur n'importe quel marché), « Je » n’est que vendeur de ses actions. On ne « lui » demande pas d’acheter quoi que ce soit en échange (encore moins d’acheter des actions vu qu’il vend !!!). C’est évident. Mais ça n’est évident qu’au niveau individuel, et encore, si l’on suppose que « tout le monde » ne prend, au même moment, la même décision que « Je » (vendre, ou acheter). Autrement dit, au niveau de « tout le monde », au niveau du « Marché » considéré dans sa globalité, et ce quel que soit le bien échangé sur ce marché, il n’y a pas de vente possible sans au moins un achat, ni d’achat possible sans qu’il y ait, en contrepartie, au moins une vente. Autant « Je » peut, sur un marché donné, pour un produit donné, n’être que vendeur ou acheteur, autant c’est rigoureusement impossible pour « le Marché » dans son ensemble qui ne peut pas, Lui, n’être que vendeur, ou acheteur. Cette remarque de bon sens suffit à se méfier de tout discours – et ils sont nombreux ! voyez par vous-même, qui nous parle de tel ou tel marché, plus généralement de l’économie du pays ou du Monde, comme s’il s’agissait d’une seule et même personne, en l’occurrence « vous » ou « moi », bref, comme si l’économie d’un pays et l’économie du « Je » reposaient sur les mêmes règles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre exemple : en bon « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;passager clandestin&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » (ça veut dire ici « resquilleur latent »), « je » me dis qu’après tout, à quoi bon payer cette place de concert pour aller voir chanter Nadine Morano (« &lt;em&gt;Putaingue, elleueueu chanteueu aussi la Nadineucongueu ? J’y crois eueu paaaaas…&lt;/em&gt; » &lt;em&gt;Du rififi sur la Cannebière - Giovanni Dormessoni - Fleuve noir - 2012&lt;/em&gt;), car finalement, le principal, dans un concert, c’est d’entendre le concert, non ? et vu que de toute façon, en plus, et en général, au concert, l’on n’y voit rien ou presque sauf à être placé très près de la scène, mais c’est difficile, et rare, et que donc, s’il ne s’agit que d’entendre le concert, il me suffit de « me » positionner près du stade, pas trop loin, et ce sera finalement « comme si » j’y étais.&lt;br /&gt;Pas de problème une fois encore. « Je » peux le faire. Mais si « je » peux le faire, encore faut-il que « tout le monde » ne raisonne pas comme « moi ». Sinon personne ou presque, chacun comptant sur le « dévouement » des autres, n’ira acheter de place, et le concert n’aura tout simplement pas lieu faute d’être suffisamment rentable pour ses organisateurs (surtout un concert de «&lt;em&gt; La Morano&lt;/em&gt; », déjà que quand elle parle c’est inécoutable, alors si elle se met à faire des vocalises...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dernier exemple. « Je » veut &lt;strong&gt;épargner&lt;/strong&gt; plus car ainsi « je » se sentira plus riche. Pensant par exemple à sa retraite future, « Je » se dit qu’« il » pourra ainsi, grâce aux « économies » réalisées, faire la nouba sur les croisières pour retraités en rut, ces croisières vantées par de nombreuses publicités vues à la télévision et dont, en conséquence, « il » rêve (La « &lt;em&gt;Morano Cruize&lt;/em&gt; » est, dit-on, le « must » en la matière. Même les préservatifs sont inclus dans le prix ! Pour les eunuques seulement certes, mais quand même, ce n’est pas rien). « Je » décide alors qu’à partir d’aujourd’hui « il » consommera un peu moins et réservera, chaque mois, une partie de « son » salaire à la constitution de ce que l’on appelle souvent ici un « capital ». En bref « Je » décide de consommer un peu moins histoire d’épargner davantage.&lt;br /&gt;La aussi, pas de problème. Mais pourvu pour « Je » (très joli…) que « tout le monde » n’ait pas la même idée que « lui » ! Sinon, et à moins que par ailleurs il y ait une décision équivalente d’investir, chacun consommant moins, la consommation totale baissera et l’économie du pays en souffrira, la production baissant et le chômage augmentant.&lt;br /&gt;Ce que l’on voit ici c’est que si pour un individu la décision d’épargner plus et consommer moins n’affecte pas le montant de son revenu (a priori le salaire de « Je » n’est pas affecté par sa décision d’épargner plus ou moins), tel n’est pas forcément le cas dès lors que l’on se place à l’échelle de tous les individus, considérés collectivement, à l échelle du pays donc. A l’échelle nationale en effet, le montant des revenus distribués (le Revenu national) dépend fondamentalement de l’ensemble des achats, de l’ensemble de ce qui est dépensé (la Dépense nationale), si bien qu’une réduction globale de la dépense de consommation motivée par des volontés individuelles d’épargner davantage réduira le montant du Revenu national (il faudrait, pour empêcher cet effet dépressif engendré par ces désirs d’épargne accrue, &lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2010/03/pas-depargne-sans-investissement-une.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;une hausse simultanée des désirs d’investir&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, mais rien ne peut garantir qu’elle aura lieu). Or le revenu que « Je » perçoit est forcément une part de ce Revenu national. Si bien que par un effet retour, si « Je» décide d’épargner plus et si tous les « Je » font comme lui, « Je » verra peut-être son propre revenu diminuer si ce n’est disparaître, et il lui sera impossible de réaliser son souhait initial qui était d’épargner davantage !&lt;br /&gt;Il arrive souvent que ce qui est sensé au niveau d’un individu ne l’est plus quand on se place au niveau de tous les individus pris ensemble.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;« &lt;em&gt;Un individu&lt;/em&gt; » n’est pas « &lt;em&gt;Les individus&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Om ! Om ! Om !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mieux encore. Combien de discours qui nous présentent&lt;strong&gt; la France comme une entreprise&lt;/strong&gt; et qui font de cette comparaison leur seul argument quand ce n’est pas purement et simplement un slogan ! La aussi méfiance. Car&lt;strong&gt; plusieurs raisons interdisent de considérer un pays comme une entreprise&lt;/strong&gt; et donc de calquer le mode de fonctionnement de l’une sur le comportement de l’autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’abord celle-ci : en admettant que la notion de « pays » corresponde à une réalité économique (que veut dire cette phrase : « &lt;em&gt;La France vend des produits à l’étranger&lt;/em&gt; » ?), il y a qu’un pays n’a pas pour objectif la réalisation d’un &lt;strong&gt;profit&lt;/strong&gt;. Autrement dit, « &lt;em&gt;Gérer le pays comme une entreprise&lt;/em&gt; » est d’emblée une proposition qui n’a pas de sens précis. Si toute entreprise est obligée d’être gérée de sorte à réaliser le minimum de profit nécessaire ne serait-ce qu’à sa survie, tel n’est pas le cas pour un pays.&lt;br /&gt;Puis celle-ci : c’est qu’un pays est a priori immortel (une entreprise aussi certes, mais moins qu’un pays - où l’on découvre qu’il en est de &lt;strong&gt;l’immortalité&lt;/strong&gt; comme du vin et de la température, elle a ses degrés…), ce qui par exemple laisse entendre qu’un pays pourrait être, sous certaines conditions, perpétuellement endetté (si si, même la Grèce !).&lt;br /&gt;Et encore celle-ci : quand bien même un pays ferait &lt;strong&gt;faillite&lt;/strong&gt; (« &lt;em&gt;faire faillite&lt;/em&gt; » c’est être dans l’incapacité de rembourser ses dettes), contrairement à ce qui se produira pour l’entreprise, le pays ne disparaitra pas, Lui ! C’est évident, mais on l’oublie souvent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il y a une dernière raison, la seule qui compte d’ailleurs vraiment ici : c’est qu’il n’existe &lt;strong&gt;pas d’entreprise dont les salariés constituent l’essentiel de la clientèle&lt;/strong&gt;. Si bien que la hausse ou la baisse des salaires dans une entreprise donnée n’a aucune conséquence directe sur les ventes et le chiffre d’affaires de cette même entreprise. Or tel n’est pas le cas à l’échelle d’un pays (aux relations commerciales avec l’étranger près bien sûr) où les salariés « du pays », qui produisent les biens dans le pays, en sont aussi les principaux « consommateurs » ! Tout ce qui affectera leur revenu affectera donc aussi leur consommation et donc les ventes effectuées à l’échelle du pays. Or « le pays », ici, ce n’est autre que « les entreprises ». Conséquence : généraliser ce que l’on fait ou souhaiterait faire dans une entreprise en le transposant, comme ça, simplistiquement, à l’échelle de l’ensemble des entreprises, n’a pas beaucoup de sens pour ne pas dire que c’est souvent absurde.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;« &lt;em&gt;Une entreprise&lt;/em&gt; » n’est pas « &lt;em&gt;Les entreprises&lt;/em&gt; ».&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Om ! Om ! Om !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et enfin, cerise sur le gâteau (« &lt;em&gt;Quoi Roselyne ? La cerise c’est un fruit !!! Et le calva qu’est dans le gâteau, c’est de la pomme !!! Alors !!!&lt;/em&gt; »), tous ces discours « nationaux » qui présentent le &lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2009/08/le-commerce-international-cest-du.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;commerce international&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; comme rien moins qu'une &lt;strong&gt;guerre&lt;/strong&gt; économique. On nous explique alors, en France par exemple, qu’il faut, impératif de compétitivité oblige, que le pays vende (exporte) plus aux autres tout en leur achetant (important) moins. Et l’on nous dit la même chose en Allemagne, en Espagne, au Brésil et au Japon, entre autres. Si bien qu’à l’échelle de chaque pays, on ignore ou on feint d’ignorer que les achats (les importations) des uns ne sont rien d’autre que les ventes (les exportations) des autres, et réciproquement. Et l’on oublie ou feint d’oublier que si « tout le monde », en l’occurrence tous les pays, ensemble, se donnent cet objectif de vendre plus aux autres tout en leur achetant moins, alors ce comportement devient pour le moins suicidaire étant donné que si chacun décide d’acheter moins aux autres c’est toute l’activité économique qui en pâtira : moins de ventes, moins de production, et moins d’emploi finalement. « &lt;em&gt;Cerise sur le gâteau&lt;/em&gt; » donc, car on touche là au &lt;strong&gt;paroxysme de l’absurde&lt;/strong&gt;, chacun raisonnant comme s’il était possible que tous les pays, ensemble, exportent plus qu’ils n’importent, ce qui, on en conviendra, et tant que nous n’auront pas développé ne serait-ce que le début d’un commencement de commerce interplanétaire, est proprement absurde.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;« &lt;em&gt;Un pays&lt;/em&gt; », ce n’est pas « &lt;em&gt;Les pays&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Om ! Om ! Om !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La &lt;strong&gt;Moralité&lt;/strong&gt; à tirer de ces petits exemples (« Pourquoi petit ? », Les Ripoux - Claude Zidi - 1984) ? Simplement ceci : &lt;strong&gt;La « traduction » directe d’une phrase exprimée au singulier - &lt;/strong&gt;« Je… », ou « Il… » - &lt;strong&gt;en la même phrase exprimée au pluriel - &lt;/strong&gt;« Les… » - &lt;strong&gt;pose problème&lt;/strong&gt;. C’est le moins que l’on puisse dire.&lt;br /&gt;Méfiance donc, en Politique comme ailleurs, avant, pendant et après les campagnes électorales, méfiance face à tout argument ou proposition fondés sur cette façon de faire. Car contrairement à l’effet &lt;strong&gt;rhétorique&lt;/strong&gt; souhaité, qui est de nous convaincre pour ainsi dire par auto-persuasion (« &lt;em&gt;Si c’est bon vous, individu, chef d’entreprise, père de famille, alors c’est forcément bon pour la France !&lt;/em&gt; »), on a souvent affaire en vérité à ce que l’on appelle des « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;sophismes de composition&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » où le résultat logique qui se produira, à l’échelle collective, suite à l’application généralisée de tels ou tels propos ou mesures pourtant fort pertinents à l’échelle individuelle, sera tout bonnement l’exact contraire de ce que l’on croit. &lt;strong&gt;Méfiance&lt;/strong&gt; donc. Car n’en déplaise aux sophistes de toutes obédiences :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un Ménage n’est pas les Ménages.&lt;br /&gt;Une Entreprise n’est pas les Entreprises.&lt;br /&gt;Un Etat n’est pas Les Etats.&lt;br /&gt;En bref, &lt;strong&gt;Un n’est pas Les !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Ah le Népal !!! Le Népal !!! Ses plages. Ses tilleuls. Sa poésie épique. Ses chaussures de sport ! Ses ravioles au foie gras. Son Chardonnay. Ses marmottes. Ses lys en fleur. Allez-y. Vraiment. Vous ne le regretterez pas. Et puis finalement, à y regarder de près, INYAPADA ! Om ! Om ! Om !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ce, extrait d’un &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=guPzYZJKhdI"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;rap népalais&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; qui, dit-on, fait fureur depuis ce printemps dans les Monastères du Bengale, et qui s’annonce, aux dires du Pape lui-même, comme le tube de l’été.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6178103069268069040-1314406230786956793?l=economibasic.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://economibasic.blogspot.com/feeds/1314406230786956793/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6178103069268069040&amp;postID=1314406230786956793' title='17 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/1314406230786956793'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/1314406230786956793'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://economibasic.blogspot.com/2011/06/un-nepalais-des-grains-de-poussiere.html' title=''/><author><name>serenis cornelius</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17688595031165838655</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_CDumFSfhs80/SWZi8I6zkBI/AAAAAAAAAAg/5eJU8IDLhEs/S220/Anna.JPG'/></author><thr:total>17</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6178103069268069040.post-1097578593374631029</id><published>2011-05-31T07:46:00.006+02:00</published><updated>2011-06-19T11:15:07.730+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="deleteBody"&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="postBody"  style="color:#777;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Qu’est donc l’inflation ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;em&gt;Ce n’était certainement pas une tentative de viol, juste un troussage de domestique.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Jean-François Kahn - Journaliste connu - Penseur et Moraliste autoproclamé - Mai 2011.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr tout le monde a entendu parler, un jour au moins dans sa vie, de &lt;strong&gt;l’inflation&lt;/strong&gt;. Et chacun sait que l’inflation c’est, dans une économie, la &lt;strong&gt;hausse générale des prix&lt;/strong&gt;, pas du prix d’un ou quelques biens particuliers, non, pas non plus de tous les prix de tous les produits existants, non, la hausse générale dont il s’agit est la hausse générale des prix des produits que nous sommes tous ou presque censés acheter, dans le mois ou l’année, dans le cadre de notre consommation courante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr cette &lt;strong&gt;liste&lt;/strong&gt; est arbitraire. Ce sont les experts de l’Insee (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques) qui l’ont établie (on évoque parfois, au sujet de cette liste, et dans les milieux machistes, un « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;panier de la ménagère&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; »). Si bien que si vous êtes un être « hors-norme », quelqu’un qui ne consomme pas la même chose que la moyenne des gens, alors quand l’Insee annonce que les prix ont augmenté en France de, par exemple, 1% au cours d’une année, vous risquez de ne pas vous y retrouver, vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela, les experts de l’Insee le savent mieux que quiconque. C’est pourquoi ils nous proposent, désormais, à chacun d’entre nous, électeurs et contribuables, mais les autres aussi, de calculer notre propre « indice des prix », notre « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;indice des prix personnalisé&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; », histoire de voir la hausse des prix des biens que nous consommons, nous. Le jeu est &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.insee.fr/fr/themes/indicateur.asp?id=29&amp;amp;page=indic_sip.htm"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;ici&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;. Essayez, et vérifiez que ce jeu n’a rien de passionnant. Quant à la question de savoir s'il est collectivement utile, politiquement utile, c’est une autre histoire. Car déjà que l’indice courant des prix ne fait que refléter l’évolution d’une moyenne de prix, et donc par définition ne concerne personne en particulier vu qu’en général, dans la « vraie vie », une moyenne ça n’existe pas. Là c’est pour ainsi dire le contraire, attendu que pour « tout le monde », la hausse des prix des biens consommés par Mr. Tartampion durant le mois de mai 2011 et par lui seul, « tout le monde » s’en fout, et « tout le monde » ce sont les autres (&lt;em&gt;Jean-Paul Sartre - L’humanisme est un existentialisme - Paris - 1960&lt;/em&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais l’inflation peut aussi être définie « à l’envers » de la définition précédente. Car si l’inflation c’est la hausse des prix des biens, comme ces biens sont évalués et payés en monnaie, dire que les prix des biens augmentent, cela revient exactement à dire que la valeur de la monnaie baisse. Quand vous connaissez le prix de la banane en euros, vous savez combien un euro vaut de bananes. Et c’est vrai pour tous les biens existants. Voir &lt;/span&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2008/12/combien-vaut-1-euro-1re-partie-o-lon.html"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;ici&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt; &lt;/span&gt;pour quelques menus détails, où il est clairement montré que l’inflation est donc, aussi et forcément, &lt;strong&gt;une diminution de la valeur de la monnaie&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très bien. Mais ces définitions nous apprennent-elles vraiment ce qu’est, fondamentalement, l’inflation ? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="postBody"  style="color:#777;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Pour répondre à la question, on pourra, si l’on veut, consulter un dictionnaire. Tenez, &lt;strong&gt;Larousse&lt;/strong&gt; par exemple (On ne doit pas dire « &lt;em&gt;Le Larousse&lt;/em&gt; » car il y a là une forme de contradiction dans les termes assez proche de l’oxymoron sidéral). Et voici ce qu’on y lit, dans Larousse : &lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="postBody"  style="color:#777;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;« &lt;em&gt;Inflation : nom féminin (anglais inflation, du latin inflatio, -onis, de inflare, gonfler)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Situation ou phénomène caractérisé par une hausse généralisée et continue du niveau des prix.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Augmentation, accroissement excessif : Inflation de fonctionnaires.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Astronomie - Phase d'expansion extrêmement rapide qu'aurait connue l'Univers une fraction de seconde après le Big Bang, selon certains théoriciens.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca c’est pour Larousse. On imagine que les Robert (tous les Robert !) diront à peu près la même chose. Et l’on notera que l’on est heureux d’apprendre qu’il peut y avoir une « &lt;em&gt;inflation de fonctionnaires&lt;/em&gt; » (c’est sans doute la faute à Voltaire) au même titre qu’il y a eu inflation de l’univers (là c’est la faute à Hubert), quoique dans ce dernier cas, la définition laisse entendre qu’il y a débat car seuls « certains théoriciens » ont l’air de tenir cette thèse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On notera aussi que la définition proposée par Larousse est extrêmement imprécise, et ce, bizarrement, du fait même de sa volonté d’être précise ! En effet, l’inflation est définie par ce qui la caractérise (« &lt;em&gt;phénomène caractérisé par une hausse…&lt;/em&gt; »), et non parce qu’elle est « en soi ». C’est d’ailleurs exactement la même approximation que nous faisions nous-mêmes quand nous définissions l’inflation comme, simultanément, puisque c’est la même chose, « hausse des prix » et « baisse de valeur de la monnaie ».&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="postBody"  style="color:#777;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Cela dit, il y a quand même un mot qui figure dans la définition de Larousse et qui en dit bien plus sur ce qu’est réellement l’inflation. Ce mot c’est le verbe « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;gonfler&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; », ailleurs on dira « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;enfler&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; », dont on nous dit qu’il est la traduction du latin « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;inflare&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; ». Qu’est ce qui gonfle, ou qui enfle, alors, quand il y a inflation ? « &lt;em&gt;That is the question&lt;/em&gt; » (&lt;em&gt;Molière, Tartuffe - Acte III, scène 2&lt;/em&gt;). Autrement dit, au-delà de ces définitions courantes, &lt;strong&gt;qu’est donc l’inflation ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="postBody"  style="color:#777;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Imaginez une Economie nationale où la monnaie serait l’euro.&lt;br /&gt;Dans cette Economie on ne produit qu’un bien.&lt;br /&gt;La quantité disponible de ce bien est de 1 000 unités.&lt;br /&gt;La quantité de monnaie en circulation (la « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;masse monétaire&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; ») dans l'économie est de 2 000 euros.&lt;br /&gt;Quel sera le prix du bien ?&lt;br /&gt;Réponse évidente : 2 euros. Il est clair qu’avec une somme de 2000 euros, si le prix du bien est de 2 euros, on peut en acheter 1000 unités.&lt;br /&gt;Autrement dit, le prix du bien permet d’ajuster la quantité de monnaie disponible avec la quantité de biens. Seul un prix de 2 euros est compatible avec une quantité de monnaie de 2000 euros quand la quantité de biens échangeables est de 1000.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imaginez maintenant que rien ne change sauf la quantité de monnaie. Admettons que la &lt;strong&gt;quantité de monnaie passe de 2000 euros à 4000 euros&lt;/strong&gt; avec une quantité de biens échangeables maintenue à 1000 unités. Est-ce possible ?&lt;br /&gt;Bien sûr. Sauf que &lt;strong&gt;le prix du bien va devoir changer&lt;/strong&gt;, car 4000 euros ne pourront acheter 1000 unités du bien que si le prix du bien passe de 2 euros à 4 euros. &lt;strong&gt;La hausse du prix du bien a permis d’ajuster la quantité de monnaie en circulation dans l'économie avec la quantité de biens disponibles&lt;/strong&gt;. Et il importe de noter que cette hausse est absolument &lt;strong&gt;inévitable&lt;/strong&gt; ! Car il est impossible d’échanger 4000 euros contre 1000 biens à un prix autre que 4 euros car « 4000 = 1000 x 4 », tout comme il était impossible d’échanger 2000 euros contre 1000 biens à un prix autre que 2 euros car « 2000 = 1000 x 2 ! » (&lt;em&gt;Dom Juan - Molière - ActeI scène 4&lt;/em&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ce qui a « &lt;em&gt;gonflé&lt;/em&gt; »&lt;/strong&gt;, dans cet exemple, ou « &lt;em&gt;enflé&lt;/em&gt; », si vous préférez, &lt;strong&gt;c’est la quantité de monnaie&lt;/strong&gt; (la « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;masse monétaire&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; ») en circulation dans l’économie. Et comme elle est &lt;strong&gt;en&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;« excès »&lt;/strong&gt; relativement à la quantité de biens disponible, le prix du bien s’élève. Forcément !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prenez maintenant autant de biens que vous voudrez, des pommes, des poires, des ordinateurs, des ciseaux, des pates, du vin, de l’eau minérale, des vêtements, de l’essence, des logements à louer, du tabac, etc., alors, au lieu d’avoir un seul prix vous en aurez plusieurs, mais le résultat sera exactement le même : &lt;strong&gt;la variation du prix moyen de ces marchandises ajustera toujours la quantité de ces biens disponibles à la quantité de monnaie existante dans l’économie&lt;/strong&gt;, et si cette variation est une hausse, ce sera de l’inflation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On redécouvre alors, en passant, que &lt;strong&gt;la monnaie n’est aucunement&lt;/strong&gt;, pour celui qui en dispose, « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;La richesse &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;» en soi. La monnaie n’est en effet qu’&lt;strong&gt;un « droit »&lt;/strong&gt; sur la richesse produite, un « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;pouvoir d’achat&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; ». Détenir par exemple un billet de 10 euros, où avoir 1 000 euros sur un compte courant, c’est avoir le droit de « prélever » 10 ou 1 000 euros sur la richesse (les biens) produite en Europe (plus précisément dans toute la « zone euro », l’UEM). De même, détenir un billet de 10 dollars confère un « droit » sur une partie de la richesse (les biens) produite aux Etats-Unis. Maintenant, pour celui qui détient par exemple un billet de 10 euros, la vraie question est de savoir quelle « quantité » de biens il pourra acheter avec 10 euros. Et là bien sûr, tout dépendra du prix des biens au moment où il souhaitera exercer son « droit », dépenser sa monnaie et consommer. Même chose avec des dollars, les livres sterling, le Franc suisse, le Yen, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et l’on voit ce résultat très simple mais fondamental : si la monnaie est bien &lt;strong&gt;un «&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;droit sur la richesse&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;produite »,&lt;/strong&gt; ce droit n’est pas « absolu » en ce sens que si détenir de la monnaie c’est avoir la certitude de pouvoir acquérir des biens, la certitude s’arrête là, car elle ne dit a priori rien de la quantité de biens que l’on pourra obtenir en échange, tout dépendant du prix de ces biens, et l’on sait que le prix des biens varie toujours (plus ou moins certes) dans le temps. En bref, si la monnaie est un « &lt;em&gt;pouvoir d’achat&lt;/em&gt; », il y aura toujours une incertitude sur ce « pouvoir », c’est-à-dire, très précisément, sur la quantité de biens qu’elle permettra de se procurer.&lt;br /&gt;La quantité de monnaie présente dans une économie à un moment donné correspond ainsi à l’ensemble des « droits » existants à ce moment sur la richesse produite. En conséquence, la valeur de ces droits, leur « pouvoir d’achat » réel, dépendra fondamentalement de la proportion entre cette quantité de monnaie et la quantité de biens disponibles. La hausse générale des prix, autrement appelée &lt;strong&gt;« &lt;em&gt;inflation&lt;/em&gt; »&lt;/strong&gt;, n’est autre que &lt;strong&gt;le mécanisme qui permet&lt;/strong&gt;, en permanence ou presque, &lt;strong&gt;d’ajuster&lt;/strong&gt; ces deux quantités l’une à l’autre, dès lors que &lt;strong&gt;la quantité de monnaie&lt;/strong&gt; est &lt;strong&gt;en excès relativement à la quantité de biens&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;Ce qui revient finalement à dire que la hausse des prix n’est possible que s’il existe trop de monnaie relativement aux biens disponibles et désirés. D’où le « &lt;em&gt;inflare&lt;/em&gt; » de la définition de Larousse. Un excès de monnaie par rapport aux biens conduira inévitablement à la hausse des prix des biens car cette hausse revient de fait à « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;purger&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » le système des « droits » en excès compte tenu de la quantité de biens disponibles à l’achat : avec la hausse des prix, les droits perdent de leur valeur initiale (chaque euro est déprécié), perdant ainsi une partie de leur « pouvoir » d’achat, et ce jusqu’à ce que leur valeur, leur « &lt;em&gt;pouvoir d’achat&lt;/em&gt; », se retrouve « en phase » avec la quantité de biens disponible. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="postBody"  style="color:#777;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Rien à voir ou presque. Reconnaissons qu’ils sont « &lt;em&gt;gonflés&lt;/em&gt; », chez Citroën. Sortir, ce mois ci, et à grands coups de pub, une &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.ds4.citroen.com/fr"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;Citroën DSK&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, fallait oser !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6178103069268069040-1097578593374631029?l=economibasic.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://economibasic.blogspot.com/feeds/1097578593374631029/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6178103069268069040&amp;postID=1097578593374631029' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/1097578593374631029'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/1097578593374631029'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://economibasic.blogspot.com/2011/05/quest-donc-linflation-ce-netait_31.html' title=''/><author><name>serenis cornelius</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17688595031165838655</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_CDumFSfhs80/SWZi8I6zkBI/AAAAAAAAAAg/5eJU8IDLhEs/S220/Anna.JPG'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6178103069268069040.post-8228158619126634471</id><published>2011-04-20T10:38:00.016+02:00</published><updated>2011-06-19T11:16:38.355+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="deleteBody"&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="postBody"  style="color:#777;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;strong&gt;De la pénurie en général et des pénuries en particulier&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;em&gt;Une mystique est une hystérique qui a rencontré son confesseur avant son médecin.&lt;br /&gt;Umberto Eco - Le cimetière de Prague - 2011.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;En Economie comme ailleurs, malheureusement ou heureusement, c’est selon, selon l’idée que l’on se fait de la vie en général et du bonheur en particulier tels qu’ils sont ou tels qu'on pense qu’ils devraient être en ce monde sublunaire sachant ce qu’il en est ou sera ailleurs ou après (ailleurs ? mais où ?... après ? mais quand ?), &lt;strong&gt;en Economie&lt;/strong&gt; donc, &lt;strong&gt;le « &lt;em&gt;Meilleur des Mondes pour tous&lt;/em&gt; »&lt;/strong&gt; (le « &lt;em&gt;pour tous&lt;/em&gt; » est ici essentiel !!!) &lt;strong&gt;n’existe pas&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;La raison de ce lugubre constat ? Elle réside dans l’essence même du « &lt;em&gt;Problème Economique&lt;/em&gt; » qui touche les sociétés, chacune à leur façon, toutes les sociétés, ou presque, les nôtres ne faisant pas partie des exceptions, loin de là. Le contraire se saurait. Or comme il ne se sait pas, c’est qu’il n’est pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappelons en effet que « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2008/11/le-problme-conomique-la-raret-respire.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;Le Problème Economique&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; » d’une société consiste à employer au mieux les ressources dont elle dispose - ressources naturelles, mais aussi et surtout ressources en hommes et en équipement - pour produire des biens et des services dont le but, l’objectif, la finalité, sont de satisfaire au mieux les besoins des individus qui la composent.&lt;br /&gt;« &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Employer au mieux les ressources&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;dont elle dispose&lt;/em&gt; », c’est faire en sorte que dans la société considérée, ces ressources soient utilisées au maximum, le plus intelligemment possible, et sans gaspillage.&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Satisfaire au mieux les besoins des individus&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; », c’est satisfaire au mieux les besoins exprimés par les individus en matière de consommation, d’abord et avant tout, puisque c’est bien du « &lt;em&gt;Problème Economique&lt;/em&gt; » dont il est question ici et de lui seul. Certes. Mais « &lt;em&gt;satisfaire au mieux&lt;/em&gt; » veut surtout dire que compte tenu de la « &lt;em&gt;rareté des ressources&lt;/em&gt; » posée au départ, il est impossible, pour une société quelconque, de connaître une forme de « &lt;em&gt;nirvana&lt;/em&gt; &lt;em&gt;économique&lt;/em&gt; » où chacun pourrait dire ne serait-ce que pour lui-même que « &lt;em&gt;Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes&lt;/em&gt; » en ce qu’il considèrerait que, pour lui-même toujours, il n’y aurait pas de « &lt;em&gt;problèmes économiques&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;Où l’on voit au passage que &lt;strong&gt;ni le capitalisme, ni le socialisme ou le communisme n’ont,&lt;/strong&gt; jusqu’à maintenant, &lt;strong&gt;réussi à résoudre&lt;/strong&gt; de manière absolue et définitive cette quadrature du cercle que constitue &lt;em&gt;« Le Problème economique ».&lt;/em&gt; C’est pourquoi l’on disait qu’en Economie, le « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Meilleur des Mondes pour tous&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » (le « &lt;em&gt;pour tous&lt;/em&gt; » est essentiel !!!) n’existe pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela dit, nul n’est obligé d’être satisfait de la situation économique telle qu’elle se présente, en France par exemple, mais partout ailleurs aussi, pour lui-même d'abord, certes, mais pas seulement, ne serait-ce parce que personne n’existe seul dans une société, par définition, pas même Jacques Séguéla ! (ne me demandez pas qui c’est, « &lt;em&gt;Guéla&lt;/em&gt; », car je ne sais pas… une marque de montre, peut-être, ou de pizza surgelée… à moins qu’il ne s’agisse d’une espèce d’huître ?... je ne sais pas … et puis, on s’en fout, finalement, de savoir qui c’est, ce &lt;span style="mso-fareast-language: FR"&gt;&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&lt;/span&gt;« &lt;/span&gt;&lt;em&gt;Guéla&lt;/em&gt;&lt;span style="mso-fareast-language: FR"&gt; »&lt;/span&gt;). Et dès lors que l’on médite (on pourrait dire « &lt;em&gt;spéculer&lt;/em&gt; », mais subliminalement parlant l’effet sur le lecteur ne serait pas le même), dès lors donc que l’on médite sur les problèmes économiques « &lt;em&gt;concrets&lt;/em&gt; » tels que nous les connaissons tous, force est d’y bien réfléchir, de sorte à ce que le « &lt;em&gt;programme&lt;/em&gt; » que d’aucun (ou d’aucune) pourrait proposer ensuite, histoire de résoudre ces problèmes, n’aboutisse pas, c’est un minimu, au contraire de l’objectif visé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- D’accord. Mais le rapport avec le titre ? On n’est pas à la messe là !&lt;br /&gt;- Quoi ? Vous plaisantez ?&lt;br /&gt;- Non.&lt;br /&gt;- Vraiment ?&lt;br /&gt;- Oui.&lt;br /&gt;- Pourtant il saute aux yeux, le rapport avec le titre, comme vous dites.&lt;br /&gt;- Aux vôtres sans doute. Mais pas aux miens. Je ne vois pas le rapport entre ce verbiage &lt;strong&gt;philosophicothéologiconomipocampéléphantocameloscopique&lt;/strong&gt; et le titre.&lt;br /&gt;- Bon. Je vous explique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rapport, c’est que finalement, nos économies se trouvent de fait dans un état de pénurie permanente, de pénurie consubstantielle, de&lt;strong&gt; pénurie chronique&lt;/strong&gt;, mieux, de pénurie latente. Et cela en raison de cette rareté des ressources disponibles qui fait face au caractère pour ainsi dire illimité des besoins exprimés par les individus qui les composent. On ne le sent pas forcément, globalement. Mais « &lt;em&gt;Le&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Problème Economique&lt;/em&gt; » est toujours là, bien présent, enfoui dans la tectonique des plaques de nos économies. Il arrive cependant qu’on le perçoive, par moments, localement, quand la pénurie touche tel ou tel type de produit particulier, sur tel ou tel type de marché particulier. Pensez aux ressources naturelles, au pétrole notamment, ou encore aux logements. Car là, en effet, la pénurie saute aux yeux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="postBody"  style="color:#777;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;- Ah ? Et elle saute aux yeux comment, la pénurie d’un bien ?&lt;br /&gt;- Comment, mais vous l’ignorez ? Mais dites-moi, une pénurie, vous savez ce que c’est au moins ?&lt;br /&gt;- Quand même. C’est quand un produit manque, qu’il n’y en a pas assez pour tout le monde.&lt;br /&gt;- Bien. J’ai eu peur. Car malheureusement nombreux sont ceux qui en l’espèce confondent la cause et la conséquence et croient que s’il y a pénurie d’un bien sur un marché, c’est parce que le prix du bien est trop élevé, interdisant alors à une grande partie des acheteurs de pouvoir acquérir le bien en question. Exemple : il y a pénurie de logements parce que les loyers sont trop chers. Ce faisant ils se trompent. C’est confondre la cause et l’effet. Voyez-vous quelqu’un qui confondrait une poule et un œuf ?&lt;br /&gt;- Olala ! Quelle erreur !&lt;br /&gt;- Nous sommes d’accord. Disons alors, de façon plus précise, qu’&lt;strong&gt;il y a pénurie d'un bien&lt;/strong&gt; donné &lt;strong&gt;quand sur le marché de ce bien, à un moment donné, la quantité demandée de ce bien au prix en vigueur sur ce marché est supérieure à la quantité offerte&lt;/strong&gt;. Exemple : pour un prix du bien à 10 euros vous avez des acheteurs potentiels qui souhaitent, globalement, acheter 100 unités de ce bien, quand les vendeurs ne sont disposés à en vendre que 50 unités. La quantité demandée pour un prix de 10 euros est supérieure à la quantité offerte. Il y a donc pénurie.&lt;br /&gt;- Oui. D’accord. Mais on le sait comment alors, qu’il y a pénurie ? Dans la vraie vie, c’est pas comme dans vos exemples, personne ne peut compter, à un moment donné, ne serait-ce que sur un marché donné, toutes les quantités offertes et demandées histoire de savoir où on en est.&lt;br /&gt;- Exact. Tout dépendra, fondamentalement, du mode général d’organisation de la société dont nous parlons. Si nous sommes &lt;strong&gt;dans une économie de marché, et si sur les marchés qui la constituent il règne une véritable concurrence, alors, en cas de pénurie, le prix du bien va monter&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;- Ah ?&lt;br /&gt;- Evidemment. &lt;strong&gt;La&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2009/03/la-loi-de-loffre-et-de-la-demande-il.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt; Loi de l’Offre et de la Demande&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2009/03/la-loi-de-loffre-et-de-la-demande-il.html"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;va pousser le prix du bien à la hausse.&lt;br /&gt;- Ah ?&lt;br /&gt;- Mais oui !!! Dans ce cas en effet, comme il y a plus de demande que d’offre au prix en vigueur, ce sont les acheteurs qui vont se faire concurrence, entre eux, et cette concurrence, ils vont l’exercer par une surenchère sur les prix. Le prix va ainsi monter, éliminant d’un côté les acheteurs les moins disposés à suivre, mais encourageant aussi, d’un autre côté, de nouvelles offres. Et cela, jusqu’à ce que la quantité demandée du bien égale exactement la quantité offerte. Dans l’exemple, le prix va monter disons à 15 euros et à ce prix, la quantité demandée ne sera plus de 75 unités, contre 100 quand le prix était de 10 euros, et la quantité offerte sera de 75 également, contre 50 seulement pour un prix de 10 euros. Vous voyez ?&lt;br /&gt;- Je crois. C’est parce que la quantité demandée était plus grande que la quantité offerte que le prix est passé de 10 à 15 euros, qu’il a monté.&lt;br /&gt;- Exact. Autrement dit, &lt;strong&gt;c’est la pénurie qui est la cause de la hausse du prix&lt;/strong&gt;. Et non l’inverse. Ou, mieux encore, la hausse du prix signale, informe, révèle qu’il y a une pénurie du bien en question.&lt;br /&gt;- Je comprends bien. Mais diriez-vous alors que la hausse du prix du bien a alors résolu la pénurie ?&lt;br /&gt;- Si l’on s’en tient à la stricte définition des choses, oui. Indiscutablement oui. Il y avait pénurie quand le prix du bien était de 10 euros car la quantité demandée dépassait la quantité offerte. A 15 euros la quantité demandée est strictement égale à la quantité offerte. Plus de pénurie donc. Par définition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est là une fois encore &lt;strong&gt;le côté dramatique, cynique, voire carrément insupportable de l’Economie&lt;/strong&gt;, dont la raison n’est autre, de nouveau, que cette pénurie latente qui consitue le coeur du « &lt;em&gt;Problème Economique&lt;/em&gt; » de toute société. Les ressources sont rares. Les besoins quasiment illimités. C’est pareil pour le capitalisme, le socialisme ou le communisme. Toute société vit dans cet état de tension permanent et doit chercher à lui apporter une solution, dont on sait par avance qu’elle ne sera par « &lt;em&gt;le meilleur des mondes possibles pour tous&lt;/em&gt; », malheureusement, ou heureusement, c’est selon…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je ne suis pas d’accord avec vous. La hausse du prix n’a en rien résolu le problème. A un prix de 15 euros, il y a des acheteurs qui ne pourront pas acheter le produit. Vous y avez pensé, à ça ?&lt;br /&gt;- Bien sûr. Mais notez d’abord qu’en dépit de la hausse du prix, la quantité du bien produite et échangée a augmenté. Voyez par vous-même, si l’échange avait dû se faire à un prix de 10 euros, la quantité échangée aurait été de 50 unités seulement contre 75 pour un prix de 15 euros.&lt;br /&gt;- Ah ?&lt;br /&gt;- Mais oui ! Pour un prix de 10 euros on avait une quantité offerte de 50 euros et une quantité demandée de 100 unités. En maintenant le prix à 10 euros, l’échange aurait donc porté sur 50 unités du bien, car vous conviendrez aisément qu’on ne peut échanger plus que ce que ceux qui veulent vendre sont disposés à vendre, et cela quelque soit la quantité demandée. Or si le prix monte à 15 euros, ce niveau du prix tel que la quantité demandée égale exactement la quantité offerte, la hausse du prix attirant de nouvelles offres, la quantité échangée sera de 75 unités, soit 25 unités supplémentaires qu’avec un prix à 10 euros !&lt;br /&gt;- Je comprends. Tant pis donc pour ceux qui à 15 euros l’unité ne pourront pas acheter le produit…&lt;br /&gt;- Mais quoi ? Cela vous choque ?&lt;br /&gt;- Un peu. Quand même. Pas vous ?&lt;br /&gt;- Vous semblez oublier, cher Monsieur, ce fait élémentaire qu’à la base, &lt;strong&gt;toute pénurie implique de sélectionner parmi les acheteurs&lt;/strong&gt;. On n’y peut rien, c’est comme ça. Et &lt;strong&gt;la question qui se pose alors&lt;/strong&gt;, forcément, &lt;strong&gt;c’est de savoir comment opérer la sélection&lt;/strong&gt;. Si je vous comprends bien, au fond, vous, ce que vous souhaiteriez éradiquer, c’est la rareté. C’est gentil. Mais c’est oublier que la rareté des ressources, qui est là, plus ou moins là selon les moments et les lieux, mais bel et bien là. Alors avec des besoins qui sont quasiment illimités, dites-moi… on fait comment ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vaste question en effet. Et qui en appelle plusieurs autres. Car une fois admis l’omniprésence du « &lt;em&gt;Problème Economique&lt;/em&gt; », cette tension latente et permanente entre les ressources rares dont dispose une société pour produire des biens dont la quantité sera donc nécessairement limitée relativement aux besoins illimités tels que les expriment les individus qui la composent, force est de se poser la question de savoir quelle est la manière de gérer au mieux le problème.&lt;br /&gt;N’y en-a-t-il qu’une ?&lt;br /&gt;Et si oui, laquelle ?&lt;br /&gt;Y en a-t-il plusieurs ?&lt;br /&gt;Et dans ce cas, peut-on dire s’il en est une « meilleure » que les autres ?&lt;br /&gt;Et pourquoi ?&lt;br /&gt;Et puis d’abord, qui pourra le dire ? Au nom de quoi ? En vertu de qui ? Vous ? Moi ? Roselyne Bachelot ? Le Pape ? Umberto Eco ? Raymond Domenech ? Bébert et Lulu ? Jean-Michel Apathie ? Silvio Berlusconi ? Carla Bruni ? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="postBody"  style="color:#777;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Heureusement, au-delà de l’apparente complexité que dénotent ces questions essentielles, les choses sont, finalement, et « &lt;em&gt;sur le papier&lt;/em&gt; », assez simples. Une situation de pénurie sur le marché d’un bien donné peut être « &lt;em&gt;gérée&lt;/em&gt; » de &lt;strong&gt;différentes façons&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="postBody"  style="color:#777;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;strong&gt;A court terme d’abord&lt;/strong&gt;, on a &lt;strong&gt;la solution concurrentielle&lt;/strong&gt;. C’est, on l’a vu, &lt;strong&gt;la hausse du prix&lt;/strong&gt;. Elle a ses avantages. Elle a aussi ses inconvénients.&lt;br /&gt;Avantages : la quantité produite et échangée sera la plus élevée (voir l’exemple).&lt;br /&gt;Autre avantage : les acheteurs qui achèteront le produit seront ceux aux yeux desquels le produit a le plus valeur. Pour ceux qui ne l’achèteront pas, tout simplement parce qu’ils ne pourront pas, voir la rubrique « &lt;em&gt;Inconvénients&lt;/em&gt; » quelques lignes plus bas.&lt;br /&gt;Autre « autre avantage » : la solution est « &lt;em&gt;impersonnelle&lt;/em&gt; » : personne n’impose quoi que ce soit à qui que ce soit, de sorte par exemple qu’il n’y a personne qui décide autoritairement de qui aura droit à sa part de produits.&lt;br /&gt;Autre « autre « autre avantage » » : la hausse du prix du bien indiquant sa pénurie latente, les efforts et les souhaits des uns et des autres pourront se reporter sur d’autres produits, moins chers (exemple : le jour où le prix des sushis sera de 10 euros le gramme, on se doute que nous chercherons à consommer et produire autre chose que des sushis. Du saucisson saoudiens par exemple, ou des topinambours aztèques. Ouf !!!)&lt;br /&gt;Principal inconvénient : la concurrence « &lt;em&gt;éliminera&lt;/em&gt; » les acheteurs potentiels qui ne pourront pas payer, pour le bien considéré, un prix plus élevé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A court terme toujours&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;si le prix du bien ne peut monter&lt;/strong&gt;, parce que par exemple certains groupes de pression s’y opposent, ou qu’un Etat décide, pour des raisons économiques parfois, sociales et politiques (électorales ici) le plus souvent, un blocage pur et simple du prix à son niveau actuel, alors il y aura toujours pénurie, c’est-à-dire que la quantité demandée du bien restera toujours plus importante que la quantité offerte. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;color:#000000;"&gt;Mais on l’a dit et on le redit, force sera pourtant de trouver une solution au problème, laquelle solution signifie nécessairement et toujours d’abord de sélectionner parmi les acheteurs ceux qui pourront obtenir le produit demandé, et donc d’écarter les autres. Là, en l’absence de solution concurrentielle (la hausse du prix est impossible), et concernant &lt;strong&gt;les modes opératoires&lt;/strong&gt;, l’imagination est sans limite ou presque. Qu’il s’agisse d’être servi parce que l’on est ami avec le Maire de sa commune, parce que l’on est le gendre du beau-frère du Président, parce que l’on connaît un des producteurs, ou plus simplement parce qu’une circulaire ministérielle stipule la liste de ceux qui auront droit au produit dans une colonne et la liste de ceux qui n’y auront pas droit dans une autre, toutes ces solutions ont deux points communs : d’une part la quantité globalement produite et échangée sera moindre que la quantité associée à la solution concurrentielle (voir l’exemple); d’autre part, ces solutions font la part belle à ceux qui ont des relations, à ceux qui ont, comme on dit, le « &lt;em&gt;bras long&lt;/em&gt; », en bref, l’impersonnalité, ô combien cynique certes, de la solution concurrentielle, fait place au népotisme sous toutes ses formes.&lt;br /&gt;Ah mais j’oubliais. Elles ont en général un troisième point commun, les solutions non concurrentielles. C’est l’apparition, pour le produit en question, d’un marché parallèle, non officiel et la plupart du temps proprement illégal, ce qu’on appelle communément un « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;marché noir&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; ». Et devinez quoi ? Le prix du produit, sur ce « &lt;em&gt;marché noir&lt;/em&gt; », il sera bien plus élevé que le prix officiel ! Etonnant, non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant on (le Gouvernement) peut aussi envisager les &lt;strong&gt;solutions à plus long terme&lt;/strong&gt;, lesquelles, par définition, prennent du temps, ce qui peut rendre la chose délicate si l’on a affaire à des gens pressés ou/et qui ne voient généralement pas beaucoup plus loin que « &lt;em&gt;le bout de leur nez&lt;/em&gt; », quand bien même il serait grand, leur nez, que dis-je grand, « &lt;em&gt;énorrrrrrrrrrrme !!! ce nez !!!&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;Là aussi il faudra envisager plusieurs mesures concrètes, toutes différentes, on s’en doute, selon que l’on aura affaire au marché des betteraves, au marché du logement locatif ou au marché du pétrole. Elles auront un point commun cependant. C’est que vu que, par définition, il y a pénurie tant que pour le bien considéré la quantité demandée est supérieure à la quantité offerte, si l’on veut éviter une hausse des prix par trop élevée sans tomber dans les travers des solutions autoritaires, alors de trois choses l’une, et il faudra :&lt;br /&gt;1) &lt;strong&gt;faire en sorte que l’Offre augmente&lt;/strong&gt;, c’est-à-dire faire en sorte que la quantité de biens proposée pour le prix en vigueur augmente (dans l’exemple, faire en sorte que pour un prix de 10 euros l’unité, la quantité offerte du produit ne soit plus de 50 unités seulement mais, disons, et ce serait, conformément aux données de l’exemple, un « &lt;em&gt;idéal&lt;/em&gt; », de 100 unités, auquel cas la quantité offerte se trouverait exactement égale à la quantité demandée, plus de pénurie donc, par définition, et ce, ici, sans que le prix du produit ait bougé d’un centime). Mais encore faut-il que cela soit possible. Pensez par exemple aux biens dont la quantité est « finie », c’est-à-dire donnée une fois pour toutes, parce la Nature en a décidé ainsi. C’est le cas, typiquement du pétrole, mais aussi d’autres « &lt;em&gt;ressources naturelles&lt;/em&gt; ». Pour ces biens, il y aura forcément un jour où l’Offre ne pourra plus croître, et ce jour là, si la Demande persiste, la pénurie aura atteint son paroxysme.&lt;br /&gt;2)&lt;strong&gt; faire en sorte que la Demande diminue&lt;/strong&gt; (ça c’est beaucoup plus théorique car on voit mal comment faire pour que, par exemple, la demande de produits alimentaires ou de logements diminue, et, plus généralement, pour que les besoins ne soient plus illimités sauf à prôner une conversion générale et unanime à un mysticisme ascétique de quelque obédience que ce soit, Om ! Om ! Om !)&lt;br /&gt;3) faire en sorte que pour le produit considéré &lt;strong&gt;l’Offre&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;augmente et&lt;/strong&gt; que &lt;strong&gt;la Demande diminue&lt;/strong&gt;. Vu le 1) et le 2), on s’en doutait. Bon. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="postBody"  style="color:#777;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;color:#000000;"&gt;Voilà. &lt;strong&gt;Ces quelques principes sont généraux&lt;/strong&gt;. Cela veut dire qu’ils s’appliquent à &lt;strong&gt;tous les biens&lt;/strong&gt; que l’on voudra envisager : ressources naturelles (pétrole), produits alimentaires, logements, pour ne citer que ces biens qui font la « &lt;em&gt;Une&lt;/em&gt; » des medias et ce, à juste titre, c’est le cas, pour une fois, de le dire, étant donné que ce sont quand même parmi les biens qui occupent une place essentielle dans nos vies quotidiennes. Mais « &lt;em&gt;principes généraux&lt;/em&gt; » aussi parce que nous l’avons dit, la pénurie est en quelque sorte l’expression même du « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Problème Economique&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » avec lequel doit composer toute société, qu’elle soit capitaliste, socialiste ou communiste, pour ne citer que ces cas de figures classiques et connus de toutes et tous. C’est pourquoi elle est « &lt;em&gt;toujours là&lt;/em&gt; », la pénurie, et ce n’est pas « &lt;em&gt;demain la veille&lt;/em&gt; » qu’elle aura disparue de la surface de notre planète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qu’il faut retenir alors de l’énoncé de ces principes ? Principalement qu’il existe &lt;strong&gt;plusieurs manières de « &lt;em&gt;résoudre &lt;/em&gt;» une pénurie&lt;/strong&gt;, et qu’une fois celles-ci mises au jours, chacun est « &lt;em&gt;libre&lt;/em&gt; » de choisir celle qu’il jugera la plus efficace et la plus « &lt;em&gt;juste&lt;/em&gt; », mais en connaissance de cause, c’est-à-dire après avoir, d’abord, rigoureusement formulé la nature du problème et proposé, ensuite, une solution ou des solutions qui par définition auront toujours les avantages de leurs inconvénients et les inconvénients de leurs avantages, l’essentiel n’étant pas ici de seulement le savoir, soi-même, mais de le dire, clairement, distinctement, et si possible, à « &lt;em&gt;haute voix&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;Cela devrait permettre, au minimum, d’éviter le pire. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="postBody"  style="color:#777;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;- Le pire ? C’est quoi ça encore ?&lt;br /&gt;- Mais cher Monsieur, vous ne comprenez décidément rien à moins que fort lourdement on ne vous l’expliquasse !&lt;br /&gt;- Oui.&lt;br /&gt;- Connaissez-vous, cher Monsieur, ce merveilleux proverbe soufi, du XIIème siècle, qui dit, je cite de mémoire : « &lt;strong&gt;وأحيانا أفضل من عدو (الملك)&lt;/strong&gt; » ?&lt;br /&gt;- Heu…&lt;br /&gt;- Quoi encore ? C’est ma prononciation qui vous pose problème ?&lt;br /&gt;- Ben…&lt;br /&gt;- Non. Je rêve ! Vous ne connaissez pas ?&lt;br /&gt;- Ben…&lt;br /&gt;- Ne me dites pas qu’il faut que je vous traduise ???&lt;br /&gt;- Ben…&lt;br /&gt;- « &lt;em&gt;Le Mieux est l’ennemi du Bien&lt;/em&gt; » ! Ca ne vous dit rien ça ?&lt;br /&gt;- Si ! Mais je ne savais pas que c’était un proverbe soufi…&lt;br /&gt;- Mais c’est encore pire que ce que je craignais ! Vous n’êtes pas fini vous !!!!&lt;br /&gt;- Oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le mieux est l’ennemi du bien&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; ». Concentré de « &lt;em&gt;sagesse populaire&lt;/em&gt; », qui pour une fois n’est pas complètement stupide (le réchauffement climatique a pour effet collatéral et insuffisamment dénoncé dans les medias et autres cercles familiaux d’avoir réduit à néant nombre de dictons dits « &lt;em&gt;populaires&lt;/em&gt; »). Car il arrive que parfois, un gouvernement (ou un candidat à un poste important…), pourtant bienveillant, se saisisse d’un authentique problème économique, propose une solution voire tout un programme, et que cette solution ou ce programme, non contents de ne pas résoudre le problème aboutissent finalement à le rendre pire encore que ce qu’il était avant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Application&lt;/strong&gt; ici, qui pourra être rapide, vu que tout a de fait été dit pour pouvoir le dire, et le dire vite :&lt;br /&gt;Prenez un bien quelconque, ou presque, disons, au hasard ( ?), un produit alimentaire, ou le logement.&lt;br /&gt;Imaginez (quel effort ici !!!) que son prix se mette à monter, et que cette hausse du prix apparaissent aux yeux de certains, pour ne pas dire aux yeux de tous, comme dérangeante, insupportable, voire proprement scandaleuse.&lt;br /&gt;Le Gouvernement dont on rappelle que l’on supposera qu’il est bienveillant, saisi de l’affaire, annonce un remède évident, élémentaire, un remède qui sans nul doute fera l’unanimité tellement il est évident et élémentaire : « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;le blocage du prix&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; » du produit ! Interdiction donc à quiconque vend le produit de le vendre à un prix supérieur au prix annoncé par le gouvernement comme « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;prix plafond&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Exemple&lt;/strong&gt; utilisant les mêmes « &lt;em&gt;chiffres&lt;/em&gt; » que plus haut dans le billet.&lt;br /&gt;Le prix du bien était par exemple, à un moment donné, de 10 euros. Supposons qu’à ce prix correspondait une situation de pénurie (quantité demandée de 100 unités pour une quantité offerte de 50 unités). La concurrence fait alors monter le prix à 15 euros. A ce prix de 15 euros, les quantités offertes et demandées se retrouvent égales valant chacune 100 unités. Il n’y a plus de pénurie donc. Par définition (Rappel : c’est une définition ! Ca ne veut pas dire qu’on est dans le « &lt;em&gt;meilleur des mondes possibles&lt;/em&gt; » ! Mais bon…). L’échange se fait donc pour une quantité du bien de 100 unités.&lt;br /&gt;La foule gronde à cause de la hausse du prix et de son niveau jugé trop élevé. Toute la presse en parle. JP Pernaut et Jacques Attali aussi.&lt;br /&gt;Alors le gouvernement réagit. Il impose un « &lt;em&gt;blocage du prix&lt;/em&gt; », ramenant le prix légal maximum à 10 euros.&lt;br /&gt;Or pour un prix à 10 euros, la quantité demandée est de 100 unités et la quantité offerte de 50 unités. Résultat : retour à la pénurie ! Et la quantité échangée ne sera finalement que de 50 unités.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Bilan &lt;/strong&gt;sommaire de l’opération.&lt;br /&gt;Les gagnants ? Tous ceux qui pourront effectivement acheter le produit 10 euros, moins cher donc, parce qu’ils courent plus vite que les autres, ou parce qu’ils ont des relations bien placées, voire parce qu’ils ont versés des « &lt;em&gt;pots de vins&lt;/em&gt; » au producteurs histoire de passer parmi les premiers dans la « &lt;em&gt;file d’attente&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;Les perdants ? Tous ceux qui ne vont pas pouvoir vendre et/ou consommer les 50 unités du produit qui auraient été produites et consommées si le prix avait pu s’élever à 15 euros vu que ces 50 unités ne seront tout simplement pas produites.&lt;br /&gt;Est-ce tout ? Oui. Presque. Ah non… J’oubliais… Si pour le bien considéré l’organisation d’un « &lt;em&gt;marché noir&lt;/em&gt; » est possible, ce marché fera lui aussi de nombreux gagnants ! Mais ça il ne faut pas en parler, car ce n’est pas légal, et on n’a pas le droit…&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Moralité &lt;/strong&gt;de ce bilan sommaire : La hausse du prix signalait effectivement, à la base, une situation de pénurie. Le blocage de son prix décrété par le gouvernement n’aura eu pour effet, entre autres et d’abord, que de recréer les conditions de cette même pénurie !!!!!! Bel effort, donc… Merci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;em&gt;Post scriptum : Toute ressemblance avec des mesures et autres programmes politiques ayant existé, existant encore, ou proposés pour un avenir plus ou moins proche, pourvu qu’ils aient tous comme point commun de lutter contre une hausse du prix de tel ou tel bien ou service (prix alimentaires, animaux domestiques, loyers, etc…) en recourant purement et simplement au « blocage » de son prix, serait, bien sûr et comme toujours, pure coïncidence…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Sinon, je ne me rappelle pas qui a écrit que : « &lt;em&gt;Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années &lt;/em&gt;». Rousseau ? Voltaire ? Frédéric Lefebvre ? N’empêche, ya des fois, c’est vrai. &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=2uZ6hd8syxc"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;La preuve&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6178103069268069040-8228158619126634471?l=economibasic.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://economibasic.blogspot.com/feeds/8228158619126634471/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6178103069268069040&amp;postID=8228158619126634471' title='14 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/8228158619126634471'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/8228158619126634471'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://economibasic.blogspot.com/2011/04/de-la-penurie-en-general-et-des_5637.html' title=''/><author><name>serenis cornelius</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17688595031165838655</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_CDumFSfhs80/SWZi8I6zkBI/AAAAAAAAAAg/5eJU8IDLhEs/S220/Anna.JPG'/></author><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6178103069268069040.post-7942411643158880968</id><published>2011-04-01T08:48:00.025+02:00</published><updated>2011-04-05T22:06:38.841+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;L’Enfer, c’est les autres&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;em&gt;Une énorme tuile, arrachée par le vent, tombe et assomme un passant. Nous disons que c'est un hasard. Le dirions-nous, si la tuile s'était simplement brisée sur le sol ?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;em&gt;Henri Bergson - Les deux sources de la morale et de la religion - 1932.&lt;/em&gt; &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;On se fatigue, on s’échine, on s’évertue, on cherche, on brasse, on rumine, on collectionne, on interroge, on spécule, on conjecture, on modélise, on définit, on mesure, on calcule, on trace, on courbe, on disserte, on agrège, et tout ça pour quoi ? Rien !!! ou presque rien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Voilà. Voilà où nous mènent &lt;strong&gt;trois siècles de réflexions économiques&lt;/strong&gt;, trois siècles consacrés à l’étude du fonctionnement des économies en général, et des économies capitalistes en particulier. Trois siècles de recherches visant à expliquer les causes de la richesse, de la croissance, des prix, des inégalités, des crises, du chômage, de la pauvreté. Trois siècles à tenter d’expliquer comment fonctionnent les entreprises, les banques, les marchés, tous les marchés, marché des biens, marché du travail, marchés financiers. Trois siècles consacrés, aussi, à élaborer, sur la base de travaux théoriques, empiriques, voire empirico-théorico-empiriques, des principes, des outils, et des recommandations de politique économique, tout ça, histoire de gérer, quand ce n’est de prévenir, les innombrables problèmes auxquels nos sociétés sont, encore aujourd’hui, très largement confrontées. Et tout ça pour quoi ? Rien !!!! ou presque.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Et pourtant, ce ne sont pas les ouvrages, les articles, les données chiffrées qui manquent. Tout au contraire : ce sont des millions de pages, que dis-je des millions, &lt;strong&gt;des milliards de pages&lt;/strong&gt;, sans doute, toutes consacrées à l’étude des phénomènes économiques, qui s’accumulent, depuis des siècles et des siècles, de telle sorte que si l’on parvenait à les disposer les unes sur les autres, ces pages - par ordre chronologique ce serait mieux (esthétique oblige), on pourrait, en les escaladant, se trouver sur &lt;?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /&gt;&lt;st1:personname st="on" productid="la Lune"&gt;la Lune&lt;/st1:personname&gt;, que dis-je &lt;st1:personname st="on" productid="la Lune"&gt;la Lune&lt;/st1:personname&gt;, sur Jupiter ou Neptune (Neptune c’est mieux, c’est la planète des poètes, des artistes et des esthètes, et puis en Astrologie, Neptune gouverne le signe des Poissons. Demandez à Elisabeth Tessier vous verrez, ou a Françoise Hardy, elles vous diront. Ou mieux, lisez leurs œuvres, plus particulièrement cette formidable thèse soutenue dans Télé-7-jours, pardon, Olala !!!, soutenue à &lt;st1:personname st="on" productid="La Sorbonne"&gt;La Sorbonne&lt;/st1:personname&gt; par Elisabeth Teissier, en 2001, thèse qui valut à l’astrologue préférée de François Mitterrand (entre autres) d’être instituée, comme Knock bien avant elle, « doctoralement Docteur », et qui toute entière tient dans ce titre merveilleux : « &lt;i&gt;Situation épistémologique de l'astrologie à travers l'ambivalence fascination-rejet dans les sociétés postmodernes&lt;/i&gt; »). Et tout ça pour quoi, disions-nous ? &lt;strong&gt;Pour rien !!!!&lt;/strong&gt; ou presque rien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Car toutes ces études, aussi réfléchies et savantes soient elles, toujours marquées du sceau de la rigueur, de la neutralité et de la précision scientifiques, toutes ces études manquent malgré tout l’essentiel. Quel que soit en effet le sujet abordé, les théories économiques connues à ce jour - cet ensemble de connaissances accumulées qui fait la « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Science économique&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; » d’aujourd’hui, toutes ces &lt;strong&gt;théories&lt;/strong&gt; sont &lt;strong&gt;totalement &lt;/strong&gt;« &lt;em&gt;&lt;strong&gt;à côté de la plaque&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; ». Elles sont comme autant de marteaux pilons construits pour écraser une noix et qui, en plus, ratent la noix ! Car si elles parviennent parfois, difficilement d’ailleurs, c’est le moins que l’on puisse dire, à décrire le « comment » des choses, elles sont &lt;strong&gt;incapables&lt;/strong&gt;, absolument et définitivement incapables, &lt;strong&gt;de comprendre&lt;/strong&gt; leur « pourquoi ». Or si il y a une chose qui nous intéresse, en Economie comme ailleurs d’ailleurs, c’est bien &lt;strong&gt;le « pourquoi » de nos problèmes&lt;/strong&gt; ! Le &lt;span style="mso-fareast-language: FR"&gt;« comment », franchement, on s'en fout. Non ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;C’est ainsi par exemple que si les théories existantes permettent de décrire, assez bien, force est de le reconnaître, la situation actuelle en matière de chômage, d’inégalités, d’inflation ou de crise financière, elles sont incapables, ces théories économiques, de nous en donner une explication réelle, c’est-à-dire d’en dégager les causes, des causes claires et distinctes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;strong&gt;Pourtant, rien n’est plus facile&lt;/strong&gt;. Et quoique qu’on en dise, ce n’est pas la complexité de nos économies qui pourrait faire obstacle à cette intelligence des causes, à cette &lt;strong&gt;révélation du « pourquoi » de nos problèmes&lt;/strong&gt; dont le manque en est déjà, en soi, une explication, de ces problèmes, mais aussi des souffrances qui les accompagnent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;strong&gt;Certes l’économie est chose complexe&lt;/strong&gt;, en ce que l’économie du Monde est le résultat, chaque jour, de milliards d’interactions individuelles, de ces interactions marchandes faites d’achats et de ventes, d’embauches, de licenciements, de décisions d’investir, de produire et de consommer, d’emprunts et de prêts divers et variés, bref de décisions prises par des milliards d’individus qui ne se connaissent pas, qui ne se rencontrent que rarement, et qui jamais ne se concertent préalablement à leur prise de décision afin de se mettre d’accord par avance sur qui produira quoi, qui consommera quoi, ou qui placera quoi et où. Complexité extrême donc. &lt;strong&gt;Et alors ????&lt;/strong&gt; Est-ce là une raison suffisante à l’ignorance ? Car quoi ? Qu’y-a-t-il, au fond, &lt;strong&gt;« derrière » chacune de ces décisions économiques&lt;/strong&gt; (derrière chaque décision tout court d’ailleurs) dont on a dit qu’elles se chiffraient à coups de milliards ? Qu’y a-t-il ? Rien d’autre qu’une volonté individuelle, un désir individuel, un but individuel, un objectif individuel, en bref, &lt;strong&gt;une intention !!!!!&lt;/strong&gt; Tout simplement. &lt;strong&gt;L’Economie ce n’est que cela : le résultat d'une somme d’intentions&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Dès lors que l’on a saisi cette évidence, tout devient facile. La découverte des causes des grands maux économiques qui frappent nos sociétés devient un véritable jeu d’enfants. Et pour quiconque connait les causes, les remèdes sautent aux yeux, si bien qu’il est à peine besoin d’en parler.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Il suffit en effet, pour expliquer n’importe quel phénomène, d’adopter &lt;strong&gt;La Méthode&lt;/strong&gt; de base propre à toute enquête policière, laquelle consiste à commencer par découvrir, d’abord, l’intention du criminel, du braqueur ou du délinquant, découvrir donc « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;à qui profite le crime&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; », et pour cela, trouver d’abord, et le plus vite possible, un mobile : &lt;strong&gt;Le mobile&lt;/strong&gt;. Car le mobile est toujours la clé de l’énigme, si bien qu’une fois le mobile mis au jour, les choses s’enchaînent avec une facilité déconcertante, ou presque : &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;« &lt;em&gt;Car derrière le mobile, on découvre l’action ; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Derrière l’action, apparait l’intention ; &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;em&gt;Et derrière l’intention, il y a le « coupable », c’est-à-dire La cause.&lt;/em&gt; » &lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Marcel Guillaume - Mémoires - Editions du 36 quai des Orfèvres - Paris - 1930.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Exemple : Soit à expliquer les causes du chômage.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;On commence par constater qu’une conséquence directe et obligatoire du chômage est la pression à la baisse sur les salaires (il y a là pour ainsi dire une « Loi » du capitalisme que tous les économistes semblent admettre d’où son statut de « Loi » ou de « quasi-Loi »).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;On se demande alors à qui profite une pression à la baisse des salaires, autrement dit qui a intérêt, dans l’économie, à ce que les salaires augmentent peu, voire pas du tout, autrement dit encore qui « gagne » à une non hausse des salaires ? (on notera que la question ici n’est pas de savoir à qui profite le chômage en soi, directement, mais bien à qui profite cette conséquence du chômage qu’est la quasi-impossibilité des salaires d’augmenter).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;A ce stade de la réflexion il peut s’avérer que l’enquête soit un peu plus compliquée que prévu car il arrive que l’on se trouve face à plusieurs intentions possibles, ouvrant sur plusieurs pistes possibles, et donc plusieurs « coupables » possibles. Mais comme on va le voir, ce n’est pas réellement un problème, car la règle en la matière sera toujours la même : il suffira de montrer comment ces pistes convergent, comment et où ces différentes intentions forcément se rencontrent, se croisent, se renforcent l’une l’autre, en bref comment les « coupables » sont « d’accord » pour que, dans l’exemple, le chômage se maintienne à un niveau empêchant toute hausse des salaires. Mais reprenons l’enquête.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Qui donc a intérêt à ce que les salaires n’augmentent pas ? L’enquête dévoile rapidement deux possibilités : les « patrons » (disons les « capitalistes ») et &lt;st1:personname st="on" productid="la Banque Centrale."&gt;&lt;st1:personname st="on" productid="la Banque"&gt;la Banque&lt;/st1:personname&gt; Centrale.&lt;/st1:personname&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Pourquoi les patrons ? Mais c’est évident ! Moins les salaires augmentent, plus élevés sont les profits ! Les « capitalistes » cherchant toujours le maximum de profit, il est clair que le chômage les arrange, en ce que c’est pour eux la possibilité de moins payer les salariés. Pourquoi &lt;st1:personname st="on" productid="la Banque Centrale"&gt;&lt;st1:personname st="on" productid="la Banque"&gt;la Banque&lt;/st1:personname&gt; Centrale&lt;/st1:personname&gt; ? Mais c’est élémentaire ! &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Parce que &lt;st1:personname st="on" productid="la Banque Centrale"&gt;&lt;st1:personname st="on" productid="la Banque"&gt;la Banque&lt;/st1:personname&gt; Centrale&lt;/st1:personname&gt; a pour mission de maintenir l’inflation à un niveau très bas (pas plus de 2% par an en Europe selon &lt;st1:personname st="on" productid="la Banque Centrale"&gt;la Banque Centrale&lt;/st1:personname&gt; Européenne). Or comme la hausse des salaires pourrait faire s’élever les prix (l’inflation) au-delà de ce que &lt;st1:personname st="on" productid="la Banque Centrale"&gt;&lt;st1:personname st="on" productid="la Banque"&gt;la Banque&lt;/st1:personname&gt; Centrale&lt;/st1:personname&gt; juge acceptable, le chômage ça l’arrange, vu, on l’a dit et redit, qu’un chômage élevé bloque automatiquement tout début de commencement d’une hausse des salaires.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Deux pistes donc. Laquelle privilégier alors ? Là chacun fait ce qu’il veut, ou plutôt ce qui l’arrange. Un « capitaliste » pourrait se dédouaner en pointant du doigt &lt;st1:personname st="on" productid="la Banque Centrale."&gt;&lt;st1:personname st="on" productid="la Banque"&gt;la Banque&lt;/st1:personname&gt; Centrale.&lt;/st1:personname&gt; Inversement, &lt;st1:personname st="on" productid="la Banque Centrale"&gt;&lt;st1:personname st="on" productid="la Banque"&gt;la Banque&lt;/st1:personname&gt; Centrale&lt;/st1:personname&gt; pourrait « dénoncer » les « capitalistes ». Mais a-t-on jamais vu que l’on demandait à un « coupable » présumé de mener lui-même l’enquête ? Il est clair que l’enquêteur ne devra être ni l’un ni l’autre. Dès lors, il montrera facilement soit que les « capitalistes » et &lt;st1:personname st="on" productid="la Banque Centrale"&gt;&lt;st1:personname st="on" productid="la Banque"&gt;la Banque&lt;/st1:personname&gt; Centrale&lt;/st1:personname&gt; sont, ensemble, « responsables » du chômage, soit qu’il y en a un qui agit pour le compte de l’autre. Dans les deux cas, on pourrait évoquer un « complot », mais à ce stade de l’enquête, c’est encore trop tôt pour le savoir et il est raisonnable de penser et prévoir que l’enquêteur conclura en considérant que le « coupable » est &lt;st1:personname st="on" productid="la Banque Centrale"&gt;la Banque Centrale&lt;/st1:personname&gt;, ne serait-ce parce que ce « coupable » là est beaucoup facile à identifier que le groupe des « capitalistes » (on peut faire une perquisition à &lt;st1:personname st="on" productid="la Banque Centrale"&gt;&lt;st1:personname st="on" productid="la Banque"&gt;la Banque&lt;/st1:personname&gt; Centrale&lt;/st1:personname&gt;, pas chez les « capitalistes » sauf à mobiliser des millions de policiers ; de même qu’on peut mettre en prison le « patron » de &lt;st1:personname st="on" productid="la Banque Centrale"&gt;&lt;st1:personname st="on" productid="la Banque"&gt;la Banque&lt;/st1:personname&gt; Centrale&lt;/st1:personname&gt; sans avoir à construire les centaines de prison supplémentaires nécessaires à l’incarcération des « capitalistes »), et parce qu’effectivement, aussi, le « poids » dans l’économie des décisions de &lt;st1:personname st="on" productid="la Banque Centrale"&gt;&lt;st1:personname st="on" productid="la Banque"&gt;la Banque&lt;/st1:personname&gt; Centrale&lt;/st1:personname&gt; est loin d’être négligeable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Maintenant, rien n’interdit, c'est même recommandé, de poursuivre « l’enquête », et de chercher qui se trouve « &lt;em&gt;derrière&lt;/em&gt; » &lt;st1:personname st="on" productid="la Banque Centrale"&gt;&lt;st1:personname st="on" productid="la Banque"&gt;la Banque&lt;/st1:personname&gt; Centrale, c'est-à-dire &lt;span style="mso-fareast-language: FR"&gt;« &lt;em&gt;derrière&lt;/em&gt; » la monnaie, les pièces, les billets, etc.&lt;/span&gt;&lt;/st1:personname&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Ce n’était qu’un exemple. Mais on l’a dit, cette méthode, &lt;strong&gt;La Méthode&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;s’applique à tout&lt;/strong&gt; : chômage, inégalités, désindustrialisation, crise boursière, etc. &lt;strong&gt;Elle explique tout&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Ajoutons quand même, c’est essentiel, qu’en pratique, c’est-à-dire dans les medias et autres lieux de discussion où il arrive qu’il soit question de sujets économiques, on trouvera la méthode employée sous deux formes, disons &lt;strong&gt;deux variantes&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;La &lt;strong&gt;première variante&lt;/strong&gt; consiste bien à « dénoncer » tel ou tel acteur ou groupe d’acteurs de l’économie en l’accusant d’être La cause de tel ou tel problème, mais sans aller jusqu’à lui imputer la volonté consciente de créer, de toutes pièces, ledit problème, quand bien même il y trouve un intérêt manifeste. Tout au plus conclura-ton que cet acteur, ou groupe d’acteurs, est « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;responsable mais non coupable&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; », du chômage, des inégalités, de la crise, etc.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;La &lt;strong&gt;seconde variante&lt;/strong&gt;, en revanche, considérera systématiquement et explicitement que pour l’acteur ou groupe d’acteurs incriminés l’intention de nuire est bien réelle, pour cette simple raison qu’à ceux à qui elle ne nuit pas, elle profite ! La formule résumant cette variante sera alors : « Responsable(s) et coupable(s) » ou, c’est mieux, car plus direct, plus économe en mots, tout en étant plus explicite : « &lt;strong&gt;Coupable(s)&lt;/strong&gt; », tout court.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;On remarquera au passage que c’est cette seconde version de La Méthode et elle seule qui mérite totalement l’appellation courante de « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Théorie du Complot&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; », ce qui, contrairement à une idée reçue, et trop souvent partagée, est tout sauf une insulte, bien au contraire, puisqu’il s’agit, on l’aura compris, de la &lt;strong&gt;quintessence de La Méthode&lt;/strong&gt;, méthode dont on a dit qu’elle était de fait la seule capable de mener une exploration véritablement scientifique des maux qui affectent une société et de &lt;strong&gt;révéler le « Pourquoi » des choses&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;La « &lt;em&gt;Théorie du Complot&lt;/em&gt; » apparait bel et bien comme &lt;strong&gt;la seule démarche authentiquement réaliste&lt;/strong&gt; pour comprendre les problèmes économiques, politiques et sociaux qui minent une société (cela dit, elle permet de comprendre aussi nombre de phénomènes naturels, depuis la chute des corps jusqu’au mouvement des planètes, en passant par la question de savoir pourquoi il y a une vie avant la mort, ou encore la fameuse énigme de la reproduction logarithmique des lapins turcs, sans parler des mathématiques qui ne prennent sens qu’une fois que l’on sait de quel complot elles participent). &lt;strong&gt;Le monde est fait d’intentions&lt;/strong&gt;, n’oublions pas cette vérité fondamentale. Et derrière les intentions il n’y a, par définition, que des hommes, des hommes mus par des intérêts, ce qui forcément les opposent aux autres hommes. Tout ce qui se produit dans notre société, le chômage, les inégalités, ou les crises financières, tout cela ne peut donc se comprendre que comme le résultat de complots, initiés par tel ou tel groupe forcément malintentionné. Et la bonne question à se poser serait celle de savoir pourquoi (par quel « complot » ?) &lt;st1:personname st="on" productid="la Science"&gt;la Science&lt;/st1:personname&gt; officielle se refuse-t-elle à l’admettre, accumulant ainsi, depuis des siècles et des siècles, un nombre hallucinant de recherches tout aussi coûteuses qu’inutiles et pédantes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;D’autant qu’au-delà de sa rigueur logique et de la simplicité de sa mise en pratique, &lt;strong&gt;la « &lt;em&gt;Théorie du Complot&lt;/em&gt; » a un autre avantage&lt;/strong&gt;. Grâce en effet au travail millénaire, difficile et ô combien ingrat de ces rares Initiés qui eux savaient, savent, et sauront, on dispose désormais de la liste quasi-exhaustive des « comploteurs » possibles, et ce quel que soit le problème économique, social ou politique qu’il s’agit de traiter, ce qui on en conviendra est d’une aide précieuse en ce que cela devrait permettre à l’enquête, toutes les enquêtes, d’avancer très vite, et d’économiser ainsi des ressources rares et précieuses à la fois. Des siècles d’Histoire on en effet permis de « ficher », comme &lt;strong&gt;possibles sources du Complot&lt;/strong&gt;, et par ordre alphabétique :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Les banques, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Les Chinois, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Les francs-maçons (donc les Templiers), &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Les Juifs, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Les marchés financiers, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;L’opus dei, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Bernard Tapie (donc Roselyne Bachelot), &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Les Chrétiens, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Les syndicats, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Les Illuminati, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Les riches, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Les pauvres, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Les Mahométans, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Dieu, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Satan, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Umberto Eco, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Les patrons, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Les communistes.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Quel que soit le problème, le « fautif », le « coupable », voire le « bouc-émissaire » sera forcément parmi ceux là, pour cette simple raison qu’il ne saurait être ailleurs, et pourvu, bien sûr, qu’il vérifie, relativement au problème posé, deux conditions : 1) être l’envers de la « victime », de sorte à s’assurer qu’il soit bien le « coupable » ; 2) ne pas être « soi », car c’est bien connu : « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;L’Enfer, c’est les autres&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » (&lt;em&gt;Raymond Quenau - Open Space - Pièce en un acte - Paris - 1944&lt;/em&gt;) !!!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Allez, pour finir, &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=_y4A0uUDl88"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;une preuve&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, parmi tant d’autres…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6178103069268069040-7942411643158880968?l=economibasic.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://economibasic.blogspot.com/feeds/7942411643158880968/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6178103069268069040&amp;postID=7942411643158880968' title='20 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/7942411643158880968'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/7942411643158880968'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://economibasic.blogspot.com/2011/04/lenfer-cest-les-autres-une-enorme-tuile_1363.html' title=''/><author><name>serenis cornelius</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17688595031165838655</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_CDumFSfhs80/SWZi8I6zkBI/AAAAAAAAAAg/5eJU8IDLhEs/S220/Anna.JPG'/></author><thr:total>20</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6178103069268069040.post-8237374774269313839</id><published>2011-03-23T17:47:00.013+01:00</published><updated>2011-03-24T14:50:41.257+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;Il arrive qu’à trop tirer sur une corde, elle lâche…&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;C’est dans un trois étoiles avec piscine, situé près de l’ancienne gare, que les deux enquêteurs se posèrent. Quatre-vingt cinq euros la chambre double, et menu à quatorze euros. A peine sortis de table, ils partirent marcher dans la vieille ville.&lt;br /&gt;Hervé Jourdain - Sang d’encre au 36 - 2009.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les hommes qui nous gouvernent sont toujours, ou presque, c’est connu, animés des meilleurs intentions du monde. Tout ce qu’ils pensent, disent, et font, n’a pour but que l’amélioration de la situation des peuples dont ils ont la charge, leur bien-être, pour ne pas dire leur bonheur, voire, c’est encore mieux, leur Salut ! C’est vrai en général. C’est vrai en particulier, dès lors qu’il est question de la situation économique du pays et de ses habitants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour mener à bien cette « mission », les hommes qui nous gouvernent ont à leur disposition un certain nombre de moyens, dont un fait régulièrement la « Une » des médias : le &lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2011/01/le-taux-de-linteret-celui-des-medias-il.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;taux de l’intérêt&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. De fait, le taux de l’intérêt est le moyen, le levier, l’outil, « l’arme » (ah ! la poésie des formules journalistiques, on ne s’en lassera jamais…), régulièrement utilisé par l’une de ces institutions majeures qui, conjointement aux Gouvernements, s’est donné comme objectif rien moins que notre « bonheur » économique. Cette institution, c’est la &lt;strong&gt;Banque Centrale&lt;/strong&gt;, et pour nous, Français, donc Européens, la &lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2009/08/la-bce-banque-centrale-europeenne-ceux.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;Banque Centrale Européenne&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (Il est vrai que nous sommes aussi, et sans doute d’abord, citoyens du Monde, mais vu qu’il n’existe pas encore de Banque Centrale Mondiale, il est inutile d’en parler. La preuve…).&lt;br /&gt;Concrètement, la Banque Centrale Européenne (BCE) agit en « actionnant » le taux de l’intérêt européen, à la hausse ou à la baisse, ce qui nous concerne directement, nous, Français, comme tous ceux avec qui nous partageons l’Euro. Car c’est à elle, la BCE que le Traité de Maastricht a confié l’exclusivité de ce qu’on appelle la « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;politique monétaire&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ». En effet, « actionner », le taux de l’intérêt, c’est exercer la « &lt;em&gt;politique monétaire&lt;/em&gt; », et exercer la « politique monétaire », c’est « actionner » le taux de l’intérêt. Et cela, ce n’est pas rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En agissant sur le &lt;strong&gt;taux de l’intérêt&lt;/strong&gt; en effet, une &lt;strong&gt;Banque Centrale&lt;/strong&gt; agit sur le &lt;strong&gt;crédit&lt;/strong&gt; distribué par les banques à leurs clients, les entreprises et les ménages. Agissant sur le crédit distribué par les banques, la Banque Centrale agit sur la &lt;strong&gt;quantité de monnaie&lt;/strong&gt; en circulation dans l’économie (car &lt;strong&gt;le crédit bancaire est &lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2009/01/la-cration-de-monnaie-et-ils-ont-t.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;créateur de monnaie&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;). Agissant sur la quantité de monnaie disponible dans l’économie, la Banque Centrale agit sur le volume des biens produits (la &lt;strong&gt;croissance&lt;/strong&gt; économique donc), sur les prix des biens produits et échangés (l’&lt;strong&gt;inflation&lt;/strong&gt; donc), sur le volume de l’emploi (le &lt;strong&gt;chômage&lt;/strong&gt; donc).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a dit « &lt;em&gt;agit&lt;/em&gt; ». Il est en vérité préférable de dire que &lt;strong&gt;les Banques Centrales&lt;/strong&gt;, par la « manipulation » du taux de l’intérêt, « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;espèrent agir&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; », sur le montant de la production et de l’emploi, ou sur le niveau des prix. Car en l’espèce, rien n’est jamais sûr. Le contraire se saurait, quoiqu’apparemment on le sache peu, tant les medias nous décrivent des Banques Centrales éclairées, omniscientes, sûres d’elles-mêmes, aux commandes de l’économie telle un pilote aux commandes d’un bolide ou un technicien aux commandes d’une machine, sauf qu’ici, ce qu’il s’agit de piloter, c’est l’économie d’un pays ou, pour nous Européens, d’un ensemble de pays, dont les rouages sont infiniment plus complexes et incertains que ceux qui permettent à un bolide ou à une machine, quels qu'ils soient, de fonctionner normalement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ainsi que quand une Banque Centrale considère que le crédit est trop « facile », trop abondant, car trop peu cher, elle agira, classiquement, &lt;strong&gt;en haussant le taux de l’intérêt&lt;/strong&gt;. Le but premier de cette opération est de « freiner » l’économie, de « freiner » la Demande, et, par voies de conséquence, de ralentir une activité économique dont la « surchauffe » s’exprime par une hausse des prix, en bref, par de l’inflation.&lt;br /&gt;Inversement, une Banque Centrale qui considère que le risque inflationniste est faible, et qui considère aussi, au même moment, que la croissance économique est faible (« &lt;em&gt;molle&lt;/em&gt; » dit-on, ces temps-ci, dans les milieux autorisés) ou carrément en chute libre, et que, par suite, le chômage s’accroît « &lt;em&gt;dangereusement&lt;/em&gt; », cette Banque Centrale agira &lt;strong&gt;en baissant le taux de l’intérêt&lt;/strong&gt;, espérant ainsi « relancer » l’économie, à savoir, dans l’ordre, c’est important, relancer l’investissement, donc la production, et donc l’emploi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Simple non ?&lt;br /&gt;Oui. Sauf qu’à y regarder de plus près, ces deux politiques, &lt;strong&gt;la politique de Rigueur&lt;/strong&gt; (hausser le taux de l’intérêt) d’une part, et &lt;strong&gt;la politique de Relance&lt;/strong&gt; (abaisser le taux de l’intérêt) d’autre part, &lt;strong&gt;sont tout sauf « symétriques »&lt;/strong&gt; ! Ce serait trop beau !&lt;br /&gt;Car en effet, si les conséquences d’une politique de Rigueur ont de bonnes chances, de très bonnes chances, d’être les conséquences souhaitées (freiner l’économie), il est loin d’en être de même pour les politiques de Relance dont le but est de relancer l’économie nationale, d’en relancer, plus précisément, la Demande Globale, cette Demande qui s’adresse à l’ensemble des entreprises du (des) pays considéré (s), qu’elles produisent des biens de consommation ou des biens d’équipements (l’investissement). Car d’abord, c’est connu : «&lt;em&gt;On ne peut forcer à boire un âne qui n’a pas soif&lt;/em&gt; ». Car surtout, c’est mieux, plus précis et moins insultant à la fois (moins insultant pour les ânes bien sûr): « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Une corde : elle peut tirer, mais pas pousser.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » (Citation attribuée à &lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2008/11/keynes-en-quelques-mots-les-deux-vices.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;Keynes&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; par Joseph Siii, Joseph Sti… Joseph Chti…Ahr !!! Joseph Stiglitz, prix Nobel d’Economie. Ouf !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prenons par &lt;strong&gt;exemple&lt;/strong&gt;, mais pas au hasard, c’est tout le contraire, cette décision qui est au cœur de nos économies : &lt;strong&gt;la décision d’investissement des entreprises&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;Cette décision dépend d’un certain nombre de facteurs, de natures diverses. Des facteurs économiques certes, mais aussi des facteurs psychologiques, sociaux, voire des facteurs d’ordre psychanalytique et tant qu’à faire, pourquoi pas, religieux.&lt;br /&gt;Laissons de côté, quand bien même ils sont loin d’être négligeables, les facteurs relatifs à l’humeur des décideurs, leur désir de puissance, leur attitude face à la mort, l’idée qu’ils se font de l’au-delà, ou encore la météo, et ne considérons que les &lt;strong&gt;facteurs strictement économiques&lt;/strong&gt;. Deux sont à prendre en compte absolument : le &lt;strong&gt;taux de rentabilité de l’investissement&lt;/strong&gt; souhaité et le taux de &lt;strong&gt;l’intérêt&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;Le taux de rentabilité d’un investissement c’est, en gros, la mesure des « bénéfices » attendus de l’investissement rapporté à la dépense d’investissement.&lt;br /&gt;Le taux de l’intérêt, c’est… le taux de l’intérêt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Illustration&lt;/strong&gt; : Si on estime qu’un investissement, par exemple l’achat de machines, ou l’acquisition d’un local, devrait rapporter, au total, pendant disons 10 ans, un « bénéfice » de l’ordre de 100 000 euros, quand la dépense nécessaire pour acquérir les machines ou ce local est de 1 000 000 d’euros (ça on en est sûr), le taux de rentabilité de l’investissement sera de 100 000 / 1 000 000 = 0,10, soit, exprimé en pourcentage, 10%. (En vérité, l’estimation des « bénéfices » attendus d’un investissement est complexe et ne peut jamais prétendre à la certitude, tant l’avenir est, quoique l’on fasse, incertain).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Question&lt;/em&gt; : A quelle condition alors décidera-t-on de procéder ou non à cet investissement ?&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Réponse&lt;/em&gt; : Tout dépendra du niveau du taux de l’intérêt.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Question&lt;/em&gt; : Ben pourquoi ? Si on a l’argent ? Le taux d’intérêt, on s’en fout.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Réponse&lt;/em&gt; : Non pas.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Question&lt;/em&gt; : Ha ?&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Réponse&lt;/em&gt; : Oui. Car voyez-vous, le million d’euros, soit on l’a, soit on ne l’a pas.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Question&lt;/em&gt; : Et ?&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Réponse&lt;/em&gt; : Si on ne l’a pas, il faudra sans doute l’emprunter, donc payer un intérêt, lequel dépendra du taux de l’intérêt en vigueur. C’est ainsi que si le taux de l’intérêt est de 15%, on voit mal ce qui motiverait la décision d’investir quand l’investissement rapporte 10% seulement, c’est-à-dire moins que le taux d’intérêt qu’il faudra payer. Inversement, avec un taux de l’intérêt à 8% par exemple, l’investissement se justifie vu qu’il rapporte 10%, plus donc que le taux de l’intérêt qu’il faudra payer pour le financer.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Question&lt;/em&gt; : Oui mais si on a l’argent ? Le taux d’intérêt, on s’en fout !&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Réponse&lt;/em&gt; : Je sais. Vous l’avez déjà dit. Mais non. On ne s’en fout pas. Car même si on a l’argent, le taux d’intérêt indique dans ce cas non pas ce que coûterait un emprunt de 1 000 000 d’euros, mais ce que l’on gagnerait en plaçant ce million d’euros à ce taux, et s’il se trouve que ce placement financier rapporte plus que l’investissement lié à l’acquisition de machines ou d’un local, on préféra ce placement à l’investissement. Autrement dit, soit on n’a pas l’argent, et il faut emprunter, et le taux de l’intérêt exprime, en quelque sorte, le « coût » de l’investissement. Soit on a l’argent et là, le taux d’intérêt exprime ce que l’on ne gagnera pas, ce donc à quoi l’on renonce, en ne plaçant pas cette somme d’argent, et en décidant d’investir, dans des machines ou des locaux, en bref, ce que les économistes appelleraient le « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2009/10/choisir-cest-renoncer-nous-sommes-la-un.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;coût d’opportunité&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » de la décision d’investir.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Question&lt;/em&gt; : Donc le taux d’intérêt intervient toujours dans la décision d’investissement, qu’on ait l’argent ou pas ?&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Réponse&lt;/em&gt; : Exact. Et la règle est unique, simple et claire : La &lt;strong&gt;décision d’investissement&lt;/strong&gt; repose fondamentalement sur la comparaison entre le taux de rentabilité de l’investissement, tel qu’on a estimé et tel qu’on l’espère, et le taux de l’intérêt, et elle n’est prise, la décision d’investissement, que &lt;strong&gt;si&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;le taux de rentabilité de l’investissement s’avère plus élevé que le taux de l’intérêt&lt;/strong&gt;. Dans l’exemple, avec un taux de rentabilité de l’investissement estimé à 10%, l’investissement ne sera décidé que si le taux de l’intérêt est inférieur à 10%.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On voit alors se dessiner (très joli… on imagine un paysage, un visage…) une relation entre le montant des investissements décidés par les entreprises d’un pays et le niveau du taux de l’intérêt en vigueur dans ce pays telle que plus le taux de l’intérêt est élevé moins les entreprises sont incitées à investir, et telle donc que plus le taux de l’intérêt est bas, plus les entreprises sont incitées à investir.&lt;br /&gt;Et, de là à dire, alors, (« &lt;em&gt;de là à dire alors&lt;/em&gt; », très joli ça aussi… sur un air de Gainsbourg, tiens, par exemple…), de là à dire, donc, que quand le taux de l’intérêt augmente alors forcément l’investissement diminuera et qu’inversement, quand le taux de l’intérêt baisse, alors forcément l’investissement augmentera, il n’y a qu’un pas.&lt;br /&gt;Or ce pas. Ce pas… Ce pas !!!... Quoi ce pas ? Hé bien ce pas, justement, il ne va pas de soit !!! Loin de là. Car d’abord, c’est connu : «&lt;em&gt;On ne peut forcer à boire un âne qui n’a pas soif&lt;/em&gt; ». Car surtout, c’est mieux, plus précis et moins insultant à la fois (moins insultant pour les ânes, bien sûr, ajoutons pour les mulets, aussi, tant qu’à faire): « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Une corde : elle peut tirer, mais pas pousser.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » (Citation attribuée à Keynes par Joseph Siii, Joseph Sti… Joseph Chti…Ahr !!! Joseph Stiglitz, prix Nobel d’Economie. Ouf ! Quand même !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La hausse du taux de l’intérêt, c’est la corde que l’on tire&lt;/strong&gt;. Et ça marche. Essayez pour voir. Attachez solidement à une corde votre femme, votre mari, un de vos enfants (voire plusieurs s’ils sont petits et que vous n’êtes pas Hercule), un ami, un voisin, votre père, ou votre belle-mère, un collègue, Carla Bruni ou Jean-Pierre Pernaud, votre chat ou votre chien, Roselyne Bachelot, un poisson rouge, Jean-Michel Apathie ou Arlette Chabaud, bref qui vous voulez, et tirez !!!.. tirez !!! Mais tirez bordel !!! Ah Ah !!! Vous voyez !!! Ca marche !!!&lt;br /&gt;Avec le taux de l’intérêt, c’est pareil. Quand vous le tirez (vers le haut bien sûr!!! C’est pas croyable ça !!!), hé bien, les entreprises elles vont investir moins. Et pour cause, il leur sera plus difficile de trouver des investissements rentables, des investissements tels que tous comptes faits, le taux de rentabilité est supérieur au taux de l’intérêt. Et, l’investissement diminuant, c’est l’ensemble de l’économie qui va « ralentir », ce qui, on s’en rappelle est précisément le but recherché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant, attachez solidement à une corde votre femme, votre mari, un de vos enfants (voire plusieurs s’ils sont petits et que vous n’êtes pas Hercule), un ami, un voisin, votre père, ou votre belle-mère, un collègue, Carla Bruni ou Jean-Pierre Pernaud, votre chat ou votre chien, Roselyne Bachelot, un poisson rouge, Jean-Michel Apathie ou Arlette Chabaud, bref qui vous voulez, et poussez !!!.. poussez !!! Mais poussez bordel !!! Alors ? Alors : rien, nothing, nada, Nichts, Ничто, 何もです, niente, שום דבר, لا شيء.&lt;br /&gt;Hé bien avec &lt;strong&gt;le taux de l’intérêt, quand on l’abaisse&lt;/strong&gt;, c’est pareil, ou presque. Vous pouvez l’abaisser autant que vous voudrez, le baisser à son maximum et le mettre à 0%, &lt;strong&gt;vous pouvez espérer que l’investissement repartira, mais rien n’est sûr&lt;/strong&gt;, loin de là.&lt;br /&gt;Il suffit par exemple que les industriels soient pessimistes, qu’ils voient mal comment, compte tenu de la vision morose qu’ils ont de l’avenir, ils pourront investir dans des conditions rentables, et la baisse du taux de l’intérêt aura le même effet que la corde que l’on pousse : rien, nothing, nada, Nichts, Ничто, 何もです, niente, שום דבר, لا شيء, ou presque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mieux encore, imaginez que dans le pays, certains, pour ne pas dire tous, fort malins, une fois satisfait leur désir de consommation, se retrouvent avec de la monnaie, ne sachant exactement qu’en faire, et se demandant : « &lt;em&gt;L’investi-je ou l’investi-je pas ?&lt;/em&gt; ». Observant alors que le taux de l’intérêt baisse, ils vont se dire, les malins, un truc du genre : « &lt;em&gt;Oulala ! Les taux baissent. S’ils baissent, c’est qu’ils vont remonter. Alors attendons… Hé hé ! Gardons notre monnaie bien au chaud sur notre compte courant… Attendons que les taux remontent, que les placements rapportent plus &lt;/em&gt;». Si tel est le cas, si les individus expriment, envers et contre tout, une forte « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;préférence pour la liquidité&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » (la monnaie), ils souhaiteront la garder « &lt;em&gt;en devers eux&lt;/em&gt; », car c’est connu, « &lt;em&gt;En devers soi on est soi, et tant qu’à être soi, autant ne pas être un autre&lt;/em&gt; », et la Banque Centrale pourra baisser le taux de l’intérêt autant qu’elle le voudra, elle pourra, la Banque Centrale, pousser sur la corde de tout son poids, on sait ce qu’il se passera, relativement à la relance souhaité de l’investissement et de l’éconmie : rien, nothing, nada, Nichts, Ничто, 何もです, niente, שום דבר, لا شيء, ou presque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce à dire que pour relancer l’économie la Banque Centrale est totalement impuissante ? Pas sûr. Car si son action sur le taux de l’intérêt butte sur ce « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;théorème de la corde&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » (très joli ça aussi, décidément…), elle peut toujours espérer jouer sur l’autre déterminant de la décision d’investir, savoir le taux de rentabilité de l’investissement, lequel repose, fondamentalement sur « l’état de la confiance », « le climat des affaires », en clair « l’optimisme ambiant ». Mais là, finie la belle mécanique, finis les enchaînements prévisibles de rouages plus ou moins bien huilés (j’actionne ceci alors il se passe cela et puis cela encore et puis cela cela encore encore…). Place ici au discours, à la parole, au &lt;strong&gt;Verbe&lt;/strong&gt;, bref, place à un « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;chamanisme&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; » qui en dépit des siècles passés est toujours à l’œuvre dans nos sociétés et qui consiste, à la base et par exemple, à croire que certains rituels, des chants, des danses, souvent les deux, permettent, pourvu qu’ils soient le fait d’un chaman (une espèce de sorcier finalement) authentique, d’un chaman reconnu, d’un chaman crédible donc ! permettent de faire pleuvoir, ou de faire le beau temps, c’est selon. Ici les chefs d’Etat et de gouvernement, certains ministres aussi seront invités à se joindre à ce rituel somme toute quasi permanent et dont on connait les refrains par cœur :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Ayez confiance !!!&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;N’ayez pas peur.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Nous faisons tout notre possible.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Le pire est derrière nous.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;L’avenir est devant nous.&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;ou encore, quand on sent l’auditoire à la limite de l'élévation extatique : « &lt;em&gt;Dieu est avec nous !&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La rigueur monétaire (la hausse du taux de l’intérêt) plus sûre, plus commode, car plus prévisible, dans ses effets, que la relance donc. La relance monétaire (la baisse de ce même taux de l’intérêt), toujours possible, mais ô combien aléatoire. Voilà ce qu’il faut retenir de ce billet, et que résume « l’image » de la corde qui permet à coup sûr de tirer, mais jamais de pousser.&lt;br /&gt;Cela dit, il arrive qu’à trop tirer sur la corde, elle lâche. Et là…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon. C’est bientôt les élections. La campagne a commencé. Espérons qu’ils se représenteront, &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=IgDHlpX3rrQ"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;ceux là&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;Quoi ? Vous ne connaissez pas le « &lt;em&gt;vol yogique&lt;/em&gt; » ? Tout est &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=hg2A4sFFEC0&amp;amp;feature=related"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;là&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Reste plus qu'à s'entraîner...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6178103069268069040-8237374774269313839?l=economibasic.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://economibasic.blogspot.com/feeds/8237374774269313839/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6178103069268069040&amp;postID=8237374774269313839' title='16 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/8237374774269313839'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/8237374774269313839'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://economibasic.blogspot.com/2011/03/il-arrive-parfois-qua-trop-tirer-sur-la.html' title=''/><author><name>serenis cornelius</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17688595031165838655</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_CDumFSfhs80/SWZi8I6zkBI/AAAAAAAAAAg/5eJU8IDLhEs/S220/Anna.JPG'/></author><thr:total>16</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6178103069268069040.post-9083441753631796554</id><published>2011-02-27T18:37:00.006+01:00</published><updated>2011-02-27T19:05:15.914+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Une chose que l’inflation révèle…&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Demain, grâce à vous, la justice française ne sera plus une justice qui tue. Demain, grâce à vous, il n'y aura plus, pour notre honte commune, d'exécutions furtives, à l'aube, sous le dais noir, dans les prisons françaises. Demain, les pages sanglantes de notre justice seront tournées.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Robert Badinter - Assemblée nationale -17 septembre 1981.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une économie comme la nôtre, dans une « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2010/09/economie-de-marche-la-richesse-des.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;économie de marché&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; », les biens et les services produits s’échangent dans le cadre de marchés qui tous sont caractérisés par la coexistence d’une Offre et d’une Demande, c’est-à-dire qu’on y trouve, d’un côté, des producteurs et des vendeurs (il arrive que ce soient les mêmes « personnes ») qui, compte tenu des ressources disponibles en hommes et en « machines », expriment l’intention, le souhait (les économistes parlent de « &lt;em&gt;disposition&lt;/em&gt; »), de produire, de façon rentable, telle ou telle quantité de biens ou services, d’un côté donc, disons, une certaine « capacité » de production, et, de l’autre côté, des acheteurs potentiels, qui pour leur part, expriment l’intention, le souhait (les économistes parlent, ici aussi, de « &lt;em&gt;disposition&lt;/em&gt; ») d’acheter telle ou telle quantité de tel ou tel bien ou service. Des marchés donc, pour les biens de consommation, les biens de production (les équipements : outils, machines, locaux), pour des « produits financiers » (actions, obligations, etc.…), pour le travail, aussi.&lt;br /&gt;Si, pour chacune de ces grandes catégories de produits, l’on transpose cette « vision des choses » à l’échelle du pays (voire plus), on obtient alors un modèle de l’économie nationale (voire plus) qui comportera, par exemple, un marché « global » des biens de consommation, caractérisé par une &lt;strong&gt;Offre&lt;/strong&gt; globale de biens de consommation (ce que toutes les entreprises, qui produisent ce type de biens, prises ensemble, dans leur totalité, sont disposées à produire) et une &lt;strong&gt;Demande&lt;/strong&gt; pour ces mêmes biens (ce que tous les ménages, ou « consommateurs », pris ensemble, dans leur totalité, sont disposés à acheter).&lt;br /&gt;Cette manière de procéder est usuelle. On voit mal en effet comment embrasser, d’un seul regard, tous les marchés de biens de consommation qui existent, réellement, dans une économie. Et c’est typiquement ce que l’on fait, en particulier, quand dans les medias, à la radio, dans la presse ou à la télévision, on évoque la question de &lt;strong&gt;l’inflation&lt;/strong&gt;, qui n’est autre, en première approximation (c’est comme cela en tout cas qu’elle est généralement définie, connue et comprise), que la hausse moyenne des prix des biens de consommation, plus précisément d’une ensemble de biens de consommation jugés suffisamment représentatif des dépenses usuelles engagées, chaque mois par exemple, par un ménage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A partir de là, posons-nous la question de savoir ce qui peut se passer quand, dans le pays (voire plus), on assiste à &lt;strong&gt;une augmentation de la Demande&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De deux choses l’une alors.&lt;br /&gt;Soit les entreprises du pays seront capables et désireuses (ces deux conditions sont tout aussi importantes l’une que l’autre) de « suivre », produisant ainsi plus de biens et de services qu’auparavant, de sorte à satisfaire ce surcroît de Demande. Auquel cas, rapport à l’inflation, il n’y a rien à signaler. Il n’y a en effet, dans ces conditions, aucune raison que l’ensemble des prix des biens de consommation augmente. Ce sont les quantités de biens produits qui s’ajusteront à la hausse de la Demande, et non leurs prix.&lt;br /&gt;Soit les entreprises ne « suivent » pas, et dans ce cas, et si sur les marchés la concurrence est suffisamment effective, c’est-à-dire si les prix des biens sont suffisamment flexibles, que rien ni personne ne peut les empêcher de monter ou de baisser au gré de la &lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2009/03/la-loi-de-loffre-et-de-la-demande-il.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;Loi de l’Offre et de la Demande&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, alors, alors la Demande venant à dépasser l’Offre, on assistera, dans l’économie considérée, à une hausse des prix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Noter ici, c’est essentiel, que puisque l’on parle d’&lt;strong&gt;inflation&lt;/strong&gt;, on parle bien de la hausse non pas du prix d’un produit donné, quand bien même il s’agirait d’un produit ou de quelques produits « particuliers » (pensez à l’actualité, et au prix du pétrole ou de tel ou tel ensemble de ressources naturelles), mais de la &lt;strong&gt;hausse de « l’ensemble des prix » de « l’ensemble » des biens de consommation&lt;/strong&gt; produits et vendus dans le pays (voire plus), d’une hausse, si l’on préfère, de la « moyenne des prix », ou encore, ce qui revient au même, d’une « hausse moyenne » des prix de ces biens, en bref , d’une hausse de ce qu’il est convenu d’appeler le «&lt;strong&gt;&lt;em&gt; niveau général des prix&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ». Ce qui veut dire que la hausse - plus précisément la variation - du prix de chacun des produits pris en compte dans le « panier » de biens servant de référence ici, et pris en compte dans le calcul de « &lt;em&gt;l’indice des prix&lt;/em&gt; » (souvent les medias emploient cette expression), n’a aucune raison d’être la même. Certains prix augmenteront plus que d’autres. Il se peut même que les prix de certains biens baissent quand ceux de la plupart des autres augmentent. L’essentiel est de rappeler qu’à l’échelle de l’économie nationale (voire plus) où nous nous situons ici, on est en présence d’une hausse « générale » des prix, et ce pour cette simple raison que l’inflation c’est cela, et non pas la hausse du prix d’un ou quelques produits particuliers seulement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais nous disions que &lt;strong&gt;quand&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;dans une économie, globalement, la Demande augmente, alors de deux choses l’une : soit les entreprises « suivent », et produisent davantage, immédiatement ou presque ; soit elles ne suivent pas, et c’est là qu’apparaît l’inflation&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La question&lt;/strong&gt; à poser devient alors celle de savoir &lt;strong&gt;ce qui fera que&lt;/strong&gt;, dans cette économie, les entreprises « suivront » ou non, &lt;strong&gt;que l’Offre suivra ou ne « suivra » pas la Demande&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;La réponse à cette question tient en peu de mots : pour pouvoir « suivre » et répondre à l’augmentation de la Demande, les entreprises doivent recourir à &lt;strong&gt;davantage de travail&lt;/strong&gt; et, en conséquence, elles devront bien finir par embaucher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’où une nouvelle question, conséquence de la question précédente : &lt;strong&gt;à quelles conditions les entreprises embaucheront-elles ?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;D’abord, bien sûr, s’il existe, dans l’économie considérée, un « volant » de travailleurs potentiels non occupés et immédiatement disponibles, en bref, s’il y a &lt;strong&gt;des chômeurs&lt;/strong&gt;. Mais cette condition, si nécessaire qu’elle soit, est loin d’être suffisante. Encore faut-il que &lt;strong&gt;les entreprises&lt;/strong&gt; aient à la fois la possibilité et la volonté de les embaucher, ce qui, concrètement, peut se traduire par tout un ensemble de choses qui sont autant de conditions à l’embauche des chômeurs : il faut d’abord, c’est une évidence, qu’embaucher des chômeurs soit rentable pour les entreprises ; il est possible aussi que dans l’esprit des employeurs, ces embauches ne soient pas jugées par trop contraignantes (par exemple, une entreprise qui, à un moment donné, voudrait répondre à un accroissement de la demande, mais qui aurait un doute quant à la durée de ce surcroit et qui craindrait, en conséquence, que la demande ne baisse dans les mois qui viennent, cette entreprise hésiterait à embaucher des salariés supplémentaires sauf de façon précaire). Et encore faut-il aussi, &lt;strong&gt;côté chômeurs&lt;/strong&gt;, que les nouveaux emplois proposés par les entreprises ne butent pas sur, principalement : un problème lié à leur localisation géographique ; une inadéquation entre leurs qualifications actuelles et les qualifications requises pour occuper ces emplois potentiels ; voire, mais c’est très rare, la faiblesse des salaires que l’on pourrait leur proposer.&lt;br /&gt;Lorsque l’on évoque ce genre de « contraintes », dont on a vu que certaines pèsent sur la décision des entreprises quand d’autres limitent la capacité des chômeurs à occuper des emplois disponibles, on situe la question du chômage en un « lieu » particulier d’une économie, « lieu » communément appelé « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;marché du travail&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; », et ce faisant, le débat portera alors, notamment en période de campagne électorale, sur : ses Lois (au sens juridique) et ses règles (salaire minimum, taux de cotisations sociales, type de contrat de travail : CDI ; CDD, intérim, etc.), ainsi que sur son organisation (rôle des syndicats, performances des institutions publiques d’encadrement des chômeurs, performance des systèmes de formation, etc.). C’est ainsi qu’un chômage durable s’expliquera par un ensemble de « &lt;em&gt;blocages&lt;/em&gt; », de « &lt;em&gt;rigidités&lt;/em&gt; » et autres dysfonctionnements du « &lt;em&gt;marché du travail&lt;/em&gt; », et par cela seulement !&lt;br /&gt;Et si tel est le cas, la plupart des économistes, des hommes politiques et des medias invoqueront alors l’existence, dans le pays, d’un « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;chômage structurel&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; », lequel ne pourrait être résorbé que par la mise en place de mesures ou &lt;strong&gt;réformes&lt;/strong&gt; elles aussi « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;structurelles&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; », c’est-à-dire par la modification plus ou moins radicale et profonde des lois et règles jusque là en vigueur dans le pays, et relatives au fonctionnement général du « &lt;em&gt;marché du travail&lt;/em&gt; », qui toutes devront souscrire à un mot d’ordre commun : la &lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2010/10/flexibilite-securite-flexisecurite.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;flexibilité &lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;!&lt;br /&gt;Et si tel était le cas, surtout, l’Offre ne pourrait « suivre », les entreprises ne pourraient produire plus, rapidement, pour répondre à toute hausse de la Demande, car elles buteraient sur des « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;capacités de production&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; » non existantes ou non utilisées car non utilisables. Soit qu’il y ait effectivement, dans l’économie, « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;plein emploi&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; » des hommes, un chômage quasi nul, mais « &lt;em&gt;plein emploi&lt;/em&gt; » aussi des machines (imaginez les machines tournant à 100% de leur capacité, 24 heures sur 24 et 360 jours par an !), soit qu’il y ait, pourtant, du chômage, mais un chômage de type « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;chômage structurel&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Moralité&lt;/strong&gt; : Si, dans l’économie du pays, il se trouve que &lt;strong&gt;l’inflation&lt;/strong&gt; augmente, cela &lt;strong&gt;révèle&lt;/strong&gt; d’abord, certes, une incapacité de l’Offre à « suivre » une Demande qui augmente, c’est-à-dire, ce qui est plus précis, une incapacité des entreprises considérées dans leur ensemble à accroître le volume de leur production, ce qui, on vient de le voir, peut s’expliquer à son tour par l’existence, dans le pays, d’un « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;chômage structurel&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et donc, &lt;strong&gt;Moralité de la Moralité et Moralité ultime&lt;/strong&gt; : Si, &lt;strong&gt;à l’inverse&lt;/strong&gt;, dans l’économie du pays, il se trouve que l’on constate un chômage élevé, voire, c’est plus précis, une hausse du chômage, mais qu’au même moment, il n’y a pas d’augmentation de l’inflation, que l’inflation reste « contenue », alors dans ce cas, la hausse du chômage est imputable à tout autre chose qu’à l’incapacité des entreprises à accroître le volume de leur production. Puisqu’en effet l’inflation est stable, c’est que, dans l’économie du pays, il n’y a pas de « pression » de la Demande sur l’Offre telle que la Demande viendrait à « dépasser » l’Offre. &lt;strong&gt;L’absence d’inflation révèle&lt;/strong&gt; plutôt le contraire : une situation où la Demande pourrait augmenter sans risque inflationniste, une situation telle que les entreprises, dans leur ensemble pourraient « suivre » sans problème. Alors s’il subsiste du chômage, si le chômage ne baisse pas, voire s’il augmente, cela n’a rien à voir avec de quelconques dysfonctionnements du « marché du travail », avec un manque de « flexibilité du travail », bref, c’est &lt;strong&gt;que le chômage, s’il existe, n’est pas un « &lt;em&gt;chômage&lt;/em&gt; &lt;em&gt;structurel&lt;/em&gt; »&lt;/strong&gt;, qui nécessiterait, pour être réduit, la mise en place de mesures ou réformes elles aussi « &lt;em&gt;structurelles&lt;/em&gt; », c’est-à-dire la modification plus ou moins radicale et profonde des lois et règles jusque là en vigueur dans le pays et relatives au fonctionnement général du « &lt;em&gt;marché du travail&lt;/em&gt; ». Non, si l’on observe le maintien d’un chômage élevé, ou la hausse du chômage, sans qu’au même moment l’économie connaisse une hausse du « niveau général des prix », cette absence d’inflation révèle un chômage dû, au contraire, à une insuffisance de la Demande globale telle qu’elle s’adresse à l’ensemble des entreprises, une Demande insuffisante pour inciter les entreprises à utiliser pleinement leurs « &lt;em&gt;capacités de production&lt;/em&gt; » et à embaucher. Et pour cause, c’est quand il y a « trop » de Demande que les prix montent. Or là, ils ne montent pas !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà donc ce qu’il faut savoir. &lt;strong&gt;Une chose que révèle l’inflation, où son absence, c’est la nature du chômage&lt;/strong&gt; en vigueur dans l’économie du ou des pays considérés. Car &lt;strong&gt;si le « &lt;em&gt;chômage structurel&lt;/em&gt; » implique l’inflation&lt;/strong&gt;, parce qu’il empêche l’Offre de suivre quand la Demande augmente, &lt;strong&gt;alors l’absence d’inflation implique que le chômage, s’il existe, n’est pas, globalement, de nature « &lt;em&gt;structurelle&lt;/em&gt; ».&lt;/strong&gt; L’inflation révèle non la rareté des biens, en soi, mais la rareté (le « &lt;em&gt;plein emploi&lt;/em&gt; ») de ce qui permet de les produire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Application facile&lt;/strong&gt; : la très forte hausse du chômage à laquelle on assiste, aux Etats-Unis, mais aussi en Europe et donc en France, depuis l’éclatement de &lt;strong&gt;la crise&lt;/strong&gt;, à l’automne 2008, n’a rien à voir avec le mode de fonctionnement des « &lt;em&gt;marchés du travail&lt;/em&gt; », rien d’un « &lt;em&gt;chômage structurel&lt;/em&gt; », rien à voir avec un manque de « &lt;em&gt;flexibilité du travail&lt;/em&gt; ». La preuve : la faiblesse de l’inflation durant cette période. Cette très forte hausse du chômage est donc due à une insuffisance de la Demande : pas assez de consommation et donc pas assez d’investissements ; d’où insuffisance de la production ; d'où le chômage. Glacial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon. Après ça, on sort, on va au cinéma, et on va voir &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=ppH4MBsVTKU"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;ça&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Ca réchauffe gravement.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6178103069268069040-9083441753631796554?l=economibasic.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://economibasic.blogspot.com/feeds/9083441753631796554/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6178103069268069040&amp;postID=9083441753631796554' title='18 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/9083441753631796554'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/9083441753631796554'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://economibasic.blogspot.com/2011/02/une-chose-que-linflation-revele-demain.html' title=''/><author><name>serenis cornelius</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17688595031165838655</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_CDumFSfhs80/SWZi8I6zkBI/AAAAAAAAAAg/5eJU8IDLhEs/S220/Anna.JPG'/></author><thr:total>18</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6178103069268069040.post-7945758065625066253</id><published>2011-01-26T17:57:00.016+01:00</published><updated>2011-01-27T12:20:43.797+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Le taux de l’intérêt… celui « des medias »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Il y a des choses qu’on ne fait pas parce qu’on a du courage. On les fait pour pouvoir continuer à regarder sereinement dans les yeux ses enfants, et les enfants de ses enfants.&lt;br /&gt;Carlo Alberto Dalla Chiesa (1920 – 1982)&lt;br /&gt;Cité par Simonetta Greggio - Dolce Vita - 2010 après J.C.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nul n’ignore que dans nos Economies les opérations de prêts et d’emprunts se font, en général, moyennant le paiement (par l’emprunteur) et la « réception » (par le prêteur) d’un &lt;strong&gt;intérêt&lt;/strong&gt;. La &lt;strong&gt;justification&lt;/strong&gt; de cette pratique longtemps condamnée par l’Eglise est multiple.&lt;br /&gt;Primo : le prêteur renonce à une somme d’argent présente, à la possibilité d’une consommation présente donc, et l’intérêt exigé, en contrepartie de cette renonciation, est le prix qui compense cette saine abstinence, le prix du service que le prêteur rend (vend) ainsi à l’emprunteur, lequel, à l’inverse, va pouvoir dépenser, pour investir ou pour consommer, plus tôt (en deux mots, « &lt;em&gt;plus tôt&lt;/em&gt; », ce n’est pas l’ami de Mickey !), plus tôt donc que s’il avait dû épargner, ce qui revient finalement à dire qu’au fond, l’intérêt n’est autre que le prix du temps (à quoi l’on pourra rétorquer que rien n’oblige personne à prêter quoi que ce soit à qui que ce soit).&lt;br /&gt;Secundo : le prêteur court le risque de n’être pas remboursé et l’intérêt apparaît alors comme une prime de risque, laquelle sera logiquement proportionnelle au risque encouru.&lt;br /&gt;Tertio : l’argent prêté peut perdre de &lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2008/12/combien-vaut-un-euro-2me-partie-o-il.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;&lt;strong&gt;sa&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;valeur&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; si en effet, entre le moment du prêt et celui de son remboursement, les prix des biens de consommation ont augmenté, s’il y a, dans le pays, une inflation, auquel cas l’intérêt viendra ici compenser, pour le prêteur, la dépréciation de son « capital ».&lt;br /&gt;Autant de bonnes raisons, donc, qui expliquent, justifient et légitiment cette pratique du prêt à intérêt, ce qui n’est pas rien, vu qu’elle occupe, au sein de notre organisation économique, une place centrale, cruciale, indispensable même, étant donné que les prêts, les emprunts, et notamment le crédit bancaire sont autant d’opérations sans lesquelles on a beaucoup de mal à imaginer la possibilité d’une croissance économique durable telle que la connaissent, depuis &lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2008/11/1800-lavenir-dure-longtemps.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;1800&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; environ, nos pays « développés ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce rôle déterminant du crédit et de l’intérêt explique leur place omniprésente dans les medias, dans ce que l’on a pris l’habitude d’appeler, sur ce blog, les « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;informations économiques courantes&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; », la place, plus précisément, du &lt;strong&gt;taux de l’intérêt&lt;/strong&gt;, enfin d’un certain taux de l’intérêt, celui dont il va être précisément question par la suite, celui dont on parle couramment quand, à la radio, à la télévision ou dans les journaux, on prononce et écrit des phrases comme : « &lt;em&gt;Baisse des taux d’intérêt en Europe !&lt;/em&gt; » ; « &lt;em&gt;La Banque Centrale Européenne a décidé de laisser inchangé son taux directeur&lt;/em&gt; » ; ou encore : « &lt;em&gt;Au cours de sa dernière conférence de presse, Jean-Claude Trichet a laissé entendre que les taux d’intérêt pourraient remonter en Europe d’ici la fin de l’année&lt;/em&gt; ». Mais on trouverait exactement le même type de phrase dans la presse américaine, anglaise, ou chinoise, évoquant le (ou les, mais pour l’instant il est inutile de s’arrêter sur cette nuance) taux de l’intérêt « américain », « anglais » ou « chinois ». Et s’il en est un qui sait cela mieux que personne (ou presque, faut pas exagérer non plus), c’est bien le susnommé Jean-Claude Trichet (dit « Justix » !, à l’époque où il était élève de l’ENA), et s’il le sait mieux que personne ou presque, Jean-Claude Trichet, c’est pour des raisons inconnues du grand public, dont voici ici, en exclusivité, un condensé de ce qu’il faut en savoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Non JC ! Tu n’auras pas une treizième part de gâ&lt;strong&gt;TO &lt;/strong&gt;!&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;JC ! JC ! Il est l’heure de partir ! Papa attend dans l’Au&lt;strong&gt;TO &lt;/strong&gt;!&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Non JC ! On ne va pas à la piscine ! Il est beaucoup trop &lt;strong&gt;TO&lt;/strong&gt; !&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Regarde JC ! Regarde comme il est beau, le joli ba&lt;strong&gt;TO&lt;/strong&gt; !&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;JC ! Attention ! Fais attention au ra&lt;strong&gt;TO &lt;/strong&gt;!&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Il faudra que tu sois bien sage, JC, si pour Noël tu veux l’avoir, ton châ&lt;strong&gt;TO&lt;/strong&gt; !&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Mange proprement JC ! Redresse-toi ! Et tiens correctement ton cou&lt;strong&gt;TO&lt;/strong&gt; !&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Non JC, ce n’est pas du violon ! C’est de l’al&lt;strong&gt;TO &lt;/strong&gt;!&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;JC ! Mais regarde devant toi enfin ! Tu ne vois pas le po&lt;strong&gt;TO&lt;/strong&gt; ?!?&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Non JC ! Pour la nième fois ! Les filles ça ne monte pas sur les mo&lt;strong&gt;TOS &lt;/strong&gt;!&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;JC ! Le chat est malade. Viens avec moi, je l’amène chez le vé&lt;strong&gt;TO&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;! »&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;JC ! Viens ici ! Est-ce toi qui a écrit sur la vitre du salon : zéro plus zéro égal la tête à &lt;strong&gt;TOTO&lt;/strong&gt; ?&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;JC ! Il faut absolument que tu lises ce roman d’Alber&lt;strong&gt;TO &lt;/strong&gt;!&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;JC ! C’est papa au téléphone ! Viens vite ! Il est au Leso&lt;strong&gt;TO&lt;/strong&gt; !&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Ca ne va pas ce poème JC ! Tu vois bien ! Il te manque une rime en &lt;strong&gt;TO&lt;/strong&gt; !&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;Etc. Etc . Etc…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c’était comme ça à longueur de journées, quand il était petit, JC, comme ça à longueur de semaines, de mois et d’années. Avec sa mère, son père, ses oncles et ses tantes. Et l’on comprendra qu’au terme de cette enfance sculptée dans et par le Verbe - phrases, conseils, injonctions de toutes sortes, cette enfance qui par ailleurs fut plutôt (là c’est bien l’ami de Mickey !) heureuse, insouciante et libre, on comprend que de deux choses l’une : soit l’on se prend pour la réincarnation du Christ, ce qui en soi n’est, d’abord, guère catholique ; soit l’on se dit : « &lt;em&gt;Oh putain ! Oh putain ! Ce TO ! J’en peux plus ! Il m’énerve ce TO ! Je vais me le faire ce TO ! Je l’auré !!! &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=OKPW729up7s&amp;amp;feature=related"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;Je l’auré&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;!!! un jour !&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On sait désormais ce qu’il en advint, de ce choix, pour notre gentil Jean-Claude (Ne plus l’appeler JC ! Jamais ! Cela lui rappelle trop ces souvenirs pénibles, eux, que nous venons d’évoquer. Et puis il y a aussi qu’on risquerait de le confondre avec Jacques C… Avec Jacques C… Avec Jacques C… Avec Jacques C… Mince, je ne me rappelle plus… Et ça…).&lt;br /&gt;La preuve :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suite à des études somme toute « banales » (Ecole d’Ingénieur, Sciences-PO, ENA), Jean-Claude Trichet entame une carrière de Haut Fonctionnaire qui le conduira, successivement, aux postes parmi les plus prestigieux que la Fonction Publique puisse offrir en France. Directeur du Trésor en 1987 (Directeur Financier de l’Etat); Gouverneur de la Banque de France en 1993. Nommé, en 2003, à la tête de la Banque Centrale Européenne. Parcours logiquement « auréolé » par la grâce d’une collection de récompenses et autres distinctions honorifiques elles aussi fort « banales » : Commandeur de la Légion d’Honneur, Officier de l’Ordre National du Mérite, élection à l’Académie des Sciences Morales et Politiques. Et tout cela en continuant de cultiver, en quasi-secret il est vrai, un goût « inné » pour la poésie, comme lecteur, mais aussi et surtout comme poète lui-même, car « &lt;em&gt;A l’instar de la tâche du poète qui est rendre les mots universels, le devoir du banquier central est de rendre éternelle la valeur de la monnaie&lt;/em&gt; » (sic ! de mémoire certes, mais sic quand même !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon. Mais le rapport avec le titre ? Le rapport avec le taux de l’intérêt ? Yen a-ti un ou yen a-ti pâh ? Mais bien sûr qu’il y en a un, de rapport, sinon on n’en parlerait pas !!! Creusois !!! (Nonobstant, c’est très beau, La Creuse, calme et paisible certes, mais très beau, et les Creusois - s’il en reste- sont des gens charmants).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se trouve que &lt;strong&gt;le taux d’intérêt&lt;/strong&gt; dont il est question dans ce billet, celui dont on a dit qu’il est régulièrement à la Une de &lt;strong&gt;nos informations nationales&lt;/strong&gt;, est le taux de l’intérêt décidé, chaque mois, en Europe, dans l’Union Economique et Monétaire plus exactement (les 17 pays dont la monnaie est l’Euro), par la &lt;strong&gt;Banque Centrale Européenne&lt;/strong&gt;, dont Justix… pardon, Jean-Claude Trichet, est l’actuel Président. Le voilà le rapport ! Ca alors !!! (Rappel : c’est en gros pareil dans tous les pays du Monde pourvu que ces pays dispose d’une monnaie nationale. C’est ainsi qu’aux USA, par exemple, l’équivalent de la BCE est appelée la FED – savante abréviation de « Reserve Fédérale », et, qu’aux USA toujours, l’équivalent de Jean-Claude Trichet s’appelle Ben Bernanke. Et qu’on ne me demande pas le nom de l’actuel Gouverneur de la Banque de Chine ! Je ne le dirais pas !!! Je rêve !!!).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se trouve aussi que ce taux d’intérêt occupe une place particulièrement importante dans notre économie, d’aucuns diront une place centrale, prépondérante, voire déterminante, en ce que son niveau ainsi que ses variations déterminent le niveau et la variation de l’ensemble des taux d’intérêt existant dans l’économie, ceux que nous payons, comme ceux que nous percevons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais quoi ? Est-ce à dire que des taux de l’intérêt, il n’y en a plusieurs ? Les choses se compliqueraient-elles si vite ? On nous avait pourtant promis que cette histoire serait très simple ! Et dans le titre, il n’est question que d’un taux de l’intérêt, un seul, unique, au singulier ! pas au pluriel ! C’est vrai. Mais c’est faux, aussi : il n’y a rien dans tout cela de vraiment compliqué. Démonstration :&lt;br /&gt;On observe effectivement, dans une économie, la coexistence, à tout moment, de plusieurs taux de l’intérêt. Car quoi ?!? N’est-il pas normal que le taux d’intérêt associé à un prêt sur 20 ans soit quelque peu plus élevé que le taux que l’on fera payer pour un prêt sur 5 ans (voir les raisons évoquées plus haut) ? N’est-il pas normal que le taux de l’intérêt sur un crédit accordé pour un projet jugé, a priori, plus risqué, soit plus élevé que pour un projet jugé, a priori toujours, moins risqué (voir les raisons évoquées plus haut) ? N’est-il pas normal, par les temps qui courent, que le taux d’intérêt demandé à un Grec - c’est la faute à Sénèque ! soit plus élevé que celui demandé à un Allemand - c'est grâce à Soliman ! (voir les raisons évoquées plus haut) ?&lt;br /&gt;Mais tous ces taux d’intérêt sont largement reliés, chacun, à ce taux de l’intérêt décidé, une fois par mois, par la Banque Centrale. Les medias ne s’y trompent pas d’ailleurs puisque, d’une part, ils n’évoquent pour ainsi dire que « &lt;em&gt;Lui &lt;/em&gt;» (quand vous lisez ou entendez des informations relatives au « &lt;em&gt;taux de l’intérêt&lt;/em&gt; », dit comme ça, sans précision supplémentaire, pensez que par défaut c’est bien de ce taux décidé par les Banques Centrales dont il est question), et que, d’autre part, il leur arrive, souvent, aux medias, d’en parler en évoquant un « &lt;em&gt;taux d’intérêt directeur&lt;/em&gt; », montrant par là que de ses variations découlent, presque automatiquement, la variation de tous les taux de l’intérêt en vigueur dans l’économie considérée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si bien qu’effectivement, on peut dire que &lt;strong&gt;nous sommes tous concernés&lt;/strong&gt; par les décisions relatives au niveau de ce taux de l’intérêt décidé par les Banques Centrales, et pour nous, en France, par la Banque Centrale Européenne. Pensez à un Ménage qui souhaite emprunter pour acheter un bien immobilier : le taux de l’intérêt qu’il paiera à « sa » banque est directement fonction du taux de l’intérêt décidé par la Banque Centrale. De même pour une entreprise qui s’interroge sur l’opportunité de réaliser tel ou tel investissement (achat de machines, construction d’un local supplémentaire, par exemple) : s’il se trouve que cet investissement nécessite le recours à un crédit bancaire, le taux de l’intérêt qu’elle devra payer dépendra, lui aussi, directement, du taux d’intérêt directeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question est alors de savoir pourquoi il en est ainsi. Et à cette question, on peut donner une réponse simple, rapide et efficace, pourvu que l’on se dispense d’entrer dans le détail d’une certaine technique bancaire, non pas que cette dernière soit si compliquée, simplement il n’est pas utile de l’aborder pour néanmoins comprendre la logique générale qui anime cette « histoire de TO ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela dit, il est nécessaire, quand même, de disposer au préalable d’un minimum de connaissances sur la monnaie, sur la création monétaire, ainsi que sur l’organisation générale de notre système bancaire et la place de la Banque Centrale en particulier, minimum de connaissances dont on rappellera, fort brièvement ici, les traits principaux (il suffira de suivre les liens pour, si besoin, en apprendre davantage sur chacune de ces notions).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’abord, il importe de bien réaliser que dans notre monde, la monnaie que nous utilisons est à 90% une &lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2008/12/les-formes-de-la-monnaie-au-manteau-de.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;monnaie scripturale&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, c’est-à-dire une monnaie dont l’existence et la circulation ne requièrent que des « écritures » sur nos comptes en banque, directement, c’est-à-dire sans qu’il n’y ait nul besoin de recourir à des billets de banques, et encore moins à des pièces. Appelons, pourquoi pas, cette monnaie scripturale, une « monnaie électronique », histoire d’en bien visualiser la « nature physique», et d’être définitivement persuadé que l’immense majorité de la monnaie moderne n’est constituée ni de papier, encore moins de métal, mais d’électrons, tout simplement. La conséquence de cette « dématérialisation » de la monnaie est qu’il n’existe plus aucune limite « physique » à sa création. Conséquence ambivalente, comme souvent en Economie, en ce que cette absence de contrainte, bénéfique pour la croissance économique, peut aussi, parfois, être à l’origine d’excès desquels s’ensuivent toujours des crises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il importe de savoir, ensuite, que dans une économie comme la nôtre, seules les banques, à commencer par les banques commerciales (les banques ordinaires, « nos » banques « à nous », clients, en bref toutes les banques sauf la Banque Centrale), seules les banques ont la possibilité de créer, produire, émettre, c’est selon, la monnaie scripturale, et qu’elles le font, les banques commerciales, dès lors qu’elles octroient un crédit à l’un de leurs clients. L’idée selon laquelle une banque, quand elle accorde un crédit à l’un quelconque de ses clients, puise dans un « stock » de monnaie préexistant, est une idée fausse, contre-intuitive certes, mais bel et bien fausse. &lt;strong&gt;Tout crédit bancaire est une authentique &lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2009/01/la-cration-de-monnaie-et-ils-ont-t.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;création de monnaie&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, ajoutant ainsi à la quantité de monnaie existante une quantité de monnaie égale au montant du crédit accordé. Et si cela n’entraîne pas, au fil des siècles, la constitution d’une gigantesque « pyramide » de monnaie qui pourrait, à tout moment, s’effondrer sur nous tous tel le Ciel sur la tête de nos ancêtres Gaulois, c’est d’abord parce que, symétriquement, le remboursement d’un crédit quel qu’il soit entraîne la destruction de la monnaie qui avait été créée lors de son octroi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il importe de savoir, enfin, que bien conscientes de la nécessité de contrôler ce mécanisme de la création de monnaie, de sorte que, idéalement, l’économie dispose de monnaie en quantité suffisante pour assurer la croissance, mais pas trop non plus sauf à risquer une crise (hyperinflation, crise financière, par exemple), bien conscientes de la nécessité de réguler le crédit distribué dans l’économie, à ses acteurs, par les banques, les « Autorités » politiques ont depuis longtemps mis en place un système, en imposant, notamment, certaines règles aux banques, règles censées faire en sorte que les banques soient « raisonnables » dans leur politique de crédit, et en plaçant, au centre de ce système, une &lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2008/12/la-banque-centrale-et-vous-lavenir-nest.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;Banque Centrale&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, laquelle, entre autres mais principalement, a pour tâche, précisément, d’assurer la régulation du crédit bancaire, en clair de veiller à ce que les banques commerciales ne fassent pas n’importe quoi en matière de distribution de crédits c’est-à-dire en matière de création monétaire. Or il se trouve que le moyen moderne utilisé par les Banques Centrales pour « piloter » le crédit bancaire, pour faire en sorte soit que les banques en distribuent davantage, soit qu’elles en accordent moins, ce moyen, c’est la « manipulation » du « &lt;em&gt;taux de l’intérêt&lt;/em&gt; », ce taux dont il est question dans ce billet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce « rappel » effectué, il reste à en dire un peu plus. A préciser, notamment, la manière avec laquelle les choses se passent. On pourra alors, mais alors seulement, en discuter des raisons « profondes ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le point de départ est une pratique qui met en relation les banques commerciales, entre elles et elles seules, une opération courante, quasi-quotidienne, normale, anodine en quelque sorte, mais dont le bon déroulement conditionne le bon fonctionnement général du crédit, de la circulation de la monnaie, et, au-delà, de l’économie tout entière. Cette opération a un nom : on parle, pour la désigner, de « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;refinancement bancaire&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; », ou, plus simplement, dans un discours dont le sujet est « les banques », de « &lt;em&gt;refinancement&lt;/em&gt; » tout court.&lt;br /&gt;Il apparaît en effet que par le jeu normal des paiements effectués par sa clientèle, &lt;strong&gt;une banque commerciale&lt;/strong&gt; peut se retrouver, à tout moment, comme «&lt;em&gt;&lt;strong&gt; à découvert&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » vis-à-vis des autres banques, lesquelles ne sont autres que ses concurrentes. Pour le comprendre, il suffit de se rappeler que chaque jour, chaque banque commerciale voit une partie de sa clientèle effectuer des paiements (rappelons ici que tout cela met en œuvre, pour l’essentiel, des mouvements de monnaie scripturale) auprès de personnes ayant leur compte dans une autre banque (appelons cela des « entrées » de monnaie), et que chaque banque commerciale voit aussi, chaque jour, réciproquement, une partie de sa clientèle recevoir des paiements provenant de personnes ayant également leur compte, de nouveau, dans une autre banque (appelons cela des « sorties » de monnaie). Si bien que chaque banque peut calculer, chaque jour, le solde de ces mouvements, de sorte à savoir si elle a connu davantage d’« entrées » que de « sorties », et constater ainsi sa « position » vis-à-vis des autres banques. De deux choses l’une alors, et ce pour toute banque : soit elle enregistre plus d’« entrées » que de « sorties », et sa position vis-à-vis des autres montre, disons, un« excédent » ; soit elle enregistre plus de « sorties » que d’« entrées », et elle se retrouve alors « &lt;em&gt;à découvert&lt;/em&gt; » vis-à-vis des autres. C’est précisément ce dernier cas qui « pose problème », pour une banque commerciale, car dès lors qu’elle est « &lt;em&gt;à découvert&lt;/em&gt; », elle doit se refinancer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une banque « &lt;em&gt;à découvert&lt;/em&gt; » se retrouve, en effet, dans une situation comparable à celle d’un particulier qui, à un moment donné, connaît un « &lt;em&gt;découvert bancaire&lt;/em&gt; », et dont on sait (parfois d’expérience…), qu’il va lui falloir le « &lt;em&gt;couvrir&lt;/em&gt; ». La banque doit donc « trouver » « quelqu’un » qui accepte de financer son « &lt;em&gt;découvert &lt;/em&gt;», qui accepte de lui prêter de quoi « &lt;em&gt;couvrir son découvert&lt;/em&gt; ». Ce quelqu’un c’est, en temps normal, forcément une (ou plusieurs) autre(s) banque(s) commerciales(s), qui elle(s), par le jeu de ces « entrées » et « sorties » de monnaie qui font le quotidien des banques, est(sont) dans une position « excédentaire ». Ces opérations de « prêts interbancaires », où les banques se prêtent entre elles, ont lieu sur un marché particulier que l’on appelle « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;marché monétaire&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; ». Ce sont précisément ces opérations que l’on désigne quant on évoque le « &lt;em&gt;refinancement bancaire&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le refinancement d’une banque « &lt;em&gt;à découvert&lt;/em&gt; » ne va pas, a priori, de soi. Rien n’oblige une banque « excédentaire » d’en « couvrir » une autre en lui prêtant ses propres excédents. La confiance joue ici, un rôle crucial, comme on a pu le voir lors du déclenchement de la &lt;strong&gt;crise monétaire&lt;/strong&gt; de l’automne 2008.&lt;br /&gt;En outre, le refinancement est, pour la banque nécessiteuse, une opération coûteuse. Et c’est là que nous retrouvons Le « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;taux d’intérêt&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; », celui dont on il est question dans ce billet, celui qui est décidé par les &lt;strong&gt;Banques Centrales&lt;/strong&gt;, bref, celui « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;des medias&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est qu’entre elles les banques « &lt;em&gt;ne se font pas de cadeaux&lt;/em&gt; ». Dès qu’une banque commerciale se refinance auprès d’une ou plusieurs autres, elle devra s’acquitter, en contrepartie du prêt consenti, du paiement d’un intérêt. Quel sera alors le montant de l’intérêt qu’elle devra payer dans le cadre de son refinancement ? Fort logiquement, le montant de l’intérêt dépendra de deux choses : du montant emprunté, certes, et, et c’est cela qui importe ici, du « &lt;em&gt;taux d’intérêt&lt;/em&gt; » en vigueur, à ce moment là, sur le «&lt;em&gt; marché monétaire&lt;/em&gt; », ce marché dont on se souvient que pour l’essentiel il organise la rencontre des banques commerciales de sorte à assurer leur refinancement. Et nous y voilà : car le « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;taux d’intérêt du marché monétaire&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; », le prix du « &lt;em&gt;refinancement bancaire&lt;/em&gt; », le prix du « &lt;em&gt;crédit interbancaire&lt;/em&gt; », d’aucuns diront le « &lt;em&gt;prix de la monnaie pour les banques elles-mêmes&lt;/em&gt; », peu importe car il s’agit à chaque fois de désigner la même chose, il est fondamentalement « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;décidé&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; », ce taux de l’intérêt, &lt;strong&gt;par la Banque Centrale&lt;/strong&gt;. Que la Banque Centrale décide de le hausser, de le passer par exemple de 2,25 % à 2,5%, et c’est le prix du « &lt;em&gt;refinancement bancaire&lt;/em&gt; » qui augmente, indiquant par là, à chaque banque commerciale, que le refinancement leur sera désormais plus coûteux. Que la Banque Centrale décide, à l’inverse, d’abaisser « &lt;em&gt;le taux d’intérêt&lt;/em&gt; », le passant par exemple de 3,75% à 3,25%, et les banques savent cette fois que le refinancement, si besoin, leur sera désormais moins coûteux qu’auparavant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon. Admettons. Mais &lt;strong&gt;pourquoi la Banque Centrale décide-telle, tantôt d’augmenter le « &lt;em&gt;taux d’intérêt&lt;/em&gt; », tantôt de le réduire&lt;/strong&gt; ?&lt;br /&gt;Il est une réponse assez simple, qui devrait suffire pour se faire une première idée de la manière avec laquelle fonctionne cette « mécanique » monétaire : &lt;strong&gt;en décidant, par exemple, d’augmenter « &lt;em&gt;le taux d’intérêt&lt;/em&gt; » du marché monétaire&lt;/strong&gt;, la Banque Centrale s’attend à voir les banques commerciales répercuter cette hausse sur les taux d’intérêt qu’elles « serviront » à leurs clients, les entreprises, mais aussi les ménages. Ca c’est sûr ! Car les banques commerciales vont pour ainsi dire reporter sur leurs clients la hausse du coût de leur propre refinancement. A partir de là, la Banque Centrale s’attend à ce que les clients des banques commerciales, constatant que le crédit coûtera désormais plus cher, demandent moins de crédits. Si effectivement c’est le cas (ce peut ne pas l’être, mais dans ce sens c’est plutôt rare), les banques accorderont moins de crédits (Ca c’est sûr !!!). Or moins de crédits accordés, c’est moins de création monétaire ! Et &lt;strong&gt;moins de création monétaire&lt;/strong&gt;, c’est « moins » de monnaie dans l’économie !!!&lt;br /&gt;Inversement, &lt;strong&gt;lorsqu’elle décide d’abaisser « &lt;em&gt;le taux d’intérêt&lt;/em&gt; »&lt;/strong&gt; du marché monétaire, la Banque Centrale s’attend à voir les banques commerciales répercuter cette baisse sur les taux d’intérêt qu’elles « serviront » à leurs clients, les entreprises mais aussi les ménages. Ca c’est sûr ! A partir de là, la Banque Centrale s’attend à ce que les clients des banques, constatant que le crédit coûtera désormais moins cher, leur demandent plus de crédits. Si effectivement c’est le cas (ce qui, cette fois, est loin d’être sûr !!! pour cette simple, flatteuse et romantique raison qu’« &lt;em&gt;on ne peut forcer à boire un âne qui n’a pas soif !&lt;/em&gt; »), les banques accorderont plus de crédits (ça c’est sûr !!!). Or plus de crédits accordés, c’est davantage de création monétaire ! Et &lt;strong&gt;davantage de création monétaire&lt;/strong&gt;, c’est « plus » de monnaie dans l’économie !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Telle est la raison première, la raison immédiate devrait-on dire, pour laquelle les &lt;strong&gt;Banques Centrales&lt;/strong&gt; de tous les pays du monde décident ou non de modifier, à la hausse ou à la baisse, « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le taux de l’intérêt &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;». Il s’agit donc d’abord, par cette mesure dite de « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;politique monétaire&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; », de tenter de réguler, en en contrôlant sa progression, la quantité de monnaie à disposition de l’économie, communément appelée « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;masse monétaire&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; », de sorte qu’il y en ait ni trop ni pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi donc, quand vous lisez ou entendez, via la presse, la radio ou la télévision , que telle ou telle &lt;strong&gt;Banque Centrale&lt;/strong&gt;, la BCE, la Fed, la Banque d’Angleterre ou la Banque du Japon, vient de décider, d’une hausse ou d’une baisse, DU &lt;strong&gt;« &lt;em&gt;taux de l’intérêt&lt;/em&gt; »&lt;/strong&gt;, comprenez que l’objectif premier de cette Banque Centrale est, respectivement, de réduire la &lt;strong&gt;création de monnaie&lt;/strong&gt; (le montant total des &lt;strong&gt;crédits&lt;/strong&gt; accordés par les banques commerciales), ou d’en permettre l’accroissement. Resterait alors à voir quel est l’l’objectif de cet objectif, car après tout, à quoi bon, dans une économie, vouloir réguler le montant de la « &lt;em&gt;masse monétaire&lt;/em&gt; » ? Mais cela est une « autre histoire », où il serait question, si on l’abordait, et force est de l’aborder un jour, entre autres choses, et notamment, de croissance, de chômage et d’inflation.&lt;br /&gt;Et comprenez aussi, et peut-être surtout, ici, que cette décision sera suivie de décisions du même ordre par les banques commerciales dont « la vôtre », car de cette modification du &lt;strong&gt;taux d’intérêt du « &lt;em&gt;marché monétaire&lt;/em&gt; »&lt;/strong&gt; par la Banque Centrale, va s’ensuivre une modification de même sens (à la hausse comme à la baisse) de &lt;strong&gt;TOUS les taux&lt;/strong&gt; accordés par les banques commerciales à leurs clients : des taux relatifs à des crédits accordés à des particuliers comme à des entreprises ; des taux d’intérêt sur les prêts à court terme comme des taux associés à des prêts à moyen et long terme ; des taux sur les prêts octroyés à des clients jugés peu risqués, comme de ceux exigés à des clients jugés plus risqués. D’où, finalement, la raison pour laquelle le taux du marché monétaire, « &lt;em&gt;le taux d’intérêt&lt;/em&gt; » donc, celui des medias ! est souvent qualifié de « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;taux d’intérêt directeur&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais revenons, pour finir, à JC… pardon… à notre Jean Claude Trichet national, histoire, comme on dit à Romans, de « boucler la boucle ».&lt;br /&gt;Son mandat en tant que Président de la Banque Centrale Européenne expire le 31 octobre 2011. C’est normal : un Président de la BCE est nommé pour huit ans, et son mandat est non renouvelable. Qui lui succédera à la tête de cette puissante et prestigieuse institution ? Le débat est d’ores et déjà lancé, et les pronostics avec. Un Allemand ? Mais pourquoi un Allemand ? Ah ! Parce qu’avant Trichet, il y avait Wim Duisemberg, un Hollandais ! Mais pourquoi avoir choisi, alors, en 1999, à la naissance de l’UEM et de l’Euro, comme Président de la BCE, un Hollandais ? Certes la Hollande est le pays des tulipes, des moulins à vents, du Gouda (dont on il se dit qu’il s’agirait en fait d’une forme de fromage, l’information restant cependant à confirmer), du haschich en vente libre, de quelques peintres, et du génial Yohan Cruyft ? Alors pourquoi un Hollandais avant Trichet (avant JC…) ? Et pourquoi un Allemand après (après JC…) ? Pourquoi pas un Maltais ? Un Sicilien ? Un estonien (si si ! l’Estonie est dans l’Euro, depuis le premier janvier de cette année) ? Un Tyrolien ? Ou encore un Finlandais ? Autant de bonnes et difficiles questions, qui méritent, sans doute aucun, d’être longuement, très longuement méditées. Quoi qu’il en soit, une chose est sure : la logique qui présidera au choix du futur Président de la BCE sera, comme ce fut le cas par le passé, largement politique. C’est dommage. Car en toute logique économique, ce qu’il faudrait mettre à la tête de la BCE, c’est un Chinois ! Ha ! Ha !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : En raison de la gravité de la crise qui affecte nos économies depuis l’automne 2008 le taux intérêt du marché monétaire européen, « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le taux d’intérêt&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » donc, tel qu’évoqué par les medias, est actuellement à son plus bas niveau historique, puisqu’il est à 1%. D’où des taux proposés par les banques commerciales à leurs clients à des niveaux historiquement bas eux-aussi. A ce niveau là (1% pour le « &lt;em&gt;taux directeur&lt;/em&gt; ») il est beaucoup plus probable que dans les mois qui viennent, les décisions de la BCE conduisent à sa hausse plutôt qu’à sa baisse.&lt;br /&gt;Moralité : pour ceux qui hésitent et qui en ont les moyens, c’est le moment de s’endetter !!! C’était le conseil du jour, que dis-je du jour… du mois !... de l’année !!!&lt;br /&gt;Et en plus, il est gratuit !!! Alors…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon. C’est bien beau tout ça, mais faudrait voir à &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=CypPQu5tsVQ&amp;amp;feature=related"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;se réveiller&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; !!! Quand même !!!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6178103069268069040-7945758065625066253?l=economibasic.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://economibasic.blogspot.com/feeds/7945758065625066253/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6178103069268069040&amp;postID=7945758065625066253' title='23 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/7945758065625066253'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/7945758065625066253'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://economibasic.blogspot.com/2011/01/le-taux-de-linteret-celui-des-medias-il.html' title=''/><author><name>serenis cornelius</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17688595031165838655</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_CDumFSfhs80/SWZi8I6zkBI/AAAAAAAAAAg/5eJU8IDLhEs/S220/Anna.JPG'/></author><thr:total>23</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6178103069268069040.post-8839977151903806900</id><published>2010-12-06T10:52:00.022+01:00</published><updated>2010-12-07T22:40:13.163+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p style="FONT-WEIGHT: bold" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Canto rate son péno !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;?xml:namespace prefix = o /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Dans un débat parlementaire sur les « Bank-Acts » de sir Robert Peel de 1844 et 1845, Gladstone faisait remarquer que l'amour lui-même n'avait pas fait perdre la tête à plus de gens que les ruminations sur l'essence de la monnaie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Karl Marx - Contribution à la critique de l’Economie Politique - 1859.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Court billet avant la &lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Fin du Monde&lt;/span&gt; annoncée demain, mardi &lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;7 décembre 2010&lt;/span&gt;, pour signaler, une fois n’est pas coutume, la maladresse de Cantona, footballeur d’exception, artiste, comédien, et « grande gueule » (ça fait du bien, de temps en temps, d’avoir affaire à autre chose qu’à des faux-culs), lequel rate un peno pourtant inratable. Car quoi ! A &lt;?xml:namespace prefix = st1 /&gt;&lt;st1:metricconverter st="on" productid="9 m￨tres"&gt;9 mètres&lt;/st1:metricconverter&gt; de cages d’une largeur de 7m32 et de 2m44 de haut, voilà qu’il prend son élan, doucement d’abord, tête droite, le buste haut, accélère, un peu, arrive sur le ballon, frappe, du droit, et… et… et… et « la met » 15 mètres au dessus (d’accord, c’est beaucoup, 15 mètres, sauf s'il s’agit de « mètreu deu Marseilleu »).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Voyez vous-mêmes, &lt;a style="COLOR: rgb(102,255,255)" href="http://www.youtube.com/watch?v=o5pfHZd6NfE"&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;ici&lt;/span&gt;.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Alors, que nous dit-il, Canto ?&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Qu’il faut faire sauter le système en son cœur, lequel est constitué de ses banques.&lt;br /&gt;En soit, ce n’est pas faux, les banques sont au cœur de notre système économique, en ce sens que sans elles, il n’y a plus rien, puisque sans elles il n’y a pas de monnaie, simplement, ce qui, cela dit, ne serait pas sans entraîner, au-delà de l’effondrement souhaité du seul système bancaire, un effondrement total de l’économie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Que pour ce faire, il suffit d’aller, tous ensemble, le même jour, demain donc !!! mardi 7 décembre 2010, « solder » nos comptes bancaires, « tout retirer » en billets.&lt;br /&gt;Là il n’a pas tort non plus, Canto, mais pas forcément pour ce qu’il pense ou peut laisser entendre : car si tous ensemble nous allons, le même jour, à nos banques, pour solder nos comptes en billet, hé bien, seule une infime minorité d'entre nous pourront le faire, pour cette simple raison que les banques ont « en caisse » une somme en billets absolument insignifiante relativement au montant total des dépôts de leurs clients tels qu’ils figurent sur leurs comptes, sous forme de &lt;a style="COLOR: rgb(102,255,255)" href="http://economibasic.blogspot.com/2008/12/les-formes-de-la-monnaie-au-manteau-de.html"&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;monnaie scripturale&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Et c’est là que commencent les vrais problèmes. Canto se trompe en parlant d’une possible « révolution pacifique ». Car que se passerait-il, dans l’hypothèse où de nombreux français suivent son appel ? Très vite, à la cohorte de ceux qui suivront l’appel, comme ça, pour voir, voire pour faire une bonne blague, d’autres risquent de suivre, mais ceux-là seront en état de panique, paniqués à l'idée de " perdre leur argent ", et là, le risque est grand de voir monter la &lt;strong&gt;violence&lt;/strong&gt;, et ce dès les files d’attente, devant les banques qui très vite auront fermé leurs portes, abaissé les grilles, cars de CRS partout, voire plus…, puis, ensuite, la &lt;strong&gt;violence&lt;/strong&gt; toujours, telle qu'elle résulterait de l’effondrement du système économique, inévitable si, en effet, les banques, incapables de servir la masse des billets demandés par leurs clients, fermaient les unes après les autres. Imaginez, pour vous faire une idée, que dans l’heure qui suive, il n’y ait plus de monnaie, qu’elle ait disparue… On fait quoi ? &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;strong&gt;C’est précisément ici qu’il rate son pé&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;no, Canto&lt;/strong&gt;, en croyant, si tant est qu’il le croie vraiment, que tout cela se fera forcément de façon « pacifique », «&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt; sans armes, ni haine, ni violence&lt;/span&gt; », et, finalement, « &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;sans morts &lt;/span&gt;».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Le mérite cependant, de cet appel à l’« Insurrection », est qu’il permet, ce qui est loin d'être inutile dans nos pays riches, qu'il permet de rappeler ce qu’est la vraie &lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;« nature » de la monnaie&lt;/span&gt;, dans nos sociétés modernes : d’abord &lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;un objet « économique »&lt;/span&gt; dont la forme est pour le moins abstraite puisqu’il s’agit, au minimum, d’électrons (Non ! les pièces et les billets ne sont pas la seule vraie monnaie !!!), &lt;a style="COLOR: rgb(102,255,255)" href="http://economibasic.blogspot.com/2010/05/la-monnaie-ne-vaut-rien-mais-rien-ne.html"&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;un objet social et politique&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ensuite, puisque la monnaie, c’est fondamentalement un lien social, &lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;un objet « psychiatrique »&lt;/span&gt; enfin, ou&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt; psychanalytique&lt;/span&gt;, c’est comme on voudra, car on n'en finit pas de voir et revoir à quel point elle alimente tous les fantasmes, la monnaie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Cela dit, rater un peno, ya plus grave dans la vie, surtout quand on a fait, aussi, entre autres choses, &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=_QrPJZjDUK0"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(102,255,255); FONT-WEIGHT: bold"&gt;cela&lt;/span&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(102,255,255)"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6178103069268069040-8839977151903806900?l=economibasic.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://economibasic.blogspot.com/feeds/8839977151903806900/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6178103069268069040&amp;postID=8839977151903806900' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/8839977151903806900'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/8839977151903806900'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://economibasic.blogspot.com/2010/12/canto-rate-son-peno-dans-un-debat.html' title=''/><author><name>serenis cornelius</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17688595031165838655</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_CDumFSfhs80/SWZi8I6zkBI/AAAAAAAAAAg/5eJU8IDLhEs/S220/Anna.JPG'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6178103069268069040.post-2903256445792440773</id><published>2010-11-25T10:05:00.026+01:00</published><updated>2011-10-31T22:28:46.308+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p style="COLOR: rgb(255,102,0); FONT-WEIGHT: bold" class="MsoNormal"&gt;Le prix des choses&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;?xml:namespace prefix = o /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Vous êtes donc pour les iconodoules ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Fernand Braudel - Une leçon d’Histoire - 1986.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;(Iconodoule : adjectif singulier invariant en genre,&lt;span class="nbsp1"&gt; &lt;/span&gt;relatif aux théologiens du VIIIe et XIe siècle à Byzance, justifiant le culte des images saintes, contrairement aux iconoclastes.)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;Observons très attentivement, mais alors très très attentivement, cette transaction économique de base que l’on appelle un achat, ou une vente, c’est selon, selon que l’on est acheteur ou vendeur, c’est évident, nous sommes d’accord, et découvrons ce fait inattendu, inouï, étonnant, inenvisageable, incroyable, et pourtant si vrai : en échange de la chose échangée, laquelle est livrée à l’acheteur par le vendeur, l’acheteur, pour sa part, remet, mais au juste, il remet à qui ?... ben au vendeur !... elle est nulle cette histoire !... et il lui remet quoi, exactement, l’acheteur, au vendeur ?... ben de la monnaie…dis-donc, faudrait arrêter de nous prendre pour des billes… Exact ! Il lui remet de la monnaie ! Une certaine somme en monnaie ! En bref, l’acheteur paie la chose achetée avec de la monnaie !&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Remarquons aussi, tant qu’à faire, que ce principe est général, quand bien même il souffre quelques exceptions (il faudra un jour expliquer pourquoi connaître des exceptions équivaut à une souffrance, mais bon, telle n’est pas la question, ici), comme quand, par exemple, le vendeur fait crédit à l’acheteur (quoique ici il ne s’agit que de « reculer pour mieux sauter », et encore, si tout se passe bien, sinon…), ou quand le vendeur accepte, en échange de la chose échangée, une autre chose, c’est-à-dire quand l’échange prend la forme d’un pur troc, ou quand, ce qui est rare, mais arrive parfois encore, quand l’offreur ne demande rien, en échange de la chose échangée, auquel cas on aura affaire à ce qu’il est coutume d’appeler un don (remarque : il est des dons subtils qui sous l’apparence d’une transaction où seul le donateur s’engage à donner quelque chose, ce geste imprime, quelque part dans l’esprit du récipiendaire, une obligation de donner à son tour, mais plus tard, histoire par exemple de maintenir une certaine réputation, voire de faire un don plus « grand » encore, histoire d’affermir une certaine réputation).&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Notons au passage cette injustice que dans ces histoires jamais l’on ne se place du point de vue de la chose échangée, alors que si l’on s’y plaçait, du point de vue de la chose échangée, cela permettrait sans doute d’autres découvertes inattendues, inouïes, étonnantes, inenvisageables, incroyables, et pourtant tout aussi vraies que la découverte précédente, qui mettait au jour cette réalité selon laquelle, dans toute transaction ou presque, en échange de la chose échangée, l’acheteur paie en monnaie, et que je rappelle, même si ce n’est pas forcément utile, mais force est de penser aux amateurs de sushis, lesquels ont, forcément, la mémoire courte, c’est le moins que l’on puisse dire, sinon, on se demande bien pourquoi ils ont pu, un jour, manger un DEUXIEME sushi !!!... nouvelles découvertes donc, qui vaudraient probablement à leur auteur, au minimum, le prix Nobel d’Economie, et donc le droit, que dis-je le droit… la chance ! mieux ! le privilège ! de figurer dans un ouvrage entièrement consacré aux Prix Nobel d’Economie, ouvrage unique en son genre, excellent, et en Français ! mais dont la pudeur et la morale alliées à une certaine idée du bon goût m’emdirent de pêche le titre… pardon… m’empêchent de dire le titre... putain de clavier !!!!... nouvelles découvertes, disions-nous, qui pourraient aussi valoir à leur auteur, et au maximum, le Prix Nobel de &lt;?xml:namespace prefix = st1 /&gt;&lt;st1:personname st="on" productid="la Paix"&gt;la Paix&lt;/st1:personname&gt;, voire, mais là nous touchons pour ainsi dire au commencement des Cieux, rien moins qu’une nomination à la tête de &lt;st1:personname st="on" productid="la Banque"&gt;la Banque&lt;/st1:personname&gt; du Vatican. Voyez par vous-même, si vous doutez encore, et demandez à une banane, par exemple, c’est de saison, et puis c’est le légume préféré de Roselyne Bachelot, demandez lui, à la banane, comment elle « voit » la transaction, elle, en tant que chose échangée, et vous verrez, vous serez, au minimum, fort étonné par sa réponse, et le principal pour vous, alors, sera de ne pas le montrer, de ne pas montrer que vous êtes étonné.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Bon. Fort bien. Nous voilà bien avancés. On vient d’apprendre qu’une transaction économique, c’est fondamentalement une chose qui s’échange contre de la monnaie. Olala !!! L’Economie !!! C’est quelque chose !!!!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Oui. Mais jusque là il ne s’agissait que d’évoquer les apparences. Or les apparences, c’est fait pour tomber. Toujours. Et quand elles tombent, les apparences, hé bien… Hé bien l’on voit. Et que voit-on ici en l’occurrence ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;On voit qu’en réalité, sous la monnaie que l’on transmet au vendeur, il y a du travail, rien que du travail, rien d’autre que du travail. Son travail à soi, la plupart du temps, son travail d’aujourd’hui, mais aussi, parfois, son travail d’hier (on a épargné une part de son revenu passé et on puise dans cette épargne pour payer aujourd’hui), ou encore son travail de demain (quand on paye à crédit, et qu’il faudra bien rembourser, avec les revenus de son travail futur).&lt;br /&gt;Quant au vendeur, c’est pour lui exactement la même chose : ce qu’il nous vend, au-delà de l’apparence de la chose vendue, c’est une partie de son travail.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Toute transaction est donc à « voir » comme un échange de « travail »&lt;/span&gt;. Et la monnaie, ici, a ceci de pratique qu’elle permet des échanges indirects de « travail » en ce qu’il est clair que si vous êtes, par exemple, charpentier, il y a très peu de chance que votre boulanger, ou votre boucher, acceptent, en échange des macarons ou de l’entrecôte que vous leur demandez, que vous leur « refassiez » la charpente de leur boutique. Vous les paierez donc en monnaie, mais pensez bien qu’en réalité, c’est bien d’échanger du « travail » qu’il s’agit, lors de chaque transaction, et d’abord pour cette simple raison que la monnaie que vous avez en poche et avec laquelle vous faites tous vos achats, vous ne l’avez obtenue, en général il s’agit ni plus ni moins d’un salaire, que contre un travail que vous effectuez, que vous avez effectué, ou que vous effectuerez plus tard, dans une entreprise, par exemple. Et si votre boucher ou votre boulanger n’en rien à faire de savoir quel « travail » vous faites, c’est simplement parce que la monnaie que vous leur « donnez » leur suffit, parce qu’il savent qu’à leur tour ils pourront payer en monnaie, sans problème, leur dentiste, ou leur toiletteur pour chien, lesquels à leur tour n’en n’auront &lt;span style="font-size:0;"&gt;&lt;/span&gt;rien à faire de savoir que ce client là est boulanger, et que cet autre est boucher, surtout, régime alimentaire oblige, s’ils ne mangent ni pain ni gâteaux.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Le monde actuel est ainsi fait que la division du travail a considérablement allongé, complexifié, opacifié, la chaîne de travail qui vous relie à votre boulanger ou votre boucher, et que la monnaie pour ainsi dire, « anéantit » (la chaîne de travail ! pas le boulanger et le boucher !).&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Rien à voir, ou presque, mais cette &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;histoire &lt;/span&gt;de boucher et de boulanger, c'est du lourd!... un « classique »... un « classique » parmi les « Classiques »… A méditer, donc, forcément. Voyez-vous même : &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;« &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Times;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic;font-family:georgia;" &gt;Quand un animal veut obtenir quelque chose d'un autre animal ou d'un homme, il n'a pas d'autre moyen que de chercher à gagner la faveur de celui dont il a besoin. Le petit caresse sa mère, et le chien qui assiste au dîner de son maître, s'efforce par mille manières d'attirer son attention pour en obtenir à manger. L'homme en agit quelquefois de même avec ses semblables, et quand il n'a pas d'autre voie pour les engager à faire ce qu'il souhaite, il tâche de gagner leurs bonnes grâces par des flatteries et par des attentions serviles. Il n'a cependant pas toujours le temps de mettre ce moyen en œuvre. Dans une société civilisée, il a besoin à tout moment de l'assistance et du concours d'une multitude d'hommes, tandis que toute sa vie suffirait à peine pour lui gagner l'amitié de quelques personnes. Dans presque toutes les espèces d'animaux, chaque individu, quand il est parvenu à sa pleine croissance, est tout à fait indépendant, et, tant qu'il reste dans son état naturel, il peut se passer de l'aide de toute autre créature vivante. Mais l'homme a presque continuellement besoin du secours de ses semblables, et c'est en vain qu'il l'attendrait de leur seule bienveillance. Il sera bien plus sûr de réussir, s'il s'adresse à leur intérêt personnel et s'il leur persuade que leur propre avantage leur commande de faire ce qu'il souhaite d'eux. C'est ce que fait celui qui propose à un autre un marché quelconque; le sens de sa proposition est ceci : Donnez-moi &lt;/span&gt;&lt;i style="FONT-STYLE: italic; FONT-FAMILY: georgia"&gt;ce dont j'ai besoin, et vous aurez de moi ce dont vous avez besoin vous-même; &lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;et la plus grande partie de ces bons offices qui nous sont si nécessaires, s'obtient de cette façon. Ce n'est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière ou du boulanger, que nous attendons notre dîner, mais bien du soin qu'ils apportent à leurs intérêts. Nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme; et ce n'est jamais de nos besoins que nous leur parlons, c'est toujours de leur avantage.&lt;/span&gt; » &lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Adam Smith&lt;/span&gt;, &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations&lt;/span&gt;, 1776&lt;/span&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:georgia;"&gt;« &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Ah ! Qu’en termes galants ces choses là sont mises !&lt;/span&gt; ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Non ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Bon.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="FONT-FAMILY: georgia" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Nous disions donc, qu’au fond, &lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;c’est toujours du travail qui s’échange contre du travail&lt;/span&gt;. Et cela fut présenté comme la réalité essentielle qui transparait dès lors que l’on dépasse les strictes apparences. Mais là encore, que d’évidences !!!! Comment ? l’Economie, ça n’est donc que cela ? Est-ce cela que l’on va apprendre à nos enfants, au lycée désormais, où cette discipline est devenue obligatoire en classe de seconde ? Mais l’on se moque je crois… Ben non, c’est ça l’Economie…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;span style="font-family:Times;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Sauf que de cette évidence, il faut en tirer une autre, savoir que le prix réel des choses que nous achetons, ou que nous vendons, n’est pas, n’est absolument pas le prix des choses tel qu’il se voit, tel qu’il est affiché sur « l’étiquette ». Ce prix là, c’est ce que l’on appelle le « &lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;prix nominal&lt;/span&gt; » ! Voyons alors ce qu’est précisément son « &lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;prix réel&lt;/span&gt; ».&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Paris, rue Soufflot, un matin. Beau. Beau par définition. C’est Paris !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Quelques taxis les uns derrière les autres, alignés dans le sens Panthéon-Luxembourg, attendent de probables clients. C’est étonnant, mais ça ne se voit pas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Un couple s’approche du premier dans la file.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Tout va très vite. Le taxi démarre et entame la descente du Boulevard Saint-Michel. A&lt;/span&gt; &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;l’intérieur du taxi, une conversation édifiante. Faut dire qu’on vient de passer Notre-Dame&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Jo le Taxi&lt;/span&gt; - Non mais Monsieur, faudrait voir à pas m’raconter des histoires. C’est k’j’ai lu Arsène Lupin, moi, quand j’étais petit. Faut pas croire.&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;&lt;br /&gt;Le Monsieur&lt;/span&gt; (&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;un parisien, sans doute, vu qu’il ne semble avoir aucun accent&lt;/span&gt;) - Ecoutez cher Monsieur, je suis Professeur d’Economie, je sais de quoi je parle. Et je vous le redis, ce n’est pas vrai que tous les prix de toutes les choses que nous achetons augmentent, et surtout, ce que je me tue à vous expliquer, c’est que &lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;ce n’est pas parce vous voyez que le prix de tel ou tel produit augmente qu’il augmente réellement et qu’en conséquence ce produit coute plus cher&lt;/span&gt; !&lt;br /&gt;&lt;st1:personname style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold" st="on" productid="La Dame"&gt;La Dame&lt;/st1:personname&gt; (&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;du 42 sans doute, au vu de son accent&lt;/span&gt;) - Je sé que tu as réson mon chéri. Mais ton explication n’été pas tré clére. Tu me l’avé beaucoup mieux expliqué, l’autre jour, à moua.&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Jo le Taxi &lt;/span&gt;- Ah vous voyez M’sieur. C’est pas moi qui l’dit, c’est vot’ gouvernement. Alors, si c’est vot’ gouvernement…&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le Monsieur&lt;/span&gt; - Je veux bien reprendre, mais encore faut-il que l’on m’écoute.&lt;br /&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Jo le Taxi&lt;/span&gt; - No problem Sir. &lt;/span&gt;On vous écoute. Savez quoi ? Un jour j’ai eu Platon dans mon taxi, ou &lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2009/12/le-capitalisme-et-la-morale-quand-tu.html"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(102,255,255); FONT-WEIGHT: bold"&gt;Socrate&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, je sais plus exactement…&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le Monsieur&lt;/span&gt; - Très bien. Dans ce cas je vais pouvoir replacer mon explication dans un cadre général. Cela évitera de m’embêter avec des exemples, et à l’arrivée on aura gagné du temps.&lt;br /&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Jo le Taxi&lt;/span&gt; - No problem. &lt;/span&gt;J’suis toutoui.&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le Monsieur&lt;/span&gt; - Soit « grand X » un bien quelconque dont le prix en « t-zéro » était « p-zéro ». Soit le prix « p-un » de ce même bien en une date future « t-un », tel que « p-un » différent de « p-zéro ». Le taux de variation de « p » entre « t-zéro » et « t-un » est donc égal à…&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Jo le Taxi&lt;/span&gt; - Zauriez pas un exemple M’sieur. Pace’que là, franchement, c’est pas que j’comprends pas, mais…&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le Monsieur&lt;/span&gt; - Vous êtes pénible vous.&lt;br /&gt;&lt;st1:personname style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold" st="on" productid="La Dame"&gt;La Dame&lt;/st1:personname&gt; - Mé non mon chéri. Il a réson. Pense aussi à moua…&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le Monsieur&lt;/span&gt; - Bon. Prenez un bien qui valait 10 euros l’an dernier et qui s’échange aujourd’hui moyennant un prix de 11 euros. Ca va comme ça ?&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Jo le Taxi &lt;/span&gt;- Là c’est nickel M’sieur…&lt;br /&gt;&lt;st1:personname style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold" st="on" productid="La Dame"&gt;La Dame&lt;/st1:personname&gt; - Oh mon chéri ! Toua alors !!! Tu es trop !!!!!&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le Monsieur&lt;/span&gt; - Son prix exprimé en monnaie a donc augmenté de 1 euros, soit de 10%.&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Jo le Taxi&lt;/span&gt; - Ouais. Fastoche. Et là j’vous r’dis, sauf mon respect, qu’le bien i’m’coûte 10% d’plus.&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le Monsieur&lt;/span&gt; - Justement non cher Monsieur. C’est là votre erreur.&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Jo le Taxi &lt;/span&gt;- J’y crois pas. Mettons qu’c’est l’litron d’gazoil qui prend 10% et vous m’dites qu’i’m’coute pas 10% d’plus ?&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le Monsieur&lt;/span&gt; - Parfaitement. En réalité, cela dépend. Et &lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;cela dépend&lt;/span&gt;, en première approximation, de l’évolution, sur la même année, de l’ensemble des prix, en clair, &lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;de l’évolution de l’inflation&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Jo le Taxi&lt;/span&gt; - C’est nouveau ça.&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le Monsieur&lt;/span&gt; - Ce n’est pas nouveau. Cela a toujours été comme ça. Vous savez ce qu’est l’inflation, au moins ?&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Jo le Taxi &lt;/span&gt;- Et puis quoi encore ! Faudrait voir à pas m’prendre pour un blaireau. J’vous ai dit, j’ai eu Platon dans mon taxi, moi Monsieur. En plus j’suis supporteur du PSG, et pire, ma « banquière », elle a fait HEC, alors…&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le Monsieur&lt;/span&gt; - L’inflation c’est la hausse moyenne des prix des principaux biens de consommation…&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Jo le Taxi &lt;/span&gt;- C’est c’que j’allais dire. Ya des prix qui montent. Yen a d’autres qui baissent. Mais en moyenne et rapport à l’ensemble ça monte. Fastoche.&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le Monsieur&lt;/span&gt; - L’inflation, c’est donc aussi, en même temps, et à l’intérieur du pays considéré, une baisse de &lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2008/12/combien-vaut-un-euro-2me-partie-o-il.html"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(51,255,255); FONT-WEIGHT: bold"&gt;la valeur de la monnaie&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, une diminution de son pouvoir d’achat si vous préférez. Quand au cours d’une année les prix montent, dans un pays, disons de 5%, par exemple, comprenez cher Monsieur que cela veut dire qu’à la fin de cette année, avec une même somme d’argent, vous ne pourrez plus vous acheter la même quantité de biens qu’au début de l’année, que la quantité de biens que vous pourrez acheter sera inférieure de 5% à ce qu'elle était au début de l'année.&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Jo le Taxi &lt;/span&gt;- Je comprends.&lt;br /&gt;&lt;st1:personname style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold" st="on" productid="La Dame"&gt;La Dame&lt;/st1:personname&gt; - Toua alors !!! Mon chériiiiiiiii !!!&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le Monsieur &lt;/span&gt;- Si bien que quand le prix d’un produit augmente, sur l’étiquette, de 10%, certes vous débourserez 10% de plus, mais cela ne veut pas dire pour autant que le produit coûte 10% de plus, que son prix a réellement augmenté de 10%. Car si vous payez ce produit dans une monnaie qui elle-même a perdu, disons, 15% de sa valeur, parce que le niveau général des prix a augmenté de 15%, que l’inflation est de 15%, alors en réalité la variation du prix de ce produit est de 10 – 15 = – 5%, si bien que le prix de ce produit a réellement diminué de 5%. On dira donc que si le &lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;prix nominal&lt;/span&gt; d’un produit augmente de 10% quand l’inflation est de 15%, son &lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;prix réel&lt;/span&gt; a baissé de 5%. Dit de façon plus générale, pour un bien quelconque « grand X » dont le prix en « t-zéro » était « p-zéro »…&lt;br /&gt;&lt;st1:personname style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold" st="on" productid="La Dame"&gt;La Dame&lt;/st1:personname&gt; - Mon chériii…&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le Monsieur&lt;/span&gt; - Ah oui. Excusez-moi… Je voulais dire que de façon générale, &lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;l’évolution du prix nominal d’un bien ne dit rien de l’évolution de son prix réel&lt;/span&gt;. Il faut, pour appréhender l'évolution de son prix réel, &lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;corriger l'évolution de son prix nominal par l’inflation&lt;/span&gt; et, en première approximation, &lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;déduire le taux d’inflation de la variation du prix nominal du produit considéré&lt;/span&gt;. Ce n’est pas parce que le prix que vous payez pour un bien augmente de 10% que ce produit vous coûte 10% plus cher !&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Jo le Taxi&lt;/span&gt; - Vous êtes sûr ?&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le Monsieur&lt;/span&gt; - Ce n’est pas moi, c’est la stricte réalité.&lt;br /&gt;&lt;st1:personname style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold" st="on" productid="La Dame"&gt;La Dame&lt;/st1:personname&gt; - Oh mon chériiiii !!!&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le Monsieur &lt;/span&gt;- Il faudrait donc, lorsque qu’on parle de la hausse du prix de tel ou tel produit, commencer par voir si, au-delà de la hausse des prix telle qu’elle est visible sur les étiquettes, le prix réel a également augmenté. Et cela ne sera vérifié que si la hausse du prix nominal du produit est supérieure au taux d’inflation.&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Jo le Taxi &lt;/span&gt;- J’y crois pas.&lt;br /&gt;&lt;st1:personname style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold" st="on" productid="La Dame"&gt;La Dame&lt;/st1:personname&gt; - Mais puisque c’est mon mariiii qui vous le diiiit…&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Jo le Taxi &lt;/span&gt;- J’y crois pas quand même. Penser qu’ya des trucs que j’paye plus cher et qui m’coutent pas plus cher… J’y crois pas…&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le Monsieur &lt;/span&gt;- Faites un effort cher Monsieur, ce n’est pas si difficile…&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Jo le Taxi&lt;/span&gt; - J’y crois pas… Vous auriez raison que ça se saurait, non ? Qu’ils le diraient, à la télé. Non?&lt;br /&gt;&lt;st1:personname style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold" st="on" productid="La Dame"&gt;La Dame&lt;/st1:personname&gt; - Mais puisque c’est mon mariiii qui vous le diiiit…&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le Monsieur&lt;/span&gt; - Ecoutez, cher Monsieur, je vais vous l’expliquer autrement. Je suis sûr que cette fois vous allez comprendre… Supposez que demain vous augmentiez vos tarifs, à vous, de sorte que l’heure de taxi soit affichée à un prix augmenté de, disons, 5%...&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Jo le Taxi &lt;/span&gt;- Bonne idée…&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le Monsieur&lt;/span&gt; - Seriez-vous alors « plus riche » de 5% ?&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Jo le Taxi &lt;/span&gt;- Ben non. C’qui compte, c’est pas la hausse d’mes tarifs, j’dirais même plus qu’à la limite, j’m’en tape d’mes tarifs, c’qui compte, c’est l’augmentation d’mon pouvoir d’achat, et mon gouvernement pareil…&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le Monsieur&lt;/span&gt; - Votre gouvernement ? Cela fait deux fois que vous me parlez de votre gouvernement…&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Jo le Taxi &lt;/span&gt;- Oui. C’est ma femme. J’l’appelle comme ça, des fois…&lt;br /&gt;&lt;st1:personname style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold" st="on" productid="La Dame"&gt;La Dame&lt;/st1:personname&gt; - Oh mon chéri !!! Je suis ton gouvernement !!!! Touaaaa alors !!!&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le Monsieur&lt;/span&gt; - Je suis d’accord. Mais dites moi, vous le calculez comment votre pouvoir d’achat ?&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Jo le Taxi&lt;/span&gt; - Mon pouvoir d’achat ? J’le calcule pas. J’le sens…Non… J’le perçois.&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le Monsieur&lt;/span&gt; - Admettons, et dites moi comment vous le percevez, alors, votre pouvoir d’achat…&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Jo le Taxi&lt;/span&gt; - Ben ça dépend du prix des choses que j’me paye avec ma paye…&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le Monsieur &lt;/span&gt;- Ah Ah ! Vous voyez, cher Monsieur, nous sommes d’accord ! Si vous augmentez vos tarifs horaires de 5%, et si l’inflation est, disons, de 7%, votre pouvoir d’achat évolue de 5 – 7 = – 2%, votre pouvoir d’achat baisse de 2%, et ce malgré la hausse de vos tarifs. C’est exactement ce que je vous expliquais tout à l’heure, à ceci près que je l’exprimais à ma façon.&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Jo le Taxi&lt;/span&gt; - Vous êtes sûr que c’est ça que vous m’disiez ?&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le Monsieur &lt;/span&gt;- Mais oui cher Monsieur. &lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Mettez-vous à la place de l’un de vos clients&lt;/span&gt; : pour lui, le prix de la course augmente de 5%. Mais cela, c’est pour le prix nominal. Si l’inflation est de 7%, le prix réel de la course, pour votre client toujours, a donc baissé de 2%. Votre client ne peut pas dire que la course coûte plus cher. Vous comprenez ?&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Jo le Taxi &lt;/span&gt;- Heu…&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le Monsieur&lt;/span&gt; - Comprenez qu’il n’y aucune raison pour que le prix réel de la course ait baissé pour vous et pas pour votre client.&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Jo le Taxi &lt;/span&gt;- C’est sûr.&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le Monsieur&lt;/span&gt; - Alors cher Monsieur, c’est que nous sommes d’accord…&lt;br /&gt;&lt;st1:personname style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold" st="on" productid="La Dame"&gt;La Dame&lt;/st1:personname&gt; - Oh mon chériii !!! Olala !!! Toua alors !!!!&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le Monsieur&lt;/span&gt; - Retenez donc qu’on ne devrait jamais parler de la hausse du prix d’une chose, ou de sa baisse, sans avoir préalablement comparé cette hausse ou cette baisse avec l’évolution du niveau général des prix, telle que mesuré par le taux d’inflation.&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Jo le Taxi &lt;/span&gt;- Ca alors…&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le Monsieur &lt;/span&gt;- S’il nous reste quelques minutes, je peux même, cher Monsieur, vous en dire plus encore, et vous révéler ce qui se passe réellement…&lt;br /&gt;&lt;st1:personname style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold" st="on" productid="La Dame"&gt;La Dame&lt;/st1:personname&gt; - Oh oui mon chériiii !!!&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le Monsieur&lt;/span&gt; - D’ailleurs, ce que j’ai à vous dire, vous l’avez pour ainsi dire exprimé vous-même, tout-à-l'heure.&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Jo le Taxi&lt;/span&gt; - Ah ?&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le Monsieur&lt;/span&gt; - Oui.&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Jo le Taxi &lt;/span&gt;- J’suis toutoui.&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le Monsieur &lt;/span&gt;- Certes pour évaluer le prix réel d’un bien, et plus particulièrement, son évolution dans le temps, il faut prendre en compte l’inflation. Mais l’inflation, c’est très général, car l’inflation est mesurée sur la base d’un ensemble de produits que vous ne consommez pas forcément vous-même, ni dans les mêmes proportions.&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Jo le Taxi &lt;/span&gt;- Oui.&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le Monsieur &lt;/span&gt;- L’inflation, en fait, n’intéresse personne en particulier…&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Jo le Taxi &lt;/span&gt;- C’est vrai…&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le Monsieur&lt;/span&gt; - C’est pourquoi, pour un particulier, quelqu’un comme vous, ou comme moi…&lt;br /&gt;&lt;st1:personname style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold" st="on" productid="La Dame"&gt;La Dame&lt;/st1:personname&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt; &lt;/span&gt;- Oui mon chériiii !!! Toua !!! Toua !!! Toua !!!&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le Monsieur &lt;/span&gt;- … pour un particulier quel qu’il soit, ce qu’il faudrait faire, c’est, systématiquement, comparer la hausse, ou la baisse, du prix nominal de tel ou tel produit, qu’il achète, avec la hausse, ou la baisse, de son salaire. Là, on saurait si, pour soi, le prix réel du produit a augmenté ou, au contraire, s’il a diminué. Si le prix de la baguette de pain a augmenté de 5% mais que mon salaire a augmenté, dans le même temps, de 8%, alors pour, moi, le prix réel de la baguette a baissé de 3%. Vous comprenez ?&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Jo le Taxi&lt;/span&gt; - Je crois.&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le Monsieur&lt;/span&gt; - Et savez vous, cher Monsieur, pour quelle raison c’est cette comparaison là qu’il faudrait faire, systématiquement, pour savoir si tel ou tel produit vous coute plus cher ?&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Jo le Taxi &lt;/span&gt;- Non.&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Le Monsieur &lt;/span&gt;- Mais si vous le savez. C’est parce qu’en réalité, quand on achète un bien, ou un service, ce qu’on échange, c’est une certaine quantité de travail, cette quantité de travail qui a permis de produire le bien ou le service en question, et cette quantité de travail, on l’échange, fondamentalement, avec une certaine quantité de son travail à soi. &lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Tout échange, en réalité, c’est cela, un échange de « travail »&lt;/span&gt;. Derrière la monnaie que je vais vous remettre, quand vous m’aurez déposé à ma destination, ce que je vais vous remettre en réalité c’est l’équivalent monétaire d’une certaine fraction de mon travail.&lt;br /&gt;&lt;st1:personname style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold" st="on" productid="La Dame"&gt;La Dame&lt;/st1:personname&gt; - Oh mon chériii !!! Toua !!! Toua !!! Toua alors !!!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;C’est ainsi que Jo le Taxi compris que concernant le prix des choses, c’est comme, entre autres, pour &lt;a style="COLOR: rgb(102,255,255)" href="http://economibasic.blogspot.com/2008/11/de-votre-salaire-en-particulier-et-des.html"&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;les salaires&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ou &lt;a style="COLOR: rgb(51,255,255)" href="http://economibasic.blogspot.com/2008/12/le-cot-rel-dun-emprunt-prter-de-largent.html"&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;le taux de l’intérêt&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(0,0,0)"&gt;.&lt;/span&gt; &lt;span style="COLOR: rgb(0,0,0)"&gt;Que &lt;/span&gt;ce &lt;span style="COLOR: rgb(0,0,0)"&gt;qui &lt;/span&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(0,0,0)"&gt;compte &lt;/span&gt;vraiment, véritablement, ce n’est pas leur prix nominal, tel qu’on peut le voir sur les étiquettes, ou écrit sur un contrat, mais leur prix réel, lequel n’est affiché ni écrit nulle part, et qui dépend, de façon générale, du prix des autres choses, et de façon plus particulière et précise à la fois, du niveau des salaires. Et cela parce que, fondamentalement, en Economie, ce que l’on échange, au-delà des marchandises et de la monnaie, c’est du travail !&lt;br /&gt;D’ailleurs, Jo le Taxi le compris si bien, qu’à peine Le monsieur et sa Dame allaient-ils sortir de son taxi, que, juste avant d’encaisser le juste prix de son travail, il augmenta, comme ça, d’un coup et sans prévenir, le prix nominal de la course de 5%…&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Bon. Ca suffit comme ça. Quand on vous dit que c’est &lt;a href="http://www.blogger.com/www.youtube.com/watch?v=WkSwrSjFLz8"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=WkSwrSjFLz8"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(102,255,255); FONT-WEIGHT: bold"&gt;La plus belle ville du monde&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(102,255,255)"&gt; &lt;/span&gt;!&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6178103069268069040-2903256445792440773?l=economibasic.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://economibasic.blogspot.com/feeds/2903256445792440773/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6178103069268069040&amp;postID=2903256445792440773' title='20 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/2903256445792440773'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/2903256445792440773'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://economibasic.blogspot.com/2010/11/le-prix-des-choses-vous-etes-donc-pour.html' title=''/><author><name>serenis cornelius</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17688595031165838655</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_CDumFSfhs80/SWZi8I6zkBI/AAAAAAAAAAg/5eJU8IDLhEs/S220/Anna.JPG'/></author><thr:total>20</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6178103069268069040.post-2488773842774187754</id><published>2010-10-27T10:33:00.019+02:00</published><updated>2010-11-14T23:00:48.160+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;Flexibilité + Sécurité = Flexisécurité&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;L’homme est un roseau, le plus faible de la nature, mais c’est un roseau pensant. Il ne faut pas que l’univers entier s’arme pour l’écraser : une vapeur, une goutte d’eau suffit pour le tuer.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Blaise Pascal - Pensées (347) - 1670.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;La scène se passe en 2004 à Paris, la plus belle ville du monde (je sais, c’est pléonastique, mais ya des fois faut insister). Paris, donc. Du côté de Bercy, pour être précis (ultime rappel aux ploucs de Province : Bercy c’est là que siège, en France, le Ministère de l’Economie, depuis qu’on l’a déménagé du Louvre ; en conséquence de quoi Bercy c’est pas uniquement le &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.bercy.fr/alaune"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;POPB&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; !!! ça alors !!!)&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Un homme de petite taille venait d’y arriver, à pieds, à « Bercy ». Vêtu d’un costume dont la sobriété ferait mourir d’envie plus d’un croquemort (Ah Ah Ah !!! la mort d’un croquemort, avant d’être un drame humain, c’est d’abord un problème de Logique, ô combien plus complexe que le célébrissime &lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2008/12/joyeux-nol-la-distance-qui-spare-deux.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;paradoxe du barbier&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; de Russel !!!!), l’homme avait l’allure de son parcours. Et voyez plutôt (non, pas l’ami de Mickey !!! On se calme !!!) : pour un parcours, c’est du lourd !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Directeur du Trésor !&lt;br /&gt;Gouverneur de la Banque de France !&lt;br /&gt;Directeur général du Fonds Monétaire International (FMI pour les intimes) !&lt;br /&gt;Qui dit mieux ?!? Et ce n’est pas tout (patou, c’est l’ami des moutons !!! Ha Ha !!).&lt;br /&gt;Catholique pratiquant, il fut membre du Conseil Pontifical sous le règne de Jean-Paul II, dont il fut le conseiller espécial aux affaires économiques et sociales. Rien que ça !!! Quoi d’autre encore ?&lt;br /&gt;Commandeur de la Légion d’Honneur.&lt;br /&gt;Chevalier de l’Ordre National du Mérite.&lt;br /&gt;Donne des conférences à Notre-Dame de Paris (la plus belle ville du monde). Exemple : 30 Août 2010, 14h45 : « Mondialisation, cultures et religions » (Mince, c’est passé).&lt;br /&gt;Exemplaire ce parcours. Non? Que dis-je exemplaire ! Admirable ! Sûr qu’il y a en a plus d’un qui, face à pareil curriculum vitae, ne seront pas loin de penser que nous tenons là, pour de bon, enfin, un authentique Illuminati… Et ce n’est pas tous les jours, non ?, qu’on tient un Illumnati ! C’est que ça ne courent pas les rues, les Illuminata !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela dit, la jeune femme qui le reçut à l’accueil ne le connaissait pas. Lui non plus ne la connaissait pas, d’ailleurs. Aussi dut-il décliner son identité, comme n’importe quel péquin, avant de préciser, comme c’est l’usage, la raison de sa présence en ce haut lieu de l’Administration française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- Bonjour, vous êtes ?&lt;br /&gt;- Michel Camdeuskoute. J’ai rendez-vous avec le Ministre.&lt;br /&gt;- C’est une blague ?&lt;br /&gt;- Pas vraiment.&lt;br /&gt;- Laissez-moi vérifier… Vous avez dit Camdeuskcoute, comme un « &lt;em&gt;camp de scouts&lt;/em&gt; » ?&lt;br /&gt;- Cela vous amuse ?&lt;br /&gt;- Oulla, vous n’êtes pas drôle vous…&lt;br /&gt;- Non.&lt;br /&gt;- … Bon… En effet, je vois votre rendez-vous inscrit sur l’agenda du Ministre. On va vous accompagner, cher Monsieur.&lt;br /&gt;- Merci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Une heure après. Car c’est grand Bercy. Très grand !&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- Salut Michel ! Tu vas bien ?&lt;br /&gt;- J’ai &lt;em&gt;&lt;strong&gt;le Rapport&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;- Comment ! Déjà !&lt;br /&gt;- Oui. Le voici.&lt;br /&gt;- Mais c’est un pavé ! Jamais je n’aurai le temps de lire tout ça.&lt;br /&gt;- Il ne fait que 204 pages.&lt;br /&gt;- Quand même Michel, c’est beaucoup. Allez, fait moi vite fait une petite synthèse. Pas sur tout, on n’a pas le temps, seulement la partie qui traite de l’emploi. C’est la priorité des Français, l’emploi.&lt;br /&gt;- Le point de départ est un constat. La croissance ne suffit plus, en France, à créer suffisamment d’emplois pour réduire significativement le chômage. De ce constat nous avons tiré un diagnostic : la cause du chômage est structurelle. Et une conclusion : il faut que nous reconsidérions &lt;strong&gt;le lien entre croissance économique et emploi&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;- Précise Michel, précise. Tu veux dire quoi, exactement, par « &lt;em&gt;cause structurelle&lt;/em&gt; » ?&lt;br /&gt;- Dans une économie capitaliste comme la nôtre, chaque jour, des milliers d’emplois sont détruits, quand d’autres sont créés, soit des millions de destructions et de créations d’emplois par an. Le chômage résulte de ce mouvement incessant de créations et de destructions, de cette formidable &lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2010_06_01_archive.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;destruction créatrice&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; qui est aussi, par ailleurs, la cause première de la croissance économique.&lt;br /&gt;- Attends Michel, tu veux dire par là que la croissance économique est obligatoirement accompagnée de chômage ! Mais on n’arrête pas de dire le contraire, depuis cinquante ans !&lt;br /&gt;- C’est plus que cela. Cela veut dire que dès lors qu’un pays, un Gouvernement ou un Chef d’Etat se donnent la croissance économique comme objectif premier, alors on se doit d’admettre le chômage comme inéluctable. Ce qui signifie, plus profondément, qu’à l’inverse, penser l’absence de chômage comme possible, voire, à l’extrême, vouloir interdire le chômage, en interdisant les licenciements par exemple, c’est se condamner à la disparition de la croissance économique. Ce qu’il faut comprendre, c’est que &lt;strong&gt;le chômage apparaît aujourd’hui comme nécessaire à la croissance&lt;/strong&gt; en ce sens qu’il accompagne nécessairement une croissance qui ne serait pas possible sans ces millions de destructions d’emplois causées par l’innovation et la concurrence ! Car il est en effet désormais admis que l’innovation et &lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2009/02/la-concurrence-nest-pas-le-laissez.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;la concurrence&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; constituent les deux principaux moteurs de la croissance économique.&lt;br /&gt;- Mais, Michel, tu te rends compte de ce que tu dis ?&lt;br /&gt;- Je reconnais bien volontiers que dire, dans le contexte actuel, que le chômage est nécessaire, indispensable, est une proposition qui peut paraître choquante. C’est néanmoins comme cela qu’il faut penser, désormais, le rapport entre emploi, chômage et croissance.&lt;br /&gt;- On fait quoi alors ?&lt;br /&gt;- La solution est simple. C’est celle que nous développons dans le rapport. Il convient de &lt;strong&gt;transformer les règles de fonctionnement de notre marché du travail&lt;/strong&gt;, de sorte à le dynamiser et faciliter ce processus de créations et de destructions d’emplois. Et au-delà, au-delà du seul marché du travail, c’est l’ensemble de notre économie qu’il importe de réformer. Réformer les marchés. Réformer l’Etat. Car l’économie d’un pays est chose complexe, on ne peut modifier l’une de ses parties sans envisager les autres. L’essentiel est que toutes les mesures que l’on prendra, sur le marché du travail, sur les marchés des biens et des services, sur les marchés de capitaux, ou dans la fonction publique, aillent toutes dans le même sens, et soient, en permanence, animées par une cohérence commune.&lt;br /&gt;- D’accord, mais l’urgent c’est le chômage. Alors on fait quoi pour le chômage ?&lt;br /&gt;- Je l’ai dit. On dynamise le marché du travail, en rendant notamment plus faciles les créations et les destructions d’emplois.&lt;br /&gt;- Quoi ? Faciliter les destructions d’emplois ?&lt;br /&gt;- Oui parce qu’elles ne sont que l’envers des créations. Et que plus cette destruction sera aisée, plus la création le sera, elle aussi.&lt;br /&gt;- Concrètement cela donne quoi, Michel ? Il me faut des mesures concrètes. Et vite.&lt;br /&gt;- Cela donne d’abord et avant tout la nécessité de &lt;strong&gt;refonder totalement le contrat social qui lie la Société et les chômeurs&lt;/strong&gt;. Si la croissance implique la nécessité du chômage, alors la société se doit de sécuriser ses chômeurs, d’abord parce qu’on ne peut plus dire a priori d’aucun d’entre eux qu’il fait le choix d’être et, surtout, de rester au chômage. C’est la Société dans son ensemble qui est responsable de ce chômage, en raison de sa quête éperdue pour la croissance économique, la Société, c’est-à-dire nous tous. D’ailleurs, dans le monde qui s’annonce, il ne s’agit pas que de sécuriser les chômeurs. Car désormais, tout salarié ou presque est un chômeur en puissance, un chômeur potentiel.&lt;br /&gt;- Explique.&lt;br /&gt;- La destruction créatrice. La concurrence.&lt;br /&gt;- Ah oui, la destruction créatrice…la concurrence…&lt;br /&gt;- La dynamique de notre capitalisme aboutit finalement à créer une solidarité de fait entre salariés et chômeurs telle que chaque salarié, chaque chômeur, doit comprendre qu’il peut, à tout moment, se retrouver à la place de l’autre.&lt;br /&gt;- Je comprends bien qu’un salarié puisse se retrouver chômeur, Michel, mais l’inverse… surtout dans notre pays, où 50% des chômeurs sont au chômage depuis plus d’un an.…&lt;br /&gt;- Justement, c’est sur ce point que doivent porter tous nos efforts. C’est cela qu’il faut parvenir à changer par &lt;strong&gt;des réformes structurelles&lt;/strong&gt;, des réformes qui, par définition, modifient en profondeur les mentalités, les attitudes et les comportements des personnes, vis-à-vis du travail en particulier, un travail qu’il est essentiel de réhabiliter, d’un point de vue économique certes, mais aussi et surtout d’un point de vue moral. Il faut refaire du travail l’une des pièces centrales de notre système de valeurs.&lt;br /&gt;- Bien sûr, Michel, tout cela est évident, mais concrètement on fait quoi.…&lt;br /&gt;- D’abord, je le répète, &lt;strong&gt;modifier le dispositif actuel de protection des chômeurs, de sorte à accroître leur sécurité&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;- Oui.&lt;br /&gt;- Concrètement cela donne &lt;strong&gt;trois axes de propositions&lt;/strong&gt; : d’abord admettre que &lt;strong&gt;les allocations&lt;/strong&gt; à verser aux chômeurs doivent être conséquentes. Il faut cesser de voir dans le chômeur une victime, voire un malade. Un chômeur doit être reconnu pour ce qu’il est: un actif. Le chômage est un authentique travail, un travail à temps plein : on cherche un emploi, on se forme pour trouver un emploi, si bien qu’on participe pleinement au jeu de la destruction créatrice, et donc à la dynamique de la croissance économique. Il est donc économiquement normal, juste, et moral, que la société rétribue largement ses chômeurs.&lt;br /&gt;- Combien ?&lt;br /&gt;- Disons que 90% du salaire me paraît une bonne base pour une allocation versée à celui qui vient de perdre son emploi.&lt;br /&gt;- Allocation dégressive bien sûr… sinon j’en connais qui ne vont pas vraiment jouer le jeu…&lt;br /&gt;- Non, surtout pas. Car il n’est pas sûr que mal payer les chômeurs soit économiquement une bonne chose. Il faut leur laisser le temps de chercher. Et ce temps doit être rétribué. Et puis annoncer une allocation dégressive, telle que, par exemple, tous les deux mois l’allocation sera revue à la baisse, ce serait, symboliquement cette fois, totalement contraire aux prémisses…&lt;br /&gt;- Aux prémisses ?&lt;br /&gt;- Oui, ce serait contraire à ce sur quoi repose l’ensemble du raisonnement, à savoir que les chômeurs ne sont pas responsables de leur situation et qu’ils ne sont a priori ni des tricheurs ni des fainéants.&lt;br /&gt;- Je comprends… Alors combien de temps, l’allocation ?&lt;br /&gt;- Une durée possible de quatre ans ne me paraît pas scandaleuse. Je reviens justement de vacances au Danemark, il m’a semblé voir que c’était la règle là-bas, en principe.&lt;br /&gt;- Quatre ans ! Mais c’est énorme !&lt;br /&gt;- Certes. On pourra en rediscuter.&lt;br /&gt;- D’accord.&lt;br /&gt;- Le deuxième axe du dispositif concerne &lt;strong&gt;l’accompagnement des chômeurs&lt;/strong&gt;. Il convient de mettre fin au système actuel qui est une véritable usine à gaz et dont l’efficacité reste à démontrer. Il est à la fois anormal et contreproductif de voir qu’un chômeur doit se rendre en des lieux différents, rencontrer des personnes différentes, pour toucher ses allocations, pour s’enquérir des emplois disponibles, ou encore pour s’informer des formations possibles. Il faut faire fusionner toutes ces institutions pour n’en former qu’une, de sorte que chaque chômeur n’ait plus affaire qu’à une seule et unique personne, et ce pour toutes les dimensions de son accompagnement. Il y a là selon nous le moyen de faire baisser le chômage de façon considérable, en rendant plus performantes les structures de l’accompagnement des chômeurs. Car il est bien entendu que si le chômage est nécessaire à la croissance, ce qu’il convient de faire c’est de rendre la situation des chômeurs moins angoissante, certes, mais aussi d’en réduire le montant en éliminant toute cette partie du chômage qui n’existerait pas si le marché du travail fonctionnait de façon plus fluide.&lt;br /&gt;- C’est clair.&lt;br /&gt;- Quant au troisième et dernier axe de notre action, il concerne plus particulièrement &lt;strong&gt;la formation&lt;/strong&gt;. La société doit prendre en charge, à tous point de vue, la formation des chômeurs dont les qualifications, voire les métiers, ne sont plus demandés par les entreprises, en raison de la…&lt;br /&gt;- … destruction créatrice…&lt;br /&gt;- C’est cela. Il faut en conséquence financer de larges plans de formations pour les chômeurs et revoir, de fond en comble ou presque, notre système de formation continue, et donc notre système de formation tout court, depuis la maternelle jusqu’à l’université.&lt;br /&gt;- Oulala ! C’est énorme ça !&lt;br /&gt;- Oui, mais sans ce sursaut, la France ne retrouvera jamais la voie d’une véritable croissance économique, disons une croissance qui pourrait avoisiner les 3% en moyenne annuelle. Et si elle ne le fait pas, elle sera condamné au déclin, en vertu de cette Loi implacable qui veut qu’une économie nationale qui ne croît pas assez vite finit, comme un cycliste qui ne pédale pas assez vite, par chuter.&lt;br /&gt;- Très bien cela, Michel. Je vais le sortir à Drucker, dimanche, au vélo. Il va être épaté.&lt;br /&gt;- Voilà, c’était pour le premier volet, le volet Sécurité, de ce nouveau contrat social, j’oserais dire un contrat moral, tel que le propose le rapport que nous avons établi suite à votre demande.&lt;br /&gt;- Il y a un autre volet ?&lt;br /&gt;- Bien sûr. Car&lt;strong&gt; tout contrat&lt;/strong&gt; crée des obligations entre ceux qui le signent, &lt;strong&gt;des obligations réciproques&lt;/strong&gt;. Assurer une Sécurité aux chômeurs et aux salariés, c’est l’obligation majeure qui, par ce nouveau contrat, devra incomber à la Société. L’autre aspect de ce contrat, ce sont logiquement les obligations qui, en échange, vont devoir incomber aux chômeurs, et implicitement aux salariés aussi, puisqu’ils doivent être, je le rappelle, considérés comme des chômeurs en puissance en raison…&lt;br /&gt;-… de la destruction créatrice…&lt;br /&gt;- Disons d’emblée qu’il est clair qu’en échange de cette générosité accrue, la Société va, c’est bien normal, &lt;strong&gt;accroître ses exigences vis-à-vis des chômeurs&lt;/strong&gt;. Certes il faut les protéger, les rémunérer correctement, les aider du mieux possible, mais en échange, ils vont devoir, de leur côté, &lt;strong&gt;tout faire pour rester au chômage le moins longtemps possible&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;- Il va falloir qu’ils se bougent, quoi…&lt;br /&gt;- C’est pourquoi nous proposons de redéfinir la notion d’&lt;strong&gt;offre raisonnable d’emploi&lt;/strong&gt; telle qu’on la comprend encore aujourd’hui, en France.&lt;br /&gt;- Concrètement ?&lt;br /&gt;- Jusque là, un chômeur peut refuser des offres d’emplois qui lui sont faites, à l’ANPE notamment, s’il juge que cette offre n’est pas raisonnable.&lt;br /&gt;- Oui…&lt;br /&gt;- Il peut refuser sous &lt;strong&gt;trois motifs&lt;/strong&gt; : soit parce que le &lt;strong&gt;salaire&lt;/strong&gt; qu’on lui propose lui paraît insuffisant ; soit en raison de son &lt;strong&gt;éloignement&lt;/strong&gt;, parce que l’emploi proposé est trop éloigné de chez lui ; soit parce que l’emploi proposé ne correspond pas à sa &lt;strong&gt;qualification&lt;/strong&gt; actuelle. Ces trois motifs définissent ainsi le caractère raisonnable ou non de l’emploi proposé. Un salaire jugé trop bas, par exemple, fera que l’offre d’emploi sera jugée non raisonnable, ce qui permettra au chômeur de refuser l’emploi en question sans qu’il perde l’un quelconque des droits associés à son statut de chômeur, à commencer par ses allocations ?&lt;br /&gt;- Oui…&lt;br /&gt;- L’essentiel c’est que, dans le système encore en vigueur, c’est lui, le chômeur, qui décide du caractère raisonnable ou non de l’emploi qu’on lui propose.&lt;br /&gt;- Oui…&lt;br /&gt;- C’est cela que nous proposons de réformer. Ce sera dorénavant &lt;strong&gt;la Société qui décidera&lt;/strong&gt;, en lieu et place du chômeur, &lt;strong&gt;du caractère raisonnable ou non de l’offre d'emploi&lt;/strong&gt; qu’on lui proposera.&lt;br /&gt;- Oulala ! C’est terrible !&lt;br /&gt;- Nous proposons le système suivant : tout chômeur aura droit à deux refus, qu’il motivera lui-même, comme c’est le cas actuellement, soit en raison d’un salaire jugé insuffisant, soit à cause de l’éloignement, soit en raison d’une qualification inadéquate. Mais tout change à la troisième offre. Cette fois, c’est la Société, et non plus le chômeur lui-même, qui décidera si l’offre est raisonnable ou non. Autrement dit, qu’il s’agisse du niveau du salaire, de l’éloignement géographique, ou de l’adéquation de la qualification du chômeur avec le poste proposé, les critères qui définiront le caractère raisonnable de l’offre d’emploi seront définis par la Société. Autrement dit encore, lors de la troisième offre, c’est la Société qui décidera de la possibilité effective d’un refus par le chômeur.&lt;br /&gt;- Concrètement ?&lt;br /&gt;- Disons qu’une offre assortie d’un salaire inférieure à 70% de l’ancien salaire perçu par le chômeur peut être considérée comme non raisonnable ; qu’une offre d’emploi impliquant un trajet d’une durée supérieure à une heure, à l’aller, comme au retour, peut être considérée comme non raisonnable; quant à l’adéquation de la qualification du chômeur, c’est plus difficile, et impossible à mesurer avec des critères précis, mais admettons comme principe que ce sera à la Société de se prononcer sur la possibilité ou non de former le chômeur, dans un délai raisonnable, à la qualification, voire au métier, associés à la troisième offre qu’on lui fera. Si bien qu’au total, lors de la troisième offre, le chômeur ne pourra pas refuser une offre si le salaire proposé est supérieur ou égal à disons 70% de son dernier salaire, ou si le trajet entre son domicile et le lieu de travail prend moins d’une heure, ou si l’on considère qu’il n’y aucune raison pour qu’il ne puisse pas se former de sorte à pouvoir occuper le poste qu’on lui propose, car à chaque fois, la Société considère que l’offre est raisonnable. &lt;strong&gt;Une offre raisonnable d’emploi, c’est une offre qui ne se refuse pas&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;- Sinon ?&lt;br /&gt;- Il y a aura des sanctions. C’est la moindre des choses que de sanctionner toute personne qui ne respecte les termes d’un contrat.&lt;br /&gt;- Concrètement ?&lt;br /&gt;- Disons qu’une suspension des allocations chômage pour une durée de deux mois nous parait un minimum, et devrait fournir une bonne base de départ.&lt;br /&gt;- Putain ! Ca va être chaud ! Si j’ai bien compris, ce que tu proposes, côté chômeurs et salariés, c’est plus de &lt;strong&gt;flexibilité&lt;/strong&gt; !&lt;br /&gt;- Bien sûr. Et c’est à la fois normal et juste, et en tous points conforme à l’idée que l’on peut se faire de la Morale. En échange de la protection qu’elle lui accorde en lui garantissant une &lt;strong&gt;sécurité&lt;/strong&gt; accrue&lt;strong&gt;,&lt;/strong&gt; la Société demande au chômeur une plus grande &lt;strong&gt;flexibilité&lt;/strong&gt;. En un mot, il faut doter la France d’un système de &lt;strong&gt;Flexi-sécurité&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;- Tu crois cela possible, Michel, en France ?&lt;br /&gt;- Pourquoi pas. L’Angleterre l’a fait. L’Allemagne aussi. Et dans ces deux pays, ce fut sous l’impulsion de premiers ministres socialistes. Alors.&lt;br /&gt;- Bon.&lt;br /&gt;- Il faut expliquer au peuple que si notre pays veut retrouver une croissance économique forte et durable, cela passe fondamentalement par une nouvelle manière d’envisager l’emploi et le chômage, et que la France doit adopter une philosophie nouvelle : tout faire pour &lt;strong&gt;protéger les personnes, et non les emplois&lt;/strong&gt;, car les emplois sont en permanence voués à disparaître, en raison de…&lt;br /&gt;- … la destruction créatrice…&lt;br /&gt;- … sans laquelle il n’y a pas de croissance. D’ailleurs, pour être totalement cohérente, la réforme que nous proposons devrait aussi, et en priorité, supprimer le CDI et le CDD tels qu’ils existent en France, et créer un contrat de travail unique, plus souple, tel que…&lt;br /&gt;- Attends ! Tu imagines, là, Michel, la « rue », si on annonce cela ? Et puis dis-moi, la destruction créatrice, la concurrence, les structures du marché du travail, des marchés, tout ça, on est certain que c’est la seule cause du chômage ? Il paraît que Guaino raconte partout que la cause du chômage c’est d’abord un problème de manque de Demande, que la demande qui s’adresse aux entreprises est insuffisante, insuffisance de la consommation, insuffisance de l’investissement des entreprises, et qu’en conséquence elles ne produisent pas assez et donc n’embauchent pas suffisamment.&lt;br /&gt;- Guaino n’a rien compris, comme d’habitude. Il nous refait le coup de &lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2008/11/keynes-en-quelques-mots-les-deux-vices.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;Keynes&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Mais Keynes, c’est désormais complètement et définitivement dépassé. Plus personne n’en parle aujourd’hui tant sa théorie est réfutée par les théoriciens modernes. On ne lit même plus Keynes dans les universités, c’est pour dire. Non, la cause de notre chômage est claire et unique : l’insuffisante flexibilité de notre marché du travail, et de l’ensemble de nos marchés en général, qui ne sont pas suffisamment concurrentiels. Notre chômage est bel et bien un chômage structurel.&lt;br /&gt;- OK. Merci en tout cas pour ton rapport, Michel. Il me sera précieux. Un vrai programme de campagne… Dis moi, tu voterais pour moi, au cas où…&lt;br /&gt;- Franchement ?&lt;br /&gt;- Franchement.&lt;br /&gt;- Je ne sais pas.&lt;br /&gt;- Bon. Ce n’est pas important, de toute façon, ces histoires d’élection. Merci encore. Excuse moi, mais là il faut que je te laisse : j’ai rendez vous dans un quart d’heure avec Attila. Je lui ai commandé un rapport sur la croissance en France pour 2008, et un autre pour 2010.&lt;br /&gt;- Un rapport sur la croissance en France ? A lui aussi ?&lt;br /&gt;- Pourquoi ?&lt;br /&gt;- Il a été le conseiller spécial de Mitterrand pendant 14 ans et…&lt;br /&gt;- Et ?&lt;br /&gt;- … et la croissance de la France, sur la période 1981-1995, soit sous le règne de Mitterrand, n’a guère été brillante… Elle n’a été, si ma mémoire est bonne, que de l’ordre de 1,6% par an, en moyenne…&lt;br /&gt;- Et alors ? Ce n’est pas sa faute, à Attila ?&lt;br /&gt;- Quand même, c’était son conseiller spécial.&lt;br /&gt;- C’est un ami… Et puis il est de gauche… Tu comprends ?&lt;br /&gt;- Dans ce cas… Alors, au revoir.&lt;br /&gt;- Au revoir Michel. A bientôt.&lt;br /&gt;- A bientôt, peut-être.&lt;br /&gt;- Attends. Une dernière chose…&lt;br /&gt;- Oui…&lt;br /&gt;- Et la famille dans tout cela ?&lt;br /&gt;- La famille ? Quelle famille ?&lt;br /&gt;- Michel, si j’ai bien compris, ton rapport décrit un monde à venir fait de changements incessants, tels que chacun devra bouger en permanence, changer d’entreprise, adapter ses compétences, éventuellement changer de métier, déménager, changer de région, voire de pays…&lt;br /&gt;- Oui. Et alors ? Avec la Flexisécurité…&lt;br /&gt;- D’accord, il y aura la Flexisécurité. Mais la famille dans tout ça ? Ne risque-t-elle pas d’en prendre un sacré coup ? La destruction créatrice ne va-t-elle pas aussi toucher de plus en plus les couples et les familles ? Comment la famille telle qu’elle existe encore aujourd’hui pourra-t-elle ne pas exploser, à forte de mutations professionnelles, de déplacements individuels, quand tant de couple seront physiquement séparés, parfois pendant des semaines entières, en raison des exigences de l’emploi et du marché du travail ? Tu comprends ? Michel ? Note que personnellement cela m’est bien égal. Mais toi, tu en dis quoi ? Et le Pape, c’est ton ami, non ? le Pape. Il en dit quoi le Pape, de la disparition ainsi programmée de cette vénérable institution catholique qu’est la famille ?&lt;br /&gt;- J’en ai longuement discuté avec lui, car il m’a tenu exactement le même discours, ce que je comprends très bien. Alors je lui ai expliqué, et j’ai conclu, en lui disant, simplement : « &lt;em&gt;N’ayez pas peur&lt;/em&gt; »...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;En sortant du Ministère, Michel Camdeuskoute croisa Jacques Attila. Les deux hommes ne se regardèrent pas, mais levèrent, ensemble, les yeux vers le Ciel. C’est comme cela qu’on se salue, dit-on, entre Illuminatis…&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Epilogue&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Rapport Camdessus, intitulé : « &lt;em&gt;Le sursaut - Vers une nouvelle croissance pour la France&lt;/em&gt; », fut présenté en octobre 2004. Il comporte neuf chapitres regroupés en trois parties, une introduction, une conclusion, cinq annexes et une bibliographie.&lt;br /&gt;Henri Guaino fut nommé conseiller spécial du Président Sarkozy en mai 2007.&lt;br /&gt;La Loi sur l’Offre Raisonnable d’Emploi, dite « &lt;em&gt;Loi ORE&lt;/em&gt; », fut adoptée en France au cours de l’été 2008.&lt;br /&gt;Le Pole Emploi fut crée en décembre 2008.&lt;br /&gt;Un premier rapport dit « Rapport Attali », intitulé : « &lt;em&gt;Pour la libération de la croissance française&lt;/em&gt; », fut présenté au Président de la République en 2008. Il comprenait 316 propositions.&lt;br /&gt;Un second « Rapport Attali », suite du premier, et intitulé : « &lt;em&gt;Une ambition pour dix ans…&lt;/em&gt; », fut remis au Président en octobre 2010. Il est structuré autour de « &lt;em&gt;25 propositions chocs&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien à voir. Mais cela fait &lt;strong&gt;302 jours que Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, journalistes, Mohamed Reza, fixeur, Ghulam, chauffeur, et Satar, traducteur, sont otages des talibans en Afghanistan.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Allez, un beau moment de poésie, en guise de &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=lGQzY62SlqA"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;pause&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, ça ne peut faire que du bien, dans ce monde de brutes !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6178103069268069040-2488773842774187754?l=economibasic.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://economibasic.blogspot.com/feeds/2488773842774187754/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6178103069268069040&amp;postID=2488773842774187754' title='20 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/2488773842774187754'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/2488773842774187754'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://economibasic.blogspot.com/2010/10/flexibilite-securite-flexisecurite.html' title=''/><author><name>serenis cornelius</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17688595031165838655</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_CDumFSfhs80/SWZi8I6zkBI/AAAAAAAAAAg/5eJU8IDLhEs/S220/Anna.JPG'/></author><thr:total>20</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6178103069268069040.post-283218641200172975</id><published>2010-09-30T18:53:00.007+02:00</published><updated>2010-10-01T11:36:33.617+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Economie de Marché&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;La richesse des sociétés dans lesquelles règne le mode de production capitaliste s'annonce comme une immense accumulation de marchandises. L'analyse de la marchandise, forme élémentaire de cette richesse, sera par conséquent le point de départ de nos recherches.&lt;br /&gt;Karl Marx - Le Capital - 1867.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« - (…)&lt;br /&gt;- La pauvreté est devenue, chez nous, un véritable problème.&lt;br /&gt;- Pire qu’un simple problème ! Un véritable fléau ! Jamais nous n’avons eu tant de pauvres dans le pays.&lt;br /&gt;- C’est Le problème économique qu’il nous faut résoudre à tout prix. La priorité des priorités.&lt;br /&gt;- Le drame c’est que ce n’est pas qu’un problème économique. C’est aussi un problème social. Un problème politique, aussi. Voire un problème moral !&lt;br /&gt;- Pour ma part, j’envisage la pauvreté d’abord comme une question esthétique et…&lt;br /&gt;- Une question esthétique ? Quelle horreur ! Comment pouvez-vous dire une chose pareille ?&lt;br /&gt;- Il est malheureusement fini ce temps béni où la pauvreté était vécue comme une élection terrestre, où l’état de pauvreté présageait à coup sûr ou presque un au-delà heureux. C’était bien pratique…&lt;br /&gt;- J’approuve tout ce que vous dites, mais cela ne nous avance guère. La question n’est pas de discuter de la pauvreté en soi ni de ses conséquences humaines et sociales. La question est de savoir ce qui cause cette pauvreté dont tous nous plaignons, et qui ne fait que croître, au fil des jours, des mois et des années. Tant que nous n’aurons pas diagnostiqué les causes profondes de cette maladie sociale, nous serons incapables de l’éradiquer.&lt;br /&gt;- Je ne suis pas d’accord. Peu importent les causes. Ce qui compte c’est de traiter le Mal directement, en l’éliminant, d’une façon ou d’une autre. C’est une question de pure esthétique, vous dis-je.&lt;br /&gt;- On ne peut tout de même pas laisser les pauvres mourir de faim !&lt;br /&gt;- Et pourquoi pas ? Si telle est la volonté de la Nature. Pourquoi vouloir s’opposer à une Loi naturelle, chose parfaitement absurden car impossible par définition ? Car ce faisant, il ne faut pas rêver, tôt ou tard la Nature nous sautera à la figure, et la détonation sera d’autant plus forte qu’on l’aura retardée plus longuement.&lt;br /&gt;- Il y aussi la solution par les guerres…&lt;br /&gt;- Quelle horreur !!! Vous réalisez ce que vous dites ?&lt;br /&gt;- Parfaitement. Et alors ?&lt;br /&gt;- Et alors ? Mais c’est odieux !!!&lt;br /&gt;- Ce qui vous gêne, c’est que nous osons dire tout haut ce qu’au fond de vous-même vous pensez mais n’osez vous avouer. Votre hypocrisie ne vaut pas mieux que notre cynisme, fût-elle enrobée de bons sentiments !&lt;br /&gt;- Ca suffit !!! De quel droit pouvez-vous prétendre parlez en mon nom ? Vos propos sont proprement crapuleux et ne reposent sur rien d’autre que l’ignorance !&lt;br /&gt;- Quoi, vous me traitez d’ignorant ? Moi ? Encore un mot comme celui-ci, et c’est l’épée qui décidera duquel de nous deux a raison !&lt;br /&gt;- L’ignorance !!! Parfaitement ! Et la peur ! Et la lâcheté ! La pire des lâchetés, celle qui…&lt;br /&gt;- Sortez Monsieur ! Je vous suis !&lt;br /&gt;- Ca va !!! Calmez-vous !!! Tous !!! Et écoutez-moi ! La pauvreté est d’abord un problème économique, un problème technique donc, qui, en conséquence, peut être l’objet d’une analyse rigoureuse, d’une analyse scientifique, d’une analyse dénuée, donc, de toute considération morale, politique, culturelle ou religieuse. Certes dans sa réalité quotidienne la pauvreté est aussi une question morale, une question politique, mais les causes profondes de ce fléau que nous connaissons, aujourd’hui, et que nous devons combattre coûte que coûte, ces causes sont, je le répète, d’abord proprement économiques, si tant est que l’on puisse parler, il est vrai, de cause « proprement » économique.&lt;br /&gt;- Et ces causes, quelles sont-elles, cher Monsieur ? Vous m’avez l’air bien sûr de vous.&lt;br /&gt;- Je n’ai que l’assurance que confère un peu de Science cher Monsieur. Mais je parle là, je le crains, de choses dont vous semblez ignorer l’idée même de la possibilité de leur existence. Les causes objectives de la pauvreté que connaît notre pays sont selon moi parfaitement évidentes. C’est d’abord la multiplication, croissante, chaque année, du nombre de pauvres, qui explique l’augmentation de cette pauvreté alarmante que nous observons tous…&lt;br /&gt;- Ah Ah Ah!!! Quelle est belle cette Science qui nous explique que c’est parce qu’il y a des pauvres qu’il y a des pauvres !!!&lt;br /&gt;- La question est donc de savoir ce qui explique la multiplication du nombre de pauvres. Et ma réponse est claire. C’est d’abord parce que l’on peut observer que, parmi toutes les couches de la population, ce sont les pauvres qui ont tendance à avoir le plus d’enfants. Si bien que chaque nouveau pauvre engendre, trois, quatre, six pauvres supplémentaires et à venir.&lt;br /&gt;- Et alors ? Voilà un argument fort puissant ! Qui nous avance considérablement dans la compréhension du problème ! Dites nous, cher Monsieur, que jusque là vous plaisantiez… Sur un sujet très peu drôle au demeurant…&lt;br /&gt;- Reste effectivement à expliquer pourquoi cette prolifération des pauvres est rendue possible. Et là, la réponse est également claire : la raison ultime de l’augmentation de la pauvreté dans notre pays est l’aide publique dont les pauvres bénéficient. Car cette aide publique, ces revenus attribués aux pauvres par la société, par l’Etat en particulier, des revenus en nature, sous forme d’aides alimentaires, des revenus versés sous forme d’espèces monétaires, parfois, dont le but, finalement, n’est autre que de garantir un « revenu minimum » à tous, c’est cela La cause de la multiplication du nombre de pauvres, et ce d’abord parce que cela les maintient en vie ! Et comme on l’a dit, le pauvre se reproduit plus qu’un autre, la pauvreté augmente, mécaniquement. Si bien qu’à l’arrivée, c’est toute la population qui augmente. Le problème alors, c’est que face à cette augmentation incessante de la population, la capacité de production du pays est limitée. De sorte que la quantité de biens produite chaque année dans le pays, et en particulier la quantité de biens de « subsistance », augmente beaucoup moins vite que la population. D’où l’accroissement de la pauvreté. Au total donc, l’aide publique aux pauvres, si elle part d’un « bon sentiment », si elle témoigne de l’expression d’un sentiment moral louable, aboutit au contraire de l’objectif visé : non contente de ne pas réduire la pauvreté, l’aide publique n’aboutit finalement qu’à accroître la pauvreté.&lt;br /&gt;- Et alors ?&lt;br /&gt;- Et alors ? Mais c’est évident, Messieurs : la première chose à faire, pour réduire la pauvreté, c’est de supprimer l’aide publique aux pauvres telle qu’elle existe dans notre pays.&lt;br /&gt;- Et alors ?&lt;br /&gt;- Et alors vous verrez Messieurs, que les lois de la Nature pourront s’exercer pleinement, et que le problème de la pauvreté se règlera tout seul, sans que personne ne fasse quoi que ce soit.&lt;br /&gt;- Et comment cela ?&lt;br /&gt;- D’abord pour la raison que j’ai déjà dite : la suppression de l’aide aux pauvres réduira mécaniquement le nombre de pauvres en exerçant sur les pauvres une pression, disons, démographique : sans aides le pauvre se reproduira moins, c’est aussi simple que cela.&lt;br /&gt;- Mais certains mourront ! C’est terrible !&lt;br /&gt;- Probablement. Mais à court terme. A court terme seulement. Car à plus long terme, en cessant d’aider les pauvres, d’un côté, l’incitation à travailler sera beaucoup plus forte, poussant des pauvres qui jusque là se complaisait dans une certaine oisiveté à rechercher un emploi. N’importe quel emploi, mais un emploi. Et pour cause, ils n’auront plus le choix, sauf à accepter de mourir, ou à devenir des voleurs. Du coup, c’est une main d’œuvre nouvelle, abondante en quantité, qui va pouvoir se trouver à disposition de nos entreprises, lesquelles pourront ainsi produire davantage, ce qui règlera le problème de la pauvreté par l’autre bout, si je puis dire, en produisant une quantité de marchandises suffisante pour entretenir une population dont on vient de voir que, par ailleurs, elle augmentera moins. Voyez donc Messieurs, au total, comment la suppression de l’aide publique aux pauvres éliminera la pauvreté : d’abord, en rendant plus couteux l’état de pauvreté pour toute personne qui se retrouverait pauvre ; ensuite, en permettant à la société de produire plus car on y travaillera globalement plus ; enfin, et c’est sans doute le plus important, en faisant plus que jamais du « travail » une des valeurs centrales de notre société, autrement dit en replaçant la « valeur travail » au cœur de notre dispositif social, culturel, moral et politique.&lt;br /&gt;- (…) ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez, qui n’a jamais entendu ou lu ce genre de propos. Au bistrot du coin. Dans la gazette locale. Lors d’un repas de famille. A la radio. A la télévision. Pendant une campagne présidentielle. Peut-être pas exactement dits comme ça. Mais de façon très proche. Car remplacez, en effet, dans ce « dialogue », les mots « pauvre » et « pauvreté » par « chômeur » et « chômage », ou encore par « inactif » et « inactivité », remplacez le mot « aide » par « RMI », « RSA » ou « allocation-chômage », et il n’y a rien à changer, ou très peu, pour retrouver le même type de discours, entendus ou lus, tous les jours, au bistrot, dans certains journaux, en famille, à la radio ou à la télévision, voire à l’occasion d’une élection majeure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, ce « dialogue », c’est à peu de choses près le compte-rendu d’une discussion réelle, telle qu’elle a dû avoir lieu, en Angleterre, aux alentours de… &lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2008/11/1800-lavenir-dure-longtemps.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;1800&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, et plus particulièrement en 1834, exactement, moment où la pauvreté apparaissait comme le problème économique, social, et politique majeur de l’époque, un peu comme l’est pour nous, aujourd’hui, le problème du chômage. Car à cette époque le chômage n’existait pas, pour cette simple raison que le « chômage » n’était pas mesuré, n’existait pas en « statistiques », en conséquence de quoi il n’était pas défini. Le problème, c’était la pauvreté, et, surtout - ce n’est pas exactement la même chose - les « pauvres ». Et il y avait, en Angleterre, depuis 1795 (depuis 1601 en réalité, mais dans une autre version quelque peu différente), un dispositif d’aides aux pauvres, visant à leur fournir une sorte de « revenu minimum garanti ». Et c’est ce système qui fut effectivement dénoncé comme étant La cause de cette pauvreté. En conséquence de quoi il fut bel et bien supprimé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, dira-t-on. C’est bien beau tout cela. Mais quel rapport avec le titre ? Quel rapport avec « &lt;em&gt;L’économie de marché&lt;/em&gt; » ? Si rapport il y a, il est le suivant :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais d’abord, qu’est-ce qu’une « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Economie de marché&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » ? A partir de quand peut-on parler pour qualifier un pays, ou un ensemble de pays, d’« &lt;em&gt;Economie de marché&lt;/em&gt; » ?&lt;br /&gt;Réponse : quand l’essentiel de l’activité économique de ce pays ou de cet ensemble de pays relève d’une « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;logique marchande&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ».&lt;br /&gt;Mais c’est quoi une « &lt;em&gt;logique marchande&lt;/em&gt; », au juste ?&lt;br /&gt;C’est quand, pour un produit donné, les bananes par exemple, les quantités produites et échangées ainsi que leur prix sont (plus ou moins) librement déterminés par l’offre de bananes, la demande de bananes, la concurrence (plus ou moins effective, peu importe) entre les producteurs de bananes d’une part, mais aussi, d'autre part, les acheteurs de bananes, bref quand la société, le pays ou l’ensemble de pays, « accepte » de considérer la banane comme une « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;marchandise&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;Le mot même de « &lt;em&gt;marchandise&lt;/em&gt; » est de fait, pour ainsi dire, synonyme de « &lt;em&gt;logique marchande &lt;/em&gt;», car &lt;strong&gt;qui dit « &lt;em&gt;marchandise&lt;/em&gt; » dit « &lt;em&gt;marché&lt;/em&gt; », et qui dit « &lt;em&gt;marché&lt;/em&gt; » dit « &lt;em&gt;prix&lt;/em&gt; »&lt;/strong&gt;. Autrement dit, admettre que pour un bien ou un service donné, sa production relève de la « &lt;em&gt;logique marchande&lt;/em&gt; », c’est ni plus ni moins admettre que pour se procurer ce bien ou ce service, il est normal, juste, légitime, d’en payer le prix, et que ce prix, il doit « établi » par le « &lt;em&gt;marché&lt;/em&gt; », et par rien d’autre que le « &lt;em&gt;marché&lt;/em&gt; », c’est-à-dire qu’il doit résulter des rapports « libres » entre une certaine offre et une certaine demande, rapports qui sont sensés se réglés d’eux même par le jeu de la « &lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2009/03/la-loi-de-loffre-et-de-la-demande-il.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Loi de l’Offre et de la Demande&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;/span&gt;&lt;/a&gt;».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autant dire alors qu’il y eut, et qu’il y aura sans doute toujours, pour la production et l’échange de certains biens, application d’une « &lt;em&gt;logique marchande&lt;/em&gt; », car il existait, et il existera, pour ces biens, ce que l’on appelle aujourd’hui des marchés. Mais il ne suffit pas, dans un pays donné, d’observer l’existence de quelques « marchés » pour qualifier l’ensemble de l’économie du pays d’« &lt;em&gt;Economie de marché&lt;/em&gt; ». Il faut, pour cela, que la « &lt;em&gt;logique marchande&lt;/em&gt; » soit étendue à l’essentiel de l’activité économique du pays. Plus précisément, il ne suffit pas que les biens et les services produits (biens de consommation ou biens de production) dans le pays soient soumis à une « &lt;em&gt;logique marchande&lt;/em&gt; », que donc l’essentiel de ces biens et ces services soient admis comme étant des « marchandises ».&lt;br /&gt;Pour véritablement parler d’une « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Economie de marché&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;», il faut aussi que trois « objets » particuliers soient eux aussi considérés comme des « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;marchandises&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; », et qu’il existe, en conséquence, dans l’économie considérée, pour ces « objets », un « marché », c’est-à-dire qu’on accepte que la production et/ou l’échange de ces biens soient régis par une Offre, une Demande, et un prix, comme c’est le cas pour n’importe quelle marchandise comme la banane, le blé, les voitures, etc…&lt;br /&gt;Ces trois « objets », ce sont : &lt;strong&gt;la terre, la monnaie, et, surtout, le travail&lt;/strong&gt;. Autrement dit, dès lors que l’on observe, dans une économie, à côté des marchés des biens, un « &lt;em&gt;marché des terrains&lt;/em&gt; », un « &lt;em&gt;marché de la monnaie&lt;/em&gt; », et… un « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;marché du travail&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; », on peut dire que cette économie est une « &lt;em&gt;Economie de marché&lt;/em&gt; ». Et c’est ici qu’apparait, enfin, le rapport entre le débat anglais sur la pauvreté et le titre de ce billet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En supprimant l’aide aux pauvres telle qu’elle était en place, l’Angleterre crée les conditions de l’instauration d’un véritable « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;marché du travail&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; », avec une main d’œuvre mobile (géographiquement) et un « &lt;em&gt;prix du travail&lt;/em&gt; » (le « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;salaire&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; ») sensé refléter au plus près les rapports entre un « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Offre de travail&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » (exprimée par ceux qui veulent travailler) et une « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Demande de travail&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » (exprimée par les entreprises qui pour produire ont besoin de Travail). Le &lt;strong&gt;travail&lt;/strong&gt; devient bel et bien, ainsi, &lt;strong&gt;une « &lt;em&gt;marchandise&lt;/em&gt; »&lt;/strong&gt; comme (ou presque) n’importe quelle autre. Le marché des terres étant, en 1834, déjà largement en place. De même que le « &lt;em&gt;marché de la monnaie&lt;/em&gt; », l’introduction de la « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;logique marchande&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » au sein de la relation de travail « achève » un long processus au terme duquel on peut dire que l’économie anglaise devient une authentique « &lt;em&gt;Economie de marché&lt;/em&gt; ». D'aucun voient même là une date de naissance possible du Capitalisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui valut pour l’Angleterre vaut en principe pour n’importe quel autre pays. Seules différeront, selon les pays, les causes et les circonstances de la « création » d'un « &lt;em&gt;marché du travail&lt;/em&gt; ». Ainsi en France, c’est la volonté de supprimer, en 1791, les corporations, qui fut à l’origine de l’instauration d’une « &lt;em&gt;logique marchande&lt;/em&gt; » dans le « monde du travail » et, par voies de conséquences, de la création d’un « &lt;em&gt;marché du travail&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si donc le débat par lequel a commencé le billet vous paraît tout à fait d’&lt;strong&gt;actualité&lt;/strong&gt;, en ce sens qu’il vous arrive de l’entendre ou de le lire, tel quel, ou transposé à la question du chômage, voire de l’exclusion, c’est que nous ne sommes décidément pas totalement sortis de ces débats originels, tels qu’il eurent lieu aux alentours de 1800, et aussi, surtout, qu’ils discutent de rien moins que des fondements de notre organisation économique, puisqu’ils posent la question de savoir jusqu’où il faut étendre, pour le bien-être de notre économie, et de notre société, la « &lt;em&gt;logique marchande&lt;/em&gt; ». Ce qui est tout sauf rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon. Il a neigé sur les Alpes. C'est bientôt l'Hiver. &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=xnp-wM9kzM8"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;Alors&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6178103069268069040-283218641200172975?l=economibasic.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://economibasic.blogspot.com/feeds/283218641200172975/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6178103069268069040&amp;postID=283218641200172975' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/283218641200172975'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/283218641200172975'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://economibasic.blogspot.com/2010/09/economie-de-marche-la-richesse-des.html' title=''/><author><name>serenis cornelius</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17688595031165838655</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_CDumFSfhs80/SWZi8I6zkBI/AAAAAAAAAAg/5eJU8IDLhEs/S220/Anna.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6178103069268069040.post-3321843198946934136</id><published>2010-08-31T20:06:00.012+02:00</published><updated>2010-10-19T14:17:33.794+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Salaires et Inflation&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tu as raison, mais je ne suis pas d’accord.&lt;br /&gt;B.I. - Juillet 2010.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question des salaires est omniprésente en Economie. Et c’est normal, tant il est vrai que les salaires y occupent une place centrale, d’un point de vue individuel bien sûr, mais aussi sur le plan collectif. En effet, la grande majorité des personnes qui travaillent est composée de salariés. Il est donc clair que nombreux sont ceux qui se trouvent directement concernés par la question des salaires, puisqu’il s’agit, pour eux, ni plus ni moins que de leur revenu. Quant à l’aspect collectif de la question, à son aspect « macro-économique », on peut commencer par l’appréhender en rappelant que la « &lt;em&gt;masse salariale&lt;/em&gt; » globale, c’est-à-dire l’ensemble des salaires distribués, dans l’année par exemple, c’est en gros deux tiers de l’ensemble des revenus versés, deux tiers du Revenu National, deux tiers du &lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2008/12/le-pib-toute-notre-vie-nous-souhaitons.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;PIB&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Or deux tiers, c’est beaucoup, et ce, quelle que soit la taille ou le nombre des tiers…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela dit, si les salaires occupent une place centrale dans les débats économiques et politiques, c’est parce dès lors qu’on évoque les « &lt;em&gt;grandes questions macro-économiques&lt;/em&gt; », force est d’aborder, à un moment ou à un autre, le niveau des salaires et, plus couramment, la question de leur évolution. C’est vrai pour la croissance économique. C’est aussi vrai pour la question du chômage : ses causes et les politiques qui permettraient de le résorber. C’est également vrai quand on traite de l’inflation, c’est-à-dire quand on s’interroge sur les raisons de la hausse des prix des biens de consommation, et, car il est rare qu’en Economie un diagnostic ne soit pas suivi de la préconisation d’un remède, quand on propose une politique économique anti-inflationniste. En bref, dès que l’on a affaire à des propositions de « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;politique économique&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » (le programme d’un candidat ou la politique mise en place par le Gouvernement), il y a forcément, à un moment ou à un autre, des propositions relatives à la « &lt;em&gt;politique salariale&lt;/em&gt; ». C’est pourquoi d’ailleurs la question des salaires est très présente dans l’information courante, que ce soit dans la presse, à la radio ou à la télévision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Bonjour Monsieur le Ministre. Nous sommes ravis de vous accueillir sur notre antenne et vous remercions de venir à une heure si matinale.&lt;br /&gt;- Bonjour à vous et à vos auditeurs.&lt;br /&gt;- La colère gronde en France. Les sondages témoignent d’une défiance croissante de la population à l’égard du Gouvernement et plus particulièrement de sa politique économique. Or vous semblez n’en tenir aucun compte et persévérez dans la politique de rigueur mise en place depuis un an…&lt;br /&gt;- Vous savez les sondages… On ne gouverne pas un pays avec des sondages… Quant à la rigueur, elle est toujours impopulaire… Mais a-t-on véritablement le choix ?&lt;br /&gt;- Sans doute, mais quand même, vous y allez fort : rigueur monétaire, rigueur budgétaire, austérité salariale… Vous venez d’annoncer cette année qu’il n’y aurait pas même le traditionnel « coup de pouce » sur le SMIC…&lt;br /&gt;- Effectivement. Nous avons décidé que pour cette année la hausse de SMIC serait minimale, qu’elle se limiterait, conformément à la Loi, à compenser la hausse des prix, pas plus…&lt;br /&gt;- D’accord mais comment justifier une telle austérité aux yeux de l’opinion publique ?&lt;br /&gt;- Nous n’avons pas le choix…&lt;br /&gt;- C’est un peu court comme argument, non ?&lt;br /&gt;- Non. Et croyez-vous que cela nous fasse plaisir ? Mais il faut parfois, en Politique, accepter d’aller contre l’opinion publique, à partir du moment où l’on sait qu’on le fait pour le Bien du pays…Si nous avons décidé de cette politique de rigueur salariale - je préfère le mot rigueur à celui d’austérité - c’est que si nous mettons en place une politique de hausse des salaires dans notre pays, alors l’inflation va repartir, et cela on ne peut pas se le permettre. C’est la raison pour laquelle je dis à vos auditeurs que nous n’avons pas le choix, et c’est ce qu’ils doivent comprendre et admettre.&lt;br /&gt;- Mais l’inflation est très faible, en France, depuis vingt ans et…&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’argument central du Ministre est clair : on ne peut augmenter les salaires car cela déclencherait forcément, mécaniquement, inexorablement, un redémarrage de l’inflation, une hausse des prix.&lt;br /&gt;La &lt;strong&gt;question&lt;/strong&gt; à poser est donc de savoir s’il est vrai qu’une hausse des salaires, à l’échelle du pays, entraîne forcément une hausse des prix, à l’échelle nationale toujours. Ou, dit autrement, de façon assez proche de ce que l’on peut lire ou entendre tous les jours : &lt;strong&gt;la hausse des salaires est-elle inflationniste ?&lt;/strong&gt; Ou encore, ce qui est presque pareil : les hausses de salaires sont-elles une cause, voire La cause, de l’inflation ?&lt;br /&gt;A « cette » question la &lt;strong&gt;réponse&lt;/strong&gt; est claire : « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Cela dépend !&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; ». A traduire par : « &lt;em&gt;Ce n’est pas sûr !&lt;/em&gt; ». Ou, c’est beaucoup mieux : « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Sans autre information, on ne peut rien dire !!!&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Théorie économique énonce en effet ici un de ses rares « Théorèmes » : dans un pays donné, au cours d’une période donnée, &lt;strong&gt;la hausse des salaires n’est inflationniste que si les salaires augmentent plus que la productivité du travail !&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Autrement dit, avec comme seule information « &lt;em&gt;Une hausse des salaires&lt;/em&gt; », on ne peut rien dire, on ne peut absolument rien déduire quant à une éventuelle « responsabilité » de cette hausse vis-à-vis de l’inflation passée, actuelle ou à venir, dans un pays donné, voire dans un ensemble donné de pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a deux manières de démontrer ce « Théorème », lequel peut d’ailleurs être facilement « mis en formule mathématique » (comme quoi il s’agit bien d’un théorème... Je plaisante !!!). Mais bon, pour le comprendre, ce n’est pas nécessaire. Deux manières donc, qui dépendent du point de vue auquel on se place, et qui sont, ici, heureusement complémentaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut en effet commencer par adopter un &lt;strong&gt;point de vue « micro-économique »&lt;/strong&gt; et considérer une entreprise donnée.&lt;br /&gt;Pour une entreprise, &lt;strong&gt;les salaires&lt;/strong&gt; qu’elle verse chaque mois, chaque année, à ses employés, constituent un coût de production, (votre beau-frère, ou votre voisine comptables vous dirons une « &lt;em&gt;charge&lt;/em&gt; », vocabulaire ô combien évocateur…), et ici, une authentique dépense. Autrement dit, le montant des salaires versés par l’entreprise peut, dans un premier temps, être assimilé à ce que le travail (les salariés) « coûte » à l’entreprise.&lt;br /&gt;Mais les salariés d’une entreprise ont normalement pour « vocation » de travailler, et donc de produire des biens et/ou des services. Ils ne font donc pas que « coûter » à l’entreprise, ils lui « rapportent » aussi cette production de biens et/ou de services.&lt;br /&gt;On comprend alors qu’il n’est pas « correct », pas « logique », de n’évoquer, dans les débats, que les salaires versés dans une entreprise, et qu’à partir du moment où l’on évoque les salaires, soit leur niveau à une date donnée, soit leur variation dans le temps, il faut aussi évoquer leur « contrepartie », à savoir ce que les salariés produisent, la production de l’entreprise, et, plus précisément, la « &lt;em&gt;production par travailleur&lt;/em&gt; », ou la « &lt;em&gt;production par heure travaillée&lt;/em&gt; » , ce qu’en Economie on appelle la « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Productivité du travail&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; » (« &lt;em&gt;gains de productivité&lt;/em&gt; » dans les médias), laquelle, dans une entreprise comme à l’échelle du pays, se calcule toujours comme le rapport : « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Production / Quantité de travail&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; », la quantité de travail étant exprimée soit en hommes (on prendra l’effectif total) soit en heures (voir &lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2008/11/de-votre-salaire-en-particulier-et-des.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;ici&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; pour davantage de précision, sur ces définitions notamment).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ainsi que si dans une entreprise donnée, au cours d’une année donnée par exemple, les salaires augmentent de 2% (disons pour simplifier à effectif constant), il est clair que l’entreprise dépense 2% de plus en salaires. Mais si au cours de cette même année la productivité du travail augmente de 2,5%, cela veut dire que chaque salarié de l’entreprise, ou chaque heure travaillée, produit, en moyenne, 2,5% de biens et/ou de services de plus qu’avant. Résultat : dans cette entreprise, le travail coûte désormais réellement « moins cher ». Il suffit de calculer la différence entre ce que « coûte » en plus le travail à l’entreprise et ce qu’il lui « rapporte » en plus pour s’en rendre compte, de calculer donc la différence entre la variation des salaires et la variation de la productivité du travail. Cela donne ici : 2% – 2,5% = &amp;shy;&amp;shy;&amp;shy;&amp;shy;- &amp;shy;0,5%. Le travail coûte donc réellement à l’entreprise 0,5% « moins cher » qu’avant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche, si, dans une entreprise, les salaires augmentent sur une année de 3% alors que la productivité du travail n’augmente que de 2%, on conclura, en application de la logique et du calcul précédents, que dans cette entreprise, le travail coûte désormais réellement « plus cher » de : 3% ‑ 2% = +1%.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ce second cas qui nous intéresse plus particulièrement ici, le &lt;strong&gt;cas où la hausse des salaires est supérieure à celle de la productivité du travail&lt;/strong&gt;. La question qui se pose alors est de savoir &lt;strong&gt;comment une entreprise peut-elle supporter cette situation ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une première solution est de réduire sa masse salariale, en licenciant, par exemple (où l’on voit se dessiner un lien entre productivité du travail et emploi).&lt;br /&gt;Une deuxième solution serait de parvenir à réduire ses autres coûts de production (« négocier » avec ses fournisseurs des prix plus bas), à moins que le contexte économique ne soit tel que certains autres coûts de production diminuent, comme c’est le cas par exemple quand les marchés de l’énergie, des matières premières, des matériaux et autres composants voient leurs prix orientés à la baisse (où l’on voit qu’il est quasiment impossible de parler de l’entreprise sans, à un moment ou à un autre, évoquer le contexte « &lt;em&gt;macro-économique&lt;/em&gt; »).&lt;br /&gt;Une troisième solution serait, considérant que les coûts de production sont en hausse, de réduire les marges de profit, afin… de maintenir le prix des produits fabriqués au niveau qui était le leur avant la hausse des coûts (où l’on voit un lien entre salaires et profit un peu plus subtil que tel qu’il est généralement abordé dans les medias.).&lt;br /&gt;Sinon, il ne reste qu’une &lt;strong&gt;dernière solution : augmenter les prix !&lt;/strong&gt; Pour l’entreprise, la hausse du prix de son produit est le seul moyen qui lui permette de concilier une hausse des salaires supérieure à l’augmentation de la productivité du travail, une hausse réelle donc du coût du travail, et le maintien de sa marge de profit ! Encore faut-il bien sûr que l’entreprise puisse se le permettre, et puisse augmenter, comme ça, à volonté, le prix de vente de son produit, ce qui n’a rien d’évident, car cela dépend de l’environnement économique qui est le sien, et en particulier du « degré de concurrence » du marché dans lequel elle évolue (où l’on revoit ce que l’on voyait dans la parenthèse de la deuxième solution).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imaginez alors, dans un pays donné, au cours d’une année donnée, une situation où la majorité des entreprises, voire l’ensemble des entreprises, connaît une situation telle que la hausse des salaires est supérieure à celle de la productivité du travail, telle aussi que les autres coûts de production ne baissent pas et qu’il ne soit pas question de « &lt;em&gt;toucher&lt;/em&gt; » aux marges et aux profits. Alors, le seul moyen de rendre tout cela possible (l’action sur l’emploi mis à part), c’est d’augmenter les prix. Et comme nous sommes désormais non plus « dans » une et une seule entreprise, mais « dans » l’ensemble des entreprises présentes dans le pays considéré, on assistera immanquablement à une hausse de l’ensemble des prix, ce que d’aucuns appelleront une hausse du « &lt;em&gt;niveau général des prix&lt;/em&gt; » , laquelle n’est autre que la traduction d’une &lt;strong&gt;inflation&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;C’est ainsi que l’on montre, d’une première façon, qu’effectivement, la hausse des salaires est inflationniste si et seulement si elle est supérieure à la hausse de la productivité du travail. Cette façon d’expliquer l’inflation décrit l’une des formes de ce qu’on appelle « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;l’inflation par les coûts&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’autre façon consiste à se placer d’emblée &lt;strong&gt;au niveau « &lt;em&gt;macro-économique&lt;/em&gt; »&lt;/strong&gt;, à l’échelle, au minimum, de la Nation, et à examiner différemment ce qui risque de se produire quand, dans cette Nation, les salaires augmentent davantage que la productivité du travail.&lt;br /&gt;Admettons ainsi, par exemple, une hausse moyenne des salaires de 3% pour un accroissement moyen de la productivité du travail de 1%. Cela veut dire maintenant qu’à l’échelle du pays, &lt;strong&gt;les revenus&lt;/strong&gt; augmentent de 3% quand &lt;strong&gt;la quantité de biens et de services produits&lt;/strong&gt; n’augmente que de 1% (à quantité de travail constante toujours). Les revenus des Ménages augmentant, &lt;strong&gt;la Demande&lt;/strong&gt; sur les marchés de biens et de services va probablement augmenter à son tour. Mais si c’est le cas, &lt;strong&gt;l’Offre&lt;/strong&gt; ne pourra pas « suivre », pour cette simple raison que la quantité de biens produits a moins augmenté que l’ensemble des revenus versés. Le pays va alors connaître une inflation dite « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;inflation par la Demande&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; », puisque dans le pays, la situation sera telle que, sur l’ensemble des marchés, la Demande sera supérieure à l’Offre. Or dans une économie concurrentielle de Marché, pourvu que la concurrence soit suffisamment forte, alors toute situation telle que la Demande est supérieure à l’Offre entraîne normalement une hausse des prix. C’est là , une fois de plus, ni plus ni moins que l’application de la &lt;strong&gt;« &lt;em&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2009/03/la-loi-de-loffre-et-de-la-demande-il.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;Loi de l'Offre et de la Demande&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;/em&gt;»&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;C’est ainsi que l’on montre, d’une seconde façon, façon tout à fait complémentaire de la première, qu’effectivement, la hausse des salaires est inflationniste si elle est supérieure à la hausse de la productivité du travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retenir donc ce « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Théorème&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » : dans une économie de Marché, &lt;strong&gt;la&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;hausse des salaires n’est inflationniste que si et seulement si les salaires augmentent plus que la productivité du travail&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petite &lt;strong&gt;illustration historique&lt;/strong&gt; pour finir.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’inflation&lt;/strong&gt; était globalement faible (« jugée faible », faudrait-il dire) &lt;strong&gt;en France&lt;/strong&gt; au cours des années 1960 (3,5% par an en moyenne). Elle a commencé à augmenter à la fin des années 1960 et surtout au cours des années 1970 (où elle a fini par dépasser les 10% par an). Elle dépassait encore les 10% au début des années 1980. Puis elle a très fortement baissé jusqu’à la fin des années 1980 (période au cours de laquelle le taux d’inflation était chaque année toujours positif mais moins élevé chaque année que l’année précédente – on parle alors de « désinflation : la hausse des prix diminue…). Depuis, l’inflation est stabilisée à un taux de l’ordre de 2% par an, en moyenne toujours.&lt;br /&gt;Comment expliquer cette évolution ? La réponse principale est la suivante : à partir de la fin des années 1960 jusqu’au début des années 1970 la hausse des salaires a été supérieure à celle de la productivité du travail. En revanche, depuis le début des années 1980 jusqu’aujourd’hui, chaque année, les salaires ont augmenté moins vite que la productivité du travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez. Bonne rentrée à toutes et tous !!! &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=nju5K-MaODw"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;Pause&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6178103069268069040-3321843198946934136?l=economibasic.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://economibasic.blogspot.com/feeds/3321843198946934136/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6178103069268069040&amp;postID=3321843198946934136' title='16 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/3321843198946934136'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/3321843198946934136'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://economibasic.blogspot.com/2010/08/salaires-et-inflation-tu-as-raison-mais.html' title=''/><author><name>serenis cornelius</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17688595031165838655</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_CDumFSfhs80/SWZi8I6zkBI/AAAAAAAAAAg/5eJU8IDLhEs/S220/Anna.JPG'/></author><thr:total>16</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6178103069268069040.post-4242723623698440955</id><published>2010-07-17T11:38:00.033+02:00</published><updated>2010-07-21T09:51:44.812+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Un taux d’intérêt capital : Le taux des Obligations&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Rien, Ils ne savent rien, ne veulent rien savoir.&lt;br /&gt;Vois-tu ces ignorants, ils dominent le monde.&lt;br /&gt;Si tu n’es pas des leurs, ils t’appellent incroyant.&lt;br /&gt;Néglige-les, Khayyâm, suis ton propre chemin.&lt;br /&gt;Omar Khayyâm - Rubayat - 1250.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passée cette mémorable Coupe du Monde de football qui a vu la victoire attendue de « &lt;em&gt;l’Invincible Armada&lt;/em&gt; », mais aussi la déroute d’une non-équipe d’enfants gâtés, force est de parler d’arbitrage, mais d’un « &lt;em&gt;arbitrage&lt;/em&gt; » particulier, puisqu’il s’agit d’évoquer « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;l’arbitrage&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » qui se trouve à la base du fonctionnement des &lt;strong&gt;marchés financiers&lt;/strong&gt;, et qui, au fond, est assez proche du type d’arbitrage qui anime en permanence, ou presque, notre vie quotidienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On en a beaucoup parlé, ces temps-ci, sans forcément le dire, lorsqu’on évoquait, dans la presse, à la radio ou à la télévision, la « &lt;em&gt;crise grecque&lt;/em&gt; ». Car la « &lt;em&gt;crise grecque&lt;/em&gt; » a fait que l’on a beaucoup parlé, dans les medias, de « &lt;em&gt;déficit public&lt;/em&gt; », de « &lt;em&gt;dette publique&lt;/em&gt; », d’« &lt;em&gt;emprunts publics&lt;/em&gt; », d’« &lt;em&gt;obligations publiques&lt;/em&gt; », et de taux d’intérêt, sous-entendu, on va le voir, du taux d’intérêt liés à ces « &lt;em&gt;obligations publiques&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;C’est là un sujet important, à tous points de vue, et finalement peu compliqué. Sujet que l’on peut aborder de diverses façons, en pointant plus particulièrement sur tel ou tel aspect de la question, mais il est une chose essentielle à connaître, et qui n’est pas non plus très compliquée, c’est la relation qui unit la valeur des obligations, leur prix, leur cours, au taux de l’intérêt associé à ces mêmes obligations (en fait ce ne sont pas exactement les mêmes, c’est là, d’ailleurs la seule chose à savoir, pour comprendre. On y vient. Justement).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Court &lt;strong&gt;rappel&lt;/strong&gt; : lorsqu’un Etat (en clair, un Gouvernement) dépense plus qu’il ne perçoit par ses recettes publiques (disons les impôts pour faire court), force lui est de financer ce « &lt;em&gt;déficit budgétaire&lt;/em&gt; ». La pratique actuelle consiste à emprunter sur les marchés financiers la somme correspondant à ce « &lt;em&gt;déficit&lt;/em&gt; ». Toutes ceux et celles qui accepteront de placer tout ou partie de leur épargne ainsi, en prêtant donc tout ou partie de leur épargne à tel ou tel Etat, recevront, en échange, une ou plusieurs « &lt;em&gt;reconnaissance de dettes&lt;/em&gt; », appelées, en l’occurrence, « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;obligations&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; », précisément ici, « &lt;em&gt;obligations publiques&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;Si par exemple vous avez 5 000 euros à placer et que vous choisissez de les placer en « &lt;em&gt;emprunt Roselyne Bachelot&lt;/em&gt; », parce que le temps à passé et que &lt;strong&gt;Roselyne Bachelot&lt;/strong&gt; est passée (elle aussi, elle passe, elle aussi…), au sprint ( ?), du Ministère des Sports au Ministère de l’Economie, et que, devant financer le « &lt;em&gt;déficit budgétaire&lt;/em&gt; » de la France, elle a lancé un emprunt public historique, d’où son nom, et cela à grand renfort de publicité (« &lt;em&gt;Prêter à l’Etat ou manger cinq fruits et légumes par jour, il ne faut surtout pas choisir !!! &lt;/em&gt;»), un emprunt d’un montant de 50 milliards d’euros (où l’on voit que la France reste un pays agricole…), composé de 50 millions d’obligations d’une valeur de 1 000 euros chacune, alors vous recevrez, en échange des 5 000 euros que vous prêtez à l’Etat français (notez, l’Etat français c’est en partie vous-même ! si vous êtes Français bien sûr), 5 obligations « &lt;em&gt;Bachelot&lt;/em&gt; ». Quelle chance ! me direz-vous. A quoi je répondrai sans hésiter : oui, bien sûr; du « &lt;em&gt;Bachelot&lt;/em&gt; », c’est du lourd !&lt;br /&gt;Bien évidemment, ce prêt sera assorti du versement d’un intérêt, en général un intérêt annuel. Autre façon de dire la même chose : lorsque Roselyne Bachelot annoncera le lancement de « son » emprunt public, outre le montant total de l’emprunt de 50 milliards, elle annoncera un taux d’intérêt, par exemple 5% par an. De même qu’elle annoncera la durée de cet emprunt, son « &lt;em&gt;échéance&lt;/em&gt; », par exemple 30 ans.&lt;br /&gt;Au total, quiconque placera une épargne en « &lt;em&gt;emprunt Bachelot&lt;/em&gt; » recevra une ou plusieurs obligations d’un montant de 1 000 euros chacune, percevra tous les ans 5% de 1 000 euros soit 50 euros par obligation détenue, et ce tant qu’il conservera (« &lt;em&gt;en devers soi &lt;/em&gt;», car «&lt;em&gt; En devers soi je suis moi !!!&lt;/em&gt; » - Précepte turco-maltais - Anonyme - 655 après J.C.), tant qu'il conservera sa ou ses obligations « &lt;em&gt;Bachelot&lt;/em&gt; » (« &lt;em&gt;Mieux vaut posséder des obligations Bachelot que La Bachelot tout court &lt;/em&gt;» - Précepte Vertacovermicorien - 1388 après l’Egire).&lt;br /&gt;Pour plus de détails (sur les obligations, pas sur Roselyne Bachelot ! enfin !!!), voir &lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2009/05/les-obligations-il-y-des-pays-ou-les.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;ICI&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;Fin du rappel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A quelles conditions Roselyne Bachelot trouvera-t-elle « preneurs » ? A quelles conditions l’Etat français, puisque c’est bien de lui dont il s’agit, parviendra-t-il à collecter les 50 milliards dont il estime avoir besoin ?&lt;br /&gt;D’abord et avant tout s’« Il » inspire suffisamment confiance. Il est clair en effet que personne ne prêtera à « quelqu’un » s’il est sûr que ce « quelqu’un » ne le remboursera jamais, voire que ce « quelqu’un » est au bord d’une faillite imminente. Mais des Etats qui font faillite c’est plutôt rare, et force est de reconnaître que dans l’état actuel des choses, l’Etat français inspire suffisamment confiance aux « investisseurs » pour ne pas avoir à craindre un « manque » de prêteurs potentiels, une situation telle que plus personne ou presque n’accepterait de lui prêter. Et ce, même avec Roselyne Bachelot à Bercy (note à l’usage des Provinciaux en vacances à Paris et d’eux seuls : Bercy c’est à Paris. C’est là où est désormais situé le Ministère de l’Economie depuis qu’on l’a déménagé du Louvre, ce qui à l’époque a beaucoup agacé Edouard Balladur, vous savez, l’ex « &lt;em&gt;ami de trente ans&lt;/em&gt; » de Jacques Chirac. On se demande bien d’ailleurs pourquoi ça a pu l’agacer autant, l'Edouard, ce déménagement…). Car personne n’est obligé de se souvenir des exploits de l’équipe de France de football au Mondial 2010, année ou La Roselyne régnait encore sur le Ministère des Sports… Alors…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une deuxième condition pour que cet emprunt public et donc les obligations qui lui sont associées trouvent « preneurs », c’est que l’opération soit suffisamment attractive. Cela veut simplement dire que ceux qui ont de l’argent à placer doivent juger ce placement en « emprunt &lt;em&gt;Bachelot&lt;/em&gt; » suffisamment rentable, rémunérateur, pour « daigner » prêter tout ou partie de leurs « économies » à l’Etat français (notez, l’Etat français c’est en partie vous-même ! si vous êtes Français bien sûr). Autrement dit, les obligations émises par l’Etat français devront « servir » un taux d’intérêt suffisamment élevé pour que l’opération soit jugée profitable par les « investisseurs », sachant par ailleurs qu’un taux d’intérêt élevé permettrait aussi de protéger son « capital » investi en cas d’inflation future, cette inflation dont on sait qu’elle n’est autre que la dépréciation de la « valeur », du « pouvoir d’achat » de la &lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2008/12/combien-vaut-un-euro-2me-partie-o-il.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;monnaie&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En vérité, il se trouve que les deux conditions qui viennent d’être énoncées ne sont pas sans rapport l’une avec l’autre. Il est clair en effet que plus vous aurez confiance en la capacité de l’Etat français à rembourser ce que vous lui aurez prêté, moins vous serez exigeant sur le montant du taux de l’intérêt associé à l’emprunt public en question. Inversement, si vous jugez l’Etat français peu fiable, et donc jugez que lui prêter est pour le moins risqué, et si nonobstant, (c’est très joli ce « &lt;em&gt;nonobstant&lt;/em&gt; », non ? Cela donne au discours une tonalité juridique quelque peu désuète mais charmante, oui, charmante, presque adoucissante, comme une crème solaire sur la peau d’un Anglais ou d’une Anglaise un soir de pleine Lune, en plein été, à Cavaillon), si donc nonobstant vous acceptez de lui prêter quand même, à l’Etat français, vous ne le ferez que si le taux d’intérêt est plus élevé que dans le cas précédent, celui où vous aviez pleinement confiance, et où vous étiez sûr, certain, persuadé à 99,9999%, que vous serez remboursé (du principal et de l’intérêt !).&lt;br /&gt;Où l’on voit en passant qu’il existe une &lt;strong&gt;relation&lt;/strong&gt; claire, simple, évidente, qui unit le &lt;strong&gt;rendement&lt;/strong&gt; exigé d’un placement et le &lt;strong&gt;risque&lt;/strong&gt; associé à ce même placement : le rendement exigé (ici, et pour l’instant mais pour l’instant seulement, le taux de l’intérêt) augmente avec le risque perçu. C’est là une de ces banalités du monde financier que d’aucuns ont tendance à ériger en théorème, mais une banalité essentielle, qu’il importe donc de rappeler, et de toujours garder à l’esprit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela dit, il faut, à ces deux conditions fort « naturelles », en ajouter une troisième, tout aussi « naturelle », finalement, que les deux premières. L’emprunt « &lt;em&gt;Bachelot&lt;/em&gt; » (quand je pense que nos enfants pourraient apprendre, dans leurs livres d’Histoire, qu’un jour il y eut en France un « emprunt Bachelot », ça me donne envie de déménager loin, très très très loin…) ne trouvera preneur que si quiconque accepte d’en « acheter » une partie en prêtant à l’Etat français (en fait ce qu’on achète, ce sont bel et bien des obligations, et notez que l’Etat français c’est en partie vous-même ! si vous êtes Français bien sûr) a l’assurance, que dis-je l’assurance… la certitude ! de pouvoir « en sortir », « s’en libérer » à tout moment (mais est-il possible d’être un jour libéré de Roselyne Bachelot ? Bonne question…), ce qui veut dire, concrètement, qu'il a la possibilité de revendre sa ou ses obligations avant leur échéance.&lt;br /&gt;Par exemple, si débourser 1 000 euros pour acheter une obligation émise aujourd’hui par l’Etat français, sur 30 ans, doit faire qu’il faudra attendre 30 années avant de « retrouver » son « capital » de 1 000 euros, on peut s’attendre à une certaine réticence (euphémisme) de certains, qui, sachant que l’avenir est incertain, que l’avenir peut réserver de bonnes mais aussi de mauvaises surprises, refuseront de se « lier les mains » ainsi en renonçant pendant 30 ans à 1 000 euros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fort heureusement il arrive que l’économie soit bien faite. Et &lt;strong&gt;il est bel et bien possible, pour quiconque possède, à un moment où un autre, des obligations, de les « revendre » avant leur échéance&lt;/strong&gt;, histoire de retrouver, en monnaie, en liquidité, avant l’échéance donc, son « capital » initial.&lt;br /&gt;Si par exemple vous avez acheté en octobre 2010 des « &lt;em&gt;obligations Bachelot&lt;/em&gt; » neuves, neuves car achetées au moment de l’émission de l’« &lt;em&gt;Emprunt Bachelot&lt;/em&gt; », pour 10 000 euros en tout, soit 10 obligations d’un montant de 1000 euros chacune (en ce cas on dira que la « &lt;em&gt;valeur nominale &lt;/em&gt;» de l’obligation est de 1 000 euros), avec un taux d’intérêt annuel de 5% et une échéance de 30 ans, vous ne serez fort pas obligé d’attendre le mois d’octobre de l’année 2040 pour « revoir » vos 10 000 euros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais là, se pose la question de savoir : « &lt;em&gt;Mais &lt;strong&gt;si je revends en 2015 mon obligation achetée neuve 1 000 euros en 2010, suis-je assuré de la revendre 1 000 euros ?&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;A cette question essentielle, la réponse est claire : « &lt;em&gt;Pt’ête ben qu’oui. P’tête ben qu’non &lt;/em&gt;». Quoi ? Elle est pas claire, la réponse ? Bon. On recommence… : A cette question essentielle, la réponse est claire : « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Non !&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;Car il en est des obligations comme des actions, des appartements et des maisons, de l’or, du pétrole, du café ou du cacao, etc., bref de tout ce qui peut constituer le support d’un placement : elles sont cotées en &lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2009/01/la-bourse-en-quelques-jours-la.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;Bourse&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Ce qui veut dire que toute obligation neuve, une fois qu’elle a été émise, pour un certain montant, pour une certaine « valeur nominale », 1 000 euros par exemple, verra désormais sa valeur de marché, son « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;cours&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; », fluctuer au gré de l’offre et de la demande, et ce jusqu’à son échéance, c’est-à-dire jusqu’à sa disparition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ainsi que l’obligation que vous achetez 1 000 euros en 2010, peut-être qu’en 2025, elle ne sera cotée que 800. Auquel cas, en la vendant, vous supportez une perte, le terme exact est « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;moins-value&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; », de 200 euros. Mais il se peut aussi que le jeu de l’offre et de la demande fasse qu’en 2015 votre obligation soit cotée 1 100 euros, vous permettant, en la vendant, de réaliser un gain, le terme exact est « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;plus-value&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; », de 100 euros (à l’inflation près).&lt;br /&gt;La &lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2009/03/la-loi-de-loffre-et-de-la-demande-il.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;Loi de l’Offre et de la Demande&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; s’applique plutôt bien ici. Elle explique les variations, à la hausse comme à la baisse de la valeur, autrement dit du cours, des obligations anciennes, non encore parvenues à leur échéance. Oui, « &lt;strong&gt;des obligations anciennes&lt;/strong&gt; », car il est clair que seules les obligations qui ont déjà été émises, des obligations « d’occasion », peuvent être cotées et échangées à la « Bourse des obligations » (expression non officielle, à éviter dans les milieux autorisés, quand bien même votre épicier est un type formidable !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Admettons donc, par exemple, qu’à un moment donné, le jeu de l’offre et de la demande (les « &lt;em&gt;forces du marché&lt;/em&gt; » comme disent aujourd’hui nos bons Manuels d’Economie) fasse que l’offre d’obligations (anciennes) soit supérieure à la demande. Conséquence imparable : le cours des obligations (anciennes) va baisser. Ce qui veut dire que toute obligation qui avait été achetée neuve disons 1 000 euros verra sa valeur de marché tomber, par exemple, à 800 euros. Et c’est là que vient l’essentiel ! Admettons que les obligations émises avaient été émises à un taux d’intérêt annuel de 5%. Cela veut dire que tout propriétaire d’une de ces obligations percevra 5% de 1 000 euros chaque année, tant qu’il conservera cette obligation bien sûr, soit un revenu annuel de 5% x 1 000 = 50 euros.&lt;br /&gt;Mais désormais, il est possible d’acquérir ces mêmes obligations pour un prix de 800 euros. Etant donné que le taux d’intérêt versé au propriétaire d’une obligation est toujours calculé sur la « &lt;em&gt;valeur nominale&lt;/em&gt; » de l’obligation, sa valeur neuve, sa valeur d’émission, 1 000 euros ici, cela veut dire que quiconque achète une de ces obligations (anciennes) recevra chaque année un intérêt de 50 euro, et ce quel que soit le prix auquel il aura payé cette obligation « d’occasion ». C’est ainsi que dans notre exemple, on percevra un intérêt annuel de 50 euros pour une obligation que l’on a payée 800 euros. D’où, c’est « &lt;strong&gt;LE GRAND MOMENT !&lt;/strong&gt; », une rentabilité de l’opération (la rentabilité, c’est en gros le rapport entre ce qu’on gagne et ce qu’on dépense) non pas de 5%, mais de (50 / 800) x 100 = 6, 25% ! On dira alors que &lt;strong&gt;le &lt;/strong&gt;« &lt;strong&gt;&lt;em&gt;rendement&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; » de ces obligations est de 6,25%. Et l’on comprend que dans une perspective de placement financier, c’est le « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;rendement&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » d’une obligation qui compte, et non le taux d’intérêt qui lui est associé (nuance : quand on achète une obligation neuve, le « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;rendement&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » et le taux d’intérêt de l’obligation sont égaux. Une obligation émise et achetées 1 000 euros pour un taux d’intérêt de 5% a pour « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;rendement&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » : (50 / 1 000) x 100 = 5%).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il faut poursuivre. Nous avons donc des obligations anciennes, anciennement émises à un taux d’intérêt de 5¨%, qui s’échangent désormais à un prix tel que leur « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;rendement&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » est de 6,25%. Imaginez alors un Etat qui souhaiterait émettre de nouvelles obligations pour financer son déficit budgétaire et sa dette publique. A quel taux d’intérêt va-t-il pouvoir émettre ces obligations nouvelles ? Impossible à dire vraiment. En revanche, ce qui est sûr, c’est qu’il ne pourra pas proposer aux acheteurs éventuels un taux d’intérêt inférieur à 6,25%. Pour cette simple raison qu’on voit mal qui placerait une somme quelconque en achetant des titres rapportant moins de 6,25% par an quand il en existe d’autres qui, précisément, ont un rendement de 6,25% !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où l’on voit se dessiner &lt;strong&gt;une relation&lt;/strong&gt;, relation mécanique, automatique, obligatoire donc, et fondamentale, &lt;strong&gt;entre la variation du cours des obligations dans le temps et l’évolution du taux de l’intérêt&lt;/strong&gt; sur ces mêmes obligations : quand le cours des obligations (anciennes) baisse, le taux d’intérêt (associé aux obligations nouvelles) augmente !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Moralité 1 : Sur les marchés financiers, la baisse du cours des obligations (anciennes) entraîne une hausse du taux de l’intérêt (des obligations neuves).&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Cette relation se vérifie également en cas de hausse du cours des obligations (anciennes). Quand le cours des obligations monte, parce que cette fois la demande est supérieure à l’offre, alors le taux d’intérêt (associé aux obligations anciennes) diminue. Et ce pour exactement les mêmes raisons que « tout à l’heure ».&lt;br /&gt;Prenez des obligations anciennes émises au nominal de 1 000 euros, à un taux d’intérêt de 5% annuel, et rapportant donc un intérêt annuel de 50 euros. Soit, à un moment donné, un engouement pour ces obligations tel que leur cours monte à 1 200 euros. Leur « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;rendement&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » est désormais de (50 / 1 200) x 100 = 4,16%. Conséquence : toute nouvelle obligation pourra être émise à un taux d’intérêt inférieur à l’ancien, soit inférieur à 5%, pourvu bien sûr qu’il ne soit pas inférieur à 4,16%.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Moralité 2 : Sur les marchés financiers, la hausse du cours des obligations (anciennes) entraîne une baisse du taux de l’intérêt (des obligations neuves).&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Mais il y a encore autre chose : la relation entre la variation du cours des obligations et celle du taux de l’intérêt « marche » aussi dans l’autre sens. Jusque là on « commençait » toujours par une variation du cours des obligations et l’on en déduisait ce qui allait se passer pour le taux de l’intérêt. On peut aussi raisonner dans l’autre sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soit par exemple des obligations anciennes d’une valeur nominale de 1 000 euros et associées à un taux d’intérêt de 5%. Supposons que pour des raisons quelconques, le taux d’intérêt des obligations nouvelles doive être de 7%. C’est typiquement le cas d’un pays dont « &lt;em&gt;On&lt;/em&gt; » commence (« &lt;em&gt;On&lt;/em&gt; » c’est « &lt;em&gt;les marchés&lt;/em&gt; »…) à mettre en doute la crédibilité, un pays envers lequel « &lt;em&gt;On&lt;/em&gt; » a de moins en moins confiance, voire un pays à propos duquel les medias martèlent qu’il est au bord de la faillite, quand bien même ce pays serait celui de Platon, Aristote, Euclide, Pythagore, Demis Roussos et Nana Mouskouri, d’Avicenne aussi (non, pas Avicenne !). Pour ce pays, en fait son Gouvernement ! le seul moyen d’attirer et de convaincre des prêteurs (des acheteurs pour les obligations nouvelles qu’il souhaite émettre, des acheteurs de sa « &lt;em&gt;dette publique&lt;/em&gt; » comme dirait Jean Michel Apathie, mais il n’y a pas que lui…), c’est de proposer des taux d’intérêt plus élevés que par le passé, plus élevés qu’au temps où la confiance était encore bonne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Admettons donc que le nouvel « &lt;em&gt;emprunt public&lt;/em&gt; » se fasse moyennant un taux d’intérêt de 7%, contre 5% lors de l’emprunt précédent.. Cela veut dire que toute « personne » qui achète pour 1 000 d’obligations nouvelles recevra un intérêt annuel de 70 euros. Certes. Soit un « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;rendement&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » de (70 / 1 000 ) x 100 = 7%. Recertes. Cette « personne » n’aurait donc a priori aucun intérêt à placer ses 1 000 euros en achetant des obligations anciennes et toujours « en vie », puisque ces dernières sont associées à un taux d’intérêt de 5% seulement. Pourtant, parmi les propriétaires d’obligations anciennes, il y en aura toujours, forcément, qui souhaiteront les vendre avant leur échéance (pour changer de voiture, de cuisine, de dents, de chien, que sais-je encore…). Mais le pourront-ils ? Ne vont-ils pas être obligés de « s’asseoir » sur leur paquet d’obligations, de s'en servir pour tapisser les murs de leur salon, de se faire enterrer avec ce « magot » tel un pharaon sûr et certain que jamais son tombeau ne sera découvert, pas même par Tintin et le capitaine Haddock (et Milou, aussi, vous savez, l’ami de Mickey…) ? Non pas ! Car il existe une solution : pour que des obligations anciennes rapportant un intérêt de 5% annuel, soit 50 euros pour un placement de 1 000 euros, soient attractives quand, au même moment, il en existe d’autres qui rapportent 7% annuel, soit 70 euros pour un placement de 1 000 euros toujours, il faut que leur prix de marché, leur cours, baisse, qu’il baisse en dessous de 1 000 euros. En effet, si par exemple le cours des obligations anciennes baisse et tombe à 900 euros, alors leur rendement est désormais de (50 / 900) x 100 = 5,5%. On voit bien que leur « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;rendement&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; », a augmenté, passant de 5% (le « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;rendement&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » initial, lors de l’émission de l’obligation ancienne, qui n’est d’autre, dans ce cas, on l’a dit, que son taux d’intérêt) à 5,5%. Mais on voit tout aussi bien que cette baisse du cours des obligations anciennes n’est pas suffisante. Car on est encore loin du « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;rendement&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » de 7% proposé par les obligations nouvelles. Ce qui veut dire qu’à 900 euros, les obligations anciennes sont encore trop chères pour pouvoir « rivaliser » avec les nouvelles. Et l’on comprend qu’il va falloir que leur cours baisse encore. Mais jusqu’où ? La réponse est assez intuitive : le cours doit baisser, en théorie au moins jusqu’à ce qu’il atteigne un niveau tel qu’il permette un « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;rendement&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » égal à 7%.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Calculer ce niveau est facile, dès lors que l’on possède une Calculette de type &lt;em&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=O0SLpAJ_8aw"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;Darcos GTI Turbo 16&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, vous savez, ces calculatrices sur lesquelles, ce sont les seules au monde, d’où leur prix exorbitant d’ailleurs, ces calculatrices sur lesquelles il y a une touche avec marqué dessus « &lt;em&gt;RDT&lt;/em&gt; » (pour « &lt;em&gt;Règle de Trois&lt;/em&gt; »). Il se trouve que j’ai l'immense privilège d’en avoir une, que m’a offerte un jour un rabbin (ou un imam,… à moins que ce ne soit un curé… je ne sais plus, et de toute façon rabbin, imam ou curé, c’est la même chose, non?) qui par Dieu sait quel hasard se trouvait assis à côté de moi, sur un banc de la place Roselyne Bachelot, à Marchon-en-Creuse (très joli, calme et paisible certes, mais très joli, notamment son Eglise romane du IIème siècle avant J.C., belle à faire pâlir la barbe d’&lt;strong&gt;un mollah ahmadinejien à jeun qui ferait mieux de lire Khayyâm, ça le rendrait moins ignare, moins con, et donc forcément moins dangereux !&lt;/strong&gt;).&lt;br /&gt;Bon. J’entre les données. Je récite un mantra pythagoricien (Om carré égal Om carré plus Om carré). Et j’appuie sur La touche « &lt;em&gt;RDT&lt;/em&gt; ». Et là, je lis : « &lt;em&gt;714,2857143&lt;/em&gt; », qu’on arrondira sans honte à 714. Sept cent quatorze euros, bien sûr.&lt;br /&gt;Il faudrait donc que les obligations, dont la valeur neuve était de 1 000 euros, voient leur prix de marché, leur cours, s’établir à 714 euros pour qu’elles trouvent preneur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Paragraphe facultatif&lt;/strong&gt;, en guise de supplément-été-Juillet de cette année, qui présente le calcul fait par la &lt;em&gt;Darcos GTI Turbo 16&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;On cherche X tel que (50 / X) = 7%.&lt;br /&gt;En effet 50 euros c’est le revenu annuel versé à tout détenteur d’une obligation ancienne.&lt;br /&gt;X euros c’est le prix d’achat de l’obligation ancienne, son cours, donc.&lt;br /&gt;50 /X est ainsi le « rendement » de l’obligation ancienne quand son cours est X euros.&lt;br /&gt;Et 7% c’est le rendement que l’on veut obtenir pour que l’obligation ancienne trouve preneur.&lt;br /&gt;Fin du supplément-été-Juillet de cette année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant, qu’est-ce qui va faire qu’effectivement le cours des obligations va baisser pour s’approcher des 714 euros fatidiques ? Elémentaire mon cher Darcos ! La loi de l’offre et de la demande. Encore et toujours la loi de l’offre et de la demande.&lt;br /&gt;Car en effet, avec la hausse du taux de l’intérêt sur appliqué aux obligations nouvelles, les propriétaires d’obligations anciennes, au moins ceux qui souhaitent les vendre avant leur échéance (pour changer de voiture, de cuisine, de dents, de chien, que sais-je encore…), se retrouvent en position de faiblesse relativement à d’éventuels acheteurs, lesquels peuvent toujours acheter des obligations neuves ayant un « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;rendement&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » de 7%. Dès lors, s’ils souhaitent vendre leurs obligations anciennes à 5%, force leur sera d’en demander un prix plus bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Moralité 3 : Sur les marchés financiers, quand le taux d’intérêt des obligations (nouvelles) augmente, le cours (des obligations anciennes) baisse.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Il est facile, au point ou nous en sommes, de montrer que si, au contraire, pour des raisons quelconques, de nouvelles obligations sont émises à un taux d’intérêt inférieur au taux d’intérêt auquel avaient été émises les obligations anciennes, alors, pour les mêmes raisons, on assistera obligatoirement, car mécaniquement, à une hausse du cours des obligations anciennes, qui augmentera de sorte à « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;égaliser les rendements&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; » et des nouvelles et des anciennes obligations. Facile, donc on ne le fera pas. En commentaires si besoin. Si besoin seulement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Moralité 4 : Sur les marchés financiers, quand le taux d’intérêt sur les obligations (nouvelles) baisse, le cours (des obligations anciennes) augmente.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Si bien qu’au total, en tirant &lt;strong&gt;La Morale&lt;/strong&gt; des quatre Moralités que l’on a énoncées, on peut formuler cette &lt;strong&gt;« &lt;em&gt;Loi&lt;/em&gt; » fondamentale du monde de la Finance&lt;/strong&gt; : Il existe sur les marchés financiers &lt;strong&gt;une relation inverse entre la variation du taux d’intérêt et la variation du cours des obligations&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;Toute variation du cours des obligations entraîne une variation inverse du taux de l’intérêt.&lt;br /&gt;Réciproquement, toute variation du taux de l’intérêt entraîne une variation inverse du cours des obligations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si cela est ainsi, c’est bien connu, c’est par la Grâce de Dieu… Mais non… Quoique…&lt;br /&gt;S’il en est ainsi, c’est au fond parce que sur un marché financier, il existe en permanence la possibilité de comparer, comparer des prix, mais surtout comparer des « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;rendements&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; », et, en conséquence, d’acheter ceci pour revendre cela, ou revendre cela pour acheter ceci, ces achats-ventes permanents expliquant, en surface au moins, la fluctuation des cours des titres, ici les obligations, qui ainsi s’échangent, et « &lt;em&gt;changent de main&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;En Finance, et en Economie, on appelle cela « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Arbitrage&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ». L’« &lt;em&gt;arbitrage&lt;/em&gt; », c’est cette possibilité de comparer différents « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;rendements&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; », de choisir le plus élevé, et d’agir, à la vente comme à l’achat, en connaissance de cause, avec, surtout, les conséquences de ces décisions sur le prix des choses que l’on achète ou que l’on vend. Inutile de dire qu’ici, nul besoin de vidéo, ou de neuvième arbitre…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Bon c’est bien beau tout ça, mais franchement, je m’en fous, parce que des obligations j’en ai pas, je savais même pas que ça existait, des obligations, enfin pas dans ce sens du terme, alors franchement&lt;/em&gt; &lt;em&gt;qu’est-ce ça peut bien me faire que les taux montent quand leur cours baisse et inversement.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Erreur chère Madame. Certes vous n’en avez jamais acheté vous-même, en tant que particulier. Mais il n’empêche, il est possible, voire fort probable, que vous en possédiez quand même.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;C’est quoi cette histoire ? Comment puis-je posséder quelque chose que je n’ai pas acheté ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Mais c’est évident chère Madame : un don, un héritage, un vol, je ne sais pas moi...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Un vol ?!? Je ne vole pas, Moi, Monsieur !&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Mais oui. Je plaisantais…&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- Ce&lt;em&gt; n’est drôle du tout.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Oui. Mais il y a quand même une possibilité… C’est que quelqu’un les ait achetées pour vous, les obligations que vous possédez, comme qui dirait « à l’insu de votre plein gré ». Et figurez-vous, chère Monsieur… Madame… pardon…, que cela arrive tous les jours, quand vous placez de l’argent à votre banque, ou que souscrivez une « assurance-vie », que sais-je encore… Car comment croyez-vous que votre banque ou votre compagnie d’assurance puisse vous proposer des placements à des taux garantis, certes pas mirobolants, mais garantis, si elles ne plaçaient pas l’argent que vous placez chez elles en grande partie en obligations, et plus particulièrement en obligations d’Etats, des Etats stables, sûrs, fiables, crédibles, en bref des Etats qui sauf catastrophe payent toujours les créanciers qui leur ont prêté de l’argent et en l’échange duquel il leur ont remis des obligations publiques ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Un Etat comme la France ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Un Etat comme l’Etat français, chère Madame. Si vous voulez, je vous chante la Marseille, là, comme ça, a cappella.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Non merci, ça ira.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Bon.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : Il n’a été question dans ce billet que d’obligations publiques. Il existe aussi des obligations « privées », émises par des entreprises. Tout ce qui a été dit dans ce billet s’applique à l’identique à ces obligations « privées ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PPS : Ne pas confondre le taux d’intérêt du marché financier, dont on a parlé ici, le taux d’intérêt sur les obligations donc, et le taux d’intérêt directement « géré » par les &lt;strong&gt;&lt;a href="http://economibasic.blogspot.com/2008/12/la-banque-centrale-et-vous-lavenir-nest.html"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;Banques Centrales&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt; Ce dernier est le taux auquel les banques se prêtent entre elles dans le cadre de prêts à court terme (durée du prêt inférieure à un an). C'est pourquoi le taux d'intérêt décidé par une Banque Centrale, la Banque Centrale Européenne (BCE) par exemple, est appelé « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;taux d'intérêt de court terme&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ». Le taux d’intérêt des obligations est quant à lui librement déterminé sur le « marché » via les mécanismes que nous avons présentés. C’est le « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;taux d’intérêt de long terme&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; » en vigueur dans une économie à un moment donné (correspondant à des prêts dont la durée est supérieure à un an, souvent même d'une durée de l’ordre de plusieurs décennies). C’est donc un taux d’intérêt &lt;strong&gt;crucial&lt;/strong&gt; pour toute économie car il oriente les décisions de financement impliquant une durée très longue, et en particulier la décision des entreprises de procéder à de nouveaux investissements productifs (construction de locaux, achat de machines, etc.). Comme quoi la « &lt;em&gt;chère Dame&lt;/em&gt; » pourrait de temps en temps s’en soucier, plutôt que d’aller manger des sushis (quelle horreur !!!!!!) chez Fauchon. Malheureusement, les medias n’en parlent pour ainsi dire jamais et préfèrent n’évoquer que le taux d’intérêt « &lt;em&gt;fixé&lt;/em&gt; », chaque mois, par les Banques Centrales, et pour nous en France, par la BCE. Cela dit, ces deux taux d’intérêt sont liés. Normalement, le taux de long terme est plus élevé que le taux de court terme (normal, plus lointaine est l’échéance, plus le risque est important pour la prêteur), et toute modification du taux d’intérêt de la banque centrale (celui des medias !!!) est, normalement toujours, suivie d’une variation de même sens du taux d’intérêt des obligations nouvelles (pour la raison précédente entre autres).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PPS : Loin de n’expliquer que le mouvement des cours des obligations et de leur taux d’intérêt, la logique de l’« &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Arbitrage&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » s’applique aussi aux actions. Mais on peut aussi s’en servir pour comprendre les grands mouvements de capitaux qui sont au cœur du fonctionnement du capitalisme moderne. Il suffit de voir le monde comme un gigantesque ensemble fait de millions d’occasions de « rendements possibles », ici et maintenant, mais aussi et surtout demain et ailleurs ! et de voir les capitaux se déplacer des « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;rendements&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » les moins intéressants vers les plus intéressants. C’est une grille de lecture du Monde très simple, mais plutôt (le chat de Peter Pan...) efficace !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=usEcJwrNHAg"&gt;&lt;span style="color:#00cccc;"&gt;Pause&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; !!! Et attention aux coups de soleil !!! Sur les pieds surtout !!! Sur les pieds !!!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6178103069268069040-4242723623698440955?l=economibasic.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://economibasic.blogspot.com/feeds/4242723623698440955/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6178103069268069040&amp;postID=4242723623698440955' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/4242723623698440955'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6178103069268069040/posts/default/4242723623698440955'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://economibasic.blogspot.com/2010/07/un-taux-dinteret-capital-le-taux-des.html' title=''/><author><name>serenis cornelius</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17688595031165838655</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_CDumFSfhs80/SWZi8I6zkBI/AAAAAAAAAAg/5eJU8IDLhEs/S220/Anna.JPG'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6178103069268069040.post-8060342605569088885</id><published>2010-06-30T10:00:00.013+02:00</published><updated>2010-07-09T16:15:36.368+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,102,0)"&gt;&lt;strong&gt;Destruction Créatrice&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Quand on met Roselyne Bachelot au Ministère des Sports,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Faut pas s’étonner des résultats de l’équipe de France de foot.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;C’est l’inverse qui eut été étonnant.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Cela dit, il ne faut jamais avoir l’air étonné,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Même et surtout quand on est étonné.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Anonyme - 30 Juin 2010.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;?xml:namespace prefix = o /&gt;&lt;o:p style="FONT-STYLE: italic"&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Bébert et Lulu. La nuit. En route vers &lt;?xml:namespace prefix = st1 /&gt;&lt;st1:personname st="on" productid="la Su￨de"&gt;la Suède&lt;/st1:personname&gt;, à bord de leur magnifique camion, rapport à un piano de concert qu’il leur fallait livrer avant l’aube. Alors pour éviter de s’endormir, et vu que passée la frontière néerlandaise leur « camion-radio » ne captait plus que des ondes incompréhensibles pour eux, dans des langues que Bébert qualifiait sans honte de &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;« barbares »&lt;/span&gt;, ils causaient. Et là, ils causaient généalogie, cette &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;« science » &lt;/span&gt;(dixit Bébert) que tous deux avaient décidé d’entamer, sérieusement, quelques années plus tôt, « &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;histoire de mieux savoir d’où l’on vient afin de mieux savoir où l’on est pour mieux savoir où l’on va, comment, et pourquoi&lt;/span&gt; » (là c’est Lulu qui parle). Or il se trouve que la généalogie est a priori une matière complexe. On peut en effet parler de tas de choses, rapport à ses ancêtres. Qui ils étaient. Où ils vivaient. Ce qu’ils mangeaient. Ce qu’ils buvaient aussi (Ici Bébert avait été très étonné, mais ne l’avait pas montré, de découvrir, suite à une très longue enquête, qu’il était dans sa famille, dont il avait remonté la piste jusqu’en 1111 exactement, qu’il était le premier, lui, Bébert, à ne pas boire que de l’eau à table, découverte qui l’avait amené à remettre en cause tout ce qu’il croyait savoir des arcanes de &lt;st1:personname st="on" productid="la Finance"&gt;la Finance&lt;/st1:personname&gt; moderne, ce qui lui avait causé un mal terrible, dont il n’était pas encore tout à fait remis). On venait de passer la frontière suédoise, et Bébert et Lulu en étaient à évoquer les différents métiers qu’avaient pu exercer leurs ancêtres. Sujet passionnant s’il en est, et ô combien nécessaire, pour quiconque souhaite renouer avec ses « racines », « &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;histoire de mieux savoir d’où l’on vient afin de mieux savoir où l’on est pour mieux savoir où l’on va, comment, et pourquoi&lt;/span&gt; ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Bébert &lt;/span&gt;- Moi, j’ai quasiment tout eu dans ma famille. Tiens, y en a un qu’était allumeur de réverbère. Tu vois ça Lulu ? Allumeur de réverbère. Tu parle d’un turbin. Cela dit, ce d’vait être plutôt relax comme job. Un turf où tu bosses qu’à la tombée du jour et au l’ver du lend’main, franchement, ya pire ! Mais faut pas croire non plus qu’c’est à la portée du premier v’nu. C’est qui faut être un vrai mystique pour faire ça, Lulu. L’aurore et l’crépuscule ça extasie sûrement, à la longue, mais seul'ment si à la base on est mystique. Ajoute à ça le fait qu’tu passes ton temps à allumer des bougies, la flamme, tout ça. J’suis sûr qu’c’était un poète, l’ancêtre.&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Lulu &lt;/span&gt;- C’est sûr. Et puis il ne devait pas avoir le vertige.&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Bébert &lt;/span&gt;- C’est drôle ça.&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Lulu &lt;/span&gt;- Moi j’ai un ancêtre qui était cervoisier. C’était pas aujourd’hui. C’était du temps de Vercingétorix. Et puis un autre qui était chasse-moutte. Tu imagines ça mon Bébert : sur ta carte de visite : ton nom, ton prénom, ton adresse et numéro de téléphone, et à profession, tu écris :« chasse moutte ».&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Bébert &lt;/span&gt;- Ca en jette grave. J’suis d’accord. Si t’en as d’autres des comme ça, j’suis preneur. C’est pas qu’ça m’intéresse vraiment. En vrai, j’m’en fous. C’est pour le scrabble. Tu vois ? Lulu.&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Lulu &lt;/span&gt;- Hola ! J’en ai des centaines si tu veux : colporteur, étameur, fumiste, gnomoniste, maçon de &lt;st1:personname st="on" productid="la Creuse"&gt;La Creuse&lt;/st1:personname&gt; (très beau &lt;st1:personname st="on" productid="la Creuse"&gt;La Creuse&lt;/st1:personname&gt;, calme et paisible, certes, mais très beau), marchand de parapluie, paumier, roulier, savetier, tondeur de drap, troubadour, voiturier, wattman, et j’en passe Bébert, et j’en passe, et tu noteras que je te les ai classés par ordre alphabétique, de tête, comme ça, rien que pour toi, c’est gentil, non ?&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Bébert &lt;/span&gt;- &lt;span style="font-size:0;"&gt;&lt;/span&gt;Mon père, moi, il était poinçonneur, dans l’métro, à Paname. Il a tourné sur plusieurs stations et même fait un peu d’Banlieu, à Robinson. Normalement j’aurais dû le remplacer, à &lt;st1:personname st="on" productid="la Rapte"&gt;la Rapte&lt;/st1:personname&gt;, mais l’monde a changé, mon Lulu, et ya plus d’poinçonneurs, dans l’métro.&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Lulu &lt;/span&gt;- C’est vrai. Maintenant il y a des nouveaux métiers, dans le métro. Serre-foule par exemple. C’est pas beau ça ? Serre foule : tu veilles à bien remplir les rames, en poussant les récalcitrants, de sorte à optimiser le remplissage des wagons. Rationnel. Scientifique. Physique aussi. Bref, un esprit sain dans un corps sain. Que demander de plus ?&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Bébért &lt;/span&gt;- Et c’est partout idem. T’as vu l’émission à la téloche, sur les nouveaux métiers ?&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Lulu &lt;/span&gt;- Non.&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Bébert &lt;/span&gt;- Yen avait un, tu d’vineras jamais c’qui fait comme job.&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Lulu &lt;/span&gt;- Non.&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic; FONT-WEIGHT: bold"&gt;Bébert &lt;/span&gt;- Nettoyeur de web !!! Nettoyeur de web. Le 
